Compte-rendu de la conférence réalisé pour le bulletin n° 23 par Catherine Dambrine

 

photos Bernard de Litardière

« Passionnante », est l’adjectif que nous avons été nombreux à utiliser pour qualifier la conférence à laquelle nous avons assisté, le 11 avril 2011. Ce fut l’occasion d’une rencontre pour certains, d’un enrichissement des connaissances pour d’autres.

La conférence de Michel Chaumet, agrégé de l’université, directeur de CRDP honoraire,  s’est déroulée dans un lieu marqué par l’histoire, l’hôtel Balisy … (Monsieur de Balisy, était capitaine du château de la ville, au début du XVIème siècle. Château où séjournèrent notamment le Duc de Sully puis Catherine De Médicis. Après la révolution, le site fut dédié à la « justice de paix » ; aujourd’hui il est en somme le petit théâtre de Saint-Maixent).

Léopold Moreau, maire de Saint Maixent, prend tout d’abord la parole pour nous accueillir, présenter le lieu, le contexte, et laisse ensuite à Philippe Tiquet, Inspecteur d’académie et président de l’AMOPA79 le soin d’introduire cette conférence.  Ce dernier souligne combien il est attaché à la « commémoration » relative à la Seconde Guerre mondiale, en particulier lorsqu’il s’agit de faire réfléchir les élèves. Il revient sur le fait que cette période de l’histoire « a mis à nu l’être humain », l’a obligé à choisir. Cependant, la commémoration de la Résistance et de la Déportation, ne doit pas seulement être tournée vers le passé, mais doit avoir des correspondances dans le présent, comme l’expliquait Lucie Aubrac, lorsqu’elle rencontrait les jeunes collégiens et lycéens. Philippe Tiquet conclut en soulignant toute l’importance qu’il accorde au concours national de la Résistance et de la Déportation.

 

ci-dessous de gauche à droite : L.Moreau et P.Tiquet  

« Méconnu », c’est ainsi que Michel Chaumet qualifie Jean Cavaillès, ce fils d'officier, né le 15 mai 1903 à Saint-Maixent , philosophe, résistant, dont la vie et la mort restent tout aussi méconnues.

Les questions posées par Michel Chaumet sont les suivantes : « Pourquoi ce personnage, résistant extraordinaire est-il si peu connu ? Pourquoi n’est –il pas l’égal de quelqu’un comme Jean Moulin » ?

  

Notre conférencier choisit de répondre en articulant son propos en trois parties :

  1. Le philosophe, les années de recherches et d’écriture

Agrégé de philosophie, Jean Cavaillès travaillera plusieurs années à l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm.

Il fait plusieurs séjours en Allemagne, où il travaille la philosophie des mathématiques et soutient sa thèse. Il rédigera de nombreux ouvrages.

S’il n’a tout d’abord pas attaché beaucoup d’importance aux propos d’Hitler en 1933, Cavaillès dénonce en revanche ensuite les agressions militaires allemandes. 

  1. Le résistant

Il est l’un des premiers résistants en France. Fait prisonnier au moment de l’avance allemande, il s’évade en juillet 1940. A l’origine d’un des plus grands mouvements de résistance, Libération Sud, il rejoint le réseau Libération Nord, puis dirige le mouvement Phalanx Z.O. qui deviendra COHORS à l’automne  1942. Il plongera dans la clandestinité en 1942, après avoir été arrêté puis libéré.

  1. Vies et mort de J. Cavaillès.

Il participe à des actions de sabotage, au sein de son réseau COHORS ; arrêté en août 1943, il sera fusillé le 17 février 1944.

 

C’est une conférence étayée de nombreux témoignages et documents que nous présente  Michel Chaumet. Pour illustrer son propos, il alterne en effet savamment extraits d’un film, interviews, photographies, s’appuie sur de nombreuses citations, références bibliographiques, alors que peu d’ouvrages ont été consacrés à Jean Cavaillès. Le livre, qui servira de fil conducteur à Michel Chaumet, est rédigé par la sœur de Cavaillès, Gabrielle Ferrières, Jean Cavaillès, un philosophe dans la guerre, 1903 – 1944, Le félin, 2003.

 

Des extraits du film L’Armée des Ombres, de J.P. Melville, adapté du roman de Joseph Kessel, servent d’appui aux propos de notre conférencier, puisque le personnage de Luc Jardie, joué par Paul Meurisse,  représente en somme la synthèse de J. Moulin et de J. Cavaillès. Un extrait du film nous laisse entrevoir les titres de cinq œuvres rédigées par Cavaillès, œuvres que tient dans ses mains le personnage de Philippe Gerbier, joué par Lino Ventura.

 

L’interview présentée, celle de Raymond Aubrac, a été réalisée par Michel Chaumet, quelques jours avant la conférence. Nous comprenons alors quels furent les liens que Cavaillès avait tissés avec Lucie Aubrac pendant les années où ils furent tous deux professeurs au lycée d’Amiens. Nous entendons Raymond Aubrac évoquer la période de La dernière colonne, « pour chasser les Allemands » selon les propos de Lucie Aubrac, et la création du journal Libération, début 1941. Raymond Aubrac raconte la scène où sa femme tenta de faire évader Cavaillès en 1942.

Michel Chaumet précise que Lucie Aubrac sera présente, après la guerre, aux côtés de Gabrielle Ferrières, pour identifier le corps de Cavaillès.

 

Pourquoi alors, malgré son engagement pendant la guerre, Cavaillès sera-t-il ainsi oublié ? Raymond Aron a évoqué le résistant Cavaillès en 1944 en le qualifiant de « Héros ».

Certes, nous rappelle Michel Chaumet (photo ci-contre),  il y a bien eu quelques commémorations, un timbre à son effigie, mais l’homme a très vite été supplanté par Jean Moulin. Pourtant, pour certains, il reste en quelque sorte un « héros pur ».

Michel Chaumet termine son intervention, en précisant qu’un nouveau regain d’intérêt semble s’affirmer aujourd’hui et il reconnaît avoir eu le plaisir, au cours de cette conférence,  de pouvoir rendre hommage à J. Cavaillès.

 

Au terme de cette intervention, le silence s’installe tout d’abord, un silence respectueux à l’égard de ce qui vient d’être dit. Puis viennent les commentaires, les questions posées par les auditeurs : sur le philosophe mathématicien, qui maîtrisait très bien les recherches de l’époque, mais dont l’oeuvre reste difficilement accessible, sur le professeur que fut Cavaillès, sur Saint-Maixent, ville de Résistance.

 

Michel Chaumet, est co-auteur de « La Résistance en Deux-Sèvres, 1940-1944 » avec Jean-Marie Pouplain (Geste édition, 1994 et 2010).

Alya Aglan & Jean-Pierre Azéma, Jean Cavaillès, Résistant ou la pensée en actes, Flammarion, 2002.

Principales publications de Jean Cavaillès :

• Méthode axiomatique et formalisme : essai sur le problème du fondement des mathématiques, Hermann,  Paris ,1938
• Remarques sur la formation de la théorie abstraite des ensembles. Etude historique et critique, Hermann, Paris, 1938
• Sur la logique et la théorie de la science, Presses universitaires de France, 1947
• Transfini et continu, Hermann, Paris, 1947
• Philosophie et Mathématiques, Hermann, Paris, 1962

Sites : http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/187.html     http://www.memoresist.org/Jean-Cavailles-Resistant-ou-la.html

 

 

 

Jean CAVAILLÈS,

héros méconnu de la Résistance

 

Michel Chaumet, Saint-Maixent, 11 avril 2011.

 

Dans l’esprit de certains et dans les années 60, Cavaillès était perçu comme le pair de Jean Moulin.

 

Mais aujourd’hui, si Moulin est connu de tous, la mémoire de Cavaillès a sombré : 23 noms Jean Moulin contre 0 à Cavaillès en Poitou-Charentes, alors même que son œuvre philosophique et son action résistante sont considérables.

 

Alors pourquoi cette méconnaissance ?

 

Et pourquoi mérite-t-il d’être connu, voire reconnu ?

 

Mais précautions :

I. Jean Cavaillès, philosophe

1.    Les années de formation (1903-1923)

 

Un Saint-Maixentais de hasard

 

Jean Cavaillès est né à Saint-Maixent le 15 mai 1903

Où son père était professeur de géographie à l’École militaire

 

      Gabrielle Ferrières sa sœur écrit :

 

 

 

 

 

 

 

o       Officier dreyfusard aux convictions relativement progressistes

 

o       Officier intellectuel aimant la recherche en géographie

 

o       A publié un Atlas pour servir à l’étude des campagnes modernes et traduit l’Histoire de l’Angleterre de Kipling et Fletcher

 

o       A aidé son fils dans l’édition de ses thèses (bibliographie, notes, références) alors que sa femme tapait elle-même le manuscrit

 

o       Son frère Henri est également professeur de géographie, mais à la faculté de Bordeaux

 

o       Mais une santé fragile qui l’empêche de faire une carrière à la mesure de son talent

 

 

  • Une grande complicité avec sa sœur aînée Gabrielle (photo ci-contre) :

 

 

 

 

 

 

- Renforcée par la perte d’un petit frère qui cause un grand chagrin aux parents

 

- Jean admire la beauté de sa sœur et ses dons musicaux

 

- Elle sera toujours la confidente de Jean Cavaillès et écrira une biographie (photo ci-contre) très éclairante

 

 

- Un élève qui apprend vite et sans l’aide de quiconque

 

-  Un élève brillant

 

-  Obtient les 2 baccalauréats de mathématiques et de philosophie avec mention Bien en 1920 : sa voie est donc tracée

 

-  Mais il piétine quelque peu en classe préparatoire (tout en obtenant quand même la licence de philo) jusqu’à son admission à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1923

 

 

 

2.    Les années de recherche (1923-1935)

 

 

- Reçu premier au concours de 1923, il est promu « cacique » = représentant des élèves auprès de l’administration

 

- Passe l’agrégation de philosophie en 1927

-  Revient à l’ENS en 1928 après son service militaire en étant chargé tout à la fois de préparer les agrégatifs et de s’occuper du centre de documentation sociale

 

-  Une vie séduisante dans un milieu protecteur

 

-  De riches rencontres intellectuelles dans ce milieu bourdonnant (Lucien Herr, Brunschvicg, pour les maîtres ; Sartre, Nizan, Lautman (ci-dessus), pour les jeunes)

 

    • « Garçon pensif mais gai, solitaire mais cordial, au front tourmenté mais au regard limpide » (Canguilhem, photo ci-contre)
    • Il vivait assez solitaire, souvent muré dans ses méditations. Certes il montrait à l’égard de tous et de chacun une gentillesse souriante. Mais nous sentions que l’être vrai de cet homme, que sa supériorité isolait, était bien au-delà de ces activités banales [d’étudiant et de cacique] » (Raymond Aron)
    • « J’aime bien l’École parce que c’est le seul endroit au monde où je puisse rester trois semaines sans dire un mot à qui que ce soit et sans que personne ne m’en veuille » (Jean Cavaillès, d’après Gusdorf), ce qui ne l’empêche pas d’écrire : « Je supporte mal la solitude … ce qui est fatal à l’École où je ne connais plus personne » (Jean Cavaillès)
  • Mais c’est plutôt l’engagement religieux qui l’attire, avec notamment un groupe de protestants œcuméniques qui se réunissent pour aborder les grands thèmes liés à la foi, groupe ouvert également à des catholiques (les «talas») : on y trouve Etienne Borne (photo ci-contre), Abel Miroglio, Jacques Monod ou Charles Le Cœur
  • Jean Cavaillès est aussi profondément marqué par de fréquents séjours qu’il effectue en Allemagne à partir du début des années 30, d’abord grâce à une bourse Rockefeller, puis par d’autres biais 

« Je dis non sans condition et sans restriction à l’esprit et à la lettre de cette doctrine. Je tiens que cette doctrine ne peut trouver droit de cité dans l’Église évangélique. Je tiens qu’il vaudrait mieux pour les Églises évangéliques retourner aux catacombes que de conclure, même de loin, la paix avec cette doctrine. »

 

3.    Les années d’écriture (1935-1940)

 

·  Briefwechsel Cantor-Dedekind, hrsg. von E. Noether und J. Cavaillès, Paris, Hermann, 1937.

·  Méthode axiomatique et formalisme, Paris, Hermann, 1938.

·  Remarques sur la formation de la théorie abstraite des ensembles, Paris, Hermann, 1938.

·  Essais philosophiques, Paris, Hermann, 1939

·  « Du collectif au pari », Revue de métaphysique et de morale, XLVII, 1940, pp. 139-163.

·  « La pensée mathématique », discussion avec Albert Lautman (4 février 1939), Bulletin de la Société française de philosophie, t. XL, 1946.

·  Transfini et continu, Paris, Hermann, 1947.

·  Sur la Logique et la théorie de la science, Paris, PUF, 1947.

 

 

opposant l’empirisme naïf de la continuité qui prétend qu’un simple coup d’œil montre que la droite A’B’ présente plus de points que la droite AB

et l’ensemblisme qui montre qu’à tout point P de AB correspond un point P’ sur A’B’ : il existe donc autant de  points dans la petite droite que dans la grande  et les deux ensembles de points qui constituent les deux droites ont la même puissance, la puissance du continu

« Il était le seul parmi nous, jeunes professeurs, à avoir lu Mein Kampf. Ses voyages, ses séjours, ses amis en Allemagne lui permettaient de préciser ses craintes et son jugement sur l’avenir de ce pays. Patient, il essayait de nous expliquer les dangers prochains que ce pays pouvait faire courir à la paix du monde »

 

 

II. Jean Cavaillès, résistant

 

Dès le début de la guerre, Jean Cavaillès est de ceux qui veulent se battre.

 

Mobilisé dès le début de la guerre, il se trouve sur le front en Lorraine où il mène quelques incursions en territoire ennemi qui lui valent une citation ; son désir d’en découdre est évident et ce contact avec le terrain va être à la source de sa détermination à affronter les Allemands les armes à la main.

 

Au moment de l’offensive allemande, il disparaît le 11 juin près de Saint Rémy en l’Eau. On le croit mort mais en réalité il est prisonnier des Allemands : il prend conscience des mauvais traitements infligés aux prisonniers et des sévices subis par les soldats noirs.

 

S’évade le 25 juillet 1940 de Belgique à la faveur d’un transport vers l’Allemagne et rejoint la zone sud où se trouve son poste de l’université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand.

 

Mais, dès ce moment-là, il fait partie de ceux, très rares, qui veulent « faire quelque chose »

 

 

1.    Cavaillès, fondateur de Libé-Sud

« Ce journal ne sera pas une feuille de papier mais un acte. »

 

2.    De Libé-Nord à Phalanx

« Ce professeur de philosophie aux gestes vifs, aux yeux brillants, me fait beaucoup d’impression. Il est très différent des hommes que j’ai rencontrés jusqu’ici du côté pile de la ligne de démarcation. Ayant plus le goût du combat que de la conspiration, le mot Résistance a pour lui son véritable sens. Aussi cherche-t-il à être nommé à Paris afin de participer plus activement à notre action, dans le cadre de risques qu’il comprend et souhaite courir. » (Christian Pineau) 

      -Aux amis de Jean Cavaillès : parmi lesquels Marcel Ferrières, son beau-frère et Jean Gosset, professeur à Vendôme - qui devient l’adjoint de Jean Cavaillès - et Yves Rocard

 

      -Aux syndicalistes, notamment dans le Nord, où se fait une jonction avec le groupe de La Voix du Nord

3.    Cavaillès, chef de Cohors 

-    Problème de transmissions : Phalanx ZO fournit de nb renseignements mais leur acheminement par Phalanx ZNO n’est pas sûr (notamment à cause du passage de la ligne de démarcation) ; Cohors devrait bénéficier de son propre système de transmission radio mais dans l’immédiat fait transiter son courrier par la centrale de la CND

-    Problème de sécurité : séparer les réseaux pour mieux assurer leur sécurité réciproque

-    Problème d’efficacité : Cohors produit beaucoup plus que Phalanx ZNO et il est implanté sur des zones bien plus importantes militairement (le littoral)

-    Il s’agit d’une opération d’enlèvement par bateau prévue sur une plage de l’Aude        pour faire partir de nombreuses personnalités

-    Ne peuvent partir et sont arrêtés près de Narbonne dans la nuit du 5 au 6 septembre 1942

-    Ils sont ensuite enfermés à la prison militaire de Montpellier

-    Prévenue, Lucie Aubrac monte un plan d’évasion, mais il échoue

-    L’invasion de la zone sud entraine son transfert au camp de Saint Paul d’Eyjeaux où    il continue à travailler sur son Traité de logique

-    S’évade le 29 décembre 1942 grâce à la complicité d’un ouvrier communiste du         camp

-    Révoqué de la Sorbonne, il plonge totalement dans la clandestinité

·        Celui de Pineau, qui veut quitter Phalanx ZNO pour se concentrer sur Libé et en faire d’abord un mouvement politique et paramilitaire

·        Celui de Jean Cavaillès qui veut se concentrer sur le sabotage et l’action armée dans la perspective d’un débarquement allié annoncé fin 42 – début 43 

 

III. Vies et morts de Jean Cavaillès

1.    L’inexorable chemin de la mort 

·        Chargé de liaison vers la Bretagne et la Normandie, il entre en contact en mars 1943 avec Leopold qui se fait passer pour un agent de l’Intelligence Service. Débordé de travail en raison de la rupture Libé-Cohors et fort imprudent, il fait de nombreuses révélations tout en se déchargeant de certaines tâches sur ses nouveaux « amis »

 

·        Cette infiltration est facilitée par l’ambition de Michel qui veut jouer un rôle plus notable et fournit, à cet effet, des renseignements destinés à ces pseudos-agents de l’IS court-circuitant ainsi la centrale du réseau Cohors dans une période où les transmissions fonctionnent mal.

 

·        Il est retourné début mai 1943 après son arrestation par Leopold lui-même qui obtient son concours sous menace de mort

 

 

2.    Cavaillès oublié

« Il était l’homme qui, par deux fois, s’était échappé, une fois des camps de prisonniers, une fois des prisons de Vichy. C’était l’homme qui dirigeait la grande organisation clandestine Libération, qui avait fondé un réseau de renseignements militaires. L’autorité morale de l’étudiant était devenue le rayonnement du héros. » (Raymond Aron)

-        Livre

-        Le film

-        Son immense travail de transmission

-        Relayé ces derniers temps par Raymond

 

3.    Cavaillès ressuscité ?

  • Un retour d’intérêt pour Jean Cavaillès, comme en témoignent les études historiques (livre d’Aglan et Azéma, ci-contre)
  • Et puis notre époque se cherche des héros. Alors pourquoi pas lui ?

« Il y a dans la ténacité de Cavaillès quelque chose de terrifiant. C’est une figure unique. Un philosophe mathématicien bourré d’explosifs, un lucide téméraire, un résolu sans optimisme. Si ce n’est pas là un héros, qu’est-ce qu’un héros ? »(Georges Canguilhem)

 

 

·     Et pourquoi pas un hommage de la ville de Saint-Maixent