Compte rendu des conférences des

27 juin et 3 octobre 2007

 

Histoires parallèles du système éducatif français

et des établissements scolaires niortais

 

lycée de la Venise Verte

  

Niort

 

 

Document produit par le secrétariat de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA

Edité au collège Fontanes   novembre 2007

  

 

Section Départementale des Deux-Sèvres – Inspection Académique 61 Av de Limoges 79022 Niort Cedex

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Histoires parallèles du système éducatif français

et des établissements scolaires niortais

 

 

Présenter en toile de fond l’histoire du système éducatif français, notamment depuis les débuts de la cinquième République, et, dans ce cadre, mieux comprendre l’histoire de chacun des établissements scolaires niortais, tel est le projet de l’AMOPA 79 (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques).

A cette fin, cette association, dont l’un des objectifs est de promouvoir le patrimoine de l’Ecole, organise deux temps de conférences débat, en juin et en octobre. Elle fait naturellement appel à tous ses adhérents et à leurs amis qui pourraient les accompagner mais aussi à tous ceux que cette histoire de l’Ecole intéresse - ne serait-ce que parce que le passé éclaire le présent -, et plus particulièrement encore à ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont été les acteurs ou les témoins d’un épisode, de l’évolution d’une école, d’un collège, d’un lycée.

 

Cette histoire est en effet notre histoire commune et chacun d’entre nous pourra apporter une pierre à l’édifice en témoignant.

 

Inscrivez dès à présent ces deux dates sur vos agendas, et venez nombreux au lycée de la Venise Verte :

-          le mercredi 27 juin 2007 de 18 h à 20h 30 (première partie),

-          le mercredi 3 octobre 2007 de 18h à 20h 30 (deuxième partie).


  SOMMAIRE

Première partie : de 1958 à 1975     mercredi 27 juin 2007

 
Brève histoire du système éducatif français, plus particulièrement de 1958 à nos jours

            Exposé de M.Daniel Brillaud, Inspecteur d’académie, et débat                                         

Le premier degré : écoles, école primaire supérieure, cours complémentaire, école normale primaire

M.Robert Plantecôte, directeur d’école honoraire, Maire adjoint aux affaires scolaires de Niort

            M. Gérard Guerry, ancien élève de l’EPS de Niort-Fontanes

« Des CEG aux CES » : quelques dates

            M. Jacques Garandeau, professeur honoraire                                                                               

Le lycée de garçons et le lycée de filles (Fontanes et J. Macé)

            M. Georges Pintaud, principal et M. Jacques Séguin, professeur au collège Fontanes

            Mme Elisabeth Lafaye, proviseure du lycée J. Macé                                                                     

Du CET au lycée général et technologique

            M.Jean-Claude  Arnal, proviseur honoraire                                                                                  

L’émergence de l’enseignement professionnel

            M.Jean-Claude Arnal et M.Jean-Michel Briand, proviseur du lycée Gaston Barré.

 

Deuxième partie: de 1975 à nos jours   mercredi 3 octobre 2007

 

Les collèges et le collège Jean Zay dans la ZEP

            M.Michel Mauran, principal honoraire                                                                                          

De Jean Macé I … à Jean Macé II

            Mme Elisabeth Lafaye, proviseure du lycée J. Macé                                                                     

Le pilotage des évolutions : Lycées Thomas Jean Main et  Venise Verte

            M. Charles Vasserot, proviseur honoraire                                                                         

Le pilotage des évolutions : Lycées Gaston Barré et Paul Guérin

M.Jean-Claude Arnal, proviseur honoraire, M. Patrick Ancel et M. Jean-Michel Briand, proviseurs                      

Première partie : de 1958 à 1975     mercredi 27 juin 2007


 

De gauche à droit : Jacques Garandeau,  Robert Plantecôte,  Daniel

Brillaud,  Jacques Séguin, le public attentif., 

 

Brève histoire du système éducatif français

 

Quelques dates

 

1792        20, 21 avril : Condorcet présente à l’Assemblée nationale législative son rapport sur l’organisation générale de l’Instruction publique. Il y défend le projet d’une école laïque, gratuite (mais non obligatoire).

1793        1795 Loi Bouquier : la Convention déclare que l’instruction est gratuite et obligatoire pour tout enfant de 6 à 8 ans ;  25 octobre Loi Daunou : la gratuité est abandonnée

1802 1er mai : Création des lycées

1806 10 mai : Fondation de l’Université impériale

1808 17 mars : Décrets organisant l’Université dont Fontanes devient le grand-maître (ministère de l’intérieur) ; création des académies

1828 Création du ministère de l’instruction publique

1833  28 juin Loi Guizot : ouverture obligatoire d’une école de garçons dans toute commune de plus de 500 habitants, ouverture d’EPS dans les communes de plus de 6OOO habitants (préparation du brevet supérieur qui permet d’enseigner dans les écoles primaires), ouverture d’une école normale d’instituteurs dans chaque département

1850 15 mars Loi Falloux : Organisation de l’enseignement congréganiste

1865 21 juin Loi Duruy instaurant un enseignement secondaire spécial (général et pratique)

1867 10 avril Loi Duruy sur l’enseignement primaire ; création d’une école de filles dans chaque commune de plus de 500 habitants (seuil à 800 en 1850)

1879 9 août Loi Paul Bert : création des écoles normales primaires d’institutrices 20 décembre Loi Camille Sée : création des lycées de jeunes filles

1880 et 1882 Création des écoles normales supérieures de filles (Fontenay) et de garçons (St Cloud) pour former les professeurs des écoles normales primaires

1881 16 juin Loi Ferry gratuité de l’enseignement primaire dans les écoles, les salles d’asiles et les écoles normales primaires. Institution du certificat d’études primaires en juillet.

1882 28 mars Loi Ferry : obligation scolaire pour les enfants des deux sexes de 6 à 13 ans ; laïcisation des programmes des écoles publiques ; programmes pour cours élémentaires,             moyens et supérieurs

1886 30 octobre Loi Goblet : organisation générale de l’école primaire ; laïcisation des personnels

1904 5 juillet Loi Combes qui interdit d’enseigner à tous les congrégationalistes

1911 24 octobre Décret instaurant le CAP (certificat d’aptitude professionnelle)

1918 Les compagnons de l’Université nouvelle lancent le thème de « l’école unique »

1919 25 juillet Loi Astier instaurant des cours d’enseignement professionnels gratuits pour les apprentis ; taxe professionnelle en 1925

1921 Groupe français d’Education nouvelle (GFEN)

1926 12 février : les programmes des écoles primaires et ceux des classes élémentaires des          lycées et des collèges sont uniformisés

1927 Célestin Freinet et l’élève acteur, l’école ouverte sur son environnement

1933 1er septembre : création d’un examen d’entrée en 6ème

1934 Le ministère de l’instruction publique est rebaptisé Ministère de l’Education nationale

1936 9 août Loi Jean Zay : prolongation de la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans

Décret du 31 décembre 1936 et 1er juin1937 : Organisation des premier et second degré (11ème à 7ème des lycées : 1er degré, EPS : 2nd degré)

1937 21 mai : programmes des EPS et du premier cycle des lycées et collèges uniformisés

1938 20 septembre : organisation des classes de fin d’études primaires

1939 Création des centres de formation professionnelle (centre d’apprentissage en 1958)

1944  8 novembre Commission Langevin-Wallon : Elaboration d’un projet de réforme de l’enseignement (référence du débat sur « l’école unique » pendant plusieurs décennies)

1950 1er avril : création du CAPES (l’Agrégation date de 1766)

 

Commentaires :

- La révolution pose le principe de la responsabilité de l’Etat en matière d’instruction

- Napoléon en restreint le champ à l’enseignement supérieur et surtout secondaire, laissant de côté l’école du peuple et l’instruction des filles.

- Les lycées (entretenus par l’Etat) et les collèges (gérés par des communes ou des particuliers) sont un enjeu pour lequel s’affrontent l’Eglise et la puissance publique.

- Après la loi Guizot, l’école du peuple est reconnue d’utilité publique ; elle se professionnalise. L’Eglise y conserve une influence prépondérante jusqu’à la fin du XIXème siècle.

- En 10 ans, de 1879 à 1889, l’enseignement primaire est profondément remanié : il devient gratuit, obligatoire et laïc (programmes, puis enseignants).

- Le projet d’école unique germe lentement au cours de la première moitié du XXème siècle ; premier pas en 1926 ; second, sur la voie d’une école moyenne en 1937 ; troisième, après la guerre, avec la création d’un baccalauréat moderne accessible aux élèves d’EPS. Mais la permanence des clivages antérieurs et l’instabilité gouvernementale interdisent toute réforme significative.

 

 

4 Octobre 1958 : début de la cinquième République

Répartition des élèves :

60% école primaire et fin d’étude

10% école primaire et cours complémentaire

10% terminent au collège

10% terminent au lycée

10% terminent en enseignement professionnel et divers

8% d’une classe d’âge obtient le baccalauréat

 

1959 les Réformes Berthoin

Les réformes Berthoin : Ministre de l’EN suives celles de Mendès-France en 1954-1955, d’Edgar Faure en 1955 et du général de Gaulle en 1958

Ordonnance du 6 janvier 1959 : obligation scolaire jusqu’à 16 ans (pour les élèves de 6ans après le 1 01 59)

Décret du 6 janvier : réforme de l’enseignement scolaire

-  cycle élémentaire de 6 à 11 ans

-  cycle d’observation de 11 à 13 ans

-  premier cycle du second degré de 13 à 15 ans

-   second cycle de 15 à 18 ans

Après le cycle d’observation :

45% fin d’études en 4ème et 3ème d’accueil

25% en 4ème et 3ème de Collèges d’Enseignement Général (qui remplacent les CC) : enseignement général court

10% en 4ème et 3ème de Collèges d’Enseignement Technique (qui remplacent les centres d’apprentissage)

15 à 20% en enseignement général long en lycée (les collèges deviennent des lycées et les collèges techniques des lycées techniques)

            1er cycle 4ème et 3ème

            2nd cycle sections        A latin grec 1LV

                                               B latin, 2LV, sciences

                                               C latin, 1LV, sciences

                                               M 2LV, sciences

                                               M’ LV renf., sciences

                                               T 1LV, TI, sciences

                                               T’ 2LV, économie

                        1ère partie du baccalauréat        Philo, Sc.ex, Math, Math et T, Sc. Eco. et humaines

                        2ème partie du baccalauréat Idem

24 décembre 1959  Loi Debré sur l’enseignement privé

Possibilité pour les établissements privés de signer un contrat avec l’Etat (simple, d’association, ou d’intégration)

 

7 décembre 1962 au 8 avril 1967 Christian Fouchet

Décret du 3 mai 1963 : instauration de la carte scolaire

Secteurs pour les collèges et Districts pour les lycées

Décret du 3 août 1963 : Réforme Fouchet des collèges

Création des Collèges d’Enseignement Secondaires qui ont vocation à se substituer

-  aux CEG (et ex Cours complémentaires),

-  aux classes du premier cycle des lycées

Le CES réunit sous le même toit tous les élèves du premier cycle du second degré, mais quatre filières sont maintenues : classique, moderne, transition et pratique (pré professionnel) ; il met fin au dualisme scolaire qui existait depuis l’Ancien Régime.

Prolongation du cycle d’observation et d’orientation ; l’orientation peut se poursuivre jusqu’à 15 ans.

Mise en place des CES :

 

1963     20

1966     603

1969     1689

1972     2385

1964     209

1967     876

1970     1898

 

1965     393

1968     1542

1971     2161

1975     3088

Décret du 10 juin 1965 : réforme Fouchet des lycées

Réforme des études du second cycle :

- 2nd cycle court avec CAP 3 ans après la 5ème et BEP 2ans après la 3ème

- 2nd cycle long avec 5 types de section s’amorçant en classe de première et conduisant à 5 types de baccalauréats :

-   A  études littéraires

-   B  sciences économiques et sociales,

-   C  mathématiques et sciences physiques

-   D  sciences de la nature

-   E  sciences et techniques industrielles

et, dans les lycées techniques,

-   F  baccalauréats de techniciens industriels

-   G baccalauréats de techniciens économie et gestion

Suppression de la première partie du baccalauréat à l’exception des épreuves de français.

 

22 mars au 30 juin 1968 : « événements de mai 1968 »

            Mise en chantier de nombreuses réformes

 

10 juillet 1968 au 23 juin 1969 Edgar Faure

Décret du 9 octobre 1968  E. Faure supprime le latin en 6ème (et la filière classique)

Décret du 9 novembre 1968 : refonte des conseils d’administration des établissements publics

30 mai 1969 Création du corps des PEGC

 

23 juin 1969 au 6 juillet 1972 Olivier Guichard

1970 Commissions Lichnerowicz (mathématiques), Emmanuel (français), Lagarrigue (sciences physiques et technologie). Evolution des contenus d’enseignement ; ex : mathématiques modernes, expression orale en français…

Décret du 14 mars 1970 Création de l’ONISEP

Loi du 16 juillet 1971 Organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de la formation permanente Création des DAFCO

« Quand je suis arrivé rue de Grenelle, les problèmes s’appelaient latin, agrégation, ordre, institutions universitaires. Il a fallu écarter ces faux problèmes. Les vrais problèmes s’appellent aujourd’hui : fonction enseignante, vie et rythmes scolaires, perfectionnement et formation des maîtres, finalités universitaires »

 

Commentaires

-          La démocratisation (massification) du système éducatif est engagée, même si le collège unique n’est pas encore totalement en place.

-          Comme le souligne O. Guichard, les problématiques du système éducatif évoluent ; l’ordre ancien est remis en question, la société est en mouvement et les missions de l’école sont réexaminées, la formation des enseignants est à réactualiser…

-          Ces évolutions génèrent déjà de fortes  tensions.

-          La croissance de l’économie permet à l’Etat de réaliser d’énormes investissements (un collège par jour…)

-          Les problèmes liés à la compétitivité des entreprises génèrent une importante demande de formation et de qualification professionnelle, chez les adultes comme chez les jeunes : débuts de la formation continue.

 

6 juillet 1972 au 28 mai 1974 Joseph Fontanet

Préparation d’un projet de réforme de l’enseignement du second degré publié le 25 02 74, mais oppositions et rupture liées au décès du président Pompidou.

23 mars 1973 création des CDI

10% de l’horaire des classes pour des actions interdisciplinaires

 

28 mai 1974 au 5 avril 1978 René Haby (Ministre de l’Education)

loi du 11 juillet 1975  «  réforme Haby »

Quatre types d’établissement : l’école maternelle, l’école élémentaire, le collège, le lycée (y compris Lycées d’Enseignement Professionnels remplaçant les CET qui avaient remplacé les centres d’apprentissage)

-          Création des conseils d’école

-          Instauration du collège unique à partir de la rentrée 1977 en 6ème, école moyenne ouverte à tous. Introduction de l’EMT et des sciences physiques depuis la 6ème. Enseignement plus moderne, plus pratique, plus ouvert.

-          Gratuité scolaire : manuels ; prise en charge progressive du ramassage scolaire.

-           LEP : CAP en 3 ans après la 5ème ; BEP en 2 ans après la 3ème

-          Lycées C, M, et T : 2nde et 1ère avec ¾ tronc commun, ¼ options ; bacc. A, B, C, D, E ; Btn F, G, H

Loi Guermeur du 25 novembre 1977 renforçant le dualisme des réseaux public et privé

 

5 avril 1978 au 22 mai 1981 Christian Beullac

Décret du 22 août 1978 sur la formation des instituteurs (recrutement à l’EN après le bacc  3 années de formation sanctionnées par un CAP et par un DEUG)

Circulaire du 11 septembre 1979 sur les PACTE (projets d’activités éducatives et culturelles).

Arrêté du 31 octobre 1981 sur la seconde de détermination (rentrée 1981)

Rapprochement du monde scolaire et du monde du travail ; développement des séquences éducatives en entreprise.

 

Commentaires :

-          La réforme Haby parachève pratiquement les évolutions structurelles vers le « collège unique » même si dans les faits le tronc commun s’arrête en fin de 5ème.

-          Néanmoins, de plus en plus d’élèves accèdent en 3ème générale, voire en 2nde. La prise en compte de l’hétérogénéité des acquis des élèves et des inégalités socioculturelles commencent à interpeller les communautés éducatives...

-          Les débuts de la crise économique ont pour effet de valoriser particulièrement l’une des trois finalités de l’Ecole, la préparation à l’insertion professionnelle, et par suite de rapprocher l’école de l’entreprise.

-          L’entreprise devient d’ailleurs une référence pour la direction des établissements : les principaux et proviseurs n’ont plus seulement à administrer, ils ont à gérer (globalisation des dotations financières, puis des dotations horaires). Cette évolution conduit le Ministère de l’éducation nationale à accentuer la déconcentration.

-          La demande d’autonomie pédagogique et éducative commence à s’exprimer : la démarche de projet fait ses premiers pas..

-          La question de l’entretien de l’énorme patrimoine immobilier se pose, d’autant que les ressources de l’Etat sont moins importantes désormais.

 

22 mai 1981 au 19 juillet 1984 Alain Savary

1982 Création des Zones d’Education Prioritaires (ZEP)

1983 22 juillet Loi de décentralisation

Commissions et rapports :

-          L. Schwartz « La France en mai 1981 »

87% des CM2 entrent en 6ème (38% ont plus de 11 ans), 53% d’entre eux entreront au lycée ; 8% de sorties par CPPN (ex classes de transition, ex classes pratiques) ou les CPA ; 12% de sorties après la 5ème en CAP, 4% d’abandon avant la 3ème, 8% d’orientations diverses et 16% d’abandon (« vie active ») après la 3ème ; très grande variété de situations selon les établissements (élèves, personnels…). Les PEGC représentent 58% des enseignants des collèges, beaucoup sont d’anciens instituteurs. Le collège unique reste à construire.

-          J.M. Favret sur les écoles en 1984

-          L. Legrand « Pour un collège démocratique » en 1982 :

. accueillir tous les élèves en tenant compte de leur diversité

. leur permettre à terme de faire de véritables choix d’orientation

D’où la « rénovation des collèges » à partir de 1984 ; rénovation pédagogique plutôt que réforme.

Forte émergence de la démarche de projet (PACTE devenus PAE, projets globaux liés à la rénovation)

-          A. Prost « Les lycées et leurs études au seuil du XXIème siècle » en 1983

Tout adolescent doit acquérir une formation générale et une formation professionnelle

LG ou T : objectif 80% au terme du cycle long

            LT : insertion professionnelle après le bac ou études supérieures courtes

LEP : formation d’ouvriers ou d’employés qualifiés, adaptation à l’emploi (FC), possibilité de poursuite en LT après BEP

-          De Perretti « la formation permanente des personnels de l’Education nationale » en 1982

1984 12 juillet, abandon du projet de loi sur les établissements privés

Démission du Ministre le 17 juillet

 

19 juillet 1984 au 20 mars 1986 Jean-Pierre Chevènement

« On ne pourra pas régler le problème de l’enseignement privé si l’enseignement public n’a pas retrouvé le sens et la grandeur de sa mission » ; importance donnée à la transmission des connaissances, à l’élévation générale des compétences et des qualifications ; il faut maîtriser les mutations scientifiques, technologiques et industrielles.

Nouveaux programmes écoles, collèges, lycées

Projet « Les lycées, demain » ; LEP renommés LP avec création du baccalauréat professionnel

Plan « informatique pour tous »

25 janvier 1985 Loi fixant les compétences de l’Etat et des collectivités locales pour l’Education, dans le cadre de la décentralisation

Décret d’application de la loi de décentralisation du 30 août 1985

Nouvelles répartition des compétences, nouvelles procédures de planification scolaire

Communes, Départements, régions collectivités territoriales de rattachement des écoles, collèges, lycées (investissements, fonctionnement)

Nouvelles instances consultatives tripartites

Création des EPLE  Nouvelles dispositions administratives, rôle des chefs d’établissement et des conseils d’administration, contrôle des actes administratifs.

 

20 mars 1986 au 12 mai 1988 René Monory

15 décembre 1987 Plan pour l’avenir de l’Education nationale

Février 1988 Rapport Lesourne « Education et société demain »

Un peu moins de place à l’acquisition des connaissances et un peu plus à la socialisation, au développement de comportements autonomes, responsables

Constat des orientations négatives : insistance sur l’ouverture vers l’environnement économique

Nécessité du pilotage du système (création de la Division de l’Evaluation et de la Prospective)

Nécessité de l’évaluation des résultats

Décret du 2 février 1987 Création du statut des Maîtres directeurs

 

12 mai 1988 au 2 avril 1992 Lionel Jospin (EN et JS)

 

1989 10 juillet  loi d’orientation sur l’Education ; nombreux décrets d’application

Missions du système éducatif redéfinies

Objectifs à atteindre : 80% au niveau bac, 100% au moins au niveau V (CAP BEP)

Organisation de la scolarité (cycles, programmes préparés par CNP, périodes de formation en entreprises, calendrier scolaire…)

Création des IUFM (suppression des Ecoles normales) Création du corps des professeurs d’école

Projets d’établissements et d’écoles

1991 en mai  Début de la rénovation des lycées sur proposition du CNP

En 2nde, aide pédagogique et développement des compétences méthodologiques ; concept de module

Arrêté du 17 janvier 1992  sur les trois voies de formation : générale, technologique, professionnelle ; organisation des cycles du lycée

 

2 avril 1992 au 30 mars 1993 Jack Lang (Culture et EN)

 

Poursuite de la rénovation des lycées

Structuration de l’éducation artistique et de l’action culturelle

 

30 mars 1993 au 4 juin 1997 François Bayrou

 

20 décembre 1993 Loi quinquennale relative au travail, à l’emploi et à la formation professionnelle

1er décembre 1994  « Nouveau contrat pour l’école » : 158 propositions à l’issue de la concertation engagée le 27 janvier

Ecoles : effectifs limités à 25 en ZEP ; priorité à la maîtrise de la langue ; création de l’ONL

Collèges : 3 cycles au lieu de 2

Ouverture de Sections d’apprentissage dans les LP

 

Commentaires

-          La diversité des situations sur le terrain, l’incapacité de l’Etat centralisé à prendre en compte finement les différents besoins ont conduit :

. d’une part à la décentralisation et en particulier à l’autonomie relative des EPLE,

. d’autre part à la responsabilisation des équipes éducatives dans l’élaboration de politiques globales d’établissement (projets d’établissement).

-          Les établissements sont désormais administrés, gérés, mais surtout « pilotés ». Les partenariats se développent (action culturelle, éducation à la santé et à la citoyenneté, éducation à l’orientation, formation professionnelle et préparation à l’insertion dans le monde du travail) ; les dispositifs inter institutionnels se multiplient.

-          L’élève n’est plus une composante abstraite et normalisée de la structure pédagogique ; « il est au centre du système » et il convient de savoir là où il en est dans ses apprentissages  et d’adapter la démarche pédagogique (différenciation, voire individualisation) ; au-delà des connaissances, les compétences et les savoir être commencent à être  pris en compte.

-          Trois voies de formation, en principe d’égale dignité, permettent d’accéder au baccalauréat ; la voie professionnelle s’affirme et s’étoffe ; la liaison Ecole-Entreprise se renforce encore. La Nation fixe deux objectifs de résultat au système éducatif.

-          Cependant, le chômage continue de croître et les fractures sociales et culturelles se développent et imprègnent l’Ecole. Les mesures ayant vocation à garantir l’égalité des chances se renforcent. L’action éducative s’impose fortement.

-          Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont expérimentées avec volontarisme mais avec des réussites inégales dans un premier temps ; elles se développent très rapidement à partir de 1990.

-          en 1995, le taux d’accès au baccalauréat cesse de croître ; stagnation jusqu’à nos jours (env. 70%).

 

4 juin 1997 au 6 avril 2000 Claude Allègre et Ségolène Royal déléguée à l’enseignement scolaire

 

6 juillet 1997  Annonce de la création de 30 000 emplois jeunes

1997 Consultation nationale sur les lycées « Quels savoirs enseigner dans les lycées ? »

28 avril 1998 Rapport Meirieu ; mise en pace de l’aide individualisée, création de l’ECJS et des TPE en LGT, création des PPCP en LP. Travaux croisés expérimentés en 4ème

23 janvier 1999 « Charte pour bâtir l’école du XXIème siècle »

16 mars 2000 Grève (70% 1er et 2nd degré) et manifestations

 

6 avril 2000 au 7 mai 2002 Jack Lang

 

16 novembre 2000 Signature du protocole d’accord relatif aux personnels de direction

27 février 2001 Rénovation de la formation des maîtres

 

7 mai 2002 au 31 mars 2004 Luc Ferry et Xavier Darcos délégué à l’enseignement scolaire

 

28 février 2003 Projet de loi de décentralisation

            Communes (ou groupements) : développement et rénovation du logement étudiant

            Départements : sectorisation des collèges

            Départements et Régions : recrutement et gestion des personnels TOS

            (Grèves, manifestations)

2003 : 20 000 débats pour préparer une loi d’orientation

17 décembre 2003 Discours du Président de la République sur la laïcité

 

31 mars 2004 au 2 juin 2005 François Fillon

 

22 mai 2004 Loi encadrant le port des signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse

12 octobre 2004 Rapport Thélot

23 avril 2005 Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole

            Création du Haut Conseil de l’Education

            Mise en place d’un Socle commun des connaissances et compétences ; programmes personnalisés de réussite éducative proposés aux élèves en difficulté

            LV1 en CE1 et LV2 en 5ème ; note de vie scolaire

            Novelle organisation du Brevet

            Projet d’établissement et contrats d’objectifs

            Réforme du baccalauréat suspendue suite à des réactions d’hostilité

11 février 2005 Loi pour l’égalité des droits et des chances, pour la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

 

2 juin 2005 au 18 mai 2007 Gilles de Robien

 

Décrets d’application de la loi du 11 février 2005

Décrets d’application de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école

Nouveaux programmes (apprentissage de la lecture, grammaire, calcul mental…)

 

18 mai 2007 au…. Xavier Darcos

 

 

 

Etablissements scolaires niortais : quelques dates

 

1858 Le collège communal, situé dans les bâtiments de l’oratoire, est érigé en lycée impérial

1861 Le lycée impérial est dénommé lycée Fontanes

1867 (jusqu’en) des établissements privés dispensent l’enseignement secondaire des jeunes filles : « humanités féminines » sans accès au Bac.

(pension Jubien, rue du Petit Banc –actuellement Notre Dame-, pension Giraud rue St Jean)

1879 Ouverture par la ville de Niort, un an avant la loi Camille Sée, de cours aux jeunes filles pour préparer les brevets élémentaires et supérieurs (profs du lycée Fontanes)

1869 Les locaux du lycée Fontanes sont construits

1880 L’actuelle école Michelet est ouverte ; ouverture de l’école maternelle rue Chabaudy en 1888

1883 L’actuelle école Jules Ferry est ouverte ; création d’une école maternelle en 1900

1885 21 juillet Traité avec le Ministère pour la création d’un lycée de jeunes filles ; achat de l’Hôtel Chebrou de la Roulière, 63, rue St Gelais

1886 15 octobre Inauguration du lycée de jeunes filles

1897 octobre Ouverture du lycée de jeunes filles avenue de Limoges

1898 Le lycée de jeunes filles est dénommé « Jean Macé », mais nom peu utilisé jusqu’en 1974

1914-1917 Le lycée de jeunes filles est remis à l’autorité militaire pour y soigner les blessés

1917 Création de l’école pratique de commerce et d’industrie dans l’hôtel de la Roulière, rue St Gelais

193 ? Ouverture de l’école Ferdinand Buisson

1940 Le lycée Fontanes est réquisitionné par les troupes allemandes

1941 L’école pratique devient collège technique

1944 11 juillet le lycée de jeunes filles subit quelques dégâts lors du bombardement de la gare

1948 Projet de transfert du collège technique (projet à Champommier)

195 ? Ouverture de l’école Jean Jaurès

1959 Ouverture du lycée technique à Champommier avec collège d’enseignement technique annexé

1960 Ouverture du groupe scolaire Ernest Pérochon

1960 Ouverture du CEG Pierre et Marie Curie dans les locaux de l’ancien collège technique, rue St Gelais

1962 Ouverture du Groupe Edmond Proust

1963 Ouverture d’une classe de 6ème à l’école Edmond Proust, d’une 5ème l’année suivante

1964 Rattachement aux écoles niortaises du groupe de Souché

1964 Construction d’un nouvel internat pour le lycée de jeunes filles rue de l’Ancien-Champ-de-Foire

1965 Rattachement du groupe de Ste Pezenne Surimeau

1965 Ouverture du CEG du Clou Bouchet (6ème  et 5ème de l’école E. Proust +4ème et 3ème)

1967 Ouverture du groupe scolaire du Clou Bouchet

1967 Nationalisation du CEG du Clou Bouchet qui devient CES Jean Zay

1967 Annexion du CEG Paul Bert par le lycée de jeunes filles et transformation en CES

1967 Installation du collège Pierre et Marie Curie au Pontreau

1968 Ouverture du CES Gérard Philipe à Souché

1969 Ouverture de l’école Coubertin

1969 Rattachement du groupe Pasteur de St Florent

1970 Ouverture du collège Rabelais à Ste Pezenne et du groupe Bellevue de Ste Pezenne

1970 Ouverture du groupe ZUP1

1970 Ouverture du groupe de Goise

1971 Ouverture du collège Philippe de Commynes à Goise

1970 à 1975 Le lycée Fontanes devient collège mixte ; le lycée de jeunes filles perd le premier cycle et devient mixte


 

 

 

LES ECOLES NIORTAISES DE 1958 A 1975  par Robert Plantecôte

 

 

Deux dates charnières

 

Le contexte dans cet intervalle

-         C’est l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans

-         C’est le rattachement de 4 communes limitrophes : Souché en 1964, Ste Pezenne en 1965, St Florent en 1968 et St Liguaire en 1971

-         C’est un afflux de population rurale apportant son concours au développement des secteurs secondaire et tertiaire.

-         C’est l’arrivée de populations d’Afrique du Nord

-         C’est l’arrivée de travailleurs portugais

Niort va passer de 37 000 H en 1958 à 62 500 H en 1975.

Pendant ces 17 années seront construits 10 nouveaux groupes scolaires (en incluant Pasteur commune de St Florent, Langevin Wallon commune de St Liguaire) et la totalité des actuels collèges niortais excepté Fontanes.

 

Rentrée scolaire 1958

Depuis leur création, les groupes scolaires niortais existants n’avaient pas connu une telle pression en termes d’effectifs à scolariser.  Les écoles recevaient les garçons, les filles et les maternelles.

Récapitulons :

Paul Bert (avec un collège), F. Buisson, J. Ferry, J. Jaurès, J. Macé, Michelet, comptent 1 678 garçons et en attendent 168 en plus à la rentrée.

1 693 filles et 104 de plus à la rentrée, 1 204 dans les maternelles et 77 de plus, soient 4 575 élèves dont 305 supplémentaires.

A cela rajoutons les écoles primaires de l’Etat et du Département (annexes des lycées Fontanes et avenue de Limoges, annexes de l’école normale, toutes avec maternelles et l’école des terrasses qui était un établissement sanitaire) et cela fait 437 élèves supplémentaires.

Faisons l’addition :                   5 317 élèves

Sans compter les communes voisines qui n’ont pas encore rejoint la commune centre. Il faut faire face ; le Conseil Municipal vote des emprunts complémentaires pour poursuivre la construction de l’école Pérochon à la Tour-Chabot-Gavacherie.

1959

-         On vote des avenants au marché pour construire 3 logements d’instituteurs, l’école maternelle Pérochon et le restaurant scolaire.

-         Pour toutes les nouvelles constructions c’est le même processus, achats de terrains avec dans quelques cas expropriations, emprunts, avenants aux marchés car on adapte au fur  et à mesure les capacités d’accueil des nouveaux groupes en fonction des besoins urgents de scolarisation.

-         On construit des classes de garçons, de filles, on fait des extensions, on construit à la suite une maternelle, un restaurant. L’achèvement d’un groupe peut dépasser les 4 années, ce qui est important c’est d’ouvrir des chantiers dans les différents quartiers.

-         Simultanément il est nécessaire d’agrandir l’existant et pour restructurer nos vieilles écoles, le Conseil Municipal se tourne vers la MAIF qui consent un prêt de 25 000 000 d’anciens Francs.

-         Les 2 142 naissances de l’année passée sont prises en compte.

1960

-         rue St Gelais, l’ancien collège technique cède la place à un collège (P&M Curie)

-         On achète des terrains au Fief Chapon pour construire le futur groupe scolaire Edmond Proust qui ouvre en 1962.

-         Les naissances augmentent encore, 2 336 enfants sont recensés, il est décidé de construire 4 classes supplémentaires à Jean Jaurès.

1962

-         Certes Edmond Proust ouvre, mais la 2ème tranche n’est pas faite et déjà il faut ajouter 2 classes à Pérochon

1963

-         Pour accueillir les nouveaux élèves de collège, on ouvre une classe de 6ème à Edmond Proust, la 5ème sera ouverte l’année suivante.

-         On construit dans l’urgence, on accueille les collégiens comme on peut car le plan de construction des collèges n’est pas lancé sauf le CEG du Clou Bouchet qui a été le premier, pour l’heure il n’est plus prévu d’internat et quelques élus s’émeuvent de cette situation.

1964

-         6 classes supplémentaires à Jules Ferry. La fusion avec Souché est acceptée et dans la corbeille de la mariée, le Conseil Municipal s’engage à rénover le groupe scolaire existant et à construire une école maternelle.

1965

-         Agrandissement du groupe scolaire Jean Zay mais il y a du retard dans la livraison de Jules Ferry maternelle.

1966

Sur 2 quartiers sont prévus de nouveaux établissements dont enfin 2 collèges :

-         A Souché : un groupe scolaire maternelle et le futur collège Gérard Philippe

-         Au Pontreau : l’école Pierre de Coubertin et le collège P&M Curie

-         Les écoles de la Mirandelle et Jacques Prévert rejoignent le patrimoine niortais.

1967

-         Construction à Ste Pezenne de 3 classes primaires. 2 préfabriqués sont installés à Souché pour le collège.

-         Septembre 1967 : un problème, le site de Jean Macé compte 285 élèves pour 5 classes maternelles. Les nouveaux élèves devront être dirigés sur Jean Zay et Ste Pezenne bourg.
L’école Paul Bert devient mixte et le lycée de jeunes filles annexe le CEG qui y fonctionne et qui devient CES.

1968

-         Le centre de formation des maîtres de classes de transition et de classes pratiques annexé à l’école normale d’institutrices devrait être installé dans la rue St Gelais à la place de l’ancien collège P&M Curie, finalement il sera hébergé à l’EN.

1969

-         C’est le 1er conseil d’administration de l’école normale d’institutrices. Monsieur Châtelain alors conseiller général, représentant le département « se réjouit de voir enfin des hommes entrer dans ce couvent » néanmoins laïque

-         5 classes sont ouvertes à Souché, 5 à Jean Zay. Le groupe scolaire Pasteur de St Florent rejoint le giron niortais.

-         Suppression des cours le samedi après-midi

-         Les grandes vacances sont raccourcies et allongement de celles d’hiver.

-         Les heures d’EPS et de travaux manuels sont augmentées, il faut créer des centres aérés, construire des gymnases, équiper les écoles, recruter les personnels municipaux, ouvrir un centre nautique.

1970

-         C’est l’application de la carte scolaire

-         Séparation des 1er et 2ème cycles des lycées, le lycée de jeunes filles devient lycée mixte d’état du 2ème cycle et le lycée Fontanes CES d’état mixte.

-         Le Conseil Municipal demande le maintien du lycée Fontanes et en même temps la nationalisation de P&M Curie et de Gérard Philippe.

-         Le CES du Clou Bouchet prend le nom de Jean Zay malgré l’avis très réservé du conseil académique, le même nom sera donné au groupe scolaire mitoyen.

-         Le collège Rabelais est ouvert avec une section d’éducation spécialisée actuellement SEGPA

-         Le groupe scolaire de ZUP1 ou Albert CAMUS est ouvert, prévu pour accueillir 16 classes et 1 restaurant

-         L’école de Goise (actuelle G. Sand) ouvre 1 classe élémentaire et 1 classe maternelle dans les nouveaux locaux mais il reste à construire 6 classes et 2 logements.

1971

-         M. René Gaillard succède à M. Emile Bêche à la mairie de Niort

-         A la rentrée 71 s’ouvre le CES Philippe de Commynes.

-         Il se construit un restaurant à Jules Ferry, un à Jean Macé et une classe nouvelle.

1972

-         Les écoles Agrippa d’Aubigné et Langevin Wallon de St Liguaire deviennent niortaises

-         L’école Jules Ferry devient mixte

-         Des classes démontables sont ajoutées à P&M Curie et au collège Jean Zay

-         Le Conseil Municipal décide la création du GS de ZUP3 (futur Marcel Pagnol)

1973

-         2ème tranche de Georges Sand, réception d’une classe maternelle à Agrippa d’Aubigné et construction d’un restaurant

-         4 garderies du matin sont ouvertes

1974

-         C’est l’ouverture des groupes scolaires Aragon et Zola en septembre (chacun 16 classes, 2 logements, 1 restaurant)

-         Les noms sont donnés par les CA pour les CES Gérard Philippe, Pierre de Coubertin et Philippe de Commynes

1975

-         A la rentrée, le groupe scolaire Marcel Pagnol est ½ achevé. Il fonctionne avec une classe maternelle et 2 classes mixtes élémentaires.

-         Mai 1975 : un vœu unanime est émis par le Conseil Municipal contre la réforme de l’enseignement proposée par le ministre M. Haby.

-         Les principes de laïcité, d’égalité, de gratuité sont réaffirmés. Le Conseil Municipal critique les coûts des transports, des fournitures scolaires, la lenteur et le caractère incomplet de la nationalisation des CES et la rareté des écoles maternelles dans les nouveaux quartiers.

-         662 enfants sont inscrits aux garderies du matin. Mais déjà les 1ères fermetures significatives sont annoncées à Jacques Prévert et Surimeau quartier de Ste Pezenne, Ferdinand Buisson, Michelet, Jean Macé (2 classes), Mermoz et même dans les nouvelles écoles à Zola, Jean Zay

-         L’école Marcel Pagnol mixte et maternelle prévue pour 16 classes ne dépassera jamais les 8 classes.

DEPUIS 75

Disparition des écoles Albert CAMUS, Pagnol élémentaire, Annexe de l’école normale et de Pagnol maternelle.

Niort après un retour à 56 000 H soit une perte de 6 500 H connaît depuis quelques années un regain démographique, la population sans les doubles comptes atteint désormais 58 850 H. Les effectifs scolaires sont stabilisés autour de 4 400 élèves. La sectorisation est instaurée depuis la rentrée de 2002.

Niort totalise actuellement 20 groupes scolaires relativement équilibrés qui vont connaître des évolutions sensibles suite à l’Opération de Renouvellement Urbain (construction d’un nouveau site à Jean Zay) et suite au développement de l’habitat sur les quartiers au Nord de la ville et plus tard vers la vallée Guyot et l’avenue de Limoges.

Documentation communiquée par les archives de la ville de Niort à partir des délibérations du Conseil Municipal.

 

 

Le lycée Fontanes  jusqu’en 1974

On pourra lire dans notre bulletin numéro 17 le texte écrit par Françoise Prestat et Camille Salètes :

On  «  est » de Fontanes…

Le collège Fontanes depuis 1974

 

ces diapositives ont servi de support aux commentaires apportés par Georges Pintaud et Jacques Séguin respectivement principal et professeur au collège Fontanes.

 

Jean MACE des origines à 1975   par Elisabeth Lafaye

 

Le Lycée Jean Macé est à la fois un établissement d’âge plus que respectable, puisqu’il est plus que centenaire, et le plus jeune des Lycées niortais, puisque ses bâtiments actuels datent de 1993.

Sa création est intiment liée à l’histoire de l’enseignement en France, puisque la loi instituant les Lycées de Jeunes Filles, dont Camille See fut à l’origine, date de 1880, et que Niort ouvrit son 1er Lycée de Jeunes Filles le lundi 18 octobre 1886, au 63 rue Saint Gelais (hôtel de la Roulière). (en fait, il a succédé à un cours d’enseignement secondaire, créé par la municipalité en 1879).

C’est le 2ème Lycée de Jeunes Filles à ouvrir dans l’Académie, après celui de Poitiers.

Ce 1er établissement ne comporte qu’un externat, mais, à la demande de l’Etat, la mairie de Niort s’est engagée à réaliser dans les 3 ans les extensions nécessaires à la création de l’internat (en attendant, une pension privée, la pension Giraud, peut accueillir les internes).

En 1886/87, les effectifs sont de 41 élèves. L’enseignement du Lycée comprend l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire : en primaire, les élèves sont accueillies à partir de l’âge de 4 ans ; au programme : la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française, l’histoire nationale, l’histoire ancienne (grecque et romaine), la géographie, le calcul, les sciences naturelles, les leçons de choses, les 1ères notions de langues vivantes (anglais et allemand), le dessin, la musique vocale, la couture et la gymnastique.

L’enseignement secondaire comprend 2 périodes : 3 années, de 12 à 15 ans, plus 2 années, de 15 à 17.

Les programmes se conforment à la loi du 2 décembre 1880, et comprennent : la morale et la philosophie, la langue française ; la lecture à haute voix ; les langues vivantes (anglais, allemand) : les littératures anciennes et modernes ; la géographie et l’histoire ; la cosmographie ; l’arithmétique, + géométrie et algèbre ; chimie, physique, histoire naturelle ; hygiène et économie domestique ; travaux à l’aiguille ; notions de droit usuel ; dessin et histoire de l’art ; musique vocale, gymnastique.

A la fin de chaque année : un examen pour passer dans la classe supérieure.

Le certificat d’études secondaires est attribué à celles qui obtiennent le passage de 3ème en 4ème année : le diplôme de fin d’études secondaires à l’expiration de la 5ème année permet de se présenter au concours d’admission à l’Ecole Normale de Sèvres, ou de devenir institutrice.

En raison de l’absence d’internat, le Lycée vivotait : 42 élèves seulement en 1891 ! Les tentatives de la municipalité pour acheter des bâtiments rue Saint Gelais ayant échoué, et devant l’impatience des services de l’Etat, une solution est finalement trouvée, malgré une forte opposition au sein du conseil municipal : un terrain est acheté avenue de Limoges ; la dépense pour la construction du Lycée de Jeunes Filles est évalué à 600 000 F, et l’Etat accepte d’en financer la moitié.

L’établissement ouvre en octobre 1897 ; il est prévu pour 250 élèves, dont 100 internes. Il reçoit en 1898 le nom de Jean Macé, mais les niortais continueront longtemps à l’appeler « Lycée de Jeunes Filles ». En 1900/1901, il accueille 114 élèves.

La 1ère guerre mondiale bouleverse la vie de l’établissement, qui en 1914 est remis à l’autorité militaire pour accueillir des blessés. Les cours ont lieu sur deux sites : l’école de Dessin et la salle philharmonique. Il est rendu aux élèves en 1916/17.

Les effectifs continuent de croître, pour atteindre 190 élèves en 1920/21, et 241 en 1938/39.

La 2nde guerre mondiale a de lourdes conséquences sur la vie du Lycée : tout d’abord, le Lycée Fontanes ayant été réquisitionné par les autorités allemandes ; en 1940, filles et garçons se partagent les locaux de l’avenue de Limoges : les uns le matin, les autres l’après-midi. L’afflux des réfugiés fait monter les effectifs, qui passent en 1941 à 579.

En 1942, les risques de bombardement engendrés par la proximité de la gare font qu’une partie des cours est délocalisée (notamment à l’école primaire Ferdinand Buisson pour les 6ème/5ème).

Plus grave, des élèves juives sont recensées, puis arrêtées.

La guerre terminée, le Lycée récupère son internat en 1945, et le Lycée poursuit sa croissance : 700 élèves en 1948/49. Les classes primaires disparaissent au milieu des années 50.

L’internat devenant trop petit, on en construit un nouveau à partir de 1962 ; il accueille en 1964 – 288 internes ; le Lycée reçoit à l’époque un total de 1040 élèves. En 1963, révolution à Jean Macé : le Lycée accueille quelques garçons !

Le Lycée étant une nouvelle fois trop petit, 2 nouveaux bâtiments sont élevés dans la cour (« type Pailleron »), pour accueillir les sciences physiques et naturelles d’une part, l’histoire-géographie d’autre part ; cela n’empêche pas un certain nombre de cours de se dérouler à l’internat et même dans l’ancien CEG Paul Bert. En 1971/72, le Lycée compte 1240 élèves.

Evolution de la société, évolution de l’enseignement : de 1972 à 1975, le lycée perd progressivement ses classes de 1er cycle et récupère le 2nd cycle du lycée Fontanes : il devient un lycée mixte.

Si les mouvements de mai 1968 ont eu assez peu de retentissement au lycée Jean Macé, (malgré quelque agitations au mois de juin) , la rentrée suivante voit cependant la disparition des blouses obligatoires et de l’uniforme des internes, c’est dans les années 1970 que le lycée va commencer à être politisé, et que des mouvements d’élèves verront le jour (1976 : contre la réforme Haby).

 

 

 

 

A propos du lycée Paul Guérin….un peu d’histoire ancienne.

 

 

UNE  CITE  TECHNIQUE  REMPLACE  L’ANCIENNE  ECOLE  PRATIQUE  DE  COMMERCE  ET  D’INDUSTRIE

 

 

 

L’école pratique de commerce et d’industrie, créée en 1917 afin de faciliter la réinsertion professionnelle des mutilés de guerre et qui fonctionne dans l’ancien hôtel de la Roulière, rue Saint-Gelais, n’a cessé de s’agrandir, au fil des ans, en raison de son succès croissant. Elle a même nécessité la création d’un internat mixte.

 

En 1948, la municipalité doit envisager son transfert car le manque de place devient de plus en plus crucial. Par ailleurs, les locaux sont mal adaptés et certains accusent une vétusté susceptible d’être dangereuse.  Pour le maire, une seule solution s’impose : la construction d’un collège technique. Sa proposition est acceptée unanimement par tous les conseillers. En cette époque où la décentralisation est inconnue et où toutes les décisions sont prises à Paris, les fonctions de rapporteur de la commission de l’enseignement technique au Sénat, Félix Lelant, vont être très utiles. Il obtient, en effet, le classement de Niort en première position sur la liste des constructions programmées.

 

La municipalité commence par rechercher un terrain suffisamment vaste et sain pour édifier l’établissement. Elle fixe son choix sur les champs situés au-delà de la rue Champommier, le long de la rue de la Perche prolongée. Les premiers achats à l’amiable ont lieu en 1950 (délibération du 19 décembre 1950). Malheureusement, deux habitations existent sur le terrain et il faut recourir à l’expropriation. La déclaration d’utilité publique est prise par arrêté préfectoral le 8 décembre 1950.  Le concours d’architecture est lancé en 1951.

 

En 1952, la ville construit un nouveau château d’eau en vue de subvenir aux besoins du quartier.

Dans le vieux collège où les études sont portées de deux à trois ans, on est obligé d’aménager en dortoirs le premier et le deuxième étage d’une aile désaffectée de la caserne Duguesclin.

L’ordonnance d’expropriation des terrains est publiée le 22 décembre 1952.

 

Il est décidé,  plus tard, que l’Etat sera le maître d’œuvre de l’ouvrage et prendra en charge soixante pour cent des dépenses (estimées à 66 000 000 F) tandis que le département et la ville paieront chacun vingt pour cent.

La nationalisation du collège, demandée par la ville, fait l’objet d’une convention signée le 1er avril 1955.  Le 25 juillet 1955, les résultats de l’adjudication sont communiqués au conseil municipal  (770 120 847 F) qui décide de supprimer une partie de la rue de Champommier et créer une nouvelle voie  pour relier cette dernière rue à la rue de la Perche.

Les travaux peuvent donc commencer.

 

En 1957, l’Etat réclame à la ville une « rallonge » de 1 600 000 F, quote-part pour travaux supplémentaires ; les architectes avaient oublié les installations d’éclairage et téléphoniques ainsi qu’une chambre froide.  Felix Lelant, qui s’était impliqué dans cette réalisation, meurt en 1957. Il ne verra pas son œuvre achevée car le nouvel établissement, qui prend le nom de lycée technique d’Etat, n’ouvrira ses portes que le 1er octobre 1959.

 

Niort peut alors s’enorgueillir de posséder la plus moderne cité technique du Centre-Ouest offrant de nombreuses possibilités : préparation aux baccalauréats techniques, économiques, arts et métiers, et aux différents brevets de l’enseignement professionnel.

 

En 1960-1961, elle est fréquentée par 804 élèves dont 217 filles. L’internat reçoit 300 garçons et 96 filles. Par ailleurs, un collège d’enseignement technique, préparant aux certificats d’aptitude professionnelle, fonctionne en annexe avec 188 garçons et 63 filles.

Enfin, les immenses locaux de la rue des Fiefs abritent également les cours professionnels municipaux.

 

 

Ce texte est extrait d’un livre écrit par André Texier qui fut secrétaire général de la mairie de niort.

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième partie: de 1975 à nos jours   mercredi 3 octobre 2007

 

 

 

 

par Michel Mauran

 

BILAN DE L’ ANNÉE SCOLAIRE 2001-2002

                                     

Ce bilan répond à une commande de l’inspecteur d’académie. Il fait état des actions engagées en 2001 mais aussi des suites qui leur sont données cette année.


Accueil des élèves.

 

Tous les élèves ont participé à une journée d’intégration, en forêt domaniale de Secondigny, organisée autour d’une course d’orientation simplifiée. Cette journée a permis aux élèves de mieux connaître leurs camarades de classe et leurs professeurs.

Un petit déjeuner, préparé par toute une étude sur la nutrition, menée dans le cadre du CESC par  la principale-adjointe, les professeurs de SVT et le médecin scolaire , a été servi à chaque classe, quelques temps après.

Les deux dispositifs ont donné satisfaction et ont été reconduits cette année, mais regroupés sur une même journée : petit déjeuner servi avant départ en forêt.

·        Exploitation pédagogique de l’évaluation.

Le collège a été choisi (un établissement par département de l’académie de Poitiers) pour expérimenter la « banquoutil », dispositif national piloté localement par deux inspecteurs pédagogiques régionaux, l’un de mathématiques, l’autre de lettres. Deux professeurs de français du collège  travaillent avec eux, au plan national, à confectionner les exercices les mieux adaptés pour remédier aux carences constatées.

Les autres professeurs les ont utilisés au cours de leurs séquences d’enseignement. L’expérience est encore trop fraîche et trop parcellaire pour qu’un bilan objectif puisse en être tiré mais elle sera poursuivie cette année.

·        Liaison école-collège .

Les professeurs des écoles de la ZEP et du collège ont bénéficié d’un stage départemental de cinq jours. Les professeurs y ont assisté par journée, en fonction des questions qui  étaient traitées. La fréquentation  a été importante, surtout si on la rapporte à celle des deux autres collèges concernés.

Cette année, les stages seront ciblés sur l’exploitation des évaluations : le premier, le 7 octobre, réservé aux maîtres de CM1, CM2 et professeurs de français de 6ème , s’intéressera à l’exploitation de la littérature de jeunesse et à l’élaboration de programmes personnalisés d’aide et de progrès, suite à l’évaluation de 6ème.

Une seconde journée, en mars, sera réservée aux professeurs de langues et de mathématiques, avec des objectifs proches.

Les élèves de CM2 ont été accueillis au cours du deuxième trimestre. Bien que cet accueil soit astreignant pour le collège, il permet de le faire connaître à ses futurs élèves (très important coefficient de satisfaction) et de dédramatiser l’entrée en 6ème pour les élèves et leurs parents.

Un accueil avancé au mois de janvier est envisagé cette année.

 

 

 

  1. Accueil des parents.

Ceux des élèves de 6ème ont pu participer à la première demi-journée  de leurs enfants au collège.

Ils ont été réunis une semaine après par classe: les professeurs leur ont donné des indications sur le programme qu’ils allaient traiter, sur les méthodes de travail qu’ils mettraient en application, sur l’aide qu’ils attendaient d’eux. Ils ont également répondu, avec le concours de la CPE et de la  principale-adjointe, aux nombreuses questions des parents.

Une réunion parents de 6ème -professeurs, sur rendez-vous, a permis de rapporter les résultats de l’évaluation et ceux des deux premiers mois de scolarité dans toutes les disciplines.

Les mêmes réunions se sont tenues en janvier pour toutes les autres classes, au vu des résultats du premier trimestre. Les parents des élèves en difficulté avaient été reçus début novembre par le professeur principal de la classe, après le premier conseil des professeurs.

Tous ces dispositifs sont reconduits pour l’année en cours.

 

  1. Diversification pédagogique.

 

·        Etudes dirigées, études encadrées, tutorat.

Les trois dispositifs sont menés en parallèle sur une même plage horaire en 6ème et en 5ème.

Un professeur dirige une étude concernant 6 à 8 élèves en difficulté pendant qu’un aide éducateur encadre le reste de la classe. Un dernier professeur accueille, par petits groupes ou en individuel, les élèves qui ont besoin d’une écoute approfondie ou dont les problèmes débordent le cadre scolaire. Il peut, à sa guise ou sur demande des élèves, recevoir plusieurs adolescents consécutivement durant l’heure impartie.

 Ce dispositif très différencié permet d’intervenir au plus près des besoins des élèves.

·        Soutien EPS

10% environ des élèves entrant au collège rencontrent des problèmes  sur le plan moteur, plus ou moins liés à diverses inhibitions. Une remise à niveau est proposée le lundi soir sur une plage libérée pour tous les élèves de 6ème. Elle s’opère sur plusieurs cycles d’une dizaine de séances. Les déblocages observés rejaillissent sur l’ensemble de la scolarité : quand on est bien dans son corps on est bien dans sa tête.

·        Prise en charge des primo-arrivants.

Chaque année, le collège scolarise des élèves non francophones. Un enseignement de français langue étrangère leur est dispensé par un professeur de lettres polyglotte, en complément de cours assurés par les bénévoles de « L’anneau de l’espoir ». Le nombre élevé d’élèves parlant mal et écrivant peu notre langue (11 de 7 nationalités) va nous contraindre à multiplier les cours de FLE et à mobiliser d’autres professeurs.

·        Aide aux devoirs après les cours.

Depuis le début des années 1990, les élèves du collège bénéficient d’une aide aux devoirs organisée conjointement avec les maisons communales pour tous du Clou Bouchet et de la Tour Chabot.

Or il s’avère que cette aide est peu opérante et ne se traduit qu’exceptionnellement par une amélioration durable des résultats.

En effet, Les élèves concernés, souvent issus de milieux modestes, développent une conception utilitariste de l’enseignement : l’éducation ne fait pas sens pour eux, ils travaillent pour la note.

 Ainsi, lorsqu’ils ont obtenu un résultat convenable, les connaissances qu’ils ont été capables d’acquérir pour y parvenir ne servent plus à rien et s’effacent de leur mémoire: les connaissances nouvelles ne peuvent s’agréger aux anciennes qui ont disparu ; ils sont donc incapables de se constituer un savoir autonome qui, par additions et réorganisations successives des acquis permet de se doter des clés de décryptage du monde.

En l’occurrence, l’aide aux devoirs telle que nous l’avons organisée jusqu’ici , constitue pour eux un moyen de se libérer de l’obligation formelle d’effectuer le travail écrit qui leur est demandé, par sollicitation des adultes, sans prendre le temps de réfléchir à ce qui leur est demandé : « je n’y comprends rien » disent-ils très vite en demandant de  l’aide.

Nous avons décidé de proposer une aide d’une toute autre nature pour redonner sens aux apprentissages.

Il s’agira d’abord de se remémorer les différents cours de la journée écoulée en triant l’essentiel et l’accessoire. Dans un deuxième temps on procèdera à l’étude des leçons nécessitées par les cours du lendemain. S’il reste du temps, les élèves commenceront leur travail écrit.

Dans tous les cas, il appartiendra aux parents de veiller à ce que le travail écrit du lendemain soit réalisé, ce qui leur conservera une responsabilité dans l’éducation de leur enfant.

 

 

·        Dispositifs d’aide et de conseil aux élèves.

- Un groupe « adultes-relais » largement ouvert aux personnels et aux travailleurs sociaux du quartier permet d’identifier les élèves en souffrance et d’harmoniser le comportement des adultes qui les encadrent.

- Un groupe d’écoute regroupant conseillère d’orientation psychologue, assistante sociale, médecin scolaire, conseillère principale d’éducation, principal-adjoint et principal, étudie la situation des élèves qui vont mal et tente d’y apporter des solutions.

 

                                                                                 

LA DEMARCHE DE PROJET AU COLLEGE

 

- Le projet doit concerner tous les professeurs;

 

- Il doit donc concerner l’enseignement de leur discipline;

 

            - Le coeur du projet d’établissement est donc le projet pédagogique.

 

- L’enseignement de chaque discipline s’effectue dans le respect de directives nationales;

 

- L’application de ces directives est plus ou moins aisée selon les caractéristiques des élèves qui fréquentent chaque établissement;

 

            - La médiation assurée par chaque équipe pédagogique consiste donc à déterminer, en fonction des difficultés recensées, quelques objectifs prioritaires  permettant l’acquisition par les élèves des notions les plus difficiles et/ou les plus nécessaires.

 

- Enseigner une discipline c’est:

 

            - Apprendre aux élèves un vocabulaire spécifique;

            - Leur dispenser les connaissances propres à la discipline;

            - Les familiariser avec les méthodes de travail exigées par la discipline;

 

- C’est aussi situer sa discipline dans l’ensemble plus vaste des compétences nécessaires à toute vie individuelle et sociale:

 

                        -  formation de la pensée (analyse, synthèse, déduction, induction...) et de la sensibilité (arts plastiques, musique, poésie, mais aussi formes géométriques ou beauté de la nature...)

 

                        - formation du citoyen par respect des règles, par respect de soi et d’autrui...

 

            - La participation implicite de tous à la formation de l’individu et du citoyen implique des actions communes concertées à l’échelon de la classe et/ou de l’établissement et/ou de la zone, la cohérence des adultes étant indispensable à la formation de jeunes responsables.

 

 

 

PROJET D’ÉTABLISSEMENT  2001 - 2003

 

1 - LA SITUATION ACTUELLE.

 

1-1  La mixité sociale.

Le collège scolarise environ 570 élèves à la rentrée 2000, auxquels il faut ajouter les  25 jeunes du CIPPA  rattaché à l’établissement, rue Alsace-Lorraine.

Ces élèves sont issus, pour 40% environ des grands ensembles locatifs du Clou-Bouchet, de la Tour Chabot, de la Gavacherie , pour 40% de secteurs pavillonnaires de Niort proches ou plus éloignés (quartiers Saint-Liguaire et Saint-Florent), pour 20% de Magné : les enfants de familles très modestes côtoient des élèves issus de milieux plus bourgeois.

Le taux d’étrangers (9%) est très supérieur aux taux départemental et académique (1.1 et 1.3%) et au taux national (6%). Le pourcentage d’élèves dont les parents appartiennent à des PCS défavorisées fluctue entre 5 et 10 points au-dessus des moyennes académiques et nationales.

En cours d’année scolaire, 30 à 40 élèves changent régulièrement d’établissement en raison d’une modification de la situation professionnelle ou matrimoniale de leurs parents.

 

1-2   Le climat qui règne au collège.

L’année 1999 a été marquée par des incidents graves qui ont nécessité le renvoi de plusieurs élèves et suscité la clôture du collège pour mettre un terme aux intrusions.

La rentrée 2000 s’est effectuée très sereinement.

Les travailleurs médicaux ou sociaux, qui oeuvrent aux côtés des personnels du collège, ont cependant fort à faire pour traiter nombre d’élèves si malmenés par la vie que leur scolarité passe à l’arrière-plan de leurs préoccupations.

La solidarité des enseignants, leur stabilité dans le poste et leur réelle implication permettent cependant de maintenir le cap, même si leur tâche se complexifie et s’alourdit année après année.

L’importante restructuration des locaux, prévue à partir de 2001,  mettra à leur disposition un outil moderne pour affronter les enjeux du XXIème siècle.

 

1-3  Les indicateurs du collège.

1-3-1 L’évaluation à l’entrée en  6ème :

            Les résultats des élèves du collège sont, en moyenne sur plusieurs années, inférieurs de 5% aux moyennes départementales en français, de 8% en mathématiques. Ces chiffres bruts masquent une réalité plus préoccupante : les élèves issus des 3 écoles de la ZEP obtiennent des résultats très inférieurs à ceux des autres : - 12% en français, - 15% en mathématiques. Il n’y a cependant pas de fatalité : quelques élèves de la ZEP obtiennent d’excellents résultats.

            Il faut enfin noter que les écoles de la ZEP ne scolarisent pas tous les élèves de leur environnement proche.

1-3-2 Les taux de redoublement.

            Ils se situent au-dessous de toutes les moyennes départementales, académiques et nationales, sauf en quatrième où ils excèdent presque toujours les 12%.

            1-3-3 Le devenir des élèves.

            Depuis plusieurs années, la moyenne des élèves orientés en seconde  est supérieure aux moyennes académique et nationale. Les élèves ainsi accueillis en lycée général et technologique ou lycée professionnel réussissent également mieux que la masse des autres puisque leur taux de redoublement de la classe de seconde est inférieur aux moyennes (-4% / académie ; -5%/ France) et le taux de réorientation de seconde  GT vers BEP ou CAP légèrement inférieur  aux moyennes de référence.

             Le taux d’orientation 6ème-1ère est en conséquence supérieur à la moyenne : +2,5%.

            1-3-4 Les résultats aux examens.

            Brevet : Les résultats obtenus au brevet des collèges sont toujours légèrement supérieurs aux moyennes départementales. Si on y ajoute les résultats obtenus par les élèves de 3ème d’insertion, qui passent en candidats libres le brevet série professionnelle avec une réussite oscillant entre 53 et 70%, la réussite des élèves du collège est plus flagrante encore.

            Certificat de Formation Générale : Cet examen est réussi par plus de 90% des élèves de 3ème d’insertion.

            L’analyse de tous ces indicateurs montre que les moyens supplémentaires accordés à un collège de ZEP classé sensible lui permettent de « donner plus à ceux qui ont moins » et de compenser ainsi les inégalités de départ.

 

2 - OBJECTIF VISE PAR LE PROJET.

            Sur la durée, le collège souhaite augmenter les taux de passage en seconde et la réussite des élèves au lycée. Ces taux, ainsi que les taux de passage de seconde en première, constitueront les indicateurs à partir desquels l’évaluation sera conduite.

            Grâce à un projet distinct mais proche dans son inspiration et à des méthodes originales, le CIPPA (Cycle d’Insertion Professionnelle Par Alternance) rattaché au collège, permet d’accompagner les jeunes de plus de 16 ans sortis sans solution du système scolaire (il recrute sur tout le Sud Deux-Sèvres) et de les conduire vers une insertion sociale et professionnelle.

 

3 - LES AXES D’EFFORT.

             Ils s’inscrivent dans la continuité des actions engagées depuis plusieurs années.

 

1)      La motivation de l’élève.

            1-1 : Constatations. La démotivation de certains élèves tient au fait qu’ils n’arrivent pas à trouver leur place dans le système. Pour se valoriser aux yeux des autres, ils deviennent alors perturbateurs et agressifs :

-  Apprendre pour apprendre : ils n’en comprennent pas l’utilité.

            - Ils pensent que l’école ne sert à rien si la scolarité ne débouche pas sur des connaissances pratiques directement utilisables pour trouver du travail à la sortie.

            - Certains élèves aussi sont débordés par des difficultés personnelles (psychologiques ou familiales) qui les mettent en décalage avec le système scolaire.

            De nombreux élèves manifestent cependant beaucoup d’intérêt pour les apprentissages et leur comportement positif aide les professeurs à entraîner les autres et à éveiller  leur curiosité intellectuelle.

 

                        1-2 : Plan d’actions.

 

1-2-1 : Associer davantage les élèves à leur scolarité.

- les reconnaître comme acteurs de leur formation : les associer à l’élaboration des projets de toutes sortes :

                                               - classe

                                               - parcours pédagogiques diversifiés

                                               - travaux croisés

                                               - règlement intérieur

                                               - projet d’établissement

- donner du sens à leurs apprentissages.

- en donnant clairement aux élèves la connaissance des objectifs poursuivis : à quelles questions va répondre le cours ?

                                               - en les plaçant dans des situations scolaires et pédagogiques leur permettant de réussir.

- les préparer à leur orientation et à leur insertion (Education au choix).

1-2-2 : Gérer l’hétérogénéité.

- Organiser une hétérogénéité contrôlée suscitant l’émulation en évitant de regrouper les extrêmes.

- Réagir collectivement face aux élèves démotivés qui pourraient entraîner les autres.

1-2-3 : Accompagner les élèves dans leur scolarité.

 

- Poursuivre la consolidation en 6ème (Français - Mathématiques - LV1 - Hist. Géographie) en l’élargissant dans la mesure des possibilités.

- Poursuivre les études dirigées, si possible par des professeurs, et les études encadrées par les aide-éducateurs en 6ème et 5ème.

- Développer des parcours diversifiés plus individualisés et plus variés en 5ème et les travaux croisés en 4ème .

- Poursuivre le tutorat des élèves en grande difficulté dans les classes bénéficiant de 2 professeurs principaux (établissement sensible).

- Favoriser les actions de solidarité éducative entre élèves, les plus compétents aidant ceux qui éprouvent des difficultés.

- En 4ème et 3ème, poursuivre les actions de soutien pour permettre aux élèves de surmonter des difficultés passagères (absences - cours mal assimilés).

- Coordonner les différentes aides pour les rendre plus efficaces.

- Ouvrir aux élèves des lieux de travail (CDI, salle informatique, salle d’étude…) durant l’interclasse du midi pour faciliter leur travail.

- Poursuivre l’accompagnement scolaire après la classe.

- Participer éventuellement au dispositif « Ecole ouverte » dans le cadre de la ZEP.

1-2-4 : Associer les parents à la scolarité de leurs enfants.

 Donner un contenu à la co-éducation, dans le respect des rôles et des responsabilités respectives.

 

2) Harmonisation des pratiques en matière de vie communautaire.

 

                        2-1 : Constatations.

                        - Le collège scolarise des jeunes à l’âge de la transgression.

                        - Les enfants s’identifient difficilement de façon positive à des adultes, lorsque ceux-ci sont englués dans leurs difficultés.

                        - En revanche, les jeunes s’identifient trop facilement aux meneurs, au sein de groupes où la valorisation de l’individu passe par la violence verbale ou le défi physique.

                        2-2 : Objectifs.

- Former à la vie communautaire sans nuire à l’enseignement de la discipline.

- Communiquer clairement les exigences pour limiter la confusion entre négociation et sanction.

- Veiller à une stricte application des règles tout en maintenant un climat de dialogue et  de confiance.

- Harmoniser les attitudes et les pratiques des personnels face à des situations de transgression.

                        2-3 : Plan d’actions.

- S’appuyer sur la refonte  en cours du règlement intérieur  pour établir des règles, communes aux élèves et aux adultes.

- Utiliser le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) pour :

- Sensibiliser chacun au respect des personnes : langage, politesse, attitude, propreté.

- Sensibiliser chacun au respect des lieux et des matériels.

                        2-4 : Suivi et évaluation.

- Une grille permettra d’assurer le suivi du comportement de certains élèves.

- Une heure par quinzaine  de « vie de classe » permet à chaque professeur principal de coordonner les actions  et de les ajuster aux objectifs.

 

La réalisation de ces actions améliorera le climat de travail de l’établissement et permettra d’assurer un meilleur avenir à nos élèves.

 

 

 

 

 

LE COLLEGE JEAN ZAY,  synthèse rédigée le 20 novembre 2002

 

I – Quelles sont les principales caractéristiques de l’établissement ?

 

Le Collège Jean Zay est un établissement de ZEP classé sensible. Il accueille des élèves issus de milieux sociaux très variés. Ses effectifs restent stables entre 570 et 600 élèves. Ses classes sont constituées de façon hétérogène, à l’exception des 4ème AES et 3ème d’insertion qui scolarisent des élèves cumulant de grandes difficultés.

Le projet d’établissement est articulé autour de deux axes : la motivation de l’élève et l’accompagnement de sa scolarité, le respect d’autrui et des règles de vie en société.

Le climat de l’établissement est bon en ce qui concerne les personnels d’enseignement et d’éducation, détestable pour ce qui concerne les personnels ouvriers et de service.

Une part non négligeable des élèves tente toujours d’importer au collège des comportements acquis dans l’environnement proche. Des périodes de grande friction avec eux peuvent se traduire par des détériorations importantes des locaux.

Les relations avec les associations de parents d’élèves et avec les associations et travailleurs sociaux du quartier sont excellentes.

 

II – Quels ont été les acquis les plus significatifs au cours des dernières années ?

 

Les résultats obtenus par les élèves du collège au cours de la dernière décennie se sont traduits par des taux de réussite aux examens presque toujours supérieurs aux moyennes départementales, académiques et nationales, par des taux d’orientation en lycée supérieurs aux moyennes de référence malgré des résultats aux évaluations d’entrée en 6ème inférieurs aux moyennes: le collège bonifie ses élèves grâce à un travail collectif centré sur l’apprenant. Il faut saluer le travail opiniâtre de professeurs qui encadrent des élèves parfois rétifs et se lancent sans hésitation dans les dispositifs innovants qui leur sont proposés : parcours diversifiés, travaux croisés, IDD, classes à PAC…

Le collège a ainsi pu conserver la grande mixité sociale de son recrutement, les élèves de milieux  très modestes côtoyant des adolescents issus de familles très aisées.

Le CESC a été complètement redynamisé par la principale-adjointe qui a su y associer les forces vives du quartier.

Le rôle des partenaires extérieurs est désormais reconnu, singulièrement celui des parents d’élèves qui ont participé de façon active à toutes les réflexions des dernières années : élaboration du projet d’établissement, refonte du règlement intérieur, programme de restructuration des locaux du collège…

 

 

 

Jean MACE de 1975 à nos jours  par Elisabeth Lafaye

 

 

 

Nous avions au mois de juin quitté le Lycée Jean Macé dans les années post 68, qui voient à la fois sa transformation en établissement mixte, et la disparition des classes de 1er cycle, l’ancien lycée Fontanes devenant Collège.

C’est également l’époque de la construction des 2 bâtiments de type Pailleron, l’un accueillant les enseignements scientifique, l’autre l’histoire-géographie, qui envahissent la cour.

La dernière directrice du Lycée de Jeunes Filles, mlle Viviane VINOUR, laisse en 1970 sa place au 1er proviseur homme,  René DESNOUX.

1976 voit des mouvements d’élèves contre la réforme Haby, 1978 contre les classes surchargées.

Le lycée est très à l’étroit dans ses murs, et des cours sont délocalisés soit à l’annexe Paul Bert, soit dans des salles du bâtiment internat. En 1987/88, l’établissement atteint et même dépasse les 1400 élèves.

C’est également dans les années 80 que le lycée s’ouvre sur le monde, avec le développement d’échanges réguliers, notamment avec Coburg.

En 1987, le lycée fête ses 100 ans, ce qui donne lieu à la parution d’une brochure, et à la mise en scène d’une pièce de théâtre intitulée, parodiant le titre du roman de G. Garcia MARQUES, « 100 ans de seule étude ».

La rentrée 1989 voit l’ouverture du Lycée de la Venise Verte, ce qui apporte un peu d’oxygène au Lycée Jean Macé.

Cependant, les vieux bâtiments sont de moins en moins adaptés à l’évolution de l’enseignement, et de moins en moins sûrs (un professeur sera même blessé en sciences physiques) ; une question se pose de manière aigüe : faut-il rénover ou reconstruire ailleurs ?

Très vite on se rend compte au Conseil Régional qui, depuis les premières lois de décentralisation (1983-86) à la charge de la construction et de l’entretien des lycées, qu’un « rafistolage » n’apporterait pas de solution satisfaisante ; il y aura donc reconstruction ; mais où ?

Les journaux locaux se font l’écho de propositions diverses, et parfois farfelues : aire de Pré Leroy, place de la Brèche, Sainte-Pezenne derrière Thomas Jean Main, ou bien emplacement situé entre la rue Gustave Eiffel et le Boulevard de l’Europe…. Un parent d’élèves propose un échange de locaux entre Jean Macé et Fontanes.

Et que faire des locaux de l’avenue de Limoges ainsi libérés ? Jean-Paul FREDON, conseiller régional, suggère qu’ils soient réutilisés pour les formations post-bac et la délocalisation de l’Université de Poitiers.

Puis le film s’accélère : on apprend à la rentrée 1990 que le nouveau lycée sera prêt à la rentrée 1993, rue Gustave Eiffel.

Un article publié dans le « Courrier de l’Ouest » du 6/7 octobre 1990 a pour titre « le nouveau programme d’investissements dans les lycées des Deux-Sèvres » ; on y trouve la reconstruction de Jean Macé, pour une livraison fin 1993, et la création de l’internat du lycée Thomas Jean Main ; ce projet d’internat commun provoque de nombreux débats.

Cependant la vie continue avenue de Limoges, et la vétusté des locaux n’empêche pas l’émergence de projets nombreux et ambitieux : ainsi la même année 1990 voit les lycéens de l’atelier théâtre partir pour le festival de Bangui, en Centre Afrique.

C’est également au début des années 90 qu’ont lieu les premiers contacts avec la ville de Nyack aux Etats-Unis à une trentaine de kilomètres de New-York ; en 91/92, les américains viennent à Niort, et l’échange continue depuis.

Pendant ce temps, le nouveau lycée sort de terre, et une photographie publiée dans la Nouvelle République du 2 septembre montre le site, avec 2 énormes grues, et les fondations bien apparentes.

Mais les débats autour du nouveau lycée se poursuivent, dans un climat toujours passionné, car des questions ne sont pas résolues : parkings et gymnase suivront-ils ? C’est ainsi qu’on assiste, sur le site en construction, à une manifestation de parents portant des pancartes avec « et le gymnase »…. Tout ceci sur fond de politique locale, car on est en pleine préparation d’élections législatives ; mairie et Conseil Régional peinent à se mettre d’accord.

Le nouveau lycée est finalement achevé dans les temps, pour la rentrée 1993 ; il ouvre ses portes à 1321 élèves, c’est-à-dire davantage qu’à la rentrée précédente. De nouvelles sections sont ouvertes (STT et BTS Assistant de direction) et, de lycée classique, Jean Macé devient polyvalent.

Les locaux sont beaux, clairs, spacieux, dans l’ensemble fonctionnels, même si tout n’est pas parfait, ce qui entraîne des témoignages tout à fait divergents ; j’ai demandé à quelques membres de personnel leur souvenir le plus marquant sur cette rentrée ; voici ce que cela donne :

un professeur : une impression de lumière, et puis le C.D.I., tellement beau…

autre professeur : mon 1er souvenir ? Une A.G. dans l’atrium, car rien n’allait

une C.P.E. : l’espace, la clarté

des personnels d’intendance : la clarté, la chaleur, la convivialité ; dans l’ancien Jean Macé, nos bureaux étaient à part, sombres et froids ; ici, toute l’administration est regroupée, et c’est beaucoup plus facile de travailler ensemble.

Une documentaliste : le bonheur… l’architecte était ouvert à la discussion, et il accepté certaines de nos propositions : il a notamment renoncé à quelques cloisons, qui auraient assombri les locaux. Il a fallu faire du tri, des caisses….mais nous avons pu, une fois installé, mettre en place de nombreuses actions, ce qui était difficile dans les locaux de l’ancien lycée.

Un agent de service : le positif : la lumière ! mais il y avait tout à nettoyer, ce qui a été un travail très dur. Et puis, moi, les pierres me parlaient davantage. Mais je me suis finalement bien habituée ici.

Au total donc, un transfert plutôt réussi, malgré quelques bémols : en particulier, le gymnase n’est pas encore construit et, pendant un an les élèves rejoindront en bus le gymnase de la rue de l’Ancien Champ de Foire, ce qui conduit évidemment à des séances d’E.P.S. écourtées.

Quant à l’ancien Jean Macé, il a finalement été décidé de le transformer en musée.

Dans la Nouvelle République du mardi 4 janvier 1994 paraissait un article intitulé « l’avenue a pris un coup de vieux », qui peut se résumer ainsi : avec le départ des lycéens, l’âme de jeunesse de l’avenue de Limoges s’est envolée, et les commerçants ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires.

Le lycée de la rue Gustave Eiffel vient d’effectuer sa 14ème rentrée ; il vieillit bien, intérieurement et extérieurement. Certes, les journaux locaux ont encore pu titrer l’année dernière sur les « cages à poule » qui protègent l’accès à l’atrium, mais elles disparaîtront bien un jour.

 

En conclusion : A la question « Objets inanimés, avez-vous donc une âme… », on peut répondre, pour le Lycée Jean Macé, par l’affirmative : cette âme ne risque pas de hanter les locaux du musée d’Agesci, car elle a suivi, intacte, et elle a pris ses aises dans les nouveaux locaux. Elle demeure identique, vaillante, parfois frondeuse, mais toujours attachante.



  

 

     
 

Lycée  Professionnel Thomas-Jean MAIN  -  Niort    1976 – 1988

Lycée de la Venise Verte - Niort    1988 – 1994

par Charles Vasserot

 

La vie de ces  deux établissements niortais durant la période 1976/1994 présente beaucoup de points communs que je décrirai tout d’abord (création avec transfert de sections du Lycée Technique de Niort, aide aux jeunes  pendant leur scolarité, mais aussi à leur sortie, liaison avec les entreprises, jumelages avec des lycées européens). Je présenterai  ensuite leurs caractéristiques propres.

 

1.       CREATION

  Les chantiers                  1976 - 1977         Lycée Professionnel Thomas Jean-Main

                                        1988 – 1990        Lycée de la Venise Verte

Lycée Professionnel Thomas Jean-Main.

Le Lycée Technique de Niort avait besoin d’une cure d’amaigrissement,  aussi à  la rentrée scolaire de 1976  les sections de CAP commerciaux et de couture sont  transférées dans un nouvel établissement situé dans le quartier de Sainte Pezenne Le chantier ayant pris du retard, personnel et élèves ont donc été naturellement hébergés au Lycée Technique de Niort pendant un an.   

Lycée de la Venise Verte. 

Pourquoi créer un lycée polyvalent dans le quartier du Clou Bouchet ? Niort avait besoin de nouvelles classes de seconde  et un nouveau lycée polyvalent s’imposait. Où ? L’ambition clairement affichée par le maire de Niort, Bernard Bellec – soutenu par le conseil régional et par le rectorat -  était « de faire vivre le quartier dans sa ville en faisant entrer la ville dans le quartier … car les habitants d’un ghetto n’en sortent que si le voisins mieux lotis commencent d’abord par  y entrer ». L’implantation du lycée faisait partie de cette dynamique. L’église, le bureau de poste, des bureaux du ministère du travail et la pharmacie notamment ainsi que les commerçants devaient ensuite s’implanter progressivement.

Bien que créé en septembre 1988, le lycée n’a effectivement ouvert qu’en septembre 1989. Et, la encore, plusieurs sections du Lycée technique ont d’emblée été transférées (BTS Assurance et Informatique de gestion, baccalauréat médico-social) en même temps que de nouvelles  classes de seconde devaient donner accès aux sections classiques et modernes.

2.       BESOIN  D’IDENTITE

 Pour  le Lycée professionnel Thomas-Jean Main : une évidence !  Il fallait vite s’affirmer vis-à-vis du lycée technique, mais aussi  des entreprises (stages, emploi … et taxe d’apprentissage), sans oublier le CET Saint André, fortement implanté à Niort, qui possédait les mêmes sections. Il est à remarquer que ce dernier établissement a vécu un développement parallèle à celui de nos deux établissements en devenant un peu plus tard lycée polyvalent, ce qui a entrainé d’emblée une saine émulation.

Le « CET de Sainte Pezenne », devenu – comme tous les CET - Lycée d’Enseignement Professionnel  puis  Lycée Professionnel, a trouvé un nom à la suite du PACTE (Projet d’ACTivités  Educatives et culturelles, ancêtre du PAE) consacré au port de Niort et à la chamoiserie. A la suite d’un concours national,  ce travail réalisé par nos élèves, est sélectionné pour une exposition de deux mois au Centre Pompidou à Paris en 1981. Une consécration pour un petit établissement ! C’est donc tout naturellement que nous avons adopté le nom de Thomas-Jean MAIN, chamoiseur, qui fit la fortune de Niort en allant « chercher » en Angleterre  les secrets du traitement des peaux.

Pour le lycée de la Venise Verte le besoin  de s’affirmer était aussi fort.  Lycée du Clou Bouchet ! Lycée d’Euromarché ! (Le quartier n’avait pas bonne réputation). Aux portes du marais poitevin la Venise Verte, sereine et accueillante,  s’imposait  et le nom a été rapidement  adopté.

 

3.       VOLETS  COMMUNS  DU  PROJET  D’ETABLISSEMENT

Un établissement ne peut pas vivre et se développer sans projet à moyen terme, c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’une création où tout est à construire. Un projet bâti avec tous et partagé par tous, personnel bien sûr, mais aussi élèves, parents d’élèves et partenaires divers dont évidemment les entreprises, et, dans le cas du lycée de la Venise Verte, les habitants du quartier, devient le ciment indispensable à sa réussite.

Lorsqu’aujourd’hui je consulte les projets élaborés par les deux  établissements, je suis surpris par la richesse des innovations proposées mais je ne  retiendrai ici que trois volets communs

3.1     Aide aux élèves pendant leur scolarité

Lycée Professionnel Thomas-Jean-Main.

Le contrôle continu et son complément le cycle relais ont donné lieu à  une nouvelle approche dans la liaison élève-professeur. Tout d’abord en mettant davantage en évidence les points positifs des connaissances de l’élève et surtout en permettant aux jeunes de combler leurs manques en quelques semaines de scolarisation complémentaire dans le cycle relais et d’éviter ainsi un redoublement traditionnel.

L’expérience du GRETA et de son « atelier pédagogique personnalisé » ainsi que l’aide d’un inspecteur niortais de l’Education Nationale  nous ont beaucoup aidés en nous faisant partager leur expérience.

Lycée de la Venise Verte.

Soutien aux élèves de seconde avec mise en place durant deux heures par semaine d’ « ateliers pratiques de soutien » dans toutes les disciplines fondamentales  (bénévolat des professeurs dans un premier temps, obtention d’HSE – Heures Supplémentaires Effectives -  l’année suivante)

Ateliers de méthodologie : 3 journées fixées banalisées à la rentrée scolaire pour apprendre aux élèves à mieux s’organiser et gérer leur temps, prendre des notes en cours…

Pour les deux établissements, une aide indirecte et particulièrement efficace  fut  l’admission d’élèves ou d’étudiants récurrents.  Alors que la demande excédait très rapidement  l’offre des places disponibles dans les deux établissements, nous avons néanmoins admis des jeunes en difficulté, sortis du système scolaire sans avoir obtenu leur diplôme mais qui avaient une forte envie de réintégrer le lycée après avoir vécu une ou plusieurs années difficiles  de « petits boulots ». Nous avons vite décelé, notamment en BTS assurances, une dynamique et un entraînement à l’effort inhabituels avec ces nouveaux leaders.

 

 3.2    Aide aux jeunes  à la recherche d’emploi.

 

Dès les années 1976/1980, il devenait difficile de former des jeunes dans les filières      technologiques sans se préoccuper de leur devenir. Les années fastes où les mutuelles niortaises recrutaient massivement étaient révolues alors que nos élèves s’imaginaient toujours qu’il suffisait d’obtenir un  CAP de secrétariat ou d’aide-comptable pour que les portes de nos mutuelles s’ouvrent largement. 

Aux alentours de 1983, Jacques LIMOGES, professeur au Québec à l’université de Sherbrooke, est venu au Rectorat de Poitiers présenter « le Trèfle chanceux » une méthode éprouvée dans son université pour venir en aide aux étudiants en situation d’échec et leur permettre de trouver un emploi (description sur site internet). Le Directeur de l’ANPE de Niort, Georges Lemoine, présent également à cette réunion a décidé d’adapter cette méthode au niveau V et nous a demandé de la tester en recrutant – pour une période de 3 mois- des demandeurs d’emploi sans qualification.  L’alternance école-entreprise était la règle et le jeune sortait du dispositif après avoir trouvé un emploi, un autre jeune était alors recruté. Le succès fut immédiat et le financement attribué pour 15 jeunes (1 HSE par jeune) permit, dès la première expérience, d’en placer beaucoup plus.

Plus tard au lycée de la Venise Verte, dès 1989,  nous avons pu développer ce qui, aujourd’hui, est devenu  classique (rédaction d’un CV, simulation d’entretien d’embauche par un professionnel…).

Je reviendrai en  fin d’exposé sur les difficultés de mise en œuvre d’un dispositif qui aurait gagné à  être reconduit.

 

3.3     Liaison école-entreprise

On n’évoque pas souvent le nom de Christian BEULLAC  et pourtant c’est, à mon avis, le ministre de l’Education Nationale  qui aura sans doute le plus marqué nos sections techniques ces dernières années en instituant les séquences éducatives en 1979. Combien de tabous et de préjugés a t-il fallu surmonter pour admettre qu’il nous fallait prendre en compte les besoins de l’économie.  Alors que nos formations commerciales devenaient obsolètes, il fallait bien le partenariat des entreprises pour que nos jeunes aient un contact direct avec l’informatique qui envahissait tous les bureaux professionnels.

Jumelages avec les entreprises, développement des stages, dont certains n’étaient pas encore obligatoires, appel à des vacataires professionnels ! Nos deux établissements ont largement profité de ces apports.

Par ailleurs, le Lycée Professionnel Thomas-Jean Main devenu à la fois siège du GRETA (GRoupement d’ETAblissements) du département et siège de l’AFDET (Association Française pour le Développement de l’Enseignement Technologique) ont facilité les relations avec les entreprises. Pour ce qui concerne le Lycée de la Venise Verte, il a bénéficié, et c’était une première dans notre département, d’une zone importante spécialement dédiée à la formation continue des adultes.

 

      4.    Développement Social des Quartiers (DSQ) et le lycée de la Venise Verte

Cette opération qui a demandé un gros investissement de la part du personnel méritait un développement particulier.

L’ouverture du lycée a coïncidé avec la politique nationale de la ville avec notamment  l’opération DSQ. Il ne suffisait effectivement pas de repeindre les façades et les cages d’escalier, sales et repoussantes ;  en même temps que ces tâches de rénovation indispensables, le maire de Niort, le conseil régional Poitou-Charentes et l’Education nationale faisaient un pari en implantant ce lycée dans un quartier déshérité et en lui donnant pour mission de faire revivre un quartier qui avait perdu son âme.

      a.  Constat  La première année a été difficile. Le plus grand  nombre des jeunes du quartier, parfois marginaux, savaient que le lycée était un objet de luxe hors de leur portée. En situation d’échec depuis longtemps, ce lycée ne les concernait  pas ; ils vivaient très mal cette implantation en constatant que leur terrain de jeu disparaissait. Ils l’ont prouvé immédiatement : agressions d’élèves et même d’un surveillant dans le lycée et occupations de nos terrains sportifs pendant les week-ends et vacances, mais aussi durant les heures scolaires.

      b.  Projet d’établissement  Notre communauté scolaire se devait de réagir rapidement. Deux volets ont été immédiatement privilégiés, l’ouverture maîtrisée du lycée aux des jeunes du quartier et la valorisation de nos lycéens qui devait entraîner en même temps celle du quartier. Plusieurs mesures ont été prises dès les deux premières années :

4.1. Le sport, vecteur d’intégration sociale

Le temps nous était compté. Le meilleur moyen de valoriser nos lycéens était d’obtenir de bons résultats aux examens mais  il fallait pour cela attendre trois ans, le temps d’accéder de la seconde à la terminale. En revanche,  le sport pouvait nous permettre une valorisation rapide, tout en intégrant partiellement les jeunes du quartier.

- Accès, sous contrôle,  aux terrains de sport situés dans l’enceinte du lycée aux jeunes du quartier durant les week-ends, petites et grandes vacances.

- Création de plusieurs sections sportives

Entrainement et rencontres sportives régulières avec les jeunes du quartier

- Initiation au rugby pour les jeunes du quartier, l’animation étant assurée par un maître auxiliaire d’éducation physique soutenu par le Stade Niortais.

 

4.2.   Soutien scolaire aux jeunes du collège Jean Zay voisin.

Favoriser  l’accès en seconde des jeunes du quartier devenait indispensable. En plus des stages pratiques de liaison troisième-seconde mis en place par les professeurs des deux établissements, il a été organisé au lycée des cours de soutien pour les élèves du collège Jean Zay. Nos élèves de la section médico-sociale y ont pris une part active.

 

4.3. Participations diverses à la vie du quartier

- création d’un journal lycée-quartier « Le petit vénitien »

- création  d’un club vidéo ouvert aux jeunes du quartier

ouverture de la grande salle aux jeunes du quartier certains soirs à l’occasion de la retransmission télévisuelle de  grandes manifestations sportives (surtout  football)

expositions de qualité organisées par le musée de Niort dans le hall du lycée, ouvert aux habitants du quartier

- participation aux fêtes du quartier

 

4.4. Les moyens.

Il s’avérait que, seul, le lycée ne pouvait réussir, nous avions besoin à la fois de moyens humains et matériels.

      - Moyens humains. Comment accueillir et animer un groupe de jeunes du quartier pendant le temps non scolaire durant toute l’année ? Le personnel administratif logé est intervenu dans un premier temps bénévolement, mais il n’était pas envisageable de poursuivre  sans aide extérieure compétente. Dans le cadre du D.S.Q. la ville de Niort a apporté son soutien en détachant un animateur sportif sur le terrain de sport du lycée (il était impossible  d’interdire son entrée puisque les jeunes n’attendaient pas d’autorisation et escaladaient les grilles). Plus tard,  la ville de Niort a installé un microsite de sport à proximité ce qui a permis de soulager notre participation.

Par ailleurs la Direction de la jeunesse et des Sports a détaché des conseillers techniques pour compléter l’encadrement des sections sportives. Enfin le Club des Chamois et le Stade Niortais ont collaboré efficacement à cette animation.

      - Moyens matériels  La pratique du sport, dans les conditions qui étaient les nôtres, s’est vite avérée très onéreuse et au-dessus de nos moyens.  Plusieurs entreprises niortaises,  jumelées au lycée, ont accepté de nous aider financièrement, sur présentation de notre projet

 

Il me  faut achever cette rétrospective en ayant l’impression d’avoir laissé beaucoup d’éléments qui auraient pu faire l’objet de développements.

 

 Les expériences pédagogiques,

Elles sont nombreuses, le contrôle continu, le GEREX (Groupe de Recherche Expérimentale) dont le but était de mettre au point une méthode de soutien individualisé des élèves, le Projet Pilote Européen F9, le Plan Catala, le Trèfle Chanceux, les premiers pas des séquences éducatives. Sans occulter  les FCIL (Formation Complémentaire d’Initiative Locale) qui nous permettaient d’actualiser les connaissances des élèves au contact des entreprises.

Les échanges avec des établissements solaires européens et québécois ont été développés.

         

L’organisation des emplois du temps : gérer  la formation initiale, la formation continue des adultes, les cycles relais, les FCIL, c’était travailler avec des professeurs traditionnels, des contractuels et des vacataires, certains exerçant sur l’ensemble de l’année scolaire et d’autres ponctuellement en fonction des contrats décrochés auprès des entreprises ou de l’état, ou encore des actions spécifiques attribuées en cours d’année. Utiliser au mieux les compétences de chacun, conduisait naturellement à mixer les différents services avec du personnel volontaire et à obtenir une flexibilité du temps de travail dont certaines heures étaient globalisées à l’année. Aux alentours des années 80 ce n’était pas encore une évidence.

Et j’en arrive tout naturellement à faire état de mes regrets…

 

     5. Mes regrets

       5.1.   Pourquoi avoir développé la pratique des ZEP essentiellement dans les collèges, alors qu’il fallait  - à mon avis- une politique globale  au niveau d’un quartier en y associant dans un même projet collège et lycée (et pourquoi pas école) ?  Le lycée a manqué de moyens, le projet d’établissement lui en a accordé quelques uns à travers les heures supplémentaires, mais ils sont restés insuffisants au regard de nos projets.

       5.2   Un projet d’établissement ambitieux ne peut être que pluriannuel. Je pense notamment aux actions à entreprendre à la rentrée scolaire pour aider les jeunes sortis du système scolaire, en situation d’échec.  Prévoir les emplois du temps avec un personnel compétent, c’est connaître les moyens à attribuer  au plus tard en mai et non en octobre (FCIL , cycle relais et autre Trèfle chanceux).

       Un projet pluriannuel agréé doit être soutenu par des moyens prévus sur l’ensemble de ces années.

 

       5.3   Une autonomie plus grande méritait d’être laissée aux établissements (avec un contrôle indispensable). Ainsi notre action « rugby » particulièrement appréciée par les jeunes du quartier et par nos partenaires a-t-elle disparue parce que je n’ai pas réussi à convaincre l’administration que le maître auxiliaire compétent devait être renommé sur place !

Nous  aurions  gagné  en efficacité  si  nous  avions  eu  la  possibilité  d’obtenir deux postes à profil, le premier –de nature éducation sportive-  m’aurait permis de poursuivre l’animation du rugby, à la fois au lycée et  dans le quartier (avec des heures dédiées) ;  le second, aurait pu ressembler à celui que j’utilisais partiellement en Alsace dans le CFA (Centre de Formation d’Apprentis) attaché au CET, lorsqu’il s’agissait de faciliter les relations extérieures avec les entreprises régionales  pour la recherche de stages et de la taxe d’apprentissage et surtout, pour le suivi des jeunes non seulement pendant leur séjour en entreprises mais aussi en fin d’études lors de la  recherche d’emploi.

       5.4.   Enfin, puisque le chômage des jeunes est malheureusement toujours d’actualité, je regrette que l’Education Nationale ne puisse mettre au point un complément de formation, sous forme de stage long,  en entreprises, en particulier européennes qui pourrait s’appuyer sur l’expérience  actuelle de l’ARIJE (Association Régionale pour l’insertion des Jeunes en Europe) créée en 1990 en Poitou-Charentes. J’ajoute que la pratique du « Trèfle chanceux » me semble aujourd’hui dépassée au regard de celle que nous utilisons aujourd’hui à l’ARIJE.

      5.5.   Une structure de  lycée qui regrouperait dans des filières identiques, à la fois la formation initiale, la formation continue des adultes et un centre de formation d’apprentis entraînerait à la fois  une plus grande richesse pédagogique et une liaison plus étroite avec les entreprises dans le cadre de l’alternance et du suivi des jeunes après leur parcours scolaire.

En conclusion,  j’ai vécu de magnifiques années dans ces deux établissements niortais. Je dois remercier le personnel enseignant et non enseignant, particulièrement dévoué, qui a toujours donné le meilleur de lui-même  pour nos jeunes.

 

 

 

 


de gauche à droite :   Jean-Michel Briand,   Patrick Ancel,    Jean-Claude Arnal

BREVE HISTOIRE DE LA CITE TECHNIQUE PAUL GUERIN de 1973 à 2007

Par Jean-Claude Arnal et Patrick Ancel

 

1)      Dates importantes

Rentrée 1973 : ouverture du lycée professionnel G. BARRE.

Rentrée 1976 : ouverture du lycée professionnel Thomas J. Main. Charles VASSEROT assure la direction de cet établissement qui reste toutefois, pendant l’année scolaire 76/77, dans les locaux du lycée professionnel Paul GUERIN.

Rentrée 1977 : départ des sections du lycée professionnel Thomas J. Main et  transfert des sections de maintenance automobile au lycée Gaston Barré.

Rentrée 1989 : ouverture du lycée de la Venise Verte.

Rentrée 1994 : installation du lycée Jean Macé dans ses nouveaux locaux, mise en place d’une direction commune avec le lycée professionnel Gaston Barré.

Rentrée 1995 : initialisation de la procédure de restructuration des locaux.

Rentrée 2005 : fin de la direction commune avec le lycée professionnel Gaston Barré.

Rentrée 2006 : ouverture d’une formation par la voie de l’apprentissage,  demi-pension commune avec le lycée professionnel Gaston Barré.

Rentrée 2007 : intégration d’une partie de la rue Gaston Barré dans l’emprise de la cité scolaire Paul Guérin.

2) Les directions successives

1964/1974              :               PAMART                              1974/1981             :               PERCHERON

1981/1985              :               FOUCHIER                           1985/1989              :               DESCHAMPS

1989/2006              :               ARNAL                                  2006/     :               ANCEL

C’est à la fin des années 1970, sous la direction de M. PERCHERON que la cité technique a été baptisée « Paul Guérin ».

 

3) Evolution de la carte scolaire et des effectifs du lycée professionnel Paul Guérin

Rentrée 1975 :  l’établissement forme aux CAP et BEP. Le nombre d’élèves est de 609. C’est l’effectif le plus élevé qu’a atteint le lycée professionnel.

Rentrée 1976 : transfert des sections préparant aux métiers du tertiaire et de l’industrie de l’habillement au lycée professionnel Thomas J. Main.                         Nombre d’élèves         :  364

Rentrée 1978 : les sections préparant aux métiers de la maintenance automobile ont été transférées au lycée professionnel Gaston Barré à la rentrée 1977.

 l’établissement prépare aux diplômes suivants :

            CAP des métiers de l’électricité, de la mécanique, de la maintenance et de la chaudronnerie,

            BEP électromécanicien, mécanicien-monteur, maintenance, bois et matériaux associés (ouverture en 1978).

Rentrée 1983 : ouverture du BEP chaudronnerie fer.

            A partir de cette date on observe la baisse progressive des effectifs en CAP et la montée en charge des BEP.

Rentrée 1987 : ouverture des classes technologiques et  ouverture du baccalauréat professionnel maintenance.

Nombre d’élèves : CAP et classes technologiques : 158       BEP:171        bacc. prof.: 24

Rentrée 1991 : fermeture des premières années CAP.

Rentrée 1993 : ouverture du baccalauréat professionnel structures métalliques.

Rentrée 2005 : ouverture du baccalauréat professionnel technicien d’usinage.

Rentrée 2007 : le nombre d’élèves est de 279

            3eme DVP:  24      BEP:          171      bacc. prof.:  84

Les quatre spécialités préparées sont l’électricité, la mécanique, la maintenance industrielle et les structures métalliques.

Conclusion : On constate une certaine stabilité des effectifs entrant dans l’établissement après la classe de troisième. Ceci est assez remarquable pour un lycée professionnel industriel et dénote de l’attractivité réelle de cet établissement pour de jeunes gens souvent issus de catégories sociales dites défavorisées.

Malgré une certaine désindustrialisation de notre région, toutes les études menées sur l’insertion professionnelle des jeunes formées dans l’établissement sont particulièrement encourageantes, notamment après le baccalauréat professionnel.   On observe aussi un nombre significatif de réussites en BTS après le baccalauréat professionnel.

 

4) Evolution de la carte scolaire et des effectifs du lycée Paul Guérin

Trois périodes peuvent être distinguées :

            De la rentrée 1973 à la rentrée 1988  on observe la poussée de la démographie scolaire vers l’enseignement long du second degré alors qu’il n’y a que deux lycées publics à Niort.

            De la rentrée 1989 à la rentrée 1993  on observe la mise en place de l’enseignement général et le développement des sections de technicien supérieur.

            De la rentrée 1994 à la rentrée 2007  on observe une légère baisse de l’enseignement général, une baisse plus rapide des sections préparant aux baccalauréats technologiques industriels et le maintien puis le déclin des sections de technicien supérieur.

On prendra pour référence les effectifs des classes de seconde.

4.1) De la rentrée 1973 à la rentrée 1988

                        A la rentrée 1973 l’établissement prépare aux diplômes suivants :

            Bac B et E,      Bac de technicien F1, F3, G1, G2 ,      STS électrotechnique et technico-commercial.

                        Rentrée 1974 : les effectifs dont les suivants :

            2e T : 144                                           2e T4 :   36                             2e AB :            222

                        Rentrée 1975 : ouverture de la filière SMS et du baccalauréat G3.

            2e T: 130                                2e T4 :   36                  2e AB :            222

                        Rentrée 1983 : ouverture du BTS assurance.

                        Rentrée 1986 : ouverture du BTS informatique de gestion.

                        Rentrée 1987 : ouverture d’une 2eme division du BTS électrotechnique,   ouverture d’une 1ere S.

                        Rentrée 1988 : ouverture d’une terminale C,   ouverture d’une section post BTS en domotique.

            2e T : 184                               2e T4 :   36                  2e AB :            280

Au total il y a 14 classes de seconde et 1748 élèves au lycée. Si on ajoute les 362 élèves du lycée professionnel cela représente 2110 élèves dans la cité technique. L’accueil de tous ces élèves a nécessité l’implantation d’un grand nombre de préfabriqués, la transformation d’un internat en salles de classe ( bat 600 a ) et , in fine, la construction du lycée de la Venise verte.

4.2) De la rentrée1989 à la rentrée 1993

                        Rentrée 1989 :          transfert de la moitié des sections technologiques tertiaires et des deux BTS tertiaires vers le lycée de la Venise verte nouvellement ouvert.

            2eme TSA :  144 él ( 5 div )   et   2eme IES :  156 él ( 5 div )  soit au total 1444 élèves dont 139 étudiants.

                                   On constate une forte baisse en seconde technologique industrielle.

                        Du point de vue de l’enseignement technologique industriel, l’ouverture du lycée de la Venise verte, lycée « pilote innovant », semble constituer une rupture forte, la baisse à l’entrée en 2eme TSA étant de 22%.

                        De plus le transfert du BTS assurance et du BTS informatique de gestion, au moment où tous les lycées polyvalents souhaitaient ouvrir des sections préparant au BTS, était de nature à affaiblir l’enseignement tertiaire au lycée Paul Guérin et à mettre en cause sa pérennité

                        Dés l’année scolaire 89/90 une réflexion a été menée, à l’initiative de M. le Recteur, afin de définir la carte scolaire des trois lycées publics de NIORT, compte tenu de la reconstruction du lycée Jean Macé.

                        A cette occasion il est apparu que le lycée Paul Guérin ne pourrait plus développer des STS tertiaires et que le lycée J. Macé souhaitait devenir polyvalent avec un cycle d’enseignement supérieur.

                        Il a donc été décidé par M. le Recteur de transférer au lycée J. Macé les classes du lycée P. Guérin préparant aux baccalauréats G et n’ayant pas pu, faute de places, être transférées au lycée de la Venise verte.

Le lycée Paul Guérin devenait, dans ces conditions, un lycée d’enseignement général et technologique industriel.

            Cette décision représentait une évolution très importante de l’établissement, une véritable révolution culturelle.

Lors d’une journée banalisée, en mars 1990, un nouveau projet a été élaboré en assemblée générale et présenté au conseil d’administration,          ce projet comportait trois volets :

                                   la mise en place progressive, après expérimentation, d’un accueil pédagogique adapté des élèves de seconde afin d’améliorer la réussite des élèves et de diminuer le taux de redoublement,

                                   le développement du cycle préparant au baccalauréat général,

                                   le développement du cycle d’enseignement supérieur.

                        Rentrée 1990 :           -ouverture du BTS domotique,            -ouverture de la terminale D

                        Rentrée 1991 :           Ouverture du BTS assistance technique d’ingénieur.

                        Rentrée 1992 :           Ouverture de la 1e STI systèmes motorisés et ouverture de la 1e STI d’adaptation.

                        Rentrée 1993 :           Ouverture du BTS réalisation d’ouvrages chaudronnés et ouverture du BTS construction et réalisation de carrosseries.

Pendant cette période on observe :

                        Une augmentation sensible des effectifs des sections scientifiques,

                        Une augmentation importante des effectifs en STS, le nombre de spécialités étant passé de 2 à 6.

4.3) De la rentrée 1994 à la rentrée 2007

                        Rentrée 1994 : ouverture des nouveaux locaux du lycée jean Macé et transfert progressif des sections technologiques tertiaires du lycée Paul Guérin vers cet établissement.

                        Cette rentrée voit l’ouverture de la 1e L et de la T S avec toutes les spécialités.

Les effectifs sont les suivants :  2e SVT : 229      2e TSA : 99              1e STI : 127

                        Rentrée 1998 : ouverture du BTS maintenance industrielle.

                        Rentrée 2002 : ouverture du BTS constructions métalliques.

Les effectifs sont les suivants : 2eme : 295           1e STI : 121             1e STS : 150

                        De la rentrée 2003 à la rentrée 2007

                                   R 2003 : 244 élèves en seconde. (moins 51 élèves)

                                   R2004 : fermeture du BTS assistance technique d’ingénieur.

                                   R2005 : fermeture du BTS constructions métalliques et  fermeture de la 1e L.

Pendant cette période le lycée Paul Guérin, s’il a maintenu son recrutement en seconde, est en perte de vitesse pour ce qui concerne les sections STI et STS. On peut toutefois constater qu’il s’agit d’un phénomène national qui affecte profondément l’enseignement technologique industriel.

 

5) La restructuration

            Le principe en a été décidé en 1993 et l’étude a débuté en 1994.    La réalisation a pris au mois trois années de retard et le projet initial a subi de profondes modifications en raison, d’une part, de problèmes techniques liés à la sécurité et, d’autre part, de la baisse des effectifs ayant nécessité des fermetures de STS.

 

6) Une histoire de direction commune

Pendant l’année scolaire 1993/1994, compte tenu du départ à la retraite du proviseur du lycée professionnel Gaston BARRE, monsieur le Recteur a décidé la mise en place d’une direction commune entre les lycées Paul GUERIN et le lycée Gaston BARRE.

L’objectif était de rationaliser le fonctionnement de l’ensemble des deux établissements en intégrant progressivement le lycée Gaston BARRE dans la cité technique et de créer un pôle significatif de formation aux métiers de l’industrie et de l’automobile incluant des formations par la voie de l’apprentissage.

Le Maire de NIORT, consulté lors d’un conseil d’administration du lycée Paul GUERIN, avait indiqué qu’il n’était pas opposé à une réflexion sur la privatisation d’une partie de la rue Gaston BARRE séparant les deux établissements.

La direction commune a été effective à compter de la rentrée 1994.

Par la suite il n’y a eu aucune avancée significative vers l’intégration.

A la rentrée 2006, en raison de la transformation du CFA Gaston BARRE en CFA académique, Mr le Recteur a décidé d’annuler la direction commune et de faire nommer de nouveau un chef d’établissement au lycée Gaston BARRE.

A partir de cette rentrée, paradoxalement, la dynamique d’intégration a été de nouveau reprise :

                        -Rentrée 2006 : mise en place d’une restauration commune,

                        -Rentrée 2007 : privatisation d’une partie de la rue Gaston BARRE, les deux établissements constituant ainsi un espace foncier unique.

Il semble qu’il soit possible d’aller vers l’intégration du lycée professionnel Gaston BARRE dans la cité scolaire Paul GUERIN, ce qui semble supposer la fusion administrative des deux lycées professionnels et éventuellement le retour à la direction commune.

Le contexte économique plaide pour cette solution qui permet une utilisation plus rationnelle des locaux, notamment ceux qui restent à restructurer, et des personnels non enseignants.

 

7) Conclusion

L’achèvement de la restructuration des locaux, la mise en place d’une nouvelle organisation administrative avec intégration du lycée Gaston BARRE dans la cité scolaire et le développement de l’apprentissage devraient être le signal d’un nouveau départ pour les formations technologiques et professionnelles industrielles dont la réussite, déjà évidente si on observe l’origine sociale des élèves et l’insertion professionnelle des anciens élèves, sera nécessaire pour la promotion de la mixité sociale et le développement de la production et des services industriels, tout particulièrement dans le cadre d’une politique industrielle volontariste orientée vers les nouvelles technologies et le développement durable.

 

 

Le lycée professionnel Gaston BARRE   par  Jean-Michel Briand

 

Introduction :

Le lycée Gaston BARRE aura 35 ans et l’apprentissage 30 ans à la rentrée 2008.

Si l’on observe uniquement l’existence de cet établissement on peut repérer trois périodes.

En réalité si on rapproche notre observation de la description faite précédemment par M. BRILLAUD, on peut réduire notre description à deux grandes périodes qui correspondent à deux visions différentes de la formation professionnelle et peut-être plus généralement du système éducatif.

La troisième période que j’appellerai étape des changements et de la construction de l’avenir qui est charnière entre les deux représentations de l’école.

A. La première période, celle de l’école fondamentale 1973 à 1985

Passage des CAP en 3 ans (après la 5ème) à  des BEP en 2 ans  (après la 3ème)

En 1973 l’établissement s’appelle   CET de la Carrosserie  

En 1978 l’application devient   LEP de la Carrosserie et des Métiers de l’Automobile

La même année ouverture du  CFA Municipal qui est hébergé par le Lycée.

Les formations resteront strictement de  niveau V jusqu’à son intégration en tant que C.F.A. public (1997).

B. La deuxième période : celle du changement 1985 à 2004

1 - Elévation du niveau de qualification

Création du premier bacc professionnel en 1985 en Carrosserie avec deux options :

réparateur et constructeur

Ouverture du bacc maintenance auto en 1990

Ouverture d’une FCIL expertise auto en 1991

Ouverture culturelle : stages en entreprise (Springe, Willingborough, Czestochova) le lycée prend le nom de Gaston Barré (1990)

2 -  Différenciations des modalités de formation

Le CFA Municipal devient CFA Public et prend l’appellation CFA Gaston BARRE

En 1999 ouverture du bacc pro carrosserie construction

En 2001 ouverture du bacc pro carrosserie réparation

En 2005 ouverture du BTS MAVA

C. La troisième période : celle de l’école pour tous depuis 2004

1 -  Individualisation de la formation

a) Construction d’un dispositif permettant une différenciation des parcours :

statut scolaire                           apprentissage

formation continue (GRETA)   VAE

Pour l’instant ce n’est qu’une juxtaposition des dispositifs.

b) Plus grande lisibilité de l’EPLE pour le caractériser.

Création d’une filière de l’automobile et une filière de la logistique.

CAP  ( bacc + 2 + 1 an)

La différenciation du parcours + la continuité des parcours sont les ingrédients du nouveau label proposé aux lycées professionnels 

2 - Formation tout au long de la vie

C’est pour après 2008  mais tous les ingrédients sont là :

-         la directive européenne                                    - la loi des finances LOLF  ð démarche qualité

Le coût de la formation va imposer

-     le métissage des publics                                 - jeunes sous statut scolaire

-         jeunes en apprentissage                                   - récurrents

-         adultes en VAE                                               - formation continue

Donc :

  -  nouvelle pratique pédagogique, celle du DIAGNOSTIC et de la prescription

  -  des parcours différenciés

  - des modularisations de la formation

CONCLUSION

Aujourd’hui ce lycée offre une plus grande lisibilité avec deux filières

  -   automobile       -  maintenance

  -  carrosserie            -  logistique

Bénéficie d’une singularité : l’existence de l’apprentissage depuis 30 ans.

Il s’inscrit dans une démarche qualité : celle du label Lycée des Métiers.

Il permet aux deux lycées  Gaston et Paul de se distinguer et de se compléter, l’un devenant Lycée de la Maintenance et de la Logistique, l’autre devenant Lycée de l’Industrie.

L’avenir n’est pas dans une fusion mais dans la construction d’une nouvelle entité qui va s’enrichir mutuellement.