SOMMAIRE

 

             page   1   -  Sommaire – Bureau départemental 

             page   2   -  Editorial   

             page   3   -  Compte-rendu  de l’AG 2013 au lycée agricole Jacques Bujault de Melle

Activités :

page  10 -  Conférence : L’école et la guerre : de la défaite de 1870 à l’opinion émise par Ernest  

                   Pérochon,  prix Goncourt 1920 

page  14  -  Action pédagogique commémorative du centenaire : Ecole de Mazières

page  18  -  Rallye citoyen des collèges

page  20  -  Photo des médaillés lors de l’AG 2013

page  22  -  Ecrivains amopaliens des Deux-Sèvres

Pages  d’histoire :

page  24  -  Jean Jaurès dans les Deux Sèvres

page  27  -  La libération des Deux Sèvres (août – septembre 1944)

Dossier : BRESSUIRE

page  31  -  Bressuire : La Ville

page  33  -  Des personnages bressuirais célèbres

page  36  -  Les poteries de Saint Porchaire   

page  37  -  Bienvenue au lycée Les Sicaudières à Bressuire

Assemblée générale 2014

           page   38  -  Programme de l’assemblée générale 2014 et compte financier 2013  

           page   39  -  Liste des adhérents et des promus de l’année 2014 

 

LE  BUREAU  DÉPARTEMENTAL  2014

Présidente                 - Catherine DAMBRINE Professeur

Vice-présidents         - Françoise PRESTAT  Maire adjoint de Parthenay

                                 - Denis ROUSSEL  Chef d’établissement 

Secrétaire                  - Georges PINTAUD Chef d’établissement honoraire

Secrétaire adjointe    - Véronique MESLET Conseillère principale d’éducation

Trésorier                   - Michel BONNAUD  Instituteur honoraire

Trésorier adjoint       - Jacques  SÉGUIN Professeur honoraire

Membres  -  Bernard CAVAILLES Inspecteur honoraire Education Nationale

-          Michel CHAUMET Directeur de CRDP honoraire - Martine FRADIN Chef d’établissement honoraire  

-          Jacques GARANDEAU Professeur honoraire - Bernard de LITARDIERE Professeur honoraire

-          Jean-Louis LOBSTEIN Inspecteur d’académie honoraire

-          Philippe MARSAULT Inspecteur Education Nationale

-          Claude MORILLON  Professeur honoraire - Noël PIÉTRI  Instituteur honoraire

-          Marylène PROUST Chef d’établissement - Claude QUÉTIN  Médecin retraité    

-          Roger QUINTIN  Professeur honoraire - Maximilien RENAUD Chef d’entreprise

-          Philippe TIQUET Directeur académique des services de l’éducation nationale des  Deux-Sèvres

Vérificateur aux comptes    - Jean JOURDAN  CASU honoraire

 

COMITÉ  D’HONNEUR

Max BONNEAU  CASU honoraire

Michèle BROTHIER Chef d’établissement honoraire

Simone FRANCOIS  SCASU honoraire

Paulette GAILLARD  Professeur honoraire

René ROUSSEAU  Sous-préfet honoraire

 

 

Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres

Directeur de la publication : Michel Berthet, président national de l’AMOPA

Rédacteur en chef : Catherine Dambrine, présidente déléguée de la section des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :   tous les membres du bureau avec l’appui logistique du collège Pierre et Marie Curie à Niort

Diffusion gratuite réservée aux adhérents            Conception et mise en forme : le secrétariat AMOPA79

Site internet : http://amopa79.org     Contact : secretariat@amopa79.org

 


 

EDITORIAL

 

Les membres de la section des Deux-Sèvres ont le plaisir de vous adresser ce nouveau bulletin N° 26, dans lequel ils présentent ce qui a constitué une part importante de leur activité au sein de la section. Ils ont eu le souci de mettre en lumière les femmes et les hommes qui ont compté dans l’histoire de notre département,  qui ont agi autrefois en faveur de la culture et de l’éducation. Ils ont également valorisé celles et ceux qui œuvrent aujourd’hui auprès des jeunes, et des moins jeunes, pour construire des passerelles entre le passé et le présent, développer des liens entre les générations, proposer des actions pédagogiques et culturelles ambitieuses.

2014 fut une année particulièrement riche en événements, rencontres et initiatives ; nous espérons que ce nouveau bulletin, fruit d’un travail collectif, en sera le reflet.

En parcourant notre revue, vous aurez l’occasion de (re)découvrir les temps forts de notre dernière assemblée générale, qui s’est tenue à Melle, avec tous les membres de notre association, venus nombreux, et qui ont contribué au succès de cet événement annuel.

L’année 2014 qui s’achève a été l’année de deux grandes commémorations, celle du centenaire de la Grande Guerre et celle du 70ème anniversaire de la libération des Deux Sèvres. Notre section a bien évidemment participé ou contribué à ces commémorations ; à travers des conférences, auxquelles certains de ses membres ont été associés, ou bien en valorisant des personnages, des événements et des actions pédagogiques.

Au cours de votre lecture, vous retrouverez également des articles, sur le rallye citoyen, sur notre conférence annuelle et plusieurs pages mettant à l’honneur la ville de Bressuire, où se tiendra notre prochaine assemblée.

Je ne peux rédiger cet éditorial sans saluer quatre de nos membres qui ont choisi de quitter notre bureau en décembre 2013, mais avec lesquels nous garderons bien évidemment des contacts. Camille Salètes, notre  secrétaire, particulièrement investi dans la rédaction de nos bulletins, a rejoint, avec son épouse Aline, nos collègues de la section AMOPA 17. Il est aujourd’hui remplacé par Georges Pintaud. Daniel Brillaud, longtemps président, est reparti en Gironde. Je tiens à lui rendre un hommage particulier; il s’est beaucoup investi pour l’AMOPA, a fait en sorte que de nouveaux membres intègrent le bureau, je suis de ceux-là. Il a toujours été présent à nos côtés, en toute discrétion, tout en défendant, avec conviction les valeurs de l’école. Enfin Philippe Tiquet, qui a souhaité céder la présidence, reste à nos côtés. Que tous les quatre, au nom de l’ensemble des membres de la section, soient ici très sincèrement remerciés pour la qualité de leur investissement.

 

Avant de terminer cet éditorial, je tenais à vous présenter une nouvelle rubrique, que vous retrouverez désormais dans notre revue, intitulée « Ecrivains amopaliens des Deux-Sèvres ». Elle sera rédigée par Michel Chaumet, membre actif au sein de notre section.

Notre association, d’utilité publique, doit sa richesse à tous les membres qui la composent, membres bénévoles du bureau et vous, adhérent(e)s, qui nous rejoignez régulièrement, lors des manifestations que nous organisons et lors des assemblées générales annuelles ; soyez-en tous remerciés.

Chères adhérentes, chers adhérents, membres fidèles et nouveaux lecteurs, retrouvez sur notre site les temps forts, les événements marquants de la vie de notre section ainsi que divers articles en lien avec nos priorités. Si ce n’est déjà fait, rejoignez notre section !

 

En nous appuyant sur l’œuvre de nos aînés,  c’est ensemble, assurément, que nous pourrons, agir aujourd’hui au service des générations futures.

 

Dans l’attente de vous retrouver lors de notre prochaine assemblée générale, je vous souhaite une agréable lecture.

Catherine Dambrine, Présidente de la section AMOPA des Deux-Sèvres.


 

Compte rendu de l’assemblée générale 2013

L’assemblée générale s’est tenue le 30 novembre 2013 à Melle, au lycée Jacques Bujault.

( photos Bernard De Litardière)

 

Accueil par Jean-Michel Bobineau proviseur.

DSC00949Jean-Michel Bobineau remercie les membres du bureau de l’AMOPA 79 pour avoir choisi cette année le lycée Jacques Bujault de Melle pour son assemblée générale.

Il présente son établissement (création en 1968), ses filières et ses enjeux : « un lycée agricole pour qu’il reste une vie au pays »

L’après-midi sera consacré à la visite de l’exploitation agricole.                     

                                                                                                                              Jean Michel Bobineau

 

Ouverture de l’AG par Philippe Tiquet, directeur académique, directeur des services de l’Education nationale des Deux-Sèvres et président de l’AMOPA 79.

Il adresse des remerciements

- à Jean-Michel Bobineau et son équipe pour la part prise dans l’organisation de cette journée et pour son accueil chaleureux,

- à Mme la Présidente de la région et à Yves Debien, vice président du conseil régional et maire de Melle, pour la mise à disposition des locaux.

Il remercie les personnalités qui ont répondu à notre invitation  et tous les membres de l’association présents.

            Il apporte des précisions sur le déroulement de l’assemblée générale.

 

Approbation du compte rendu de l’AG 2012 (page 3 à page 12 du bulletin n°25) :

            Le compte rendu est approuvé à l’unanimité.

 

Rapport moral présenté par le Président

 

Le président rappelle les objectifs de la section des Deux-Sèvres  en conformité avec ceux de l’AMOPA nationale, à savoir :

- contribuer au rayonnement de l’ordre des Palmes académiques

- organiser des réunions et des manifestations culturelles destinées à promouvoir l’École, ses valeurs, son patrimoine, ses serviteurs, et à entretenir des relations amicales entre ses adhérents

- contribuer au développement d'activités éducatives en faveur de la jeunesse.

DSC00923« Le bilan d’activité que présentera Camille Salètes, même modeste, répond à mon avis à ces objectifs et est respectueux des valeurs qui sont les nôtres, d’ailleurs reprécisées dans l’éditorial du bulletin » 

Philippe Tiquet  précise que « L’AMOPA doit plus que tout s’attacher à soutenir toute action pédagogique et culturelle à destination des élèves car être jeune de nos jours dans un tel contexte de morosité ne doit pas être simple ». Le président encourage notre association à poursuivre son action auprès des jeunes dont nous avons la charge, et remercie les membres du bureau. 

Comme annoncé dans l’éditorial du bulletin n°25, cette présidence d’assemblée est un peu particulière  pour                                     Philippe Tiquet qui a pris la décision de remettre son mandat de président.

Une partie de l’assemblée

« Mon travail quotidien m’empêche d’être un président actif et disponible….n’aimant pas faire les choses à moitié, il m’a paru plus sage, et plus honnête… de passer le relais »

Philippe Tiquet nous assure qu’il continuera à apporter son soutien et donne la parole à Camille Salètes afin de passer au rapport d’activité.

Rapport d’activité présenté par le Secrétaire

   Les membres qui nous ont quittés en 2013 :

 

- Simone Legendre  décédée le 12/02/2013. Née en 1921. Directrice d’école maternelle Paul Bert Thouars. Très impliquée dans la vie associative, elle fut adjointe au maire de Thouars pendant deux mandats. Membre du comité d'honneur  Chevalier en 1963 Officier en 1968 Commandeur en 1990.
- Roger Cornu  décédé le 16 avril 2013. Né en 1922. Normalien, instituteur en 1939, STO en 1943 s’évade, il s’engage dans l’armée en 1945, fait la campagne d’Indochine et quitte l’armée à son retour. Lauréat du concours de la gendarmerie 1954, colonel en 1976. Membre du comité d’honneur  Chevalier en 1981  Officier 1991  Officier de la Légion d’Honneur en 1971.
- Charles Guay  décédé le 18 juin 2013. Ancien élève de Fontanes promotion 1945,  Principal Fontanes 1967 – 1988,  Président université inter-âges,  Chevalier en 1966  Officier en 1971. 

- Christian Chiraux  décédé le 23 juin 2013. Né en 1944. Membre du bureau AMOPA79 depuis 2008,  Chevalier en 2007.

Son éloge funèbre prononcé par Denis Roussel est sur notre site internet.

 

Quelques instants de recueillement en leur mémoire.

 

Quelques données numériques caractéristiques de notre section :

 

Adhérents à jour de cotisation:

     1998 :   93                         1999 :   93                      2000 :    94                       2001 :   98       

     2002 : 105                         2003 : 108                      2004 :  119                       2005 : 128   

     2006 : 149                         2007 : 157                      2008 :  158                       2009 : 152

     2010 : 133                         2011 : 139                      2012 :  132                        2013 : 128    

                                                                                                                                      (+16 non à jour)

Camille Salètes fait part de la grande déception des membres du bureau concernant les seules 85 réponses.

(Assemblée 50 personnes et 39 personnes pour le repas) alors que le bulletin n° 25 a été adressé à 225 personnes en comptant les personnalités invitées, tous les nouveaux promus, quelques anciens qui ont déménagé depuis peu ainsi que des promus de l’an dernier qui n’ont pas encore adhéré.

DSC00825De même les adhésions en 2013 sont en très légère baisse.

 

Réunions de bureau :

Cette année, il y a eu 6 réunions de bureau aux dates ci-dessous indiquées :

23 janvier, 6 mars, 5 juin, 3 juillet, 18 septembre, 30 octobre (matin = publipostage bulletin 25).

 Rappelons que Philippe Tiquet, IA DSDEN 79 a été réélu président de la section lors de la première réunion, en janvier ainsi que Daniel Brillaud, Catherine Dambrine et Françoise Prestat-Berthelot, élus vice-   présidents, Camille Salètes et Véronique   Meslet élus au secrétariat, ainsi que Michel Bonnaud trésorier avec Jacques Séguin pour adjoint.                          Catherine Dambrine, Camille Salètes et Philippe Tiquet 

Participation au Congrès de Lyon : Catherine Dambrine représentait la section.

 

Conférence  Le PUN (voir bulletin 25 page 14)

Le fascicule relatant l’intégralité des débats est consultable sur notre site internet.

Un DVD film de la conférence et des débats a été produit par Bernard de Litardière.

 

Bulletin 25

Comme chaque année, un important travail collectif a été fourni par les membres du bureau et les « experts » auxquels nous faisons appel. Le contenu était donc centré sur le Mellois.

Nous nous félicitons encore d’avoir trouvé un partenariat avec les PEP 79 pour l’édition du bulletin ; nous remercions à nouveau le président Maurice Bridier et le directeur Jacques Mozzi-Ravel, tous deux membres de l’AMOPA79. Merci aussi à la secrétaire Stéphanie Suaud pour le travail supplémentaire occasionné.

L’AMOPA79 est adhérente aux PEP 79 ce qui exprime notre volonté de nous associer aux diverses actions de solidarité vis-à-vis d’élèves connaissant des difficultés.

            Philippe Tiquet remercie le travail effectué au sein de la section concernant la revue, notamment Camille Salètes, dont l’investissement a permis de publier l’une « des plus belles revues des sections AMOPA sur le plan national »

 

Site internet

Il est régulièrement abondé par Roger Quintin, on y trouve les derniers bulletins, les compte rendus, des conférences et diverses informations concernant la section.

 Son adresse est http ://AMOPA79.org  et son courriel est secretariat@amopa79.org

DSC00833Depuis quelques mois il est difficile de se connecter ; ne pas croire qu’il est pollué ou malveillant, c’est une erreur due au robot google.

Roger Quintin assure que le site est parfaitement sain et nous invite à le consulter régulièrement.

 

Concours et actions éducatives

Sous le patronage de M. le Préfet des Deux-Sèvres, avec le soutien de l’IA DSDEN et de l’ENSOA, l’AMOPA 79 a participé au rallye citoyen des collégiens.

Merci à Jacques Seguin et Denis Roussel pour leur implication dans cette action.

                                                                                      Denis Roussel , Roger Quintin et Daniel Brillaud       

Une part importante a été prise par Claude Morillon, membre du bureau AMOPA79, dans l’organisation d’une manifestation commémorative suite à la mort en 1944 de deux anciens normaliens résistants : Paul Drevin et Paul Veillon, à Saint-Martin-de-Saint-Maixent et Saint-Georges-de-Noisné en présence des autorités académiques et des communautés éducatives des établissements secondaires de St Maixent.

 

             Catherine Dambrine nous fait part d’une commande passée auprès de Bernard de Litardière (trois jours précédant cette assemblée), lequel s’installe à la tribune et nous présente un diaporama de six minutes qui est une rétrospective de l’année 2013 de l’Amopa 79 dont le but est de faire découvrir les actions menées par l’association et d’identifier nos membres.

              Bernard De Litardiere est remercié pour cette présentation très réussie de notre section en 2013.

 

Approbation du rapport moral et du rapport d’activité : à l’unanimité.

 

Bilan financier 2012

           

             Michel Bonnaud, trésorier, étant excusé, la parole est donnée à Jean Jourdan, vérificateur aux comptes.   

            Rapport du vérificateur :

« En application du mandat que votre assemblée générale du 18 octobre 2003 a bien voulu me donner, j’ai procédé à la vérification des comptes 2012 de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA en présence de monsieur Michel Bonnaud, trésorier.

J’ai constaté la parfaite concordance tant en dépenses qu’en recettes avec les titres justificatifs et les enregistrements effectués sur les registres de comptabilité, toutes les opérations apparaissent sincères et véritables. »

 

             Le bilan définitif à la clôture de l’exercice 2012 s’établit comme suit :

Recettes 4885,00 €                            Dépenses  3802,42 €                                 Excédent  1082,58 €

             Solde précédent  3724,46 €                           Solde au 31 décembre 2012  4807,04 €

 

             Cependant, le coût de l’édition des bulletins (450,00€) n’apparaît pas car le règlement ne s’est effectué qu’en février 2013.

 

Approbation du rapport financier et vote du quitus :

             Ils sont adoptés à l’unanimité.

 

Renouvellement du Bureau

 

         Pour être en conformité avec les statuts, il convient de mettre aux voix de l’Assemblée générale un quart des mandats tous les ans. Je précise que le bureau ne doit pas dépasser 24 membres.

 

Six sièges sont à renouveler :

Michel Bonnaud,  Michel Chaumet, Françoise Prestat-Berthelot,

Claude  Quétin, Aline Salètes, Camille Salètes

 

Deux sièges sont vacants suite à démission ou décès :

Daniel Brillaud pour un an, Christian Chiraux pour deux ans.

 

Sont candidats à leur succession :

Michel Bonnaud, Michel Chaumet, Françoise Prestat-Berthelot, Claude Quétin.

 

Sont candidats à une première élection :

Philippe Marsault et Bernard Cavaillès

 

Les membres du bureau se réuniront pour l’élection du nouveau bureau en fin de journée, après la visite in situ du Lycée Jacques Bujault.

 

Hommages à :

Daniel Brillaud, président de 2003 à 2010 puis vice-président de 2011 à 2013,

« Ma démission n’est pas une désertion, mais mon éloignement géographique ne me permet plus d’assurer cette mission. Je reste cependant avec grand plaisir adhérent de l’Amopa 79 »

 

Aline Salètes, secrétaire de 2002 à 2006 puis membre jusqu’en 2013,

Camille Salètes, membre depuis 2002 puis secrétaire de 2007 à 2013. 

 

Propositions d’activités pour 2013-2014

 

Initiatives nationales

- Programme habituel (concours, bourses…).

Nous proposons un seul concours : celui qui concerne le 1er degré.

Nom du référent pour recueillir les textes : Jacques Seguin.

Le salon du patrimoine devrait avoir lieu en avril 2015 et notre section s’associera avec plaisir aux projets des autres sections limitrophes.

Initiatives départementales / Projets

- Assemblée générale de novembre 2014

L’assemblée générale ayant eu lieu à Melle cette année, le nord du département est choisi et plus précisément le  Lycée Maurice Genevoix à Bressuire en raison notamment des écrits de Maurice Genevoix dans plusieurs ouvrages sur la Grande Guerre.

- Conférences possibles proposées par les membres du bureau :

 

-Exposition au C.D.D.P. de Niort :

« A la découverte d’Ernest Pérochon, Prix Goncourt 1920 »

Du 14 janvier au 28 février 2014

 

-Numéro spécial du bulletin de l’AMOPA79 : « Ernest Pérochon : L’école et la guerre »

1 – Pour la revanche sur 1870, soldats dès l’école

2 – 1914 : Massacre et sélection à rebours

3 – Changer d’abord le cœur des civils

4 – Vers une nouvelle littérature scolaire

 

- Conférence par Roger Durand le 22 janvier 2014 au CDDP de Niort: « L’école et la guerre, de la défaite de 1870 à l’opinion du prix Goncourt 1920, Ernest Pérochon »

 

 

- Autres projets:

 

DSC00904- Bernard de Litardière nous présente ses projets avec le collège de Mazières.

- Faire connaitre les écrits / publications de nos membres adhérents.

- Utilisation possible des archives sur la première et seconde guerre mondiale et l’école se trouvant à l’inspection académique des Deux-Sèvres. Les documents abondent et sont régulièrement consultés par les archives départementales.

 

2014 étant le 100ème anniversaire de la Grande guerre mais aussi le 70eme de la libération, les possibilités thématiques de travaux ne manquent pas.

               Une partie de l’assemblée

 

L’assemblée générale est extrêmement favorable à ces diverses propositions.

Questions diverses

 

            Règlement intérieur, …il y aura bientôt du nouveau avec la rédaction d’un règlement intérieur en concertation avec les sections et l’AMOPA nationale qui serait pour l’essentiel commun à tous. Ce point a fait l’objet d’échanges importants à la réunion inter-sections (17-85-79) du 27 novembre à La Rochelle

Pour mieux communiquer, donnez vos adresses courriel. !!!

 

Philippe Tiquet aborde le renouvellement du bureau et fait référence à son éditorial. Il clarifie son choix quant à Catherine Dambrine en tant que future présidente de la section, laquelle a déjà par courriel, porté à la connaissance de tous les membres du bureau les raisons et engagements liés à sa candidature.

« Son engagement est indéniable au sein de notre section, section qu’elle a déjà représentée sur le plan national »

Philippe Tiquet précise qu’il « soutient pleinement sa candidature mais il va de soi que c’est une élection qui en décidera, ouverte à toute autre candidature s’il y en a »

Catherine Dambrine remercie Philippe Tiquet pour son soutien et nous présente, avec le dynamisme qui la caractérise tant, les raisons de sa candidature.

Pour conclure, Philippe Tiquet remercie plus particulièrement Camille Salètes, notamment pour la qualité du travail effectué puis Daniel Brillaud « un homme passionné au service de la réussite des élèves, au cœur des questionnements pédagogiques » comme en témoigne ses écrits.

Il lui transmet « toute son amitié et sa grande estime ».

         Organisation de la fin de matinée et de l’après-midi

 

10h15  Remise des décorations

11h45  Apéritif en présence de Monsieur Le Maire de Melle

Repas au lycée

14h15 Après-midi culturel sous la responsabilité de Jean-Michel Bobineau, proviseur du 

            lycée.

17h15 Réunion des nouveaux élus pour élire le bureau.

 

REMISE DES DECORATIONS AUX  RECIPIENDAIRES

                                                       (voir photo page centrale)

 

         Sept récipiendaires sur huit vont recevoir les palmes académiques, le huitième étant excusé car son épouse est dans l’attente d’un heureux événement. Il s’agit de Monsieur Courot Sébastien. Madame Christiane Pineau (commandeur) dont le parrain sera Claude Boutet explique pourquoi elle a choisi d’être décorée au CDDP.

Les remises se font par ordre alphabétique :

Six chevaliers :

- Mme Bouffard Ginette, parrain Jacques Garandeau

- Mme Gila Stéphanie, marraine Dominique Barzotti

- M Pintaud Tony, parrain Daniel Brillaud

- M Pluyault Rémy, parrain Philippe Tiquet

- Mme Remerand Laurence, parrain Philippe Tiquet

- M Thibault Laurent, parrain Rémy Pluyault

Un commandeur :

- M Paulus Jean-Marie, parrains Marylène Proust et Daniel Brillaud.

         

         Un apéritif en présence d’Yves Debien, maire de Melle, précède le repas servi dans les locaux du lycée.


 

 

VISITE DE L’EXPLOITATION AGRICOLE

 

L’après-midi est organisé autour d’une visite commentée par Monsieur Bobineau, Proviseur de l’exploitation agricole du lycée Jacques Bujault.

DSC00956

Présentation des filières :

-Agriculture/élevage

-environnement, gestion des espaces naturels

-horticulture

-aménagement paysager

-analyse biologique et biotechnologique

-vente de produits horticoles et de jardinage

 

Visite de l’établissement

 

 

Visite du verger : IMG_7452         Constitué de 120 arbres (noyers, pommiers,….), 10 espèces différentes. Les variétés sont anciennes et modernes. Tous les enseignants viennent travailler dans le verger pour des activités pédagogiques.

Activités inter - générationnelles proposées :

         Par exemple technique de greffe des arbres (des grands-parents ont montré la technique aux plus jeunes).

         Construction d’une fruitière avec un module patrimoine bâti, maçonnerie traditionnelle.

 

         Construction d’une mare pédagogique, projet sur le thème de l’eau en lien avec le CNRS - 200 espèces observées dont 16 espèces de libellules et 3 espèces protégées au niveau européen.

                                                                                                                       

         Travail sur la gestion des espèces naturelles et des aménagements paysagers.                                                                   

Expérimentation d’agroforesterie : production de bois noble sur une terre agricole.

Concept travaillé par les élèves : un pré-verger de pommes à jus (60 arbres de production).

 

 

IMG_7466Productions animales diverses ; chaque enseignant en production animale suit l’élevage

Des voyages sont organisés avec le financement de la récolte de feuilles de châtaignier (pour les fromages de chèvre sur feuille) ; 130 ha de prairie

Espèces animales : chèvres, porcs, moutons, bovines (viande de race parthenaise).

Passage à l’agriculture biologique, vers l’autonomie alimentaire.

Valorisation de la production de fourrage.

Atelier expérimental d’élevage de chèvres en partenariat avec l’INR

.

                                  

 

                  Jean Michel Bobineau est, à nouveau, vivement remercié pour son accueil et pour cette extraordinaire découverte de son établissement, in situ et pour son accueil.

 

 


 

Conférence                                                                                        Compte rendu par Noel Pietri

 

L’ECOLE ET LA GUERRE

« de la défaite de 1870 à l’opinion émise par Ernest Pérochon,            prix Goncourt 1920 »

Roger_Durand

                                                                 Par Roger Durand

 

 

          Il est 20 H 30 ce 22 janvier 2014. La cour du CDDP route de Saintes est un peu sombre mais la salle de réunion bruisse d’impatience. Impatience de quelques cinquante participants occupés par une exposition sur Ernest Pérochon,  au fond de la salle.

 

          Voici des responsables de l’AMOPA 79 organisatrice, la présidente Catherine Dambrine qui va ouvrir la réunion, le responsable du CDDP Jean François Ferron qui prononce quelques mots d’accueil, Camille Salètes l’ancien secrétaire aux commandes de l’ordinateur qui projettera les images illustratrices, puis madame Debenest, la petite fille d’Ernest Pérochon, le fidèle messager de l’AMOPA figé derrière sa caméra pour relater par DVD le déroulement de la réunion : Bernard De Litardière,  enfin Roger Durand, le conférencier.

Ernest Pérochon          Catherine Dambrine, présidente de la section, introduit puis évoque la carrière de Roger Durand, expliquant l’immense tâche accomplie depuis 1985 déchiffrant les archives et lisant les œuvres d’Ernest Pérochon.

 

          Pour ce soir, annonce-t-elle, Roger Durand contacté par l’AMOPA comparera les livres scolaires agressifs et douloureux d’après la défaite de 1870 avec les textes du pédagogue Ernest Pérochon  qui se voulait morose et pacifique.

 

          Jean-François Ferron à son tour intervient disant son plaisir de recevoir cet auditoire et Roger Durand. Il  rappelle que le CDDP est partenaire de la « Mission Centenaire », que des ressources sont exposées au fond de la salle et qu’elles seront prêtées aux établissements scolaires.

 

          Roger Durand remercie les auditeurs et les responsables de l’AMOPA.

 

          Il précise la référence à Ernest Pérochon : natif de Courlay dans le Bocage, élève de l’école primaire de La Tournivelle à Courlay. Plus tard, instituteur à Vouillé dans les Deux-Sèvres, il a étonné en 1920 bien des maîtres de l’écriture :

« Comment un instituteur de Vouillé, village des Deux-Sèvres, a-t-il pu obtenir le prix Goncourt ? »

 

          Roger Durand va brandir un à un de vieux livres. Il va profiter de la lecture de plusieurs pages pour développer le premier chapitre que deux remarques peuvent résumer :

 

« la défaite de 1870 obsède les Français »… « l’éducation à l’école doit préparer la revanche ».

 

ensemble 1ensemble%2010%20aPremier chapître

 

          Le premier livre pour les cours moyens très largement diffusé en cette fin de siècle est « Le Tour de la France par deux enfants » Pendant que Roger Durand lit plusieurs paragraphes, des images illustratrices sont projetées. On y voit deux enfants d’Alsace en route vers la France pays de liberté, passant devant des Allemands en casque à pointe.

          La lecture s’attache à détailler des leçons de patriotisme, et des appels à la vigilance armée.

 

 

 

 

ensemble 3 a1Deuxième livre : « Pour la France » de George Duruy :

          Il a pour ambition d’éveiller le courage des jeunes Français, de rappeler l’amour de la Patrie, l’esprit militaire et la nécessité de défendre la France

          Plus guerriers, d’autres chapitres reprochent d’avoir fait des jeunes, des citoyens du monde, avant d’être français, et recommande « Artiste, jette tes pinceaux ! (sans doute pour aller au front) » ou bien « va faire percer ton front plein de génie ! (sans doute pour privilégier la guerre à la réflexion) »

          L’ambition de l’auteur (George Duruy) était  d’en faire un livre sérieux et enthousiasmant le jeune public. En quelque sorte « Avant il y avait amour de l’humanité, mieux vaut maintenant l’amour de la Patrie, et la préparation militaire. »

 

 

photo 4 bis        

Médailles. Deux autres témoignages de cette époque : une médaille de 1898 récupérée au lycée de  Niort gravée de jeunes athlètes, elle rappelle que la patrie forme ses jeunes par la pratique des exercices virils.

          Précision ajoutée par Roger Durand : dans certaines écoles on apprend le maniement des armes, l’écran nous montre la feuille de notes d’un jeune élève des Deux-Sèvres où le concours de tir a la même importance que les  matières traditionnelles.

          Une autre médaille associe sur ses faces  pistolet, fusil et carabine au latin et français.

 

 

 

 

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Troisième livre : « Tu seras soldat » d’Emile Lavisse

          Sur la couverture projetée, l’instituteur au tableau écrit devant les élèves attentifs cette maxime « Tu seras soldat ».

          Il s’agit là encore de fortifier l’amour du pays, de recommander le service militaire.

          Roger Durand présente un passage destiné à donner au futur soldat confiance dans l’armement modernisé. Cette confiance avait trop fait défaut aux combattants de 1870.

 

 

Quatrième livre : « Le livre de la Patrie ».

ensemble%2010%20a          Il comporte un recueil de poèmes d’auteurs connus, il s’adresse aux élèves de primaire. Quelques lignes retenues vont dans le même sens que les ouvrages précédents.

                    « Nous ne sommes plus citoyens du monde

                    Mais Français »

          Puis de Paul Déroulède poète du siècle:

« En Avant !

vive la tombe !

Quand le Pays en sort vivant ! »

Et encore ;

« Nos écoliers la vengeront (patrie)

Par l’esprit et par le glaive »

          Médailles : deux autres médailles font aussi appel au patriotisme, ici, c’est une représentation de la Patrie qui tient un enfant, lui montrant le groupe de ceux qui se sont sacrifiés ; là, c’est  le lion patriote de Belfort qui se lève   (pour la guerre).

 

 

Cinquième livre : Du même auteur que le premier G. Bruno ;

          « Le Tour de l’Europe pendant la guerre édition de 1916 » Quelques pages justifient la guerre par sa fin qui est la paix : « Si tu veux la paix, prépare la guerre ! »

          Et plus loin: « Ce bel héritage d’une France libre que les ennemis avaient découpée »

          A l’occasion de l’envahissement de la Belgique, il est fait état d’une citation de Bismarck :    « Il faut que la guerre soit courte et atroce…  La force prime le droit »

 

 

Deuxième chapître

          Comment Ernest Pérochon a-t-il vécu ces épreuves ? Pour lui Il faut maintenant pacifier les écoliers.

          Roger Durand expose la carrière de l’écrivain et sa participation à  la guerre.

          Incorporé dans un régiment des Deux-Sèvres, il est frappé d’une crise cardiaque au front le 26 Août 1916, il  revient meurtri et certainement transformé.

          Ernest Pérochon était  « scientiste » passionné ;  maintenant il va douter de la science  « …Tant de découvertes pour aider les hommes à se battre, à perfectionner le drame ».

 

          Et Ernest Pérochon professe «  Quand le dernier homme  sera mort, un élément de hideur aura disparu et notre planète sera belle ».

          Lui qui voit «douceur et beauté dans la nature » trouve « férocité et hideur » dans l’homme.

 

          Une photo de 1921 à l’écran montre l’inauguration du cimetière de Vouillé, Ernest Pérochon prononce le discours. Il constate le «vide de nombreux foyers ». Il exprime l’énormité du bilan humain «1 500 000 français morts dans la terre d’épouvante».

 

          Et comme il est toujours instituteur il va imager d’un propos concret : « Ces martyrs alignés de mètre  en mètre  couvriraient une avenue de Dunkerque à Perpignan ».

photo 19          Il est angoissé face à la guerre et aux découvertes scientifiques qui la « modernisent »  en accentuent sa cruauté. Il répète qu’il faut faire « l’éducation de l’humanité », et pour se libérer de son angoisse il publie le roman « Les hommes frénétiques ».

          Roger Durand parmi d’autres citations évoque la page 18, où Ernest Pérochon minimise un peu ceux indulgents ou insouciants qui ont accepté ce terrible drame de la guerre 14-18 : « C’est une longue et sanglante échauffourée pour des causes puériles avec des excursions d’avions et des empoisonnements au gaz ». Mais il assène : «  C’est une régression !.. »

          A l’approche de la mort,  revenant sur ce mauvais usage du progrès qui finira par tuer l’humanité, Ernest Pérochon n’arrête pas de soupirer :  « Pourvu que je me sois trompé ! »

          Roger Durand cite pour finir plusieurs passages des livres scolaires d’Ernest Pérochon où celui-ci tente de faire l’éducation morale de la jeunesse afin de construire la paix.

          Ce chapitre pourrait se conclure pour Ernest Pérochon par cette exclamation : «  Il faut établir un barrage contre la science meurtrière » et par sa crainte exprimée pensant aux années suivantes du nazisme «  Comment les progrès de la science seront-ils utilisés ? » 

 

Troisième chapître

 

          A la description des préparatifs de la guerre  1914-1918, et à sa présentation aux élèves des écoles, puis à la vision d’Ernest Pérochon des dangers de la science au service de la guerre, Roger Durand  nous présente le travail du pédagogue pour actualiser et adoucir le livre scolaire.

          En quelque sorte Ernest Pérochon  de 1929 doit  moderniser des livres tels que    «  le Tour de la France par deux enfants ».

 

photo 21          Ainsi  l’auditoire va retrouver des lectures du « Livre des quatre saisons ».

          Ernest Pérochon indique qu’on l’avait appris avec des livres  pas gais, des livres d’une morale qui ne lui convenait pas, il a voulu écrire ici  des livres avec de l’émotion, de l’humour,  de la poésie…

          Evoquant la qualité du maître dans ces écoles il rappelle une vertu de l’âge mûr,  « Faire un travail efficace et joyeux par un enfantillage d’imagination »

          Ernest Pérochon utilise les animaux et bâtit des contes d’animaux qui se comportent  « tels des hommes  qui vivent,  s’affrontent, parlent, acceptent l’échec ».

          Des passages  du livre des quatre saisons sont nombreux avec le lapin « Lustu », le petit chamois, le pinson, les chèvres de la montagne, l’anguille « Louhelie ».

 

          Il fait un tableau de Justice et de Paix en substituant l’animal à l’homme.

 

          Sans doute deux phrases donnent l’image de cette pédagogie face à celle qui avant prônait la revanche :

 

« L’animal fait réfléchir, pas haïr… » et «  les enfants ont des droits sur nous… »

 


 

COMMEMORATION DU CENTENAIRE

Une activité pédagogique originale réalisée par les élèves de CM1-CM2 de l’école élémentaire « Les Quatre Saisons » de Mazières en Gâtine

« Pourquoi 14 ? Comment 18 ? »

Par Coralie Guillemain, directrice de l’école élémentaire « Les Quatre Saisons » et enseignante de la classe de CM1-CM2.

Et Christine Marsault, conseillère pédagogique à Parthenay.

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        Le 1er juillet 1914, Inès, jeune fille mazièroise de 10 ans commence son journal intime. Elle s’inquiète de l’assassinat de Jean Jaurès, un homme politique dont elle ne sait pas grand-chose, mais dont les propos au sujet de l’imminence d’une guerre et des proportions qu’elle pourrait prendre lui donnent l'envie d'écrire.

        Quatre semaines plus tard, elle commente l'attentat de Sarajevo, puis ce sera l’embrasement de son pays, de l’Europe, du Monde.

        C’est à partir de ces évènements que les élèves de CM1-CM2 de l’école élémentaire « les Quatre Saisons » de Mazières-en-Gâtine ont souhaité s'engager dans l'écriture d'un texte dont rien ne laissait imaginer au départ l’envergure qu’il prendrait.

 

          En juin 2013, une nouvelle action partenariale s'engageait entre la municipalité de Mazières-en-Gâtine, le collège Roger Thabault et l’école élémentaire "Les Quatre Saisons", celle-ci ayant prévu de s'inscrire au concours "Les petits artistes de la mémoire", l'un des dispositifs éducatifs  prévus à l'occasion des commémorations du Centenaire.

          Il s'agissait d'abord de mobiliser les jeunes Mazièrois pour célébrer le 11 novembre suivant puis d'approfondir la démarche sur un des thèmes de la "Grande Guerre".

          La municipalité mettait à disposition des établissements scolaires une logistique et des intervenants : Monsieur Serge Pacaud et Monsieur Yves Drillaud se proposèrent d'offrir aux élèves leurs savoirs et leurs connaissances.

          Des matériaux d’exposition ont été prêtés par la population provenant notamment de l'illustre Emile Dupond.

          Dès la rentrée 2013-2014 s’est alors engagé un gros travail autour de la guerre 14-18. Pour l’enseignante, toute la difficulté était de faire comprendre la « violence » du conflit (cf. BO) à de jeunes élèves. Partant de cette nécessité préconisée dans les textes officiels, il a été choisi d'aborder la Grande Guerre à travers tous les médias possibles. Les élèves de CM1-CM2 ont alors commencé à étudier le conflit dans tout son déroulement, bien-sûr à l'occasion de l'enseignement de l'histoire mais aussi par la lecture d'un roman : « Cheval de guerre » de Michael Morpurgo. Ce roman ayant été porté à l’écran par Steven Spielberg, cela a ajouté un média supplémentaire. S'appuyant sur un genre littéraire, le journal intime, les élèves ont imaginé ce qu’un enfant de Mazières aurait pu écrire pendant ces temps de guerre.

          Les élèves se sont montrés extrêmement intéressés tout au long de l’étude du conflit, posant énormément de questions aussi bien sur le quotidien des soldats que sur l’implication des officiers. Le moment de recueillement devant le monument aux morts de la commune n’y a pas été étranger : reconnaissant des noms, comptant leur nombre, les élèves ont pris conscience que cette guerre les touchait de près et que leur famille ou des proches de leurs ancêtres avaient forcément payé leur tribut...

          Puis en classe, il ne leur a pas échappé que certains aspects de la guerre et notamment la guerre des tranchées, Verdun et autres lieux de cataclysme ont été terribles. Beaucoup ont exprimé leur émotion face à ce déchaînement de violence, face à ces armes dévastatrices et face à… l’absurdité de ce combat. Pourquoi…? Comment… ? Le titre du projet était devenu une évidence : « Pourquoi 14 ? Comment 18 ? ».

          Il s'agissait, pour répondre aux critères du concours, de réaliser une œuvre mémorielle. Tous les éléments étaient réunis pour rédiger une demande de labellisation académique, demande qui aboutira quelques semaines plus tard.

journal_dupond_2          Deux facteurs ont alors donné à ce projet une dimension qui n’avait pas été totalement prévue au départ.

          Le premier fut la qualité et la densité des écrits des élèves : à leur lecture, sans qu’il y ait eu une concertation préalable ou une injonction en ce sens, leurs textes s’enchaînaient, se complétaient dans une cohérence et une tension dramatique assez remarquable. Il fallait donc valoriser ces travaux en les réunissant dans un document unique. Les élèves ont ainsi travaillé sur les programmes de l'école en français, les compétences du B2I et naturellement celles en histoire.

          Le journal intime d’Inès était né… et la radio locale "Radio Gâtine" offrit la possibilité d'en faire une chronique lors du  mois de décembre 2013 : les élèves ont donc eu l'occasion d'enregistrer chacun leur texte.

          L’autre facteur fut la mobilisation, autour de ce projet, des familles qui répondirent à l'appel et fournirent de nombreux souvenirs familiaux de l'époque (objets, écrits, télégrammes, journaux, médailles) qu'elles détenaient encore. Ceux-ci constituèrent un socle à l'imaginaire des élèves qui purent ainsi enrichir leurs textes par cet enracinement dans une histoire tangible.                                                                           

          Le document qui les a le plus marqué était une page du journal intime d’Emile Dupond, un aïeul d’une élève de la classe, instituteur de son état et maire de la commune de Mazières de 1934 à 1945 (cf. illustration).

 

 

maziere monument          Le 11 novembre 2013, plusieurs élèves de l’école élémentaire et du collège étaient présents afin de prendre part à la cérémonie de commémoration, les uns en lisant le texte officiel (école élémentaire), les autres en chantant une chanson écrite par un soldat sur le front (collégiens).

          Les interventions de monsieur Pacaud au sujet d’Emile Dupond, de monsieur Drillaud à propos du 114ème RI (régiment des territoriaux de Mazières notamment) et de monsieur Delêtre dont le père a vécu le conflit ont apporté une dimension supplémentaire : celle du témoignage.

          Le journal intime d’Inès parlait beaucoup des étapes du conflit. Pour comprendre le quotidien des Mazièrois pendant la guerre, les élèves se sont adressés à leurs partenaires patrimoniaux locaux que sont le musée et les archives de Parthenay.

          Sous la conduite de la Conservatrice du musée, ils se sont proposés à différents ateliers : tri de photos, comparaison de casques , étude de l'équipement des soldats ; ils ont eu aussi à porter un regard critique sur ces objets devenus depuis des objets muséaux mais qui faisaient partie à l'origine du quotidien de leurs ancêtres.

          Ils ont ensuite étudié différentes affiches originales (mobilisation générale, restrictions, économie de charbon, recensement des chevaux...) qui avaient été probablement utilisées dans la commune de Mazières. Tous ces ateliers leur ont permis d’enrichir le journal intime d’Inès, mis en forme dans un document au format « didapage » (consultable en ligne sur le site des écoles de Mazières-en-Gâtine).

          Tous les matériaux étaient dès lors réunis pour se lancer dans la production de l’œuvre plastique mémorielle collective. Si le concours demandait de retracer la vie d’un poilu de la commune, le travail de la classe a consisté à raconter la vie des ancêtres poilus de tous les élèves.

          Aidés par le soutien technique et artistique d'une plasticienne, ils ont recouvert un point d’interrogation en volume de reproductions, des documents graphiques ou iconographiques issues des archives familiales, des pages du journal intime. Ils ont représenté le monde sur le point et ont choisi que les continents soient peints en rouge et les océans en orange, en référence à la citation du dernier discours de Jean Jaurès : « et c’est l’Europe en feu, le monde en feu »…

          Les travaux de la classe ont été mis en valeur dans le cadre d'une exposition intergénérationnelle : « Des Mazièrois dans la Grande Guerre » organisée par le chargé de la mission centenaire pour la municipalité de Mazières-en-Gâtine et par le principal du collège Roger Thabault.

          Le journal intime d’Inès sous sa forme numérique répondait au journal intime d’Emile Dupond présenté sous la forme d’un film. Les affiches, les photos étudiées au musée de Parthenay complétaient les affiches et cartes postales de propagande et les travaux des collégiens.

          Des uniformes et des objets de soldats ainsi que des documents relatifs aux territoriaux de Mazières parachevaient l’ensemble.

          Si ce point d’interrogation symbolise un questionnement devant l'absurde, il invite aussi par les images et les textes dont il est recouvert, à un travail sur le devoir de "Mémoire". Il s'adresse à chacun d'entre nous. Il évoque les proches morts au combat, ceux qui sont revenus de cette guerre meurtris dans leur chair et dans leur âme, les veuves, les orphelins qui ont dû survivre après « ça ».

          S’il a pris autant d’importance aux yeux de tous celles et ceux qui l’ont réalisé, c’est peut-être parce que chacun porte en lui le poids de cette Histoire et que chaque élève, chaque parent, chaque personne qui a contribué à sa conception a fait le vœu, en son for intérieur, de pas avoir à revivre cette violence, de ne pas la faire subir aux enfants de ses enfants. Il appelle la "Paix".

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Ce projet, c’est l’histoire ordinaire d’une enseignante et de ses élèves, pris dans une émulation réciproque. Mais c’est aussi l’histoire extraordinaire d’un partenariat local, riche, productif, qui montre que le devoir de mémoire peut se travailler simplement en emportant l’adhésion, en soulevant l’intérêt et l’enthousiasme des élèves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

LE RALLYE CITOYEN ANNUEL DES COLLEGIENS DES DEUX-SEVRES

                                                                                                                                   par Denis Roussel

 

 

 

       Il n’est pas encore 7h00 lorsque les premiers organisateurs arrivent sur le site du Pré Leroy, à Niort où se déroulera la 7ème édition du rallye citoyen des collégiens des Deux-Sèvres. Une bruine tenace et désolante continue d’alimenter les flaques d’eau, de détremper la terre et de noyer les herbes printanières. Déjà, les tentes prêtées par la ville de Niort, destinées aux ateliers de connaissance générale,  attendent leurs occupants.

 

Le car podium,  le camion des pompiers et le véhicule de la protection civile sont en place.

Les militaires achèvent de monter le parcours d’obstacles bas, les responsables d’ateliers et des stands d’information vérifient leurs matériels et le secrétariat accueille les premiers collégiens.

 

  Dès  8h00, les premières équipes inscrites font connaissance avec les élèves sous-officier (ESO) chargés de les accompagner et se renseignent sur le programme de la journée.

A 8h45, le signal de rassemblement sur le terrain, autour du mât des couleurs, est donné.

 

Atelier parcours d’obstacles

 

 

 
          Les porte-drapeaux, les officiels, les réservistes opérationnels et citoyens, les représentants des quatre armes, les cent soixante dix collégiens et leurs accompagnateurs, ainsi que les animateurs des douze ateliers sont présents pour le lancement de ce rallye donné par le lieutenant-colonel Jacky Leboeuf (délégué militaire adjoint représentant le général commandant l’ENSOA et la base de défense).                                                                    

                                                                                                                      

          A 9h15, les équipes s’élancent sous la pluie et enchaînent les activités avec une énergie et une constance qui impressionnera nombre d’adultes. Aucun n’abandonnera (ils avaient le caractère bien trempé !), y compris les moins bien vêtus et les élèves les moins à même d’affronter de telles conditions atmosphériques, montrant une étonnante capacité à respecter leur engagement.

                                                                                      

Toute la journée, les ateliers et les stands d’information accueilleront les vingt huit équipes bien décidées à remporter un prix collectif, voire le baptême de l’air convoité par tous.

 

Après s’être « élevés par l’effort », c’est une équipe de campidénariens (Champdeniers) qui aura l’occasion de s’envoler  dans deux avions de la base aéronautique niortaise.

       Deux équipes de Brioux termineront  successivement2ème et 3ème au classement   général et douze autres équipes se verront remettre des cadeaux par le représentant du préfet , par l’inspecteur d’académie (DASEN) Philippe Tiquet, par une adjointe du maire de Niort et par plusieurs représentants d’associations patriotiques notamment, touchés par la détermination des jeunes et par la qualité de leur prestation.

 

 

 

Atelier de cohésion (brancardage)                                                                                     

       Contrairement à l’an passé, cette journée ne vit pas un nouveau record d’affluence (37 équipes), du fait de l’absence de collégiens occupés, pour l’essentiel, qui  par l’épreuve de l’histoire des arts (comptant pour le diplôme national du brevet), qui par des finales sportives académiques ou nationales ou encore par des voyages scolaires.

 

 
      

    En 2015, la 8ème édition pourrait se dérouler plus tôt, sous un ciel plus clément, à Saint Maixent l’Ecole, ce qui permettra à de nouvelles équipes d’y participer.

          Un atelier relatif au handicap, avec le comité départemental handisport pourrait  y être proposé pour la première fois.

 

          Les collégiens ont déclaré avoir été agréablement surpris, quant à eux, par la qualité de l’accueil qui leur a été réservé ainsi que par l’ampleur et la précision de l’organisation générale. Ils ont été très intéressés par les ateliers de connaissance et par ceux à caractère plus physique.              

 

Tous sont repartis heureux de pouvoir conserver de bons souvenirs de cette journée exceptionnelle, avec des cadeaux et une attestation officielle, à leur nom, signée du général Patrice Paulet.

 

Atelier découverte des Deux Sèvres

     

 

 

 
                                                                                                                                                                         

                                                                                                     

 

          Ils ont  encore une fois prouvé qu’à leur âge ils ne demandaient qu’à être motivés par les adultes, encadrés et encouragés pour réussir.

 

          Cette activité éducative singulière d’envergure a été couverte par un quotidien régional, qui a pu témoigner de l’importance  de savoir et de montrer que des jeunes gens et des jeunes filles sont prêts à s’investir dans la vie sociale de notre pays, voire au- delà.

 

Atelier sécurité civile avec le SDIS79

 

 

 


 

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ECRIVAINS AMOPALIENS DES DEUX-SEVRES 

 

                                                                                                               par Michel Chaumet

 

Dans cette rubrique, l’Amopa souhaite mettre en valeur les œuvres de ses membres et présente, dans ce numéro, quatre d’entre eux.

 

 

AVT_Claude-Boutet_131Claude BOUTET est né à Breloux-la-Crèche en février 1933. Instituteur, professeur certifié de lettres, titulaire de certificats de philosophie, il enseigne cette discipline au lycée de Melle jusqu'en 1968. Nommé sous-directeur au nouveau collège d'enseignement secondaire qu'il doit mettre en route, il s'engage parallèlement dans la vie publique.

 

Élu en 1971 à Bressuire sur la liste du docteur Métayer, il devient maire de la ville en 1975 au décès de ce dernier et conservera son poste jusqu'en 2000, date à laquelle il passera la charge à son adjoint Jean-Michel Bernier. Au cours de ses mandats il abandonne l'administration du collège et prend la direction de l'antenne Nord Deux-Sèvres du Centre Départemental de Documentation Pédagogique.

Durant les vingt cinq ans de mandat de Claude Boutet, la ville de Bressuire se développe tant sur le plan de la rénovation urbaine que sur le plan économique et culturel : construction du lycée technique, de la médiathèque, agrandissement du lycée Maurice Genevoix, arrivée du gaz naturel, zones industrielles, mise en place d'un mai culturel, de symposiums de sculptures, d'une école de peinture, d'une école de musique, soutien aux associations dont « la poterie de St Porchaire »,  jumelages avec huit pays.

 

Depuis son retrait de la vie publique, Claude Boutet se consacre à l'écriture et à diverses activités artistiques. Sociétaire des « Poètes Français » il a écrit plusieurs livres et recueils de poésie : Dans la musique des coquelicots et Dans les cheveux des Néréides,

Après un voyage autour du monde sur un cargo qu’il a raconté dans Mon tour du Monde en 85 jours, récit journal de bord sur un cargo marchand, il présente ses ouvrages en bois flottés au cours de quatre expositions, dont il réalise également les catalogues.

 

 

Daniel BRILLAUD est  né à Triou, commune de Mougon (79) dans une famille d’agriculteurs. Il a exercé successivement les fonctions de professeur de mathématiques, de principal et proviseur et  d’inspecteur d’académie, notamment dans les Deux-Sèvres.

Il a écrit un ouvrage professionnel (Pilotage et projet d’établissement, enjeux, démarche, outils), puis, à la retraite, a rédigé un essai philosophique auquel il pensait depuis l’adolescence…

Quasiment autodidacte en philosophie, il lui fallait disposer de temps pour étoffer ses connaissances et effectuer un travail de réflexion qui a abouti aux Jardins philosophiques partagés parus en 2014, dont voici une rapide présentation : 

 « En cultivant un « jardin philosophique », on forge une capacité à penser par soi-même, celle-ci étant fondée sur une appropriation raisonnable du « patrimoine philosophique », mais surtout sur le développement d’une autonomie de jugement permettant d’appréhender au mieux les questions existentielles dans leur singularité et les réalités écologiques, sociales, économiques, politiques, culturelles auxquelles un homme peut être confronté ».

Daniel Brillaud y présente ses propres réflexions et ses options philosophiques, sans prétendre détenir la moindre vérité, mais en livrant ses convictions et en espérant susciter des échanges d’idées avec les lecteurs (parabole des « jardins partagés ») ; si son ouvrage cherche d’abord à vulgariser une discipline (« Tout homme est un philosophe en puissance »), il a également pour ambition d’apporter une contribution au débat, surtout là où « quelques pierres nouvelles peuvent être posées » : hypothèses retenues sur la nature et les propriétés de l’être, statut de nos connaissances, regard de la philosophie sur certaines problématiques scientifiques, antagonisme supposé entre déterminisme et liberté…

Les théories matérialistes ont été mises à mal par les dérives postmarxistes, par le dogmatisme du « matérialisme historique » en particulier ; dans la vie courante, le terme « matérialisme » a été malmené en désignant un consumérisme de mauvais aloi : une approche transversale permet de reformuler les principes d’une philosophie réaliste et ouverte qui évite les recours à la transcendance. Un humanisme pratique est par ailleurs au cœur des réflexions sur l’ensemble du champ de l’éthique.

 

 

2013 07 En TurquieMichel CHAUMET, né à Poitiers, a été professeur d’histoire-géographie à La Crèche puis au lycée Jean-Macé de Niort, avant de diriger successivement trois CRDP aux Antilles-Guyane, à Montpellier puis à Bordeaux.

Passionné par l’histoire de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement de la Résistance, il a publié notamment, la plupart du temps en collaboration :

 Occupation, Résistance et Libération des Deux-Sèvres en 30 questions ; Les Deux-Sèvres dans la guerre 1939-1945 ; Comprendre la Résistance en Aquitaine et La Résistance en Deux-Sèvres 1940-1944.

Chercheur-associé à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS), il a participé au Dictionnaire historique de la Résistance.

Historien du très contemporain, Michel Chaumet a également publié Maif, l'histoire d'un défi qui retrace l’histoire – parfois mouvementée - de la mutuelle niortaise.

 

 

Pour Noël PIETRI, tout commence à la retraite. Instituteur à Moncoutant  dans le Bocage deux-sévrien, il se met à écrire depuis qu’il n’a plus ses petits élèves.

Sur le Bocage et la Sèvre il raconte des histoires du temps, des comptes-rendus de rencontres avec le paysan, le pêcheur, les petits potins du temps et du coin… ce fut Nouvelles à la Sèvre.

Puis, il retrouve des élèves, bavards, écrivains, demandeurs. Avec eux, il fait profusion de contes : contes de loups, de chats, de fantômes, de sorcières, de courses en forêts, d’épopée en scooters des mers. Ce sont  de beaux livres cartonnés et illustrés : Les poissons et les chats, Chahut les chats, Le cochon d’Angélina.

Puis les petits enfants ont grandi, moins de contes, moins de poésie, le stylo vieillissant retrouve l’envie de conter ce qu’a connu l’instituteur dans la vie de son Bocage. Dans En suivant la Sèvre Nantaise du Moncoutantais au Cerizéen, son dernier livre. Il y a bien encore de drôles d’histoires des bords de Sèvre, pas toujours imaginaires,  mais il met du sérieux dans  le tracé de l’évolution de « l’industrie farinière » née dans ces moulins à eau, vers les multiples manufactures, les gros élevages de bovins,  l’industrie touristique nouvelle.

 Et il s’applique à faire connaître ce « syndicat des eaux de la Sèvre » qui essaie en re-naturant la rivière de faire revenir frayères, herbes des rives et insectes…

 

 

 


 

JEAN JAURES DANS LES DEUX-SEVRES

 

                                                                            par Jacques Garandeau

Image illustrative de l'article Jean Jaurès

       Au moment où la France commémore le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’évocation de la figure de Jean Jaurès s’impose. Entre légende dorée et réalités.

 

       Un génie aux multiples facettes. Il est reçu premier à l’Ecole normale supérieure… Premier, il l’est resté toute sa vie pratiquement dans tous les domaines de son immense activité !

       Philosophe reconnu, historien estimé, érudit impressionnant, patriote au service de la paix, parlementaire exemplaire aussi bien à la Chambre des députés que dans sa circonscription, journaliste passionné, dirigeant politique prestigieux, orateur exceptionnel…

 

       « Jaurès est un continent » affirme Madeleine Rebérioux qui a présidé pendant plus de trente ans la Société d’études jaurésiennes.

 

 

          Un humaniste à la morale exemplaire. Jaurès est animé par une foi humaniste qu’il a puisée autant dans la morale chrétienne que dans l’héritage de la révolution française et l’argumentaire marxiste. Il est un imperturbable optimiste. Il est exemplaire par sa pratique quotidienne, son refus du tout ou rien, son horreur de la politique du pire.

          Scrupuleux, il « n’a jamais dit un mot sans qu’il le crût entièrement vrai, et il ne l’a jamais cru entièrement vrai sans l’avoir soumis au contrôle d’une recherche critique ». Désintéressé, il « était aussi parfaitement exempt d’ambition que de jalousie, de rancune que de vanité »(1).

 

          Son adversaire Maurice Barrès a dit qu’il lui rappelait monseigneur Myriel, l’évêque des Misérables de Victor Hugo. Léon Blum parle même de « sainteté » : « une pureté d’âme, une limpidité  de cœur qui était par moment presque enfantine».(2)

 

          Un paradoxe. Jaurès était un homme d’Etat, mais il n’a jamais accédé au pouvoir, il n’a jamais exercé la moindre fonction ministérielle.

          « Qui était président de la République sous Jaurès ? » demandait François Mitterrand comme pour dire qu’un destin peut s’accomplir et façonner l’histoire tout en s’affranchissant des honneurs, des titres et des fonctions.(4)

 

          Son assassinat le 31 juillet 1914, à la veille de la mobilisation générale, trois jours avant la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France a fait de lui le premier mort de ce conflit.

          Ce qui a inspiré ces vers à Anna de Noailles:

                                      « J’ai vu ce mort puissant le soir d’un jour d’été…

                                      Ce dormeur grave en qui s’engloutissait la paix…

                                      L’histoire s’emparait, éplorée, alarmée,

                                      De ce héros tué en avant des armées ».

 

          Ce « martyr de la paix » avait tout fait pour éviter la guerre.

           Léon Blum écrira : « J’ai passé, aux côtés de Jaurès, la dernière semaine de juillet 1914. J’ai vu, alors, ce qu’était le spectacle d’un homme qui s’efforçait de jeter en travers des événements, pour éviter la chute précipitée et les empêcher de rouler jusqu’à l‘issue fatale, toute la puissance de son intelligence et de sa volonté ».(1)

 

          Sa vision était prophétique : « Et qu’on ne s’imagine pas que la guerre de demain serait une guerre courte, quelques coups devant suffire pour vaincre l’adversaire ; qu’on ne s’imagine pas que le vainqueur se contenterait des lauriers d’une rapide victoire et que le vaincu serait anéanti par l’effroi d’une subite défaite. Non ; dans l’état où se trouvent les forces militaires européennes il n’est pas un seul peuple qui puisse obtenir facilement la victoire. La guerre de demain serait une guerre de formidables masses humaines… »(3)

 

          Pour préserver la paix, Jaurès compte sur deux moyens : l’arbitrage international, mais celui-ci  échoue (c’est une solution moderne qui s’imposera plus tard), et la grève générale qui « sera concertée et bilatérale ou ne sera pas ».

 

          Mais, dans la semaine qui précède sa mort, dans ses éditoriaux, il appelle au « sang-froid » et non à la grève générale. Il est vrai que depuis quelques jours les meetings pacifistes étaient de plus en plus calmes. Ils exprimaient plus de désarroi que de détermination.

 

          Jaurès avait pressenti l’atonie des énergies pacifistes et il avait même envisagé de se rallier à une solution défensive dans l’Humanité du 18 juillet:

« Quoiqu’en disent nos adversaires, il n’y a aucune contradiction à faire l’effort maximum pour assurer la paix » et « si cette guerre éclate malgré nous, à faire l’effort maximum pour assurer dans l’horrible tourmente, l’indépendance et l’intégrité de la nation». (4)

 

          Jean Jaurès est resté le porte-parole des espoirs, même amenuisés, du pacifisme. Le 31 juillet au matin il a dit à Abel Ferry, sous-secrétaire d’état aux affaires étrangères : « Nous allons continuer notre campagne contre la guerre, dût-on nous fusiller ».(4)

 

          Un exemple de l’admiration, de l’attraction unique qu’exerçait Jean Jaurès nous est donné par l’ancien préfet d’Aquitaine Gabriel Delaunay qui relate dans ses mémoires un moment de « ce beau jour de l’été 1914 » :

          « Je vis mon père sortir du Prieuré et s’approcher de nous à grands pas.

-   Viens, me dit-il, on rentre à la maison.

          Je le suivais sans oser le questionner, tant je le sentais nerveux.

-          Petit, nous allons avoir la guerre.

-          Comment tu sais ?

-          Ils ont tué Jaurès.

          Je savais qui était Jaurès depuis que mon père était allé un soir l’écouter à Niort et en était revenu bouleversé, émerveillé. Depuis huit jours, je l’avais entendu répéter :

-          Tant que Jaurès sera là, il n’y aura pas la guerre. »(5)

 

          Gabriel Delaunay fait vraisemblablement référence à la visite de Jean Jaurès à Niort le 16 décembre 1901. Sa conférence avait pour thème : « Le socialisme et le capitalisme, le prolétariat et la bourgeoisie ».

          Mais les socialistes niortais sont « guesdistes ». Henri de La Porte, en septembre, dans son journal L’Echo des Deux-Sèvres, avait dédié un article à « Jaurès, l’élève, le mauvais élève des marxistes, l’artiste qui profite de sa virtuosité pour prêcher l’opportunisme, le ministérialisme et l’abandon du marxisme ».

          A défaut d’Henri de La Porte qui effectue son service militaire, la contradiction est apportée par Pascal Fabérot, ancien député de Seine-et-Oise, un vétéran des luttes révolutionnaires. Le débat    

reste courtois, la réunion dure deux heures, elle permet à Jaurès de présenter ce socialisme dont il espère l’avènement.

 

          Le lendemain, Jaurès est à Parthenay où il a été invité par la Ligue des droits de l’homme et du citoyen dont le maire Louis Aguillon vient d’abandonner la présidence car il soutient pour la députation la candidature d’André Lebon, républicain, contre le marquis de Maussabré, monarchiste, député sortant.

          Or, André Lebon a été ministre des colonies et à ce titre « geôlier » du capitaine Dreyfus. Les nouveaux dirigeants de la Ligue qui combattent la candidature d’André Lebon ont donc invité Jaurès, ardent défenseur de Dreyfus.

 

          Pour Parthenay, c’est une réussite d’obtenir,  pour une conférence, un homme d’une telle envergure. Les organisateurs sont satisfaits. 300 à 400 personnes s’installent dans la Halle aux grains. On élit le bureau puis on donne la parole à Jaurès…

          Et là, c’est une immense déception ! Il souffre d’une laryngite et est incapable de parler en public ! Il laisse la place à Zéphirin Camélinat, un ancien de la Commune de Paris qui était à ses côtés à Niort et qui défend les mêmes idées que lui.(6)

 

          Que fait alors Jaurès ? Va-t-il se reposer à son hôtel ? Pas du tout. Il se rend chez Georges Turpin, un artisan ferblantier, collectionneur féru d’histoire locale qui avait réalisé au-dessus de sa boutique un véritable musée avec des documents historiques, des tableaux, des objets, des livres anciens…

 

          On comprend que Jaurès qui terminait alors son Histoire socialiste de la révolution française ait souhaité le rencontrer. Pour Turpin la visite d’un homme politique de cette notoriété était un honneur. Lui qui passait pour un original un peu farfelu avait la satisfaction de se sentir reconnu.

 

          « Il ouvrit tout grands ses dossiers, et puis, l’un répondant aux questions de l’autre, les deux hommes conversèrent jusqu’à l’aube »(7)

 

          On imagine Jean Jaurès, cette force de la nature,  ce passionné qui, bien que malade,  reprenait le train après une nuit blanche, et retrouvait ses activités comme si de rien était…

 

          Un siècle après sa mort, Jean Jaurès reste l’initiateur d’un socialisme du possible, un socialisme qui plonge ses racines dans la foi républicaine et la fidélité aux droits de l’homme.

 

          C’est là que résident sa force et son actualité. « Par son courage, par la force de sa pensée, par la puissance de son message il continue d’inspirer tous ceux qui croient à la capacité des peuples à décider de leur avenir ».(3)

                           

 

                                                                                     

(1)     Léon Blum cité dans René Vérard, Jaurès notre horizon, Regain de lecture, 2014

(2)     L’Histoire, n°397, mars 2014

(3)     Jaurès, une vie pour l’humanité, Beaux Arts éditions, Archives Nationales, 2014

(4)      Jean-Pierre Rioux, Jean Jaurès, Perrin, 2005

(5)     Gabriel Delaunay, Le Petit Chouan, ACE, 1985

(6)     Pierre Arches, Jean Jaurès dans les Deux-Sèvres : le 16 décembre 1901 à Niort, le 17 décembre à Parthenay, Société historique de Parthenay et du pays de Gâtine, 2010, n°6. C’est dans cet excellent article que nous avons puisé nos informations.

(7)     Maurice Poignat, Parthenay, une aventure urbaine millénaire, Musée municipal de Parthenay, Association Parthenay Remparts, 1986


LA LIBERATION DES DEUX-SEVRES  (août-septembre 1944)

                                                                                                        Par  Michel Chaumet

         De la croix gammée à la croix de Lorraine

          Fin août 1944, de nombreuses localités des Deux-Sèvres sont débarrassées de la présence de l'occupant, qui s'est tant fait haïr dans les dernières semaines de la guerre en raison de la multiplicité des exactions qu'il a commis.

          Et, même s'il reste encore des convois qui circulent sur les routes pour se retirer soit vers les poches en formation autour de La Rochelle et de Saint-Nazaire, soit vers le nord-est de la France, on peut considérer que les Deux-Sèvres sont libres à cette date.

 

          A Niort, le départ des Allemands s'est effectué par étapes à partir du dimanche 27 août, jour où les premiers signes tangibles d'un abandon de la ville apparaissent. Car il s'agit bien d'un abandon par des troupes harcelées de toutes parts, certes, mais surtout appelées en renfort dans les régions stratégiques pour la Wehrmacht, plus que d'une libération par des maquisards chassant les occupants par la force des armes.

 

 

Départ soldats allemands av gare Parthenay       Le dimanche 27 août, les Niortais sont frappés d'entendre de fortes détonations ébranlant toutes les vitres de la ville et accompagnées de crépitements prolongés qui ressemblent à des tirs de DCA. Les Allemands procèdent à la destruction des dépôts d'armes qui se situent dans les bois de la Tranchée (sans d'ailleurs avoir le temps de tout faire disparaître) ainsi que dans les               bâtiments du lycée Fontanes.  

Zone de Texte:             Parthenay - Retraite des soldats allemands

 

 

          Dans la cour de ce même lycée, ils font également brûler un véhicule motorisé chargé de munitions qui provoque une énorme gerbe de fumée que les promeneurs de la place de la Brèche remarquent dans l'après-midi.

          Un peu partout, d'autres dépôts de matériel sont détruits par le feu. La Kommandantur brûle également ses archives comme l'a fait quelques temps auparavant la Sipo. Et, dans la nuit du dimanche au lundi, la Feldgendarmerie, la Sipo et la Feldkommandantur se replient en direction de l'est de la France.

          Cependant, le lundi 28 août, il reste encore quelques détachements allemands, en particulier place du Roulage et caserne Largeau. Mais ils suivent de quelques heures leurs prédécesseurs.

 

          Les postiers allemands sont pratiquement les derniers à quitter Niort, non sans avoir saboté le central téléphonique, espérant ainsi sans doute empêcher la direction de la Résistance de donner ses consignes, mais ignorant que les postiers français ont déjà tissé un réseau clandestin au service des principaux responsables de la Résistance.

          Et, au matin du mardi 29 août, Niort se trouve enfin libre, presque sans le savoir et presque sans y croire. Le rédacteur de L'Eclair de l'Ouest l'annonce avec un article timide et prudent, sans effet de manchette, modestement intitulé : «Enfin seuls !».

          Cependant certains Allemands, en particulier ceux qui se sont repliés à La Rochelle, restent menaçants.

          C'est donc à la prudence et au calme qu'appellent les premières affiches FFI placardées sur les murs de la capitale deux-sévrienne sur ordre d’Edmond Proust, chef militaire de la Résistance.

 

          Cependant, ce mardi est marqué par quelques débordements spontanés effectués par des éléments incontrôlés ou irresponsables.

          Vers 11 heures du matin, la foule, de plus en plus dense dans les rues, s'est massée près du siège de la Milice.

          Par vengeance, mais aussi peut-être sous l'impulsion de provocateurs qui y ont intérêt pour faire disparaître des documents devenus compromettants, on disperse dans la rue toutes les archives, après avoir brisé les enseignes. Un peu plus tard, on force également les portes du bureau d'embauche allemand et de La LVF (Légion des volontaires français contre le bolchevisme), tous deux situés rue Ricard. Un peu plus loin, ce sont les officines du RNP et du PPF qui sont dévalisées mais sans grand butin.

 

          Dans cette matinée, également, se manifestent quelques individus plus ou moins suspects, qui tentent d'entraîner la foule dans le sens de leurs intérêts personnels. Ainsi d'un commandant de réserve, dénommé Gerville, qui, en uniforme, harangue la foule, fait hisser le drapeau à croix de Lorraine sur la caserne, puis se dirige vers l'hôtel de ville, espérant peut-être s’appuyer sur des manifestations de joie un peu prématurées pour accéder à des fonctions municipales importantes.

 

          A l'appel des autorités de Vichy (le maire Panou et le préfet Gomot) qui sont en contact depuis quelques jours avec la Résistance et qui, ce jour-là, déclarent se mettre au service des FFI, il faut que les chefs FFI de Niort, René Pairault (Henry) et Emile Trouvé (Philippe) viennent calmer la foule devant l'hôtel de ville et lui conseiller d'attendre un peu pour manifester sa joie, de crainte d'un retour offensif des troupes allemandes.

Eugène entre Hudeley et ProustZone de Texte:         René Hudeley et Edmond Proust          Le jeudi 31 août, alors que le préfet de la Résistance, René Hudeley, fait encore patienter les groupes FFI qui encadrent Niort, de nouveaux incidents éclatent à Niort. Un groupe de résistants, originaires de la région de Confolens, et commandés par un certain Buret (ou Mornet), qui s'est déjà manifesté en se servant largement dans des laiteries du sud du département se livre à des pillages dans un dépôt allemand et dans un dépôt de gazole. Les chefs FFI ont le plus grand mal à l'empêcher de continuer à se servir. Par ailleurs, la coordination interne aux FFI, entre membres

de l'AS gaulliste et FTP communiste, fonctionne mal, tant au niveau du CLL (Comité local de libération) de Niort que dans l'action de contrôle des administrations. Enfin, certains groupes FTP se livrent à des perquisitions et des arrestations sans ordres.

          La difficulté de la coordination au sein des FFI apparait également dans certains incidents survenus dans le nord du département : à Bressuire, le capitaine de gendarmerie et un adjudant-chef sont arrêtés par des FTP sans que Hudeley ou Proust, contrairement au chef des FTP Robin, n'en soient informés. De même pour l'arrestation du sous-préfet de Bressuire à Thouars.

 

          Le CDL (Comité départemental de libération) est convoqué pour le dimanche 3 septembre : c’est lui qui doit prendre la décision de prise du pouvoir dans les villes par les FFI. Mais la situation parait encore incertaine et la sécurité des populations difficile à assurer.

          On temporise jusqu'au surlendemain 5 septembre. A ce moment, la situation militaire parait calme et stabilisée : rien ne s'oppose donc plus à ce que, appuyée par l'armée de l'ombre, la nouvelle administration et les nouvelles autorités ne prennent le contrôle des principales villes du département. On décide d'organiser, pour le lendemain, la grande cérémonie qui marquera à Niort le retour à la paix et à la liberté.

          Le grand vent de la liberté

Niort La civette, jour de la libération       Ce mercredi 6 septembre 1944, et bien que la population n'ait été prévenue que peu de temps auparavant, la ville affiche son air gai et pimpant des grands jours. Joie et liberté se conjuguent pour faire oublier un passé douloureux et pavoiser l'avenir aux couleurs de l’espérance.

       Partout les drapeaux français ont surgi, grands, petits, malhabiles, officiels, simples ou décorés de la croix de Lorraine.

Zone de Texte:   Les rues de Niort pavoisées (6 septembre 1944)       La foule envahit les rues peu après midi. Pas une maison qui ne déverse alors son flot de patriotes et de curieux.

 

          Tout ce que la ville compte de valides, plusieurs dizaines de milliers de personnes, est dans les rues de Niort cette après-midi-là, pour humer l'air familier mais oublié de la liberté et goûter au soleil des temps nouveaux. Pour assister également au grand défilé de la victoire qui voit passer tous les FFI de la région.

          Ceux-ci se rassemblent le matin à la caserne Duguesclin. A 14 heures, ils s'embarquent dans les véhicules, plus ou moins hétéroclites (voitures, camionnettes, camions, voire véhicules récupérés sur la Wehrmacht) qu'ils ont pu réunir et se dirigent, par la place de la Brèche, la poste et la place Saint-Jean, vers la préfecture.

 

           Là, les FFI, en tenue militaire ou le brassard à croix de Lorraine au bras gauche, à la tête desquels vient de prendre place leur chef, le colonel Edmond Proust qui fait sa première apparition publique depuis plus de six mois, saluent le nouveau préfet, René Hudeley, qui vient d'être officiellement investi par le CDL presque au complet, sous la présidence de Joseph Pineau.

 

           Sur le perron de l'hôtel de ville, quelques moments après, Emile Bèche et le nouveau conseil municipal sont, à leur tour, investis de la responsabilité de gérer la ville jusqu'aux élections à venir.

 

          Gonflé d'une foule de plus en plus nombreuse, le cortège gagne ensuite la place de la Brèche, pour y écouter les discours des nouveaux responsables civils et militaires. Tous insistent, après avoir célébré le retour à la liberté et le souvenir des combattants de l'ombre, sur la nécessité d'un retour rapide à l'ordre et le devoir de châtier les collaborateurs selon des formes légales, donc de résister à la tentation de se faire justice soi-même.

Drapeau nazi sur la Brèche 1          Les fanfares font retentir La Marseillaise que l'on n'a plus entendue depuis longtemps, puis, circonstances obligent, les hymnes des pays alliés. Enfin seulement, la manifestation officielle se disperse.

Zone de Texte: Les drapeaux nazis brûlés sur la place de la Brêche          Conjurant le retour d'un passé honni, la foule fait alors brûler les drapeaux et les insignes laissés sur place par les Allemands, et accueille triomphalement le retour des hommes du triangle 17, qui viennent de livrer un dernier   assaut.

           Arrivant à Niort pour parader, le groupe commandé par Edmond Audis a, en effet, reçu l'ordre de Chaumette de se porter au-devant d'un petit groupe d'Allemands dont on craint qu'il n'annonce une troupe plus importante.   

           Arrivés à Mauzé, les résistants cueillent les Allemands dans le parc d'un restaurant et dans le grenier d'une maison voisine. Ils ramènent leurs six prisonniers à Niort et pénètrent sur la place de la Brèche, où la foule leur réserve une ovation formidable. L'alerte est passée et la fête peut continuer.

          En soirée, les Niortais, ivres de liberté, s'attardent longuement dans les rues et les cafés, pour partager, par petits groupes et entre amis ce moment magique dont le souvenir ne s'effacera jamais. Pour beaucoup, la nuit sera de courte durée.

 

Libération St Maixent    

  Avec Niort, ce sont toutes les Deux-Sèvres qui célèbrent bientôt leur libération. Pas le moindre bourg ou village où l'on ne marque, par un défilé, un dépôt de gerbes ou une manifestation, le retour de la paix et de la liberté. Tous veulent être de la fête, participer à cette grande communion qui réunit tout un peuple. 

       C'est Thouars qui a inauguré la série en ressortant ses drapeaux tricolores et en applaudissant les FFI dès le 2 septembre.  

       Bressuire, Parthenay et Melle célèbrent la fin de l'occupation en même temps que Niort.

 

Zone de Texte: Libération de Saint-Maixent : le maire, Edmond Proust et le major anglais Whitty       Et Saint-Maixent, proche du PC du chef de la Résistance, Edmond Proust, attend le 7 septembre pour rendre hommage, en une manifestation monstre, à ses enfants qui ont tant donné pour le triomphe final de la démocratie et de la liberté sur la barbarie et l'oppression.

 

 

 

 


Zone de Texte: DOSSIER 

 

BRESSUIRE : La ville

 par  Claude Boutet

 

          Entre Nantes et Poitiers, Bressuire que domine son église majestueuse du XVème  siècle présente les qualités d'une ville équilibrée dans un environnement rural vivifiant.

 

IMG1932    

 

   De la préhistoire à aujourd’hui, la présence humaine est attestée : retranchement de gaulois, camp romain, fief des Taïffales, cette communauté d'hommes apparaît dans notre histoire contemporaine d'une manière plus précise à partir de 1028, où pour la première fois il est fait une discrète allusion au château de Bressuire.

 

Château féodal, domaine à partir duquel s'installent seigneurs, dont Guy de Beaumont, chambellan du dauphin, futur Charles VII et à partir duquel se construit une ville avec de magnifiques hôtels particuliers.

 

Bressuire sera à la renaissance une ville du royaume de France.

 

Nous sommes à la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu'au XVIIème siècle, la ville participera comme d'autres cités au rajeunissement de l'esprit humain, à l'essor des sciences, au raffinement de la civilisation, à la recherche de la beauté et au renouveau dans les Arts.

 

  Le moyen âge, marqué par l'autorité excessive de l’Église cédait la place à ce renouveau souvent au prix de convulsions sanglantes. Renouveau qui aurait encore pu être compromis dans l'horreur des affrontements fratricides des guerres dites de Vendée.        

 

 A la fin des années 1794 après le passage des colonnes infernales six cents  habitants vivaient seulement dans les ruines de Bressuire dont ils restaient dressés, seuls, comme la columelle de coquillages brisés par le ressac, les escaliers en colimaçon des belles demeures, construits en granit.         

Eglise Notre Dame

chateau de bressuire         

 

  Enfin les tensions s'apaisent, la ville reprend vie, le préfet Dupin sous l'autorité de l'Empire napoléonien aide la ville à se reconstruire, les fortunes changent de main, la vente des biens         

nationaux enrichissent quelques notables qui gèrent la ville, les élus qui se90px-Entrée_du_donjon succèdent maintiennent la cohésion sociale et la république laïque en se mettant en place est acceptée par la population.

                                                                                                             

 

                                                                                                                    

DOSSIER

 
 

 


Donjon du château

    Vue panoramique du château    

         

        

 

 Un maire radical-socialiste René Héry restera en place de 1901 à 1941.

 Après la fin du deuxième conflit mondial, la ville reprend ses activités.                                                               

       

Seulement trois maires se succèdent depuis 1945 et les trois équipes simultanément mises en place par les habitants auront le temps de bâtir et de fortifier chacun à leur tour le travail et les orientations des prédécesseurs :

Fédérer la ville et le monde rural pour assurer au mieux le bien être de l'ensemble.

 

Bressuire est aujourd’hui une collectivité de 20 000 habitants avec tous les équipements d'une grande ville, ce qui lui procure assurément une position phare en Bocage dans le domaine économique, agricole, sportif et culturel.    

                                                       
 Bocapôle

 

220px-Hôtel_de_Ville_de_Bressuire        

 

 

 

220px-BocapôleBressuire et ses huit villes jumelées

                              

220px-Bressuire_et_ses_8_villes_jumelées

                                

 

 

 

                                       

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: DOSSIER

 

 


 

LES PERSONNAGES BRESSUIRAIS

       par Claude Boutet

 

RENE HERY (1870-1941)

 

hery_rene1637r3Né à Bressuire le 8 septembre 1870, décédé à Bressuire le 8 août 1941

 

Avocat

Conseiller municipal à vingt six ans

Maire de 1901 à 1941

Sénateur de 1920 à 1941

 

          Appartenant au groupe de la gauche démocratique, il n'accepta aucune consigne de parti, aimant à juger de façon personnelle. Le fait d'appartenir à une région qui avait été mêlée aux insurrections vendéennes eut une influence certaine sur ses conceptions politiques et philosophiques. Ses professions de foi proclament ses deux traits essentiels : républicain et patriote.

 

          Défenseur acharné de l'école publique, René Héry  permet à celle-ci de se développer : cours d'adultes à l' EPS des filles, appareil de cinéma à l'école publique, etc ...

 

           Au cours de ses vingt et une années de mandat, beaucoup de problèmes retiennent son attention. Il dépose en tant que sénateur de nombreux rapports sur les monuments historiques, la réorganisation de la licence en lettres, la composition du conseil d’administration  des écoles normales primaires...

 

          En revanche il se montre résolument hostile au droit de vote des femmes.

 

          Il ne prend pas part au vote accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940.

          L'important ensemble de classes primaires au centre-ville porte son nom de même que la rue qui les borde.

 

CHARLES ERRARD (1570-vers 1630)

 

Né en 1570 à Bressuire.

 

          D'une famille calviniste, il s'installe comme peintre et graveur. Il partira ensuite pour Nantes vers 1598.

          En 1614 Louis XIII lors de son passage à Nantes le nomme commissaire-architecte des places fortes de Bretagne.

          Il se fixe à Paris où il devient peintre de cour en 1621. Richelieu le promeut architecte du roi.   

          Il  participe à la décoration du Palais du Luxembourg.

 

Son fils Charles (1606 ?-1689), dit « Errard le jeune », également peintre et graveur fut le fondateur et le premier directeur de l’École Française de Rome au Palais Farnèse.

 

Zone de Texte: DOSSIERGERMAINE LECOMTE (1889-1966) 

                                                           

germaine lecomteNée en 1889 à Bressuire, décédée en 1966 à Paris

 

          Fille de marchands de bestiaux, Germaine Lecomte profitera des années folles pour se consacrer avec succès dans l'aventure de la haute couture à Paris.

          En 1926, elle occupe trois étages d’un immeuble de la rue royale, 450 ouvrières et 17 mannequins.

 

          Sa  réputation s’étend au-delà de l’Atlantique et on se précipite pour voir ses créations lors des défilés.

 

          Après la guerre, elle renouera  ses relations dans toute l’Europe, avec les Etats-Unis, l’Amérique latine, l’Egypte, le Liban…

 

          Avec son compagnon, le peintre Durey, elle est au cœur de la vie artistique et mondaine du tout Paris.

          Elle connut son heure de gloire dans les années 1950 et deviendra la « couturière des stars » :  Michèle Morgan, Jeanne Morreau, Danièle Darieux mais aussi des « grands » de ce monde comme Narriman d'Egypte, épouse du roi Farouk.

 

          Sa maison de couture a été rachetée par Balmain en 1957.

 

 

MAX INGRAND  (1908-1969)

 

Maître-verrier

max ingrand eglise st pierre de montmartreNé à Bressuire en 1908, décédé à Paris en 1969.

 

          Max Ingrand, élève de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs et des Beaux Arts, deviendra le maître du verre des années 1950. Il en fut l'un des plus grands créateurs du XXème siècle dans le domaine de l'Art du verre et de la lumière.

 

          Il fut directeur artistique de Fontana Arte.

 

          On lui doit une multitude de réalisations en France et à l'étranger:

 

          -Vitraux de l'Eglise St pierre à Yvetot, Notre-Dame à Plouguerneau, à Jaunay-Clan, Blois, Chartres, Tours,                                        Perpignan, Montmartre, etc...          

          -La décoration d'un hôtel à Bombay, Tokyo.

          -Les vitraux de la cathédrale de Sao Paulo, de cathédrales et d’églises au Québec, en Allemagne, en Belgique....

Eglise Saint Pierre Montmartre

max ingrand cathédrale de ToursZone de Texte: DOSSIER         

vitraux-de-l-eglise-d-yvetot      

  Cathédrale de Tours                                           Eglise Saint Pierre d’Yvetot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JEAN BLANVILLAIN dit Jamblan

 

Né le 3 mai 1900 à Bressuire, décédé à Paris en 1989.

 

jamblan          Jean Blanvillain a passé toute sa jeunesse à Bressuire. Élève du Lycée privé, il travaillait avec son père dans la confection d'ornements religieux.

 

          A 25 ans, au grand dam de sa famille il va tenter sa chance dans les cabarets parisiens.

          Sous le pseudonyme de Jean Vignefolle, il se produit dans des petits cabarets et vit de petits boulots.

 

          C’est avec un nouveau nom de scène, Jamblan, qu’il devient un pilier des « Deux ânes », de « Bobino » et après la guerre de « la Lune rousse ».

          Ses talents de chansonnier au caveau de la République et le succès de quelques « tubes » lui vaudront de passer à la postérité.

 

          Il participe également aux émissions radiophoniques du « Grenier de Montmartre ».

 

          Il devient l’ami de Pierre Dac, Francis Blanche, Georges Brassens… Il écrit des chansons dont certaines ont été interprétées par Charles Trenet ou les Compagnons de la chanson (« la blague à Jules », « ma vie »…).

 

 Une rue de Bressuire porte aujourd’hui son nom.

 

 

DOSSIER

 
 

 



LES POTERIES DE SAINT PORCHAIRE

 

  par Claude Boutet

 

 

poteries 1

 

 

 

Un potier du nom de Tascher ? *

 

          Dès le XVème siècle, St Porchaire, quartier de Bressuire fut un centre potier important qui fabriquait surtout des poteries à usage domestique.

 

          Or à la renaissance et plus précisément dans un court laps de temps (1530-1560) fut travaillée la terre blanche (du kaolin à l'état pur) que l'on trouve encore ici et là à Bressuire et dans ses environs.

 

 

 

          Ces poteries céramiques d'un blanc ivoire portaient des motifs ténus et précieux, imitant la porcelaine.

 

          Elles ornèrent la table des Rois de France et de la grande noblesse. Cette « orfèvrerie de terre » représente la quintessence de la céramique de la renaissance française.

 

poteries 2           Soixante dix de ces pièces seulement sont connues et disséminées soit dans des musées Ecouen, le Louvre en France, l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en Russie, la National Gallery of Arts à Washington, au British muséum à Londres, soit dans des collections privées (Rothschild).

 

          Rapidement la technique utilisée tomba dans l'oubli et jusqu'au XXème siècle ne furent produites que des poteries utilitaires.

 

          Dix sept fours encore en activité employaient une dizaine de familles à la fin du XVIIIème siècle.

 

          Le dernier Potier arrêta son activité en 1959.

 

*Le poète poitevin Jacques Bereau (1535-1565) né près de Pouzauges cite Tascher comme étant l'auteur d'une poterie de St Porchaire qui fut remise comme cadeau à un lauréat d'un concours de poésie.

 

 


 

DOSSIER

 
LE CAMPUS DES SICAUDIERES

_DSC3906 par Pascal Mangin, proviseur

          Situé au cœur du bocage, le Campus des Sicaudières affirme son ancrage territorial et poursuit son développement, au service des apprenants et des professionnels de l’agriculture et de l’alimentation.

L’établissement est composé de deux centres de formation, obtenant chaque année entre 85 % et 90 % de réussite aux examens, et de deux centres techniques.

*   Le Lycée accueille, en formation initiale scolaire, 250 élèves et étudiants, de la seconde au BTS, dans deux principales filières, l’agriculture et l’alimentation. Les classes sont les suivantes: seconde générale et technologique, bac technologique STAV, bac pro CGEA, Bac pro Laboratoire, Bac pro Bio-industries de transformation, BTSA sciences et technologie des aliments.

*    Le CFPPA /UFA, fort de ses 100 apprentis, propose :

ü 3 BTSA en productions animales, sciences et technologie des aliments, analyses biologiques et biotechnologiques.

ü des formations agricoles : BP REA et  BP TCEEA.

ü des  CAP  et un Brevet Professionnel dans le domaine de la transformation des aliments.

ü un CAP  dans le domaine des aménagements paysagers.

*   _DSC3929L’atelier technologique, spécialisé dans la fabrication d’aliments, est en plein développement. Au service de la pédagogie, de la recherche et du développement,  il offre également, avec ses 2000 m2 de surface et ses matériels, la possibilité  aux agriculteurs de venir transformer leur propre production sur place (viandes, charcuteries, salaisons).

*   L'exploitation est située au cœur du Bocage qui représente la plus importante zone d'élevage de la Région. Sa superficie est de 80 hectares dédiés à la polyculture élevage (dont 75 % de prairies).

*   _DSC3932Pour l'atelier ovins, Le cheptel est composé de 200 brebis de race vendéenne avec production d'agneaux en label rouge. S’agissant des bovins viande, l’établissement  possède un troupeau de race Rouge des Près (40 vaches), bénéficiant d’une AOP.

La  station d’évaluation des taureaux charolais permet l’évaluation de 85 taureaux par an, destinés à la monte naturelle et permettant une diffusion de la génétique chez les éleveurs du territoire.

L'atelier volailles bio produit  15000 poulets par an dont une partie est destinée à la vente directe. Depuis 2 ans, notre atelier volailles a doublé sa capacité de production et est devenu un centre de recherche expérimental grandeur nature, dédié  à l’aviculture biologique, grâce à une convention de partenariat signée avec l’INRA et la profession. La ferme pédagogique bénéficie d'un agrément de l'Education nationale depuis 2004 et accueille près de 1000 visiteurs chaque année (scolaires, enfants, adultes handicapés, ...).

 

 

 

 


 

ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE

 

Bressuire – Lycée Les Sicaudières route de Nantes

samedi 15 novembre 2014

 

Programme  de  la  journée

 

9h à 9h15       Accueil des participants par les membres du bureau

9h15                Assemblée générale 

*      Accueil par Pascal Mangin, proviseur du lycée

*      Ouverture de la réunion par Catherine Dambrine,  présidente de la section

*      Rapport moral et projets d’activités

*      Bilan financier

*      Renouvellement du conseil d’administration

*      Projets pour l’assemblée générale 2015

*      Questions diverses

10h15              Remise des décorations

11h45              Apéritif en présence des personnalités suivi du repas au restaurant du lycée

 

14h15             Visite de l’établissement

                       Participation au festival de la haie organisée par le lycée

                       Visite du musée de Bressuire

17h                 Fin de la journée, sauf pour les élus au bureau.

 

17h15             Réunion du conseil et élection du nouveau bureau.

 

Compte-rendu  financier 2013

 

Dépenses en €

Recettes en €

Assemblée générale

880.00

Assemblée générale

1140.00

Photocopies

78.00

Virement Amopa

1459.00

Frais de tenue de compte

13.80

 

 

Conférence - Cérémonies

58.28

 

 

Gerbe

110.00

Gerbe

110.00

Subventions

50.00

 

 

Frais de bureau

81.82

 

 

Affranchissements, photocopies

459.38

 

 

Frais financiers

10,40

 

 

Internet

187.90

 

 

Impression bulletin

487.50

 

 

Frais de congrès

76.00

 

 

 

2482.68

 

2709.00

 

 

Résultat de l’exercice :  226.32 €                                                    Avoir au 31/12/2012 : 4807.04 €

                                                                                                         Avoir au 31/12/2013 : 5033.36 €


 

 

LISTE DES ADHERENTS 2014

CH = Chevalier   O = Officier   Co = Commandeur

 

M.

ALBINA

Alfred

Ch

79400 Exireuil

M.

COQ

Jean-François

Ch

79000 Niort

M.

ANDRAULT

Gérard

Ch

79370 Verrines sous Celles

M.

CORBINUS

Albert

Ch

79130 Secondigny

M.

ANDRIEUX

Yves

Ch

87310 St Laurent sur Gorre

M.

COTTET

Olivier

O

79370 Fressines

M.

ARNAL

Jean Claude

Co

33370 Artigues près Bx

M,

COUROT

Sébastien

Ch

79380 La Foret sur Sèvres

M.

AUZANNEAU-FOUQUET

Jean-Marie

Ch

79800 Exoudun

M.

COURTADET

Jean

Ch

79300 Bressuire

M.

BARLET

Jean-Henri

O

79200 Parthenay

Mme

DAMBRINE

Catherine

Ch

79460 Magné

M.

BELY

Jean

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

M.

DE LITARDIERE

Bernard

O

79310 Mazières en Gâtine

M.

BENOIST

Jacques

Ch

79300 Bressuire

M.

DESCHEMPS

François

Ch

79480 St-Georges de Noisne

Mme

BERGER

Isabelle

Ch

79000 Niort

M.

DESMIER

Michel

Ch

79410 Cherveux

.

M.

BERNARD

Roger

Ch

79500 Melle

Mme

DONNEFORT GENDREAU

Simone

Ch

79110 St Martin d'Entraigues

M.

BILLARD

Pierre

O

79370 Celles sur Belle

M.

DUBOIS

Ulysse

O

79120 Sepvret

M.

BLONDELLE

Jean-Marc

Ch

79101 Thouars cedex

Mme

DUPUIS

Michèle

Ch

79000 Niort

M.

BONNAUD

Michel

O

79360 La Foye Monjault

Mme

DUPUY

Christine

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

M.

BONNEAU

Max

O

79800 Exoudun

M.

DURAND

Roger

O

79410 Saint-Gelais

Mme

BOTTE

Emilienne

Ch

79000 Niort

Mme

EVEN

Catherine

Off

79250 Nueil Les Aubiers

M.

BOUCHET

Guy

Ch

79600 Airvault

M.

FAURY

Gilbert

Ch

79000 Niort

M.

BOUCHON

Jean

O

79370 Celles sur Belle

Mme

FERCHAUD

Pascale

Ch

79300 Bressuire

Mme

BOUFFARD

Ginette

Ch

79230 Vouillé

M.

FERNANDEZ

Claude

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

Mme

BOURDOIS

Odile

Ch

79000 Niort

Mme

FERRET

Claudine

Ch

79210 Saint-Hilaire la Palud

M.

BOURNEAU

Joël

Ch

79270 Sansais

M.

FERRON

Jean-François

O

79200 Champdeniers

M.

BOUTEILLER

Pierre

Ch

79000 Niort

M.

FOURNIER

Gérard

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

M.

BOUTET

Claude

Co

79300 Bressuire

Mme

FRADIN

Martine

O

79320 Moncoutant

Mme

BRENET

Jacqueline

Ch

79230 Vouillé

Mme

GABRIE

Paulette

Ch

79000 Niort

M.

BRIDIER

Maurice

O

79000 Niort

Mme

GAILLARD

Paulette

Ch

79000 Niort

Mme

BRILLAUD

Catherine

Ch

33390 Plassac

M.

GAILLARD

Robert

Ch

79000 Niort

M.

BRILLAUD

Daniel

Co

33390 Plassac

M.

GALIVEL

Claude

O

79300 Bressuire

Mme

BROTHIER

Michelle

Co

79000 Niort

M.

GARANDEAU

Jacques

O

79000 Niort

M.

CACAULT

Lionel

O

79000 Niort

M.

GAROFALO

Julien

Ch

79007 Niort cedex

M.

CHAGNOLEAU

Jean-Louis

Co

44319 Nantes cedex

Mme

GEFFARD-CHAIGNEAU

Marguerite

Off

79000 Niort

M.

CHAIGNE

André

O

79360 Beauvoir sur Niort

Mme

GERRIET

Martine

Ch

79200 Parthenay

Mme

CHARTIER

Marie-Thérèse

O

79100 Thouars

M

GIBOIN

Xavier

Ch

79370 Ste Blandine

M.

CHAUMET

Michel

Ch

79230 Aiffres

M.

GIRARD

Jean-Luc

Ch

79300 Noirterre

Mme

CHAUVIERE

Marie-Claire

Ch

79300 Breuil-Chaussée

M.

GRIMAL

Denis

Co

79170 Availles/Chizé

Mme

COIRAULT

Ginette

Ch

79200 Parthenay

Mme

GUERIN

Monique

Ch

79140 Le Pin

M.

COLAS

David

Ch

79300 Bressuire

M.

GUILBOT

Christian

Ch

79100 Thouars

M.

HAYE

Jean-Marie

O

79100 Thouars

Mme

POHIN

Claudine

Ch

79000 Niort

M.

JOURDAN

Jean

O

79160 Ardin

M.

POUPARD

Pierre

Ch

79190 Melleran

M.

JUILLARD

Alain

O

79230 Vouillé

Mme

POUPLIN

Noëlle

Ch

79140 Le Pin

Mme

JUILLET

Françoise

Ch

79240 L'Absie

Mme

PRESTAT-BERTHELOT

Françoise

O

79200 Parthenay

M.

LARDEAU

Gabriel

Ch

79180 Chauray

Mme

PROUST

Marylène

O

79260 La Crêche

Mme

LAROUSSI

Marie France

Ch

79100 Thouars

M.

QUETIN

Claude

O

79260 La Crêche

Mme

LAURENT-OLIVEIRA

Isabelle

Ch

79000 Niort

M.

QUEVEAU

Gérard

O

79140 Le Pin

Mme

LAVANCHE

Cathy

Ch

79120 Lezay

Mme

QUINTARD

Caroline

Ch

79460 Magné

Mme

LECAS-REGIMBART

Mariannick

O

79270 Sansais

M.

QUINTIN

Roger

Ch

79460 Magné

M.

LEVEQUE

Michel

Ch

79000 Niort

M.

REMONDIERE

José

Ch

79000 Niort

M.

LOBSTEIN

Jean-Louis

Co

79160 La Chapelle Thireuil

Mme

RENARD

Marie-Christine

O

79260 La Crêche

Mme

LONJOUT

Claudette

Ch

79370 Thorigné

M.

RENAUD

Jacky

Ch

79180 Chauray

M.

MAGUY

Jean-Marie

O

79000 Niort

M.

RENAUD

Maximilien

Ch

79210 Arçais

Mme

MARCHANDIER

Josette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

M.

ROUILLON

Ludovic

Ch

79000 Niort

M.

MARSAULT

Philippe

O

79420 Beaulieu sous Parthenay

M.

ROUL

Thierry

Ch

79010 Niort cedex

Mme

MASSON

Marguerite

Ch

79000 Niort

M.

ROUSSEAU

René

Co

79000 Niort

M.

MELON

Jean

Ch

79100 Mauzé Thouarsais

M.

ROUSSEL

Denis

Ch

79410 Echiré

Mme

MESLET

Véronique

Ch

17000 La Rochelle

Mme

SAINT-SEVER

Andrée

Ch

79000 Niort

Mme

MICHAUD

Marylène

Ch

79000 Niort

Mme

SECHET

Yolande

O

79130 Neuvy-Bouin

M.

MOINARD

Maurice

O

79510 Coulon

M.

SEGUIN

Jacques

O

79270 Saint Symphorien

M.

MONNET

Joël

O

79260 Sainte-Neomaye

M.

SIBILEAU

Marcel

O

79160 Coulonges sur l'Autize

M.

MORILLON

Claude

O

79400 Azay le Brûlé

M.

SIMONET

Christophe

Ch

79300 Bressuire

Mme

MOUCHEUX

Annie

Ch

79240 Le Busseau

Mme

SOUCHET

Jeanne Lucette

Ch

79140 Cirières

M.

MOZZI RAVEL

Jacques

Ch

79220 Surin

M.

SOURISSEAU

Bernard

Ch

79300 Boismé

Mme

NAUDIN

Pierrette

Ch

79230 Prahecq

M.

TANTIN

Dominique

Ch

79000 Niort

Mme

PAILLE

Marie-Thérèse

Ch

79400 Augé

M

THIBAULT

Laurent

Ch

79230 Moncoutant

M

PAIRAULT

Alain

Ch

79260 Romans

Mme

THIOLLET

Jeannine

Ch

79000 Niort

M.

PANNETIER

Michel

Ch

79340 Vasles

M.

TIQUET

Philippe

Ch

79000 Niort

M.

PAULUS

Jean marie

O

79290 Argenton l'église

M.

TOUCHARD

Gilbert

O

79320 Moncoutant

Mme

PENIT-TA

Minh-Nguyêt

Ch

79600 Airvault

M.

TOURNAYRE

Jean

Ch

79420 Beaulieu sous Parthenay

Mme

PETORIN-HEURTEBISE

Andrée

O

79000 Niort

Mme

VACHON

Colette

Ch

79011 Niort cedex

Mme

PHELIPEAU GOISMIER

Monique

Ch

79370 Prailles

M.

VAL

Alain

O

79260 La Crêche

M.

PIETRI

Noël

O

79320 Moncoutant

M.

VASSEROT

Charles

Co

79000 Niort

Mme

PINEAU

Christiane

O

79000 Niort

M.

VENARD

Bertrand

Ch

79290 Bouillé Loretz

M.

PINTAUD

Georges

O

79270 Epannes

Mme

VERRET PREVOT

Bernadette

O

79210 Mauzé sur le Mignon

Mme

PLANTECOTE

Pierrette

Ch

79000 Niort

Mme

VINCENT

Martine

Ch

17000 La Rochelle

M.

PLANTECOTE

Robert

O

79000 Niort

Mme

VOYER

Françoise

Ch

79000 Niort

 


 

 

LISTE DES PROMUS 2014

 

Promotion du 1er janvier 2014

Néant

 

Promotion du 14 juillet 2014

 

Officiers

 

 

 

M

CASTRO

Pierre

79000 Niort

M

CRENNER

Hervé

79210 Mauzé sur le Mignon

Mme

DUVAL

Catherine

87000 Limoges

Mme

GRANDPRE

Jacqueline

79300 Bressuire

M

RENARD

Jean Paul

86000 Poitiers

M

MICHAUD

Christian

17330 Loulay

Chevaliers

Mme

AGENEAU

Jocelyne

79000 Niort

M

GATARD

Pierre

79000 Niort

Mme

BATY

Joëlle

86000 Poitiers

Mme

GUITTON

Marie-Andrée

79000 Niort

Mme

BEE

Isabelle

79000 Niort

Mme

JOTTREAU

Annie

79300 Bressuire

Mme

BERNARDEAU

Cécile

79000 Niort

M

LE DREVOUET

Gérald

79130 Secondigny

Mme

BERTHOME

Brigitte

79400 Saint-Maixent-l'école

M

LE KERVEN

Gérald

79000 Niort

Mme

BIENVENUT

Géraldine

86000 Poitiers

M

MANSAUD

Jean-François

79230 Prahecq

M

BOURGEOIS

Henri

79000 Niort

Mme

MELIN

Annick

79120 Lezay

M

BRAIN

Damien

79300 Bressuire

M

MICHAUD

Jean-Louis

79170 Périgné

M

CAILLER

Frédéric

79310 Mazières en Gâtine

M

MOUSNIER

Guy

79400 Saint-Maixent-l'école

M

CAROF

Hubert

79000 Niort

Mme

PEUGEOT-PROTHE

Nathalie

79000 Niort

M

CHABOISSANT

Jacques

79000 Niort

M

PICARD

Benoît

79130 Secondigny

Mme

COGNARD-HOLTERMAN

Catherine

79000 Niort

M

POIGNANT

Cyril

79000 Niort

Mme

COSME

Anne

79000 Niort

Mme

PRESTOT

Marrietta

79100 Thouars

Mme

DESFARGES

Véronique

79000 Niort

Mme

SAUSSEAU

Nicole

79270 Le Vanneau

Mme

DIEUMEGARD

Sylvie

79000 Niort

Mme

SORIN

Bénédicte

79100 Thouars

Mme

EQUILBEY

Clémence

79120 Lezay

M

THEBAULT

Patrick

79100 Mauzé-Thouarsais

M

FOUET-BARD

Philippe

79000 Niort

Mme

VANDEBROUCK

Lucile

17200 St Sulpice de Royan

M

GADEAU

Alain

79000 Niort

Mme

VOLBERG

Valérie

79100 Thouars

Mme

GAILLOT

Sylviane

79000 Niort

M

WIERZBICKI

Pascal

86000 Poitiers


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Photo montage Bernard De Litardière