L’ÉCOLE  ET  LA  GUERRE

 

de la défaite de 1870 à l’opinion de l’instituteur de Vouillé

(Deux-Sèvres), prix Goncourt 1920.


       La défaite de 1870 obsède les Français : il faut se préparer à un nouveau conflit où la France retrouvera son honneur et prendra enfin sa REVANCHE. Les petits français sont alors éduqués dans cette perspective : nous en présenterons les preuves dans une PREMIÈRE PARTIE. La revanche frappera la France d’une sélection à rebours et fera craindre aux admirateurs de la Science (comme l’instituteur Ernest Pérochon) que les armes nouvelles n’entraînent l’autodestruction de l’humanité : ce sera notre DEUXIÈME PARTIE. Une TROISIÈME PARTIE montrera comment Pérochon romancier voudrait orienter vers la paix les cœurs des citoyens en refusant de se laisser envahir par la volonté de vengeance, se méfiant des historiens autant que des savants. La DERNIÈRE PARTIE, consacrée aux romans scolaires d’Ernest Pérochon, donnera la parole à l’ancien instituteur dans son rôle de pacificateur dès les bancs de l’école.

I

 

POUR LA REVANCHE, SOLDATS DÈS L’ÉCOLE

 

I A
Depuis 1877, un « livre de lecture courante » est diffusé dans toutes les écoles : LE TOUR DE LA FRANCE PAR DEUX ENFANTS. A la suite des deux écoliers alsaciens explorant le reste de leur patrie, ce sont tous les écoliers de France qui doivent souffrir de la perte de l’Alsace et de la Lorraine : deux héros de leur âge, ceux-là même qui, dans la première gravure du livre, baluchon sur l’épaule, fuient Phalsbourg devenue allemande et gardée par des sentinelles en casque à pointe. Ils vont parcourir le reste de la France pour mieux la connaître, l’aimer et la défendre.

 

I B
D’autres ouvrages scolaires précisent cette leçon de patriotisme ; je n’en connais que quelques uns. De nombreux livres de Prix permettent aux meilleurs élèves d’entretenir pendant les vacances la volonté de revanche ; la liste serait trop longue et je n’en parlerai pas. Parmi les manuels, je citerai encore « POUR LA FRANCE patriotisme - esprit militaire », dont voici la quatrième édition datant de 1886. L’avant-propos nous en fait connaître l’objectif.

 


 



       Il faut améliorer le fusil Gras, comme dit l’auteur de POUR LA FRANCE, mais il faut aussi former dès l’enfance les tireurs. Non seulement « La patrie encourage la jeunesse à pratiquer les exercices virils », comme on lit à l’envers de la médaille décernée au lycée de Niort (ci-dessus), mais on apprend dès l’école le maniement d’un modèle réduit de l’arme. On organise des concours de tir ; on récompense les futurs tireurs d’élite ; on leur décerne même un prix le 14 juillet, au même titre que la Composition Française, l’Histoire, la Géographie : ce fut le cas de Henri DEMAY, père de madame P. BAUDRY, d’Echiré, qui conserve précieusement le document ci-contre, collé primitivement dans la couverture du Prix.

       Un autre modèle de médaille, intitulé « Pro Patria / Pour la Patrie », marie le latin et le français, le fusil Gras et la carabine Flobert, le révolver d’officier et le pistolet « de salon »

 

I C Voici un autre manuel, daté de 1889, plus explicite encore :

 


       L’instituteur est chargé de l’initiation militaire ; c’est lui qui écrit au tableau le devoir patriotique constituant le titre de l’ouvrage. Noter qu’à la bataille de Monnaie près de Tours (20 décembre 1870) les soldats français n’avaient à opposer au dreyse allemand (1827) que quelques chassepots (supérieurs) et surtout des fusils à tabatière ou à piston, anciens réglementaires français ou vieux springfield de la guerre de Sécession achetés aux Américains.

 


I D L’auteur de ce nouvel ouvrage expose lui-même son intention dans sa préface.






       «Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus », chante la « Marseillaise » ; c’est l’idée que vient de développer l’auteur du livre et de ce dernier poème ; c’est aussi le thème de cette première médaille présentant à l’écolier ses aînés à l’entraînement et l’invitant à les rejoindre ; c’est encore ce que développe cette deuxième médaille frappée par la Fédération Nationale des Sociétés de Culture Physique, de tir et de sports : la République casquée montre du doigt au jeune athlète nu les cavaliers ennemis qui galopent à la frontière ; au pied du conscrit, des débris guerriers évoquent les charges héroïques et vaines des cuirassiers de 1870 :  « Nous y trouverons leurs poussières et la trace de leurs vertus.


I E 
Toute cette préparation militaire, toutes ces dispositions guerrières acquises dès l’école ne constituent pas une déclaration de guerre : elles ont pour but de protéger la paix.

       Mon dernier livre scolaire de cette époque est de G.BRUNO, l’auteur du TOUR DE LA FRANCE PAR DEUX ENFANTS ; c’est LE TOUR DE L’EUROPE PENDANT LA GUERRE ; il est daté de 1916.
      Une volonté d’affirmer que la France n’est pas responsable de la guerre, une volonté de paix anime les maîtres et leurs élèves. S’ils préparaient la guerre, la victoire, la revanche, ce n’était qu’un moyen de préparer la paix. Encore une médaille comme document : « Si tu veux la paix, prépare la guerre : si vis pacem para bellum », c’est ce que la Patrie fait lire au conscrit, et le revers de cette médaille, autour du lion de Belfort qui se réveille, rappelle l’objectif : « Entraînement physique. Préparation militaire ».


 

Même objectif dans la préface du livre, qui n’a plus à préparer l’avenir, mais situe l’élève dans le présent.

      Pour vous convaincre que cette préparation militaire ne resta pas sans effet, je vous invite à consulter « L’HISTOIRE » pp.6.12 ou « Les collections de L’HISTOIRE » n°21 p68 : « Les enfants de l’Union Sacrée » de Stéphane AUDOIN-ROUZEAU : l’auteur y présente Jean-Corentin CARRÉ, né en 1900, engagé en 1915, mort en combat aérien en 1918.

LE TOUR DE L’EUROPE, page 9, regroupe les petits frères et sœurs autour de Jean, l’aîné, qui est officier, en permission pour un mois. Deux frères ont été tués, deux autres sont prisonniers en Allemagne.


  Le livre de lecture se fait manuel d’Histoire. Il expose les origines de cette guerre que la France n’a pas voulue mais à laquelle l’Allemagne l’a contrainte à double titre : la déclaration de guerre le 3 août 1914 et la violation d’un pays neutre que la France s’était engagée à défendre. En effet, dans la nuit du 3 au 4 août, le ministre du Reich à Bruxelles a remis au gouvernement belge un ultimatum : laisser passer les troupes allemandes sur son territoire … ou la guerre.

Le roi Albert 1er refuse.






 

 

« La force prime le droit » : nous verrons bientôt que PÉROCHON a fait de BISMARCK le brochet KOP, dans son conte « LOUHÉLIE SOUS LE GRAND NÉNUPHAR » (LE LIVRE DES QUATRE SAISONS, 1929, p 309). Dans ses romans scolaires, ce sera la seule allusion de PÉROCHON à la guerre et à l’Histoire récente.

Au terme de la présentation de ces cinq livres scolaires marqués par la défaite de 1870, on pourrait regretter d’avoir vu les éducateurs préoccupés de préparer leurs élèves à mourir pour la Patrie. Constatons que l’idée de revanche a cédé le pas à la lutte pour la vie, rendue indispensable par la cruauté de l’agression et le mépris des traités. Mais la guerre elle-même est devenue plus scientifique et plus cruelle : dès 1914 certains soldats se demandent qui subsistera pour profiter d’une victoire. Le mal à exterminer vient-il de l’ennemi ou du cœur de tout homme ? il faut avoir été élève dès 1892, puis instituteur en 1903, puis combattant en 1914, pour oser cette question.

 

II

 

 EST  L’ENNEMI ?   PÉROCHON  S’INTERROGE


Faut-il réinterpréter la statue de Mercié, « Quand même ! », dont la gravure (ci-contre) se trouve page 34 dans « LE TOUR DE L’EUROPE PENDANT LA GUERRE » ? L’Alsace, qui soutient de sa main droite son défenseur mourant, a repris dans sa gauche le fusil du soldat. Veut-elle le conserver comme arme pour l’avenir ? va-t-elle le jeter à la face de l’ennemi ? ouvrant son avant-bras enverra-t-elle au loin cette machine, symbole d’une violence désormais inutile ?

Dans ce cas, elle préfigurerait PÉROCHON, qu’il nous faut lire maintenant.

II A Revanche ou sélection à rebours ?

 

       Ernest PÉROCHON, né en 1885 dans une famille d’agriculteurs de COURLAY (Deux-Sèvres), devient instituteur en 1903. Il fait son service militaire en 1905-07 au 114e à SAINT-MAIXENT. Marié en 1907, il est père en 1908 et auteur d’un premier livre, des poèmes. Son premier roman, LES CREUX DE MAISONS (peinture de la vie misérable des journaliers agricoles de Gâtine), est publié dans L’HUMANITÉ en 1912. Édité à compte d’auteur en 1913, il obtient trois voix au Prix FÉMINA-VIE HEUREUSE. Instituteur à VOUILLÉ en 1914, il y termine NÊNE en mai. Son ami l’écrivain Gaston CHÉRAU l’introduit dans la vie littéraire, mais voici la guerre.

 

       La guerre à laquelle on se préparait depuis 1870, c’était celle où s’affrontent des hommes courageux et expérimentés ; dans celle de 1914 ce sont des industriels et des savants, créateurs de machines à tuer de loin, qui rivalisent de puissance et d’ingéniosité. Inutile que les combattants aient « la tête à soi » sous le ciel de fer et de feu. Pourtant Pérochon avait cru en la science, il attendait de la perfection morale des savants un avenir de bonheur partagé, de bonté...



       La réalité du 26 août 1914 n’a rien à voir avec cette rêverie poétique : « Douceur morte … Férocité souveraine … ». La planète elle-même est en péril si elle reste livrée aux savants sans conscience, aux « hommes frénétiques », tristes héros du futur roman de 1925.

 

II B
De l’hôpital militaire de TOUL à celui de PARTHENAY, Pérochon se remet et rejoint l’école de VOUILLÉ en 1918. Il obtient le Prix Goncourt pour NÊNE en 1920. Désormais célèbre, il est invité à prendre la parole pour l’inauguration du monument aux morts de VOUILLÉ le 11 novembre 1921. En bon pédagogue, il rend concret le chiffre terrible.

       Après le silence des armes, il est urgent d’établir dans les cœurs la paix et la réconciliation. Ce ne sont plus quelques nations qui sont concernées, mais l’humanité entière. Cela suppose un travail d’éducation considérable et rapide, car il faut aller plus vite que les savants qui préparent des armes nouvelles infiniment plus puissantes, capables de détruire la planète et tous ses habitants. Il est urgent de faire l’éducation morale de l’humanité, urgent d’établir un barrage contre la Science meurtrière. Pérochon apporte sa pierre : c’est son roman de 1925 LES HOMMES FRÉNÉTIQUES.

 

II C



 

       « Je désire ardemment un démenti » : Pérochon le visionnaire va donc tenter de décrire « les troubles d’immense amplitude » qui vont aboutir à la destruction de la planète ainsi que de l’homme pervers ou inconscient, ce qui serait le moindre mal, à en croire son billet du 26 août 14. Mais il place au début de son roman un bref bilan de 14-18 et des suites immédiates de la guerre. Les hommes de la première moitié du XXe siècle n’ont encore rien compris !. Dans cette « sélection à rebours », tous les penseurs lucides avaient-ils donc été tués ?

 

 

Ce livre terrifiant montre ensuite les conséquences de ces hésitations. Elles obsédèrent Pérochon jusqu’à son dernier souffle. En février 1942 il est frappé de crises cardiaques. S’il a peur de la mort, c’est qu’il aurait voulu crier davantage son message, tenter encore de sauver les siens, l’humanité à venir, nous … Sa femme, sa fille, son gendre l’entendaient répéter dans l’attente anxieuse du silence auquel la mort allait le réduire :  « Pourvu que je me sois trompé ! »

 

II D
La dernière sollicitude de Pérochon s’étendait sans doute jusqu’à ses élèves, notamment son auditoire du 14 juillet 1924, lors de la distribution des Prix au Lycée de Jeunes filles de Niort : au diable les héros guerriers ! vienne le règne de la prudence féminine !

 


 

       « Il faudra interdire des jeux dangereux » : l’instituteur ancien combattant veut éviter les guerres entre nations. Première obligation : réduire les conflits entre individus, et pour cela, vaincre en soi-même l’instinct de violence.

 

III

 

L’ ENNEMI  EST  EN  CHACUN  DE  NOUS

 

 

III A

Modérer le Progrès, tempérer la justice, privilégier la bonté : suite du discours au monument aux morts de VOUILLE :

 


 

III B

Souffrir avec celui qui souffre, fût-il un adversaire : dans « LES  GARDIENNES » (1924), les parents de soldats :

 

 

III C Prendre conscience qu’on s’avilit en perdant le contrôle de soi :

 

 




III D

Dialoguer pour éviter de se battre : dans LES GARDIENNES, les mérites divers des anciens combattants :

       Des adultes qu’il faut calmer, Pérochon passe aux enfants : il entreprend, en1929, de pacifier et de rénover le livre de lecture de l’Enseignement Primaire.

 

IV

 

L’ INSPIRATION  NOUVELLE  DU  ROMAN  SCOLAIRE

D’APRÈS  ERNEST  PÉROCHON

 

 

IV A La notice sur  LE LIVRE DES QUATRE SAISONS

 



Notice sur Le Livre des Quatre Saisons

J’ai essayé de raconter dix histoires pour les enfants ; des histoires telles que j’aurais voulu en entendre lorsque j’avais dix ou douze ans.

A cet âge, on me proposait des livres instructifs qui n’étaient pas gais, des livres moraux qui m’ont peut-être éloigné de la morale ; ou bien, on me proposait des contes abracadabrants et, alors, je me demandais pour qui l’on me prenait.

Au cours de ma carrière d’instituteur, j’ai toujours rêvé d’un livre à la fois sage et gai où l’observation soutiendrait la fantaisie, d’un livre instructif certes, mais où l’émotion, l’humour et la poésie garderaient une belle place.

Ernest Pérochon

 

       PÉROCHON expose d’abord son intention en condamnant les livres de sa jeunesse, leur climat, leur morale guerrière. Il veut retourner au calme et à la joie de la Nature. Il lance un appel à ses collègues pour que cette rénovation soit générale ; il reprend pour cela, au bénéfice des écoliers, la phrase de CLÉMENCEAU à propos des Anciens Combattants : « Ils ont des droits sur nous ». Il met ainsi un point final à l’esprit guerrier dans le roman scolaire.

 

IV B

Pédagogue, mais aussi psychologue.
         L’instituteur évitera bien sûr de  conditionner ses élèves par des récits de combats, mais il alternera tension et détente, sérieux et sourire : il ménagera entre les données austères de l’enseignement « des intervalles d’azur ».

 

  

IV C

L’échec est dédramatisé s’il est éprouvé par un animal, mais il reste une image, un avertissement : un tel échec est possible chez l’homme. Un exemple :








       Nous sommes loin de l’exposé de la supériorité du fusil Gras sur le Dreyse ! Avec PEROCHON, la leçon est devenue positive : il faut choisir l’entente pour sauvegarder la vie, même au prix d’un renoncement … Mais qui devra-t-on immoler pour apaiser la faim des prédateurs ?

 

IV D

Les prédateurs : comment leur résister quand on n’est qu’un pinson ?

                   LIVRE  DES  QUATRE  SAISONS  page 204

 

 


IV E Comment résister aux prédateurs ? Par l’indignation, et aussi par la prudence, après avoir écouté les conseils des adultes expérimentés. Ce que n’avait pas fait le lapin Lustu, triste héros du conte LES PAS SUR LA NEIGE …

 






 

Un pâle soleil monta du côté de l’orient. Dans l’air rose et froid, la nuée de corbeaux se déploya comme un voile de deuil …. 

« Croa ! croa ! croa ! ».

Les corbeaux à la vue perçante découvrirent les restes sanglants du lapin. Ils se précipitèrent à la curée. 

Louison s’était mise de nouveau à la recherche de Lustu. Elle aperçut la tache noire que faisaient tous ces corbeaux rassemblés sur la neige. Inquiète, elle approcha pour voir ce qu’il y avait là. 

Leur repas terminé, les corbeaux s’envolèrent. Et voici ce que vit Louison, quelques gouttes de sang, quelques touffes de poil gris et les pas des assassins sur la neige.

 

Conte d’autant plus terrifiant qu’il est illustré de façon réaliste par Ray Lambert, comme tous les romans scolaires de PÉROCHON. Mais la question demeure : comment résister aux prédateurs ? Notre moraliste tente de nouvelles réponses dans …

 

IV F
LE LAPIN À L’OREILLE CASSÉE (LES CONTES DES CENT UN MATINS, p16). Cette fois PÉROCHON prend pour arme le ridicule : son chasseur est trop bien nourri ; il est maladroit, mais vaniteux, obstiné à tuer, imprudent, inconstant dans l’effort, incapable d’autocritique, plus enfant que les élèves.

 

 


      Ce triste chasseur qui fuit les lapins et jette son fusil n’apporte qu’une modeste contribution à l’avènement d’une humanité pacifique : le ridicule de la violence.

 

IV G L’anguille Louhélie sera plus constructive dans sa lutte contre les prédateurs.


Survient alors un péril extérieur : la loutre.




 

 

Plus de préparation militaire : seulement un tableau de justice et de paix.
Kop – Bismarck et Mussolini au dos noir ne sont pas tués, mais convertis à la cohabitation pacifique.
Louhélie vient de fonder une Société des Nations … de poissons.

Voilà en effet la substitution de l’animal à l’homme qui promet le succès à PÉROCHON dans son entreprise de rénovation et d’assainissement du roman scolaire. Il y a toujours un prédateur à neutraliser, mais chez PÉROCHON, c’est un animal qui incarne l’intrus faisant obstacle au bonheur public. Le maître évite de condamner un homme ; il écarte le risque de le condamner globalement, dans toutes les facettes de sa personnalité ; il ne condamnera pas avec lui tous les hommes de sa catégorie, de sa nation, tous les Allemands avec un seul Allemand, par exemple. L’animal fera réfléchir, mais ne fera pas haïr.

Discernement, prédisposition à l’indulgence, vaccination anti-racisme : voilà le nouveau roman scolaire selon PÉROCHON.

   

 

 

EN  CONCLUSION : L’INDULGENCE

                                                                                               

 

A :

Il est dangereux de ressasser une défaite, de s’appesantir sur le passé, de trop prendre à cœur l’Histoire :

 


 

B : Les élèves de 1924 qui n’auront pas de Prix « feront mieux l’année prochaine »

 

 

C :
Ayant abusé de la Science meurtrière des HOMMES FRÉNÉTIQUES l’humanité survivra peut-être grâce à un couple d’attardés mentaux, si toute référence au passé a bien été exclue de l’Arche : en 1924, Ernest PÉROCHON répond à une enquête de l’ECLAIR :