SOMMAIRE

 

            page  1   -  Sommaire – Bureau départemental 

            page  2   -  Editorial   

            page  3   -  Compte-rendu  AG 2012 au lycée professionnel Les Grippeaux de Parthenay   

 

Nos activités :

            page 13  -  Rallye citoyen des collèges

            page 14  -  Conférence : Histoire du pôle universitaire niortais  

Une page d’histoire :

            page 16  -  Une Niortaise « première institutrice de France »  

 

DOSSIER :  LE MELLOIS

            page 22  -  Melle : La Ville

            page 23  -  Patrimoine de Melle et du Mellois

            page 28  -  Le festival de musique - Emetteur de Niort-Maisonnay   

            page 29  -  Les Usines de Melle

            page 30  -  Joseph Pineau

            page 33  -  Jacques Bujault : Portrait de « Maître Jacques ».

            page 36  -  Bienvenue au lycée Jacques Bujault

 

            page 38  -  Programme de l’assemblée générale 2013 et compte financier 2012  

            page 39  -  Liste des adhérents et des promus de l’année 2013   

 

 

LE  BUREAU  DÉPARTEMENTAL  2013

 

 

Président  

- Philippe TIQUET  Directeur académique des services de l’éducation nationale des  Deux-Sèvres

Vice-présidents

- Daniel BRILLAUD  Inspecteur d’académie honoraire
- Catherine DAMBRINE Professeur

- Françoise PRESTAT  Maire adjoint de Parthenay

Secrétaire - Camille SALÈTES  Chef d’établissement honoraire
Secrétaire adjoint - Véronique MESLET Conseillère principale d’éducation
Trésorier   - Michel BONNAUD  Instituteur honoraire
Trésorier adjoint - Jacques  SÉGUIN Professeur honoraire
Membres

- Michel CHAUMET Directeur de CRDP honoraire
- Jacques GARANDEAU  Professeur honoraire
- Jean-Louis LOEBSTEIN Inspecteur d’académie honoraire
- Noël PIÉTRI  Instituteur honoraire 
- Marylène PROUST Chef d’établissement
- Roger  QUINTIN  Professeur honoraire
- Denis ROUSSEL  Chef d’établissement 

- Christian CHIRAUX  Professeur honoraire
- Bernard de LITARDIERE Professeur honoraire 
- Claude MORILLON  Professeur honoraire 
- Georges PINTAUD Chef d’établissement honoraire

- Claude QUÉTIN  Médecin retraité
- Maximilien RENAUD Chef d’entreprise
- Aline SALÈTES  Professeur honoraire

Vérificateur aux comptes - Jean JOURDAN  CASU honoraire

COMITÉ  D’HONNEUR

 

Max BONNEAU  CASU honoraire

Michèle BROTHIER Chef d’établissement honoraire

Simone FRANCOIS  SCASU honoraire

Paulette GAILLARD  Professeur honoraire

Simone LEGENDRE  Directrice d’école maternelle honoraire

René ROUSSEAU  Sous-préfet honoraire

 

      Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres

Directeur de la publication : Michel Berthet, président national de l’AMOPA

Rédacteur en chef : Philippe Tiquet, président délégué de la section des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :   tous les membres du bureau avec l’appui logistique du collège Pierre et Marie Curie

Diffusion gratuite réservée aux adhérents            Conception et mise en forme : le secrétariat AMOPA79 

Site internet : http://amopa79.org     Contact : secretariat@amopa79.org 

Editorial

Nous tenions à ouvrir ce nouveau bulletin n° 25 par un hommage, celui que nous rendons à Christian Chiraux, professeur de lettres classiques, membre de notre bureau,  qui nous a quittés le 23 juin dernier. Nous saluons son implication au sein de notre section AMOPA 79, le travail qu’il a mené comme membre de l’association « Secours populaire », sa volonté d’œuvrer pour promouvoir la lecture et l’écriture auprès des personnes les plus en difficulté. Il avait manifesté le souhait de travailler au sein de notre section sur le thème de l’illettrisme en 2013, thème déclaré grande cause nationale.

Nous ne manquerons pas de porter une attention particulière à ce sujet dans notre prochain bulletin.

Un thème d’ailleurs mis en exergue par Michel Berthet, président national de l’AMOPA,  qui nous a fait l’honneur d’assister à notre dernière assemblée, le 24 novembre 2012, au lycée Les Grippeaux de Parthenay.

Ont également été évoqués par le président national, la question de l’utilité publique de l’association ainsi que les grands objectifs de l’AMOPA, que la section 79 s’efforce de décliner, même modestement, dans le département,  et de relayer pour contribuer au rayonnement, au dynamisme de l’ordre des Palmes académiques : organisations de rencontres culturelles, promotion de la langue française, développement d’activités éducatives en faveur de la jeunesse, valorisation de lieux historiques et culturels qui ont compté dans notre département, de figures qui ont tout particulièrement œuvré pour l’Ecole.

 

Nous remercions une fois encore Michel Berthet de sa présence.

 

Dans ce bulletin, nous vous proposons un article consacré à notre conférence annuelle, sur le thème : « l’Histoire du Pôle universitaire de Niort » (PUN), présentée le 25 mars 2013 par Michel Lévèque, membre de la section 79, journaliste, qui a participé à la création et au développement du PUN, et par Jean-Michel Passerault, professeur des universités et coordonnateur actuel du PUN.

 

Nous vous proposons aussi de nous attarder sur une figure, celle de Françoise D’Aubigné, marquise de Maintenon, « Institutrice de la Maison royale ».

 

Nous avons fait le choix de valoriser également la ville de Melle,  à l’honneur dans notre bulletin pour son patrimoine, son festival, ville dans laquelle nous organiserons notre prochaine assemblée générale le 30 novembre 2013. Le proviseur, M. Bobineau,  nous accueillera dans le lycée Jacques Bujault et nous présentera l’exploitation agricole du lycée.

 

Je ne peux pas terminer cet édito sans aborder une décision personnelle que j’ai longuement présentée lors du bureau de juillet dernier. J’ai en effet décidé de mettre un terme à ma fonction de président. La raison en est simple : mon travail quotidien m’empêche d’être un président actif et disponible, parfois même de présider les bureaux. Bien que largement secondé par Camille Salètes et Daniel Brillaud, n’aimant pas faire les choses à moitié, il m’a paru plus sage, et plus honnête d’une certaine façon, de passer le relais. J’en avais d’ailleurs parlé à Michel Berthet lorsqu’il est venu dans le département. C’est donc un nouveau président ou une nouvelle présidente qu’il faudra élire lors de la prochaine assemblée générale. Catherine Dambrine, qui en est d’accord et je l’en remercie, est une candidate idéale. Elle ne ménage pas sa peine au sein de l’AMOPA 79, elle a été responsable de divers projets et nous a déjà représentés dans des assemblées nationales. Je soutiens pleinement sa candidature mais il va de soi que c’est une élection qui en décidera, ouverte à toute autre candidature s’il y en a.

 

Dans l’attente de vous retrouver nombreux lors de notre prochaine assemblée, je vous souhaite une bonne lecture.

 

Philippe Tiquet

Président de la section AMOPA Deux-Sèvres

 

Compte-rendu de l’assemblée générale 2012

 

L’assemblée générale s’est tenue le 24 novembre 2012 à Parthenay, au lycée Les Grippeaux.

(photos Xavier Gibouin et Camille Salètes)

 

Eric Guérineau, proviseur, adresse quelques mots de bienvenue aux amopaliens et cède la parole à

Philippe Tiquet, directeur académique des services de l’Education nationale des Deux-Sèvres et président de l’AMOPA79.

Des remerciements sont adressés

- à Eric Guérineau et son équipe pour la part prise dans l’organisation de cette journée et pour son accueil chaleureux,

- à Mme la Présidente de la région et à Mme Françoise Bély, vice-présidente du conseiller régional, pour la mise à disposition des locaux,

- à M. Laurent Olivier, sous-préfet et à M. Xavier Argenton maire de Parthenay

- à Mme Nicole Fortuné, maire de Mazières et Christine Marsault, conseillère pédagogique ainsi que Coralie Guillemain, directrice de l’école de Mazières 

- aux présidents des sections AMOPA de Charente : Annick Simon, de Charente Maritime : Michel Pollet, du Maine et Loire : Jean Morlong (absent excusé), de Vendée : Daniel Tran et de la Vienne : Marylène Bourdilat représente Gilles Adam.

- à Michel Berthet, président national de l’AMOPA

Et adresse ses remerciements aux personnalités qui ont répondu à notre invitation  ainsi qu’à tous les membres de l’association présents.

 

Photo ci-dessous :

De gauche à droite : Michel Bonnaud, Daniel Brillaud, Catherine Dambrine, Françoise Prestat-Berthelot, Philippe Tiquet, Michel Berthet et Camille Salètes.

Michel Berthet dit son bonheur d’être parmi nous. Depuis la nouvelle transition du pouvoir au sein de l’AMOPA, le rapprochement et la communication avec les sections sont  prioritaires. Maintenant, il faut ajouter à l’AMOPA de la tradition, celle de l’utilité publique à laquelle nous devons consacrer la moitié de nos ressources. Ce thème sera débattu au prochain congrès de Lyon. Un autre thème sera déclaré cause nationale, c’est l’illettrisme.

 

 

Le président de la section reprend la parole pour apporter des précisions sur le déroulement de l’assemblée générale.

 

Le compte rendu de l’AG 2011 (page 3 à page 11 du bulletin n°24) est approuvé à l’unanimité.

 

 

 

Rapport moral présenté par le président

 

Le président rappelle que la section des Deux-Sèvres décline avec son caractère propre les grands objectifs de l’AMOPA nationale, à savoir :

- contribuer au rayonnement de l’ordre des Palmes académiques, Michel Berthet reprécisera tout à l’heure l’esprit de cette décoration propre à l’Ecole mais qui peut récompenser toute personne.

- organiser des réunions et des manifestations culturelles destinées à promouvoir l’École, ses valeurs, son patrimoine, ses serviteurs, en France et hors de France et à entretenir des relations amicales entre ses adhérents,

- contribuer au développement d'activités éducatives en faveur de la jeunesse.

L’AMOPA ne doit pas vivre repliée sur elle-même, elle a vocation aussi à s’ouvrir vers d’autres horizons.

La section AMOPA 79 se félicite par ailleurs des évolutions intervenues au niveau national permettant de voir un travail plus lisible, certainement plus transparent et portant des valeurs dans lesquelles il est assez facile de se retrouver.

Le bilan d’activité qui va être présenté, répond à mon avis à ces objectifs et est respectueux des valeurs qui sont les nôtres.

 

 

 

Rapport d’activité présenté par le secrétaire

 

Quelques données numériques caractéristiques de notre section

 

Camille Salètes donne quelques indications sur les membres présents et transmet les excuses des absents qui ont écrit.

Aujourd’hui 129 adhérents à jour de cotisation et 21 anciens qui n’ont pas encore cotisé.

A noter que le bulletin N° 24 a été adressé à 240 personnes en comptant les personnalités invitées et divers amis (le plus souvent des anciens qui ont déménagé depuis peu), 89 ont répondu, 81 présents à l’AG et 65 au repas.

 

6 réunions de bureau

22 février, 9 mai, 11 juillet, 14 et 19 septembre, 24 octobre (matin=publipostage bulletin 24). Rappelons que M. Philippe Tiquet, IA DSDEN 79 a été réélu président de la section lors de la première réunion, en février ainsi que Daniel Brillaud, Françoise Prestat-Berthelot et Alain Chauffier, élus vice-présidents, Camille Salètes et Catherine Dambrine élus au secrétariat, ainsi que Michel Bonnaud trésorier avec Jacques Séguin pour adjoint.

La participation aux réunions est importante, la moyenne pour l’année est de 15 présents.

 

Participation au Congrès de Lyon : la section sera naturellement représentée

 

Conférence (voir bulletin 24 page 15)

Louis Perceau par Maurice Moinard

 

Bulletin 24

Comme chaque année, un important travail collectif a été fourni par les membres du bureau et les « experts » auxquels nous faisons appel (merci donc à Pierre Arches, André Chaigne, Yves Drillaud, Paulette Gaillard et Henri Jamoneau).  Le contenu est centré sur Parthenay et son Ecole Normale

Nous nous félicitons encore d’avoir renouvelé le partenariat avec les PEP 79 pour l’édition du bulletin ; nous remercions à nouveau le président Maurice Bridier et le directeur Jacques Mozzi-Ravel, tous deux membres de l’AMOPA79. Merci aussi et à la secrétaire Stéphanie Suaud pour le travail supplémentaire occasionné. L’AMOPA79 reste naturellement adhérente aux PEP79.

 

Site internet

Il est régulièrement abondé par Roger Quintin. On y trouve les derniers bulletins, les comptes-rendus des conférences et diverses informations concernant la section. Son adresse est http://AMOPA79.org  et son courriel est : secretariat@amopa79.org

Sa visite régulière est indispensable

 

Concours et actions éducatives

- Des collégiens « cadets de la défense » à lire page 18

- Achèvement de la reconstruction d’un moment commémoratif avec signature d’une convention signée par le directeur académique et les chefs d’établissements, voir bulletin 24 page 20, (Claude Morillon qui est à l’origine et à l’organisation de l’évènement est absent ainsi qu’Alain Meyer le principal du collège mais Anne-Marie Borego proviseure du lycée est présente).

Philippe Tiquet tient à dire l’importance de cet évènement, il retrace brièvement son historique, il souligne la nécessité de la remise à l’honneur, en présence des  lycéens et collégiens des établissements de Saint Maixent, de ces jeunes résistants dont la fin fut tragique. 

- Le rallye citoyen n’a pas eu lieu cette année mais en juin 2013 l’AMOPA79 en sera à nouveau partenaire.

 

Cinquantenaire de l’AMOPA

- Affiche et site internet « Quelques grands Deux-Sévriens proches de l’école » pour tous les établissements scolaires du département (page 12).

- Affiche et site internet « Les écoliers de Mazières travaillent en 3D sur l’aménagement du centre bourg » pour toutes les écoles du département (page 13). Bernard de Litardière a fait en l’occurrence un travail colossal, les enfants ne sont pas ici par contre sont dans la salle Nicole Fortuné, maire de Mazières, Coralie Guillemain, directrice de l’école, Christine Marsault, conseillère pédagogique et Bernard Cavaillès, IEN du secteur. L’un des volets de cette réalisation, l’exposition, sera visible cet après-midi quand nous passerons par la médiathèque de Parthenay.

- Conception et création d’un marque-page qui sera largement distribué y compris au congrès de Lyon.

Que soit ici remercié le président Berthet qui nous a fait bénéficier d’un aide très substantielle accordée par le siège dans le cadre du cinquantenaire.

Il faut absolument voir ces réalisations sur notre site http://amopa79.org

 

 

Approbation du rapport moral et du rapport d’activité à l’unanimité

 

Bilan financier 2011

 

 

Michel Bonnaud, trésorier, présente le bilan financier.

Jean Jourdan, vérificateur aux comptes, lit son rapport : 

En application du mandat que votre assemblée générale du 18 octobre 2003 a bien voulu me donner, j’ai procédé à la vérification des comptes 2011 de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA en présence de monsieur Michel Bonnaud, trésorier.

J’ai constaté la parfaite concordance tant en dépenses qu’en recettes avec les titres justificatifs et les enregistrements effectués sur les registres de comptabilité, toutes les opérations apparaissent sincères et véritables.

 

Le bilan définitif à la clôture de l’exercice 2011 s’établit comme suit :

Recettes 3360,00   Dépenses  3054,12     Excédent  305,88   Solde précédent  3418,58

Solde au 31 décembre 2011  3724,46

 

Approbation du rapport financier et vote du quitus à l’unanimité

 

 

 

Renouvellement du Bureau


Pour être en conformité avec les statuts, il convient de mettre aux voix de l’Assemblée générale un quart des mandats tous les ans. Je précise que le bureau ne doit pas dépasser 24 membres.

 

Six sièges sont à renouveler :

A.Chauffier, C.Dambrine, B.de Litardière, M.Moinard, R.Quintin, M.Renaud.

Sont candidats à leur succession :

C.Dambrine, B.de Litardière, R.Quintin, M.Renaud.

Sont candidats à une première élection : (deux sièges sont à pourvoir)

Jean-Louis Lobstein, ancien inspecteur d’académie, retraité en Deux-Sèvres.

Tous les candidats sont élus à l’unanimité.

 

Hommage à :

- Alain Chauffier membre du bureau depuis 2009 (adhérent depuis 2004)

- Maurice Moinard (chevalier en 1978, officier en 1985, chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur) adhérent et membre du bureau depuis plus de trente ans.

Ils quittent le bureau mais restent adhérents et acteurs au sein de l’association. Nous ne manquerons pas de faire appel à eux en tant qu’experts, pour le bulletin notamment.

Merci pour leur investissement au sein de la section.

 

 

 

Propositions d’activités pour 2013

 

Initiatives nationales

Programme habituel (concours, bourses…).

La question des liens qui doivent être assurés avec les écoles et les établissements du secondaire fait l’objet de toute notre attention.

Initiatives départementales

 

Assemblée générale de novembre 2013

Les conditions d’accès aux locaux des collèges exigées par le conseil général sont telles qu’il sera désormais impossible d’y rassembler nos AG.

Pourtant, nous avions pensé à :

-    Collège Raymond Migaud à l’Absie   

-    Collège Henri Martineau à Coulonges-sur-l’Autize,

-    Collège René Caillié à Mauzé, AG 1994

-    Lycée Jacques Bujault à Melle,

-    Lycée Desfontaine à Melle,

-    Collège Ferdinand Renault à Pamproux

-  Collège Louis Merle à Secondigny

Ne pas aller dans ces collèges ne nous empêchera pas de publier dans nos bulletins à venir les biographies des personnages dont ils portent le nom.

Dirigeons-nous donc vers les lycées, merci encore à Eric Guérineau d’avoir accepté au dernier moment de nous recevoir ici, faute d’avoir pu aller au collège du Marchioux, ancienne école normale.

Philippe Tiquet rappelle qu’en respect de l’équilibre il faut aller vers le sud en 2013. Choisir le lycée Jacques Bujault permettrait de faire connaissance avec l’enseignement agricole et de faire connaître l’AMOPA.

Les participants ne voient pas d’objection à ce projet. Nous étudierons donc sa faisabilité dès notre première réunion du bureau.

 

 

Conférences possibles proposées par les membres du bureau :

 

Personnes à solliciter :

- Michel Lévèque, (adhérent AMOPA79) qui vient de publier un livre sur la création du site universitaire à Niort.

- Roger Durand (adhérent AMOPA79), secrétaire de l’association Les amis d’Ernest Pérochon qui vient de réaliser un important travail sur des archives « témoignage vivant de la France de 1920, des circonstances passionnées de l’éclosion de Nêne et de l’épanouissement de son auteur ». Exposition et conférence peuvent s’envisager.

Autres possibilités :

-  Recherche sur les origines du développement de la mutualité et de la coopération dans la région niortaise. 

- Gabriel Delaunay et son épouse Alice, anciens instituteurs, lui est devenu Préfet de région d’Aquitaine et a écrit plusieurs livres, elle inspectrice des écoles maternelles. 

-    Georges Bordonove, ancien élève du lycée Fontanes auteur de nombreux ouvrages historiques Claude Boutet serait à solliciter.

-    Henri Clouzot, fils d’enseignant, maître imprimeur, libraire, éditeur, auteur, journaliste. Gaston Chérau, romancier, membre de l’académie Goncourt (Eric Surget)

-    Claire Sainte Soline, pseudo de Nelly Fouillet (père instituteur qui a été maire de Niort), écrivaine. Voir Eric Surget

-    La Nouvelle Calédonie par Jacques Goubeau, nouveau retraité en 79.

 

Avis de l’AG sur ces propositions …pas d’objection

 

Le bulletin n° 25 sera réalisé dans l’esprit des précédents sur la base du choix du lieu de l’AG 2013.

 

 

 

Questions diverses

 

 

- Il faudra déposer notre RI à la Préfecture, une fois arrêté, afin que le (la) Préfet(e) soit informé(e) de l’existence de l’AMOPA 79.

 

            - Il faudrait que tous les adhérents qui ont une adresse courriel nous la fassent connaître.

 

 

 

Intervention de Michel Berthet président national de l’AMOPA

 

 

Le temps est venu des objectifs communs et de l’appropriation commune de l’AMOPA et des sections. L’AMOPA, c’est nous tous !

Nous devons tous être des militants qui portent la belle parole amopalienne, nous devons convaincre, être enthousiastes et persuasifs.

 

Nous avons à poursuivre les efforts de communication avec les sections que nous avons engagés depuis peu et nous devons nous engager dans des actions fortes.

Parmi tous les personnels de l’éducation nationale, de plus en plus de jeunes (les palmes peuvent être décernées à partir de trente cinq ans) sont nommés, il faut qu’ils aient  envie d’adhérer et ensuite il faut qu’il aient envie de rester et de s’engager avec l’AMOPA dans des projets forts.

Vive l’AMOPA du dynamisme !

Quelques exemples :

Les salons

-          celui du livre à Rocamadour

-          celui des arts à Pontivy

-          celui du patrimoine à Rochefort (pour 2014)

Les entretiens

-          à l’Assemblée nationale sur la notion de territoire

-          Le cinquantenaire

-          Clôture des actions autour du cinquantenaire à l’Hôtel de ville de Paris, qui n’était pas un évènement parisien mais national avec des délégations de toutes les sections.

Les concours

-          Défense et illustration de la langue française

-          L’éloquence

-          La musique

-          Nous l’Europe

Les grandes causes

-          Lutte contre l’illettrisme (Christian Chiraux, membre du bureau AMOPA79, très impliqué dans ce domaine approuve cette initiative et échange avec Michel Berthet)

Un outil fabuleux

-          La revue, qui a bien changé depuis deux ans et à laquelle les sections peuvent et même doivent participer. Elle doit être brillante car c’est notre vitrine dans le monde entier

 

Nous avons pour la majorité d’entre nous, porteurs des Palmes académiques, entamé ou accompli une carrière d’enseignants aussi c’est es qualité que nous devons être présents là où il y a de la formation.

 

 

Remise des décorations aux récipiendaires

 

 

Michel Berthet affirme à nouveau l’importance que revêt cette cérémonie avec toute sa solennité et son cortège d’émotions. Le lieu choisi n’est pas emblématique de la république mais c’est un lycée professionnel, lieu d’éducation qui mérite d’être beaucoup mieux reconnu.

Moment d’exception pour ceux qui vont être distingués par le nation et qui seront promus dans l’ordre des palmes académiques. Je suis ici pour apporter un peu de cette âme amopalienne.

Pourquoi cette distinction à l’heure où nous vivons ce paradoxe de la société démocratique écartelée entre la promesse d’égalité  pour tous et celle de l’épanouissement individuel ?

Débarrassez-vous de vos complexes, prenez conscience de votre dévouement désintéressé au service de l’éducation, de la formation et de l’instruction.

Nous sommes représentants de l’école de la probité intellectuelle, celle de l’exigence, celle de la vérité, de la tolérance, du respect de l’autre et de la protection du plus faible.

Vous êtes des porteurs de l’excellence, des messagers.

 

Les remises des insignes de déroulent ensuite successivement pour les récipiendaires ( un officier Jean Chaintrier et dix sept chevaliers) avec chacun son parrain et à chaque fois le soutien de Michel Berthet.

 

 

1 - Thierry Audonnet, parrain Philippe Tiquet
2 - Jean-Marc Blondelle parrain Philippe Tiquet
3 - Liliane Bonneaudeau parrain Frédéric Chappe   
4 - Mireille Boyer parrain Philippe Tiquet

5 - Violeta Buron parrain Philippe Tiquet                
6 - Lisianne Cousseau parrain P. Debonnaire

7 -  Pascal Debonnaire parrain Philippe Tiquet         
8 - Dominique Laubie parrain Philippe Tiquet

9 - Cathy Lavanche parrain Philippe Tiquet     

 

 

 

10- Dominique Marty parrain Camille Salètes

11- Nicolas Mazurier parrain Philippe Tiquet
12- Christophe Pain parrain Philippe Tiquet

13- Ludovic Rouillon marraine Danielle Rolland    
14- Thierry Roul parrain Philippe Tiquet

15- Pascal Sabadello parrain Denis Roussel
16- Dominique Tantin parrain Philippe Tiquet

17- Colette Vachon parrain Dominique Relat 
18- Jean Chaintrier parrain Philippe Tiquet

 

 

L’apéritif est servi en présence des élus locaux (de gauche à droite :Ph.Tiquet, M.Berthet, L.Olivier, X.Argenton et F.Bély), nous assistons et participons à de nombreux échanges entre eux et les amopaliens présents.

Le repas se déroule au restaurant d’application du lycée.

Comme d’habitude au lycée hôtelier, nous avons bénéficié d’une cuisine et d’un service d’une grande qualité.

 Merci aux élèves et à leurs professeurs

La table des présidents (ci-contre):

de gauche à droite, Daniel Brillaud, Philippe Tiquet, Annick Simon, Michel Berthet, Marylène Bourdila, Daniel Tran et Michel Pollet.

 

   

L’après-midi est consacré aux visites de la vieille ville, du musée et de la médiathèque



Rue de la Vaux St Jacques


Michel Berthet devant la tour St Jacques
 

Devant la tour de l’horloge

Une salle du musée avec Maria Cavaillès

 

 

Une journée de partage en équipe : un challenge citoyen 

par Denis Roussel

 

                      

Le sixième « Rallye citoyen des collégiens des Deux-Sèvres » a eu lieu, cette année, le 19 juin 2013, sur le site militaire du « Panier fleuri », à l’ENSOA, à Saint-Maixent, qui fêtait son cinquantenaire. Depuis sa création, en 2007, par le commandant Pascal André et par le professeur d’histoire-géographie-éducation civique Jacques Séguin, ses objectifs n’ont pas varié. En effet, il s’agit toujours de partager sa connaissance citoyenne, de démontrer son esprit de cohésion, de tester son savoir du développement durable, de rencontrer les institutions civiles et militaires de la défense, de découvrir les associations patriotiques, de développer son esprit de compétition et de passer une bonne journée, dans le respect des valeurs citoyennes.

            La réédition de ce projet éducatif, innovant sur le plan national, vit une participation record de trente six équipes mixtes (54% de garçons et 46% de filles, dont 60% d’élèves de troisième) de six collégiens chacune, soit deux cent vingt jeunes, avec quelques remplaçants représentant quatorze collèges du sud du département. Plusieurs établissements scolaires concourraient pour la première fois et ce fut le collège Saint-Exupéry de Brioux-sur-Boutonne, qui remporta la première place au classement général. Les six élèves eurent ainsi la chance de se voir offrir, par l’aéroclub des Deux-Sèvres, un baptême de l’air, avec le pilote-instructeur Alain Barroux, sur l’aérodrome de Niort-Souché.

            Comme pour les manifestations précédentes, l’organisation du rallye, diligentée par le lieutenant-colonel et délégué militaire départemental adjoint Jacky Leboeuf,  fut parfaite, sachant qu’il lui a fallu concevoir un nouveau modèle d’organisation capable d’accueillir pas moins de quarante équipes, compte tenu de l’accroissement du nombre d’inscriptions, là où la précédente était prévue  pour vingt cinq équipes maximum.

Le mauvais temps n’a pas arrêté les ardeurs des collégiens, bien encadrés par les réservistes opérationnels, sous la direction du colonel Claude Boisson, par les six réservistes citoyens et accompagnés toute la journée par plusieurs élèves volontaires sous-officiers (EVSO). Cette belle et singulière action éducative (remarquée par le ministère de la jeunesse et des sports) n’a pu se réaliser qu’avec le soutien des vingt cinq partenaires institutionnels et associatifs, dont l’AMOPA79, et la présence active d’une centaine d’adultes (civils et militaires) répartis dans les douze ateliers (tests de connaissances et épreuves physiques), les stands d’information et le soutien logistique, dont le montage des tentes, la mise en place du mât des couleurs, celle du camion-podium, des ateliers et du secrétariat notamment.

         Les collégiens ont tous reçus une attestation officielle de participation et des objets-souvenirs. Plusieurs équipes ont été primées et félicitées par le général Frédéric Thuet, commandant l’ENSOA, très présent au cours de cette journée et par les représentants de la préfecture, de la direction académique et de l’ONAC, en présence de plusieurs enseignants (trois d’entre eux, dont deux amopaliens, animaient des ateliers) et chefs d’établissements scolaires. Ils ont été agréablement surpris tant par l’ampleur de la manifestation que par la qualité de l’accueil des militaires, et ont déclaré avoir beaucoup appris à cette occasion. Plusieurs élèves de quatrième se sont dit prêts à renouveler l’expérience l’an prochain.

Le septième « Rallye citoyen des collégiens des Deux-Sèvres », qui s’inscrit maintenant dans une forte tradition, aura lieu sur le site du « Pré-Leroy », à Niort, le mercredi 21 mai 2014.

L’aventure citoyenne continue…

 

Photos : L’équipe du collège Pierre et Marie Curie de Niort en tenue de pompier et en réflexion autour d’une table avec Mme Perrine Calonne, assistante de prévention et de sécurité.

 

 

 

Conférence :

Histoire du Pôle Universitaire de Niort

 

 

Lundi 25 mars, la soirée débute à 18h, dans la bibliothèque universitaire, elle est spécialisée dans le domaine des assurances et ouverte aux étudiants ainsi qu'à tout habitant niortais, Michel Lévèque et Jean-Michel Passerault procèdent à une visite guidée.

 

Elle se poursuit à 18h30, dans l’amphi Galuchet.

En l’absence de Philippe Tiquet, président de l’AMOPA79, retenu par des obligations professionnelles, Daniel Brillaud, vice président, présente l'AMOPA à l'auditoire ainsi que quelques objectifs de la section.

Travailler à la connaissance du PUN contribue à la promotion du patrimoine éducatif des Deux-Sèvres.

Il présente ensuite brièvement les deux conférenciers.


Michel Lévèque :

Après une carrière de journaliste de presse écrite (Le Monde et La Nouvelle République), il a  participé  à la création et au développement du PUN : d'abord comme délégué du maire de Niort (Bernard Bellec) puis comme secrétaire général de l'association de développement universitaire autour de l'assurance (AURA) présidée par le PDG de la MAIF (Roger Belot).

Dans le domaine de l'éducation, il a occupé de nombreuses et importantes fonctions, il est chevalier dans l’ordre des palmes académiques depuis 1984 et membres de l’AMOPA79.

Ecrivain, il est l’auteur de "Bâtisseurs de l'impossible"  qui retrace les trente années qui ont ancré l'Université à Niort, d'un recueil de chroniques "Aura'ctuelles" sur la vie du pôle universitaire et des mutuelles d'assurance qui en sont le socle et dans un tout autre domaine, auteur de "Le Montagnon", biographie du préfet de la Résistance René Hudeley.

Jean-Michel Passerault :

Professeur des universités (psychologie cognitive), actuellement coordonnateur du PUN

Vice-président de l’IFFCAM (Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute) et du groupe ornithologique des Deux-Sèvres

Président du conseil scientifique d’orientation de CALYXIS (centre de ressources dédié à la prévention des risques à la personne à destination du grand public, des industriels et des instances gouvernementales).

Doyen honoraire de la faculté des sciences humaines et arts de l’université de Poitiers (de 1997 à 2007).  Il ne manque pas non plus d’implication dans la vie locale puisqu’on le trouve au conseil municipal de Niort de 1995 à 2001 et président de l’ensemble socioculturel niortais de 2004 à 2007.

 

Michel Levêque commence son exposé en nous interpellant :

« Vous aimez les voyages? Venez, je vous emmène autour du monde, avec un petit peu de chance, nous rencontrerons Mohamed le Tunisien, Estelle la Camerounaise, … « Ce voyage imaginaire, je l'ai vécu quotidiennement au nom de l'AURA » (texte intégral sur notre site internet http://amopa79.org)

puis il poursuit dans un style lyrique et poétique, ponctuant son exposé d'anecdotes et prenant à témoin quelques personnalités présentes.

Effectivement, il nous fait voyager.

Jean-Michel  Passerault prend ensuite la parole, son objectif est double:

-          Présenter un état des lieux du PUN, c'est-à-dire les cinq composantes, les formations offertes par chacune d’elles, les périmètres de collaboration entre elles puis les outils, les points forts et les points faibles.

-          Présenter les axes de travail prioritaires pour les années à venir avec à l’intérieur d’un schéma régional d’enseignement supérieur et de recherche (SRESR) l’élaboration d’un schéma local (SLESR) qui s’appuie sur quatre axes : Formation, Recherche, Attractivité et Cadre de vie.

Il est poète à son tour en commentant la dernière diapositive qui contient des photographies de la conche qui traverse le pôle universitaire aux portes du Marais Poitevin (zone Natura 2000), et d’espèces qui fréquentent le PUN comme le grèbe castagneux, le martin pêcheur, la rosalie des Alpes, la fritillaire pintade et la  loutre d'Europe qui rend souvent visite aux étudiants,.

 

Dernier temps : Echanges avec le public

L'intérêt fut vif parmi l'audience, on pouvait remarquer dans l’assistance des personnalités ayant œuvré à la création du PUN et des acteurs actuels de l’université tant à Niort qu’à Poitiers.

Il a été question du suivi et de l’insertion des étudiants.

La formation est naturellement professionnelle grâce à une forte alternance avec l’entreprise mais elle n’oublie surtout pas d’être à fort contenu théorique universitaire.

L’évaluation des masters et la concurrence sont évoquées ainsi que la qualité de la vie étudiante.

La conférence s’achève vers 20h.

 

Daniel Brillaud conclut en adressant des remerciements à Michel Levêque et à Jean-Michel Passerault pour la qualité des interventions.

Nous avons beaucoup appris ce soir !

 

Il remercie aussi Bernard De Litardière, qui a filmé toute la conférence ainsi que tous ceux qui ont œuvré à l’organisation de cette manifestation.

Enfin, nous nous dirigeons vers la table garnie de boissons diverses et autour de laquelle, les discussions se prolongent.

 

 

Une Niortaise: « première institutrice de France »

 par Denis Roussel.

 

                   Près de Niort, dans la commune d’Echiré, sur la rive gauche de la Sèvre, face au village de Sciecq, le long d’un vieux chemin gaulois, se trouve le château de Mursay (*1) entouré de douves, où Françoise d’Aubigné, dite « Bignette », petite fille d’Agrippa d’Aubigné (compagnon d’armes de Henri IV et poète), née à la conciergerie de la prison de Niort (son père, Constant d’Aubigné « baron de Surimeau », y était incarcéré), le 27 novembre 1635, passa huit années de sa petite enfance, sous la responsabilité de sa tante Louise Artemise de Villette (troisième enfant d’Agrippa d’Aubigné et de Suzanne de Lezay). Elle y reviendra ensuite pendant plus d’une année, à l’âge de douze ans puis, après la fronde, en 1652 et y fera étape ensuite, en quelques occasions (*2) .

                   Confiée au couvent des Ursulines, à Niort, par sa marraine Madame de Neuillan (*3), puis à celui de la rue Saint Jacques, à Paris, elle rencontre le chevalier de Méré, qui s’offre de l’instruire « convenablement ». En effet, Françoise d’Aubigné, issue d’une famille noble mais ruinée n’avait connue qu’une instruction limitée dispensée dans des couvents qui assuraient l’instruction des jeunes filles nobles. On y enseignait surtout la religion et la liturgie, ainsi qu’un minimum de connaissances en français, latin, calcul et travaux ménagers, sans réelle ouverture sur le monde.

                   Mariée à l’âge de seize ans, sans le sou, au chanoine écrivain et humoriste Paul Scarron, qui lui inculque une grande culture, elle se tisse un solide réseau de relations (dont Madame de Montespan, alors dame d’honneur de la duchesse d’Orléans, belle-sœur du roi) dans le salon ouvert par son mari, très fréquenté  par les écrivains et les beaux esprits de l’époque. Elle sera veuve et endettée neuf ans plus tard.

                   C’est en 1669, sur la proposition de Madame d’Heudicourt, qu’elle accepte la charge de gouvernante des enfants illégitimes du roi et de madame de Montespan, ce qui lui donne une expérience et une vocation d’éducatrice. Le 27 décembre 1674, elle achète  le château et le titre de Maintenon.

                   Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, le roi de France et de Navarre l’épouse secrètement. Elle est alors âgée de quarante-huit ans. Une fois aux côtés du roi Louis XIV (pendant près de trente deux ans), madame de Maintenon veut améliorer l’instruction des jeunes filles de la noblesse désargentée, de plus en plus nombreuses dans le pays, du fait que beaucoup de gentilshommes se faisaient tuer lors des guerres ou se ruinaient au service du roi. Elle n’aura pas de réelle influence sur le plan politique (même si elle désapprouva les dépenses somptuaires de la cour, suggéra la tolérance religieuse, réprouva les violences physiques, exposa des maximes pacifistes, conseilla de refuser la succession espagnole et appuya le choix de personnels administratifs, politiques et militaires) mais un pouvoir important sur le caractère du roi et la condition de la cour, en faisant planer sur elle une ère de dévotion (sans prendre parti dans les querelles religieuses) et d’austérité durant toute la fin du règne (*4).

 

L’obsession  de l’Education et la science des enfants.

                 

            Née dans le dénuement, les privations et la solitude, miséreuse pendant six ans aux Antilles, mendiante à La Rochelle, solitaire, mélancolique, abandonnée, Françoise d’Aubigné « la belle indienne », devenue marquise de Maintenon et épouse morganatique du  roi de France et de Navarre, s’attache à soulager un peu la misère du peuple et acquiert l’art de prendre soin des enfants de paysans, comme de ses neveux et nièces, des enfants de ses amis puis des fils légitimes et légitimés du roi et de s’en faire aimer. Elle veut les mailloter, les baigner, les purger, les nourrir, les amuser, les consoler et les instruire, pour les sauver

de l’ignorance et les protéger des périls, tant moraux que physiques. Pour eux, elle cultive le goût de la perfection. Ayant reçu l’éducation des bourgeois chez les ursulines (et non celle des nobles riches chez les bénédictines) et après avoir été elle-même, pendant quelques mois, décurione (auxiliaire de l’institutrice ou régente), en charge de dix élèves, elle enseigne la géométrie, la carte et la sphère, l’éloquence, la grammaire, le commerce du monde et la courtoisie, le grec et le latin. plus tard, elle enseignera l’alphabet et la lecture, le catéchisme, le français, l’espagnol , le calcul, le ménage, l’art de l’ajustement des usages et des manières du monde, le vocabulaire et la morale, le filage de la laine, la tapisserie, la musique et la danse.

 Elle veut inspirer le respect, l’estime, la tendresse due à son père et à son maître. A Saint-Cyr, elle cueille des fleurs pour la chapelle, repasse le linge, remplace une maîtresse malade ou assiste le médecin (n’étant pas de haute naissance) dans ses visites, aide à la préparation du souper et vaque aux charges de la maison.

                   Selon ses contemporains, elle se montre douée d’une sensibilité et d’un respect peu commun pour les petits, les orphelins et les enfants misérables, qu’elle élève à ses frais (jusqu’à une centaine) à Versailles, à Avon (au bout du parc de Fontainebleau) et à Maintenon..

                   Elle pose en règle qu’il n’y a pas de règle en éducation, qu’il faut observer chaque enfant sans passion et prendre en compte sa personnalité, ses humeurs, son mérite, ses goûts, sans se rebuter, sans contrainte ni sévérité superflues, avant de développer peu à peu son estime de lui-même et sa capacité de raisonner, son goût pour la lecture, de façon gaie, comme un jeu.

Elle veut des récréations, des rires, des « débandements d’esprit », des jeux, des parties de cartes et de dés, des visites à la ménagerie et au potager. Il s’agit, pour elle, d’être propre, content, ordonné dans les chambres comme dans les esprits.

                   Elle postule qu’il faut de la patience en toute chose et de la douceur et non de la violence pour ramener les esprits et de la raison en tout. Elle déclare qu’il faut s’attacher davantage au fond qu’aux manières, qu’il faut couler sur de petites choses pour affermir les grandes, qu’il faut parler à un enfant de sept ans comme à un homme de vingt , qu’on ne peut exiger et être obéi qu’en expliquant, sans histoires ni peurs inutiles, en distinguant clairement le vrai du faux, en ne promettant rien que l’on ne tienne (récompense ou châtiment), qu’on épuise toute la raison avant d’en venir à la rigueur, que l’on soit ferme dans le but que l’on veut atteindre et très doux dans les moyens utilisés. Ne pas tout voir, ni tout entendre mais punir selon la faute, l’enfant et le moment, afin d’éviter que les pénitences ne deviennent communes et ne fassent plus d’effet; qu’il y a des jours difficiles où une émotion, une impatience ou un dérangement sont tels que toute remontrance ou réprimande devient sourde à la raison et inutile.. Il faut alors ne pas commettre trop vite son autorité, pour l’employer utilement ailleurs, laisser les enfants se calmer et se calmer soi-même, pour éviter leur toute puissance et le sentiment de trop grande tolérance et d’impunité, dire que l’on traitera la situation plus tard et s’écarter avant de revenir chercher posément les moyens convenables pour la corriger. La punition répétée ou exagérée n’est pas recherchée. Les châtiments doivent tomber sur les seuls coupables et les innocents ne doivent pas être confondus avec eux.

Elle veut obtenir tout de l’enfant, par la modération, les bons exemples et le raisonnement. Contre l’avis des courtisans, elle considère qu’il faut nécessairement instruire le(s) peuple(s), sachant que la tâche est aride à l’expérience. Elle veut pousser plus loin l’ouvrage de l’Education, pour former de beaux esprits et régénérer la nation en réformant les mœurs. Elle veut que l’élite soit vertueuse et exemplaire, c’est à dire dotée de fortes qualités morales. Elle veut éduquer les plus pauvres des nobles à l’égal des riches bourgeois, soulager la misère (elle estime que pour enseigner la vertu il faut des ventres bien nourris) et éduquer les filles.

                   Elle propose, avec conviction, que les petits soient élevés à l’anglaise, sans maillot, corset peu serré, un lange et une couche sans bande et une robe par dessus, pour les changer plus aisément, sans cris, écorchures et jambes mal tournées. Elle explique aussi comment s’asseoir pour remuer l’enfant à l’âtre. 

 

 

La création de la « Maison Royale de Saint-Cyr »

 

                   C’est le 15 août 1684, à la demande de madame de Maintenon, qui souhaitait la création d’une école destinée aux jeunes filles de la noblesse pauvre (les fils de la noblesse étaient éduqués gratuitement dans les « compagnies de Cadets »), que le roi, en grand conseil, décrète la fondation d’une maison et communauté. Cette maison d’éducation marquera une évolution certaine de l’éducation des jeunes filles sous l’Ancien régime, jusqu’à sa fermeture en mars 1793.

                   Quatre ans plus tôt, madame de Maintenon avait remarqué deux religieuses qui tenaient une petite école destinée aux jeunes filles pauvres, afin de les placer comme domestiques. En 1681, elle les avaient établies à Rueil, dans une maison qu’elle avait louée et aménagée, où elle avait ajouté vingt filles de la noblesse pauvre, à une vingtaine de pauvres enfants de paysans et de manouvriers, qui recevaient une instruction différente. En 1684 (*5), cette école fut déplacée à Noisy-le-roi, avec l’aide de son époux, qui offrit le château de Noisy, pour accueillir et entretenir gratuitement plus de cent quatre-vingts pensionnaires, dont une soixantaine d’enfants pauvres. Le domaine de Saint-Cyr, attribué en 1685, fit l’objet de grands travaux et devint, par lettre patente, la « Maison Royale de Saint-Louis ».

                   Pendant l’été 1686, les pensionnaires appelées « Demoiselles de Saint-Cyr » s’installèrent en grande pompe avec leur supérieure et madame de Maintenon reçut le titre d’« Institutrice de la Maison Royale ». Pour y entrer, les filles devaient avoir entre sept et douze ans. Leur admission était décidée par le Roi, après vérification qu’elles appartenaient bien à la noblesse depuis au moins cent-quarante ans. Beaucoup d’entre elles étaient orphelines, filles ou nièces de militaires, venant de toutes les provinces de France et même du Canada notamment.

                   La Maison pouvait accueillir deux-cent cinquante pensionnaires (elle comptera jusqu’à trois cent soixante dames et demoiselles), placés sous la responsabilité de trente six dames éducatrices ou « Professes » et de vingt-quatre « converses » assurant les tâches domestiques, auxquelles s’ajoutaient des prêtres et du personnel laïc.

                   Les élèves étaient réparties en quatre « classes », en fonction de leur âge, de sept à dix ans, de onze à quatorze ans, de quinze à seize ans et de dix-sept à vingt ans. Elles étaient vêtues d’une robe d’étamine brune, qui rappelait les robes de cour, nouée de rubans dont les couleurs rouge, verte, jaune et bleue indiquaient leur « classe ». Elles étaient coiffées d’un bonnet blanc qui ne cachait pas totalement leurs cheveux. On le voit, ce vêtement uniforme simple n’avait rien de l’austérité d’un habit religieux.

                   Chaque « classe » disposait de sa propre salle aux meubles et au décor simples (tapissée de cartes, de peintures et de fresques). La couleur était assortie à celle des rubans. Cette tenue et cette répartition par âges existaient déjà à Noisy. Chacun des quatre niveaux était dirigé par une « maîtresse de classe » secondée elle-même par une deuxième « maîtresse » et des « sous-maîtresses ».. Celles-ci étaient secondées par des élèves plus âgées et douées, qui portaient des rubans « feu ». Des Demoiselles de la « classe bleue », portant des rubans noirs, pouvaient seconder les dames « officières » titulaires de diverses fonctions.

                   Les « maîtresses des classes » étaient  dirigées par une « Maîtresse générale des classes », qui assurait la coordination de toutes les classes, ainsi que la responsabilité des élèves en dehors de leurs heures de cours. Elles étaient vêtues d’étamine noire avec un bonnet noir. Elles n’étaient pas des religieuses et ne relevaient d’aucun ordre mais devaient prononcer des « vœux simples », temporaires, de pauvreté de chasteté et d’obéissance et s’engager à consacrer leur vie à l’Education et à l’instruction de leurs élèves.

                   A l’âge de vingt ans, les élèves qui n’avaient pas été renvoyées ou qui ne s’étaient pas encore mariées recevaient une dot de trois mille livres destinée à leur assurer un mariage convenable ou à leur permettre d’entrer au couvent. Celles qui ne quittaient pas l’Ecole pouvaient à leur tour devenir éducatrices en suivant un noviciat de six ans, c’est-à-dire une formation pédagogique dirigée par la « Maîtresse des novices ».

            Les bâtiments conçus par Jules-Hardouin Mansart, qui étaient réservés aux Dames et aux Demoiselles s’inscrivaient dans un H d’imprimerie, auquel s’ajoutait la chapelle de l’Ecole. On trouvera plus tard ce schéma de construction dans la distribution des grands lycées napoléoniens, dont Louis de Fontanes, à Niort, dans les Deux-Sèvres.     Les dortoirs, éloignés de l’entrée des visiteurs, étaient au-dessus des salles de classe correspondantes. Dans chacun d’eux se trouvaient quarante lits, ainsi que deux cellules réservées aux maîtresses. Un petit dortoir supplémentaire de vingt lits et de deux cellules jouxtait chaque salle de classe. Ils n’étaient pas chauffés et les lits étaient volontairement durs pour ne pas « amollir » les pensionnaires. L’infirmerie était placée à l’écart, ce qui assurait l’isolement des malades et évitait les contagions.

                   Un texte appelé « les Constitutions » rappelait que le premier devoir était d’éduquer, pour préparer les petites filles à tout ce qui les attendait dans le monde. Il réglementait les usages et précisait les objectifs des apprentissages. (connaître Dieu et la religion, avoir le vice en horreur et aimer la vertu, apprendre les devoirs d’une honnête femme dans son ménage à l’égard de son mari, de ses enfants et de ses domestiques, savoir se tenir de bonne grâce, apprendre à lire, à écrire l’orthographe et l’arithmétique, apprendre à peigner et à coiffer, pour celles qui seront destinées à servir…). Il ne s’agissait pas, pour sa fondatrice, d’en faire des conventines, puisqu’elle se battait précisément contre les petitesses de leur éducation, les fausses pudeurs et les précieuses.

                   Chaque classe avait un programme approprié à l’âge des élèves : la lecture, l’écriture et l’arithmétique, le catéchisme, l’histoire religieuse et le latin, puis l’histoire des grecs et des romains, de France et des pays voisins et la géographie, puis les arts comme le dessin et la peinture, le chant, la danse, le théâtre (*6) (pratique courante dans les collèges de garçons, de milieux aisés, tenus par la « Compagnie de Jésus », les Jésuites, dès la fin du XVIème siècle) et la musique instrumentale et enfin l’héraldique, l’Histoire de l’Eglise et des cours de morale approfondis (Madame de Maintenon écrivait des « conversations » et des « proverbes » (petites saynètes ou comédies en un acte), destinées à leur instruction morale et civique), mais aussi l’éloquence (le goût du beau langage), des rudiments d’économie, la culture des terres, la vente du blé, les règles du jeu de piquet, la couture, la broderie, le ménage, l’éducation des petits et les devoirs de la religion.

                   L’emploi du temps, plus court que dans les couvents mais ponctué de prières, était le même chaque jour : lever à six heures, premières prières en classe à sept heures et petit déjeuner, cours de huit heures à midi, déjeuner et récréation jusqu’à quatorze heures, puis cours pendant quatre heures et souper, coucher à vingt et une heure.

                   L’aide aux tâches domestiques (que l’on trouve encore dans les établissements spécialisés et dans les lycées expérimentaux autogérés) faisait partie intégrante de l’Education. Les élèves plus âgées aidaient au réfectoire, à l’infirmerie, à la lingerie et à la tenue des comptes. Les jeux d’esprit (échecs, dames), à l’exclusion des cartes, étaient considérés comme de nécessaires activités récréatives.

                   L’Education se démarquait volontairement de celle pratiquée dans les couvents où l’instruction scolaire était insuffisante (voire sotte, selon elle) et essentiellement axée sur la religion. Elle était très stricte mais cependant novatrice pour l’époque, puisqu’il s’agissait d’éduquer les futures femmes de la noblesse en ne négligeant pas les connaissances au profit de l’éducation religieuse. D’ailleurs, les Demoiselles, élevées comme des filles du monde, cultivaient une certaine coquetterie qui fera l’objet de controverses de la part de l’Eglise et des jansénistes. Recueillies dans la chapelle, attentives en classe, elles pouvaient être friponnes à la récréation.

                   Les élèves n’avaient pas de vacances et ne voyaient en principe leurs familles au maximum que quatre fois par an, au parloir.

 

Les idées novatrices à l’épreuve des vertus religieuses

 

                        Les deux directeurs de conscience de madame de Maintenon, François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon et l’abbé Paul de Godet des Marais (évêque de Chartres), soutenus par le pape Alexandre VIII, trouvaient que l’éducation à Saint-Cyr flottait trop entre la mondanité et le renoncement, entre la retraite et les attraits du siècle, de la méditation à la leçon de révérence, de l’oraison aux casseroles et aux bagatelles d’une conversation. Ils réclamaient davantage d’humilité et de simplicité plutôt que la gloire obtenue en particulier par les représentations théâtrales et ils refusaient de confier l’éducation de jeunes filles à des laïcs. Ils firent pression sur madame de Maintenon qui, bien que haïssant les jansénistes et surtout les jésuites et prônant une foi simple, dût admettre que sa tentative de mettre en œuvre une éducation mondaine avait échoué et accepter (contre son avis et celui de son royal époux), le 30 septembre 1692, la transformation de son établissement séculier en couvent (ordre régulier de Saint Augustin). La discipline devint plus stricte (il était alors recommandé de punir les élèves, pour contenir leur orgueil), la coquetterie et les livres profanes furent bannis. Celle qui affirmait « Je ne mets point de borne à mes désirs » reconnaîtra alors que les méthodes de douceur et de liberté ne sont pas applicables à une grande communauté.Toute présence masculine, à l’exception des prêtres au confessionnal, fut proscrite. Les éducatrices, qui ne souhaitaient pas quitter la Maison Royale, furent contraintes de prononcer des vœux solennels et de devenir religieuses. Madame de Maintenon fut nommée supérieure honoraire, en charge du spirituel et du temporel. Le « modèle fameux de la beauté unie à l’innocence », chanté en 1687, par Fontenelle, à l’Académie, avait vécu.

                   A partir de 1698, afin de mieux éclairer leur conduite, madame de Maintenon décide que les classes ne seront plus dirigées par des maîtresses mais divisées en bandes fixes ou « familles » de huit à dix élèves, ayant chacune leur « mère » (l’élève la plus âgée du groupe) et placée sous la responsabilité d’une des maîtresse de la classe. De petites tables se substitueront aux deux grandes tables et chaque groupe aura son banc propre. Le 13 décembre de cette même année, Louis XIV, constatant la « folie » de son épouse pour l’Education des laissés-pour-compte de l’instruction (les femmes et les gens du peuple), édicte une ordonnance Royale qui oblige tous les parents de France, quelle que soit leur confession, à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales dites « petites écoles », jusqu’à l’âge de quatorze ans (*7).

                   A la mort de Louis XIV, en 1715, elle se retire  à Saint-Cyr jusqu’à sa mort le 15 avril 1719, à l’âge de quatre-vingt trois ans. Elle y est embaumée « comme une reine » et enterrée dans la chapelle de l’Ecole. La sépulture de « L’illustre fondatrice de Saint-Cyr » sera profanée en 1794 et sa dépouille subira maints outrages, avant d’être dispersée. Ses restes d’abord placés dans la chapelle royale du château de Versailles  seront à nouveau enterrés devant l’autel de la chapelle restaurée du nouveau collège militaire de Saint-Cyr, le 15 avril  1969.

 

De Maintenon à maintenant

 

                   Par la suite, le « Collège de Saint-Cyr » ayant perdu son statut d’établissement d’Education à la mode continuera de fonctionner dans la plus grande discrétion. Les idées nouvelles développées dans la Maison Royale s’affaibliront et l’éducation, qui y était dispensée, sera critiquée. A la révolution française, l’abolition des privilèges remit en cause sa raison d’être. Louis XVI, en 1790, autorisa l’admission des jeunes filles non issues de la noblesse dans l’établissement mais sa fermeture, décidée par l’Assemblée nationale, fut effective en 1793.

Les bâtiments furent transformés en hôpital militaire jusqu’en 1798. En 1808, Napoléon 1er y installa son Ecole spéciale militaire, qui sera ouverte jusqu’en 1940. Restaurés, ils abritent depuis le « lycée militaire de Saint-Cyr », établissement public d’éducation et de formation.

                   A l’époque de madame de Maintenon, plusieurs autres maisons d’éducation furent crées ou transformées, par d’anciennes élèves, sur le modèle de la Maison Royale. D’autres anciennes Demoiselles, entrant dans des couvents, introduisirent la pédagogie développée à Saint-Cyr, ce qui aura pour conséquence de prendre davantage en compte l’instruction et le bien-être de leurs élèves et non plus la seule éducation religieuse.

                   Napoléon 1er s’inspirera de cette expérience  pour créer la « Maison des Demoiselles de la légion d’honneur » que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de « Maison d’Education de la légion d’honneur ».

                   L’Education gratuite légitimée par le pouvoir royal, assurée par des personnels spécialisés, dans un établissement sanctuarisé essentiellement consacré à cette mission considérée comme une nécessité sociétale, selon des principes et une organisation intelligible pour le plus grand nombre, représente sans doute les prémisses de ce que préconiseront plus tard les « philosophes des lumières ».

Ils seront suivis par Condorcet, puis par François Guizot, Victor Duruy et Jules Ferry et encore par de nombreux médecins, pédagogues et psychologues de la première moitié du XXème siècle mais aussi par des hommes politiques comme Jean Zay sous le Front populaire ou Paul Langevin et Henri Wallon dont le projet global de réforme de l’enseignement et du système éducatif français sera élaboré à la Libération en mars 1944 sous le nom «plan Langevin-Wallon» et mis en œuvre dans les « écoles nouvelles ».

                   Avec l’œuvre pédagogique et éducative de « Bignette », baptisée catholique romaine mais éduquée dans le calvinisme, devenue marquise et épouse catholique du « plus grand roi du monde » selon Louvois, nous pouvons mieux mesurer  combien la mise en œuvre de l’Education en milieu scolaire, que nous connaissons trois cent vingt huit ans plus tard, en ce début du XXIème siècle, a été lente et surtout conflictuelle, tant elle est, à toutes les époques, au cœur du politique et de puissantes luttes d’influence et de courants de pensée antagoniques.

                   Les dernières lois d’ « Orientation pour l’Education » ont arrêté des lignes de force qui contribuent, en l’encadrant et en l’objectivant, à l’évolution de notre système éducatif français dans le cadre européen, en lien avec celles de la morale sociale et l’émergence d’attentes nouvelles de notre contexte socio-économique, en termes de connaissances et de compétences (le « Socle commun »).

                   Aujourd’hui, il est question de « refonder l’Ecole ». Il s’agit donc de questionner fondamentalement notre héritage, nos réussites comme nos échecs, pour poser de nouvelles fondations (les grands objectifs éducatifs et pédagogiques, les statuts des personnels, la formation universitaire et professionnelle, les rythmes scolaires, les programmes, les emplois du temps, les partenariats…).

                   Après avoir clivé la notion de « normalité », au début du XXème siècle (avec  l’invention du quotient intellectuel, qui distinguait  les enfants  « normaux » des « a-scolaires » placés dans des établissements spécialisés) ; après avoir décidé, en 1905, que l’Education était une affaire d’Etat laïc et non plus des seuls congréganistes ; après avoir créé le ministère de l’Education nationale, en 1932 (en remplacement du ministère de l’Instruction publique, créé à la Révolution, montrant ainsi que l’Education ne se réduisait pas à la seule instruction) ; après avoir fait émerger la notion d’ « Echec scolaire » et donné un concept à celle de « Vie scolaire » (lorsqu’en 1959 et surtout en 1975, la loi imposait que l’on éduque tous les jeunes vivants sur notre territoire, sans pour autant refonder les anciennes structures de notre vénérable institution) ; après avoir, en 1970, rendu la mixité obligatoire et fait entrer les parents d’élèves dans la communauté scolaire devenue communauté éducative ; après avoir décidé que l’ Education nationale  devenait un service public d’Education puis, en 2005, de l’accueil de tous les jeunes handicapés (moteurs, mentaux, sociaux) en milieu scolaire ordinaire, le macro-concept d’Education, qui nous engage à instruire, à socialiser, à prévenir et à orienter, sollicite quotidiennement (dans un système devenu complexe fait de très nombreuses interactions et interrelations), tous les professionnels que nous sommes.

                   Ce défi ne pourra être véritablement relevé qu’avec l’appui déterminé, dans la durée, de ceux qui nous gouvernent, la devise « Difficile ex imo » écrite sur la première marche de l’escalier du château de Mursay («  il n’est pas aisé de s’élever lorsqu’on est parti de peu ») où la question de « l’ascenseur social », pour nos « élèves », reste encore et  toujours d’actualité.



Ruines du Château de Mursay  consolidées par la C.A.N. (Photo D.R. Sept. 2011)

 

Notes :

* 1)   http://www.lesamisduchateaudemursay.fr/

* 2)  Photographie du château de Mursay, prise vers 1930.

* 3)  Suzanne de Baudéan-Parabère, duchesse de Navailles, fille de Charles, comte de Neuillan, gouverneur de Niort, était  dame d’honneur  de la reine Marie Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, épouse de Louis XIV.

* 4) Source: Françoise Chandernagor, « L’allée du roi », Julliard, Paris, 1981, 573 pages(Film de N. Companéez, 1995).

* 5) Création des écoles paroissiales gratuites, pour les enfants pauvres , puis des écoles professionnelles, des écoles du dimanche et des maisons d’éducation pour les enfants des rues et, en 1685, d’un séminaire de formation des maîtres, par le sulpicien J.B.de la Salle. Les leçons sont faites simultanément, par niveaux et la lecture en français.

* 6) Les élèves y jouèrent des pièces écrites par la supérieure madame de Brinon et par madame de Maintenon, puis des tragédies de Corneille, ainsi que « Esther » de Racine (dont le rôle fut tenu par une de ses petites cousines, Marthe Marguerite de Valois de Villette Mursay, comtesse de Caylus, fille de Philippe de Valois, marquis de Villette Mursay, baron de Mauzé, tous deux nés à Mursay. Ses mémoires furent publiées par Voltaire en 1770), devant le Roi et la cour, puis « Athalie » de Racine, en présence de la famille royale et de la reine d’Angleterre.

* 7) Le corps des instituteurs sera créé par la loi du 12 décembre 1792.

 

 

MELLE : La ville

 

 

Melle est située sur un vaste plateau formé d’une mince couverture de calcaire du jurassique moyen, reposant sur un socle de roches anciennes. La terre qui le recouvre est une argile rouge dite « terre rouge à châtaigniers ». Cette terre lourde, battante, résiste bien à la sécheresse. Elle est de bonne qualité pour l’agriculture

 

Naissance de la ville

L’implantation romaine, malgré quelques trouvailles archéologiques (en particulier un trésor de 884 monnaies), n’a pu à ce jour être précisément définie. Le promontoire calcaire a servi d’assise aux premières habitations médiévales. Qualifié de Vicus sur les monnaies mérovingiennes puis de Castrum dans les chartes du Xe siècle, le bourg s’est développé grâce à ses mines d’argent et de plomb situées le long de la Béronne, dans des excavations naturelles agrandies lors de l’extraction Elles sont nombreuses sur tout le versant ouest de la vallée (on en recense 17). Ces mines, sans doute découvertes dès l’époque romaine, ont été exploitées pendant tout le Haut Moyen Age, en particulier par les Carolingiens. Les ouvriers de ces mines ont probablement habité sur place, dans le bas de la vallée. Atelier monétaire des rois francs, le bourg a dû prendre de l’importance ; les Normands jugèrent bon, au IX° siècle, de l’envahir et le piller.

 

L’époque féodale

Au Xe siècle, Melle a été le siège d’un comté puis rentra dans la hiérarchie féodale. Dès 950, on mentionne l’existence d’un lieu fortifié, motte castrale avec une tour entourée de palissades de bois. Fin XIe, ce donjon sur motte a été abandonné au profit d’un second château construit à l’emplacement de l’actuelle place Bujault. Il était constitué d’un donjon rectangulaire à trois contreforts et entouré d’une enceinte flanquée de tours. De nouvelles fortifications ont été construites à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, enserrant la ville haute. Ces fortifications, au pied de l’escarpement, protégeaient les accès depuis la vallée de la Béronne et du Pinier. Près des portes de la ville, trois faubourgs se sont développés : Saint-Pierre, Saint-Hilaire et Fossemagne.

Dans le bourg, de grandes abbayes royales (Saint-Maixent et Saint-Jean d’Angély) ont fait construire des édifices religieux de qualité. Le premier construit est un oratoire (mention en 945) dans le faubourg Saint-Pierre ; l’église Saint-Pierre est construite durant le premier quart du XIIe siècle. L’église Saint-Hilaire est mentionnée vers 1080 ; l’édifice actuel est reconstruit au XIIème siècle. L’église Saint-Savinien a été construite en deux campagnes (fin XIe et début XIIe siècles). Elle servait de « succursale » à l’église Saint-Hilaire.

Après la bataille de Poitiers en 1356, Melle devint anglaise. Reprise par Jean de Beaumont en 1372, elle fut rattachée à l’apanage du Duc de Berry.

 

L’époque moderne

Au milieu du XVIe, de nombreux Mellois se convertissent à la religion réformée. Au cours des Guerres de Religion, Melle fut maintes fois attaquée et passa des mains des catholiques aux mains des protestants à plusieurs reprises. Le 25 mars 1577, les catholiques la conquièrent ; le château et les murailles sont alors détruits. Catherine de Médicis, lors de son passage en 1586, rencontre son gendre Henri de Navarre, futur Henri IV.

Accompagnant la révocation de l’Edit de Nantes (1685), les dragonnades font fuir les protestants hors des frontières du royaume. Un quart de la population quitte alors Melle. De 381 feux vers 1680, la ville passe à 277 au recensement de 1688.

A la fin du XVIIe siècle, mal remise de cette perte de population, la ville va perdre de son influence. Peu d’industries (sinon les tanneries situées sur la Béronne), une fonction commerciale limitée, font du petit bourg un endroit paisible. Sa situation à la croisée des chemins permet le maintien d’activités liées au passage (auberges, hôtels).

 

Cependant, le bourg médiéval se développe au-delà de ses anciennes limites. En 1770, la place Bujault est créée sur les dessins de Mr. de Blossac, intendant du Poitou.

Lors de la Révolution, la population de Melle choisit le camp révolutionnaire et constitue, lors des guerres de Vendée, un bastion bleu. Deux jeunes Mellois, les frères Aimé, engagés volontaires en 1793, finiront même généraux de la Révolution puis de l’Empire.

Le découpage administratif fait alors de Melle un chef lieu d’arrondissement (ce chef lieu sera supprimé en 1926).

 

Les XIXe et XXe siècles

En 1801, la ville compte six tanneurs, des fabricants d’étoffes de laine, cinq couteliers. Mais l’agriculture reste l’activité principale de la commune durant tout le XIXe siècle. Sous l’impulsion d’agronomes, comme Jacques Bujault, "l’avocat laboureur", l’introduction de nouvelles cultures fait évoluer l’agriculture. Le commerce de Melle redevient florissant grâce à ses marchés et à ses foires. Melle est le centre d’un puissant élevage mulassier ; ses foires renommées entraînent la vente et l’exportation des mulets dans toute l’Europe et principalement en Espagne. Le désenclavement (route nationale Niort-Limoges en 1838 – voie ferrée Niort-Ruffec en 1885) profite au commerce local.

Début XIXe siècle, les trois portes sont détruites. Des plans d’alignement sont créés. Celui de 1844 (géomètre Denellier) modifie profondément la ville : la rue des Fontaines est percée, la place Robert est créée.

Les grands édifices publics sont bâtis : le tribunal, la mairie (1865), l’école Jules-Ferry, le collège (actuel lycée), le château d’eau (1896), la halle (1903), la poste et les abattoirs. Les maisons à pans de bois sont remplacées peu à peu, pour des raisons de voirie. L’architecture classique des édifices publics change la morphologie urbaine de la ville médiévale.

 

 L‘expansion de la ville au début du XXe siècle

Le développement de Melle et de son habitat depuis plus d’un siècle sont étroitement liés à l’installation d’une usine chimique. D’abord sucrerie-distillerie à partir des années 1870, elle se transforme lors de la guerre 1914-1918. L’usine de Melle est mise au service de l’effort de guerre et développe une chimie dérivée de l’alcool, puis de plus en plus complexe ; un laboratoire de recherche est créé en 1920. Dès1912, des logements ouvriers sont construits pour l’usine, rue Fossemagne. De 1930 à 1960 de nombreux logements et lotissements sont construits au Rond-point du Tapis Vert et à la Rolande. Après plusieurs rachats (dont en 1972 par le groupe Rhône-Poulenc), l’usine fabrique divers produits chimiques ; elle appartient aujourd’hui au groupe français Rhodia pour une part (170 employés) et au groupe Danois Danisco pour l'autre part (105 employés)

 

 Patrimoine de Melle et du Mellois

Les mines d’argent ont fait la richesse de Melle. Comme Salomon, les Rois Francs avaient leurs mines.  Aujourd’hui, les mines d’argent ne résonnent plus du bruit des pics mais nous invitent, grâce à une présentation vivante, à replonger dans les temps anciens : au cours d’une visite, vous apprendrez comment le Pays mellois, grâce à sa géologie particulière, est devenu un centre monétaire majeur de l’Europe de Charlemagne ; vous découvrirez les techniques minières ancestrales, le travail d’un atelier dont les monnaies royales ont traversé les frontières... et vous flânerez dans le jardin carolingien aux parterres garnis de plantes anciennes.

 

 

La Triade romane : la ville abrite trois églises de renommée internationale.

 

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, l’église Saint-Hilaire, dont la construction remonte à la fin du XIe et au début du XIIe siècles, se situe hors les murs de la ville sur le chemin des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Elle constitue l’un des monuments les plus achevés du roman poitevin, se distinguant notamment par le caractère et la diversité des structures de sa nef. Le chevet à déambulatoire, dont les chapelles rayonnantes sont parfaitement équilibrées, est longé par les rives de la Béronne, que l’on franchissait à gué.

A la partie sud, endommagée par un incendie et restaurée au XIXe siècle, répond une façade nord qui possède une vingtaine de chapiteaux d’origine où monstres, êtres fantastiques et végétaux d’une remarquable finesse de style se côtoient. L’ornementation sculpturale se révèle abondante et riche avec, en particulier, le Christ entouré de trente personnages du portail intérieur sud, disposition rare dans la région. Quant à la célèbre statue équestre de la porte latérale nord, élément classique des églises poitevines, elle figurerait le seigneur de Melle protecteur de la population, représenté sous l’allégorie de Constantin.

 

 

Construite au début du XIIe siècle, l’église Saint-Pierre diffère de Saint-Hilaire par ses dimensions plus modestes, son harmonie dans les proportions et la moindre richesse de ses ornements. Son style est cependant fort intéressant, avec ses voûtes en berceau brisé et ses chapiteaux aux thèmes rares. Le portail latéral sud comporte ainsi des séries de sculptures représentant le Christ et les Evangélistes (sous leur forme animale) et des signes du Zodiaque.

 

 

Un des murs intérieurs accueille un tombeau fermé par une table de marbre noir, sur laquelle sont gravés 14 vers latins. Cette sépulture est celle du fondateur d’une fête célébrée pendant des siècles : la Bachelerie.

Le chevet possède tout le répertoire roman sur ses chapiteaux et modillons.

Après avoir souffert des outrages du temps et de l’histoire, l’église a été l’objet d’importants travaux de restauration dans la seconde moitié du XIXe et au XXe siècles.

 

 

Saint-Savinien, la plus ancienne des trois églises de Melle, est édifiée dans l’enceinte du castrum féodal. Son chevet, notamment, repose sur les anciennes fortifications de la ville.

 

En 1801, l’édifice connut un destin peu banal. Il fut transformé en prison, pendant près d’un siècle et demi, perdant ainsi toute vocation religieuse. Les travaux de maçonnerie effectués pour l’occasion ont fait peu de cas de son architecture. Les prisonniers ont laissé de nombreuses traces de leur passage. Il fallut attendre les années 1960 pour que d’importants travaux de réfection soient réalisés et que Saint-Savinien retrouve sa véritable identité.

L’édifice accueille désormais de nombreuses manifestations culturelles et notamment la Biennale d’Art contemporain durant l’été ainsi que le Festival de musique, chaque année, en mai et juin

 

Plusieurs autres sites et monuments enrichissent le patrimoine de Melle 

 

L’hôtel de Ménoc

 

Cet édifice est composé de deux tours d’escaliers datant de la deuxième moitié du XVe siècle, de style gothique flamboyant, et d’un corps de bâtiment du XIXe siècle.

Sur la tour sud, on retrouve le blason de la famille de Cousdun, seigneur des Ousches en Melle, et pour laquelle a été construit cet hôtel particulier.

De 1582 à 1646, le bâtiment abrita le premier temple protestant. Dans son prolongement, à l’angle de la Grand-rue, existait une chapelle dédiée à Sainte-Radegonde.

Plus tard, il accueillit le Tribunal d’Instance ; la salle des Pas Perdus au rez-de-chaussée est actuellement un lieu d’expositions.

 

Le temple et les cimetières protestants, signes de la forte influence de la réforme

Les protestants n’étaient pas autorisés à enterrer leurs morts dans les cimetières paroissiaux, considérés comme terre sainte et réservés aux catholiques. Ils prirent l’habitude dans la région de Melle, Lezay, Celles-sur-Belle et Saint-Maixent, d’enterrer leurs morts dans leur propriété.

 

Il faut attendre la législation révolutionnaire pour que leur soit accordé un cimetière. Avec la loi du 23 Prairial an 12 (23 Mai 1804), le cimetière Saint-Pierre a été divisé pour créer le cimetière protestant actuel.

 

L’ancien couvent des Capucins a été occupé à partir de 1646 par des moines venus prêcher la Contre-Réforme. Louis XIV de passage à Melle, augmenta ses privilèges.

D’après le plan de 1791, le couvent se composait d’un cloître autour duquel se regroupaient une chapelle, un réfectoire, une grande salle, des chambres et une grange. Ces bâtiments furent complètement transformés au début du XIXe siècle pour l’installation des bureaux de la sous-préfecture jusqu’en 1820 puis du tribunal jusqu’en 1846. Au sud-est, une aile fut édifiée vers 1860 : la mairie y resta jusqu’en 1930. Les bâtiments furent ensuite occupés par l’hôpital.



porte de la chapelle de l’hôpital

L’ancien couvent devenu hôpital

Jubé de Puyberland

 

Les halles de style Baltard, restaurées en 1993, ont été construites en 1903 pour remplacer l’ancien bâtiment en bois et pierres. On fit alors appel à la grande innovation technique du moment : la construction métallique. L’édifice est soutenu par des poteaux de fer entre lesquels s’insèrent, à la base, un remplissage de briques et, au-dessus, des verrières.

Au centre de chaque élévation, s’ouvre une porte monumentale, en pierre, surmontée d’un fronton sculpté. Le toit d’ardoise est coiffé d’un lanterneau, permettant l’aération du bâtiment.  Il ne reste que cinq halles métalliques dans le département.

Le kiosque à musique, édifié en 1930 à la demande de la Société de musique locale, emprunte son ornementation à l’art Déco. Le toit, constitué d’un dôme octogonal surmonté d’une lyre, est supporté par des colonnes en fonte, aux chapiteaux ornés de motifs géométriques.

 

Le chemin de la découverte est un arboretum dédié aux feuillus du monde entier. Il possède plus de 1400 espèces différentes d’arbres et arbustes. Le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées a agréé neuf collections : bouleaux, charmes, frênes, groseilliers, marronniers, micocouliers, saules, sorbiers et tilleuls. S’y trouvent également plus de 250 rosiers, variétés anciennes, botaniques et modernes...

Le parcours piétonnier de plus de 6 km autour de la ville est divisé en 3 circuits et peut se parcourir en une seule boucle de 1h30. Il est ouvert toute l’année (accès libre et gratuit).

Depuis l’été 2007 L’arboretum de Melle possède un "Jardin d’eau-Jardin d’orties" conçu par le jardinier paysagiste Gilles Clément.

Pré Loubeau
   
Maladrie

 

Le patrimoine du pays mellois

 

Le Pays mellois appartient au réseau national des Villes et Pays d'art et d'histoire depuis 2008. Il est terre de passage entre les bassins parisien et aquitain. Témoin de soubresauts historiques, il a subi de nombreuses influences et il dispose d’un patrimoine varié du Néolithique à l'art contemporain, en passant par l'Antiquité, l'époque médiévale et la Renaissance. Les visites, balades contées, spectacles, conférences, visites de chantiers de fouilles sont assurées par des guides-conférenciers. Les acteurs culturels et patrimoniaux du Pays mellois (Musée de Rauranum, Musée du Poitou Protestant, les Mines d'argent de Melle...), les communes, des associations (les Taïfali, l'Association archéologique et spéléologique du Mellois, Dive-Mémoire...) s'investissent aux côtés de l’Office du tourisme.

Parmi les monuments les plus caractéristiques du Pays mellois, on trouve l'Abbaye Royale de Celles-sur-Belle, véritable monument de la Contre-Réforme, appelée le "petit Versailles" grâce à sa riche architecture. Par ailleurs, dans ce pays, se côtoient de modestes édifices ruraux : l'église de Verrines- sous-Celles, qui témoigne d’un passé historique très riche ; l'Église de Villiers-sur-Chizé, classée Monument Historique ; le Château de Javarzay situé à Chef-Boutonne, considéré comme l’un des premiers châteaux Renaissance en Poitou, qui abrite une importante collection de coiffes et de bonnets ; l'église de St-Romans-lès-Melle, classée Monument Historique en 1977, qui était le siège d’une baronnie ; le Domaine du Grand Port à Vernoux-sur-Boutonne, vaste ensemble des XVIème et XVIIème siècles, en restauration depuis 1980, et primé par les Vieilles Maisons françaises (prix Mélusine), avec logis, pigeonniers et jardins...

Le Musée archéologique de Rauranum, à Rom, présente dans l'ancien presbytère les découvertes effectuées lors des fouilles de l'agglomération. A Beaussais, dans une église romane devenue temple, on découvre l'histoire de la résistance huguenote, la Réforme prônée par Calvin, les guerres de Religion, l'Édit de Nantes et les Dragonnades...

Le Pays mellois offre également 27 sentiers de promenade et de randonnée avec des itinéraires en boucle d'une longueur de 7,5 km à 15 km, balisés en jaune, et les sentiers de Grande Randonnée réalisés par la Fédération Française de la Randonnée Pédestre, balisés en blanc et rouge.

 

                                   Document constitué à partir des publications de l’office du tourisme

 

       

FESTIVAL DE MELLE   
 Musique en Deux-Sèvres         par Claude Quétin

Sauvegarder le patrimoine et promouvoir la musique dans la région de Melle, tels furent les buts d’un musicologue averti : Patrick Chatelin et d’un très grand musicien, Paul Tortelier, lorsqu’en 1970 ils décidèrent d’organiser un premier concert dans l’église Saint-Savinien.

 Prison de 1801 à 1932 cette église romane était dans un tel état de délabrement que sa destruction avait été envisagée et ce fut dans une église lézardée ouverte aux courants d’air que le concert eut lieu le 4 juin.

 Une association, « les Amis de St Savinien » fut créée fin 1970 pour la sauvegarder et pendant trois ans des concerts y ont été organisés dans des conditions précaires.

 En 1974 fut crée le festival de Melle dans le cadre duquel pendant quarante ans furent organisés des centaines de concerts, de manifestations théâtrales et d’expositions.

 Après Paul Tortelier et son extraordinaire famille de musiciens, sa femme Maud et ses enfants Yan-Pascal et Maria-Pau, de très nombreux artistes célèbres ou à l’orée de leur carrière ont été les hôtes de ce festival.

Pour n’en citer que quelques-uns, l’orchestre Paul Kuentz, le quatuor Lowenguth, les Pasquier, les Fontanarosa, Anne Quéfelec, Marie-claire Alain, Jean-claude Magloire, Philippe Herrewegh, le Golden Gate quartet, Bernard Haller, Raymond Devos, les Frères Jacques se produisirent également.
Après Patrick Chatelin, c’est Alain Thébault en 1993 puis Marc Thouroude à partir de 1997 qui présidèrent l’association aidés pour la préparation du festival par une équipe de bénévoles enthousiastes.
L’église St Savinien dont l’acoustique est exceptionnelle a été sauvegardée puis restaurée et depuis quarante ans la musique peut y résonner au début de chaque été.
 Ce festival est une manifestation culturelle importante pour Melle et sa région, il contribue en outre à la promotion de la musique auprès des jeunes en organisant des concerts à leur intention.

Emetteur de Niort Maisonnay 

(photo Bernard de Litardière)

L’émetteur de Niort-Maisonnay est une installation appartenant à TdF qui sert à la retransmission de la télévision et de la radio FM. Il utilise un mât à haubans d’une hauteur de 330 mètres ce qui en fait la deuxième construction la plus haute de France, après Allouis 350m. L’émetteur est six mètres plus haut que la Tour Eiffel (324 m). Le pylône reconstruit en 1990 dispose d’un ascenseur pour atteindre plus rapidement les antennes. Dans l’ancien pylône le technicien devait monter par les escaliers pour arriver jusqu’aux antennes.

La TV analogique avec son émetteur UHF de 265 KW  n’existe plus depuis mai 2010. 

La TV numérique utilise six émetteurs UHF, un de 27KW et cinq de 70KW

 

 

Les Usines de Melle

Les "Usines de Melle" et  Saint-Léger-de-la-Martinière  sont nées au XIXème siècle de la production industrielle d'alcool éthylique à partir des betteraves.
Elles ont été créées en 1872 par Alfred Cail, fils de l'industriel Jean-François Cail sous la forme d'usine produisant du sucre à partir de betterave sucrière.

Après une faillite en 1885 et un rachat par des industriels Rémois Charbonneaux et Lelarge, les usines deviennent des distilleries d'alcool de betterave. L’incendie de 1908 entraîne la reconstruction d’une grande partie des bâtiments, seuls subsistent la salle de distillation et les chais à vin. Une unité de production d’alcool absolu est construite en 1910, suivie d'une autre d'acétates vers 1912, à cette date on y compte environ 90 employés. 

Le laboratoire de recherche (ci-contre) est créé en 1921.
Avec la Première Guerre mondiale, les usines évoluent vers de la chimie  et  biochimie  industrielles, elles fabriqueront des solvants et produits utilisés pour la confection des explosifs utilisés dans les munitions

dont la production devenait intensive.

Les distilleries sont fermées en 1950. Cette même année voit l’entrée de Pechiney dans le capital.

En 1960 Pechiney devient Pechiney-Saint-Gobain.

Vient ensuite en 1972 le rachat par le groupe Rhône-Poulenc dont les racines historiques remontent à la fin du XIXème siècle, avec les premiers ateliers de la Société Chimique des Usines du Rhône et les Etablissements Poulenc Frères. L'usine faisait travailler 750 personnes, elle produira notamment du cyclopentanone (à partir de 1980) puis divers produits chimiques.

En 1998 elles deviennent « Rhodia Usine de Melle », (Rhodia est un groupe français) puis « Rhodia Food Usine de Melle » l’année suivante. 

Le groupe Danois Danisco achète l’activité « Food » en 2004. 

Les propriétaires continuent à se multiplier puisque en 2011 Danisco entre dans le groupe Dupont de Nemours et Rhodia dans le groupe Solvay (importante multinationale présente dans 55 pays et comptant plus de 29000 salariés).

L’usine Rhodia-Solvay est une source de risque technologique et de pollution, elle est classée « Seveso II seuil haut », mais est aussi devenue l’une des plus importantes entreprises du département, elle compte actuellement 160 employés répartis dans six ateliers de fabrication (environ 18000 tonnes) et produit des polymères de spécialités et intermédiaires, destinés à l’amélioration des procédés industriels, et à la formulation de produits de soin de la personne, d’arômes et parfums.

Clin d’œil de l’histoire, Danisco, leader mondial dans le domaine des ingrédients alimentaires, des enzymes et des solutions d’origine naturelle, pourrait revenir aux origines des Usines de Melle en utilisant la distillerie de betterave pour investir dans une méthode innovante d'extraction de bétaïne à partir d'un dérivé issu de la production de bioéthanol.


L’ensemble s’étend sur 14 hectares (photo aérienne)

cuverie vers 1920

                 

 


Joseph PINEAU

par Michel Chaumet

 

 

Né à Verrières (Vienne) le 12 février 1888, Joseph Pineau a été professeur puis directeur du collège de Melle avant de devenir inspecteur primaire de la circonscription Melle – Saint-Maixent, poste qu’il occupait pendant les années de guerre.

 

Il a été recruté par le mouvement Libé-Nord en avril 1943. C’est Raymond Buré, dit René, ingénieur à la distillerie de Melle et officier de réserve, qui l’entraîna dans l’aventure de la résistance :

« Je ne cachai point les sentiments qui m'animaient [le patriotisme et la volonté de lutter contre l'occupant]. Aussi vis-je, un jour, se présenter à moi un jeune ingénieur de l'usine de Melle que je ne connaissais pas mais qu'un de ses collègues, mon cousin Courtier, a[vait] informé de mon opinion et de mon attitude.

- Je suis, me dit ce jeune homme, adjoint au responsable départemental du mouvement de résistance Libération-Nord et je suis chargé de recruter un responsable pour l'ancien arrondissement de Melle. J'ai pensé que vos fonctions d'inspecteur des écoles vous faciliteraient la tâche. Vos déplacements qui devront être fréquents seront moins suspects que les miens. Puis-je compter sur vous ?

Je donnais mon adhésion sur le champ. Je pris le pseudonyme de Jean et je reçus mes premières instructions...»

  (Extrait des notes manuscrites de Joseph Pineau, consacrées à la Résistance, recueillies par Michel Chaumet)

Ce mouvement de résistance, plutôt orienté à gauche et fort de nombreux enseignants rassemblait, dans le Mellois, cinq groupes sous la responsabilité de Raoul Auzanneau (Celles-Tauché), de Jean Bardin (Chef-Boutonne), de Louis Niaulin (Lezay-Rom), de Rousseau (Sauzé-Vaussais) et de René Groussard (Melle). L'ensemble du secteur était supervisé par Joseph Pineau.

 

 

Responsable de l’Armée secrète pour le Mellois

 

Lorsqu’au printemps 1944, le chef de l’Armée secrète en cours d’organisation, Edmond Proust (Chaumette) entreprit de tisser la toile d'araignée qui devait enserrer tout le territoire des Deux-Sèvres dans une organisation structurée et homogène, capable de se mobiliser le jour venu, il reprit le schéma organisationnel de Libé-Nord.

 

Au sommet, naturellement, l'état-major. Puis trois zones, confiées à des résistants éprouvés et aguerris : une vaste zone nord englobant le Thouarsais, la région de Bressuire et la Gâtine parthenaisienne, dirigée par Roland Biaujou (dit Breux) inspecteur primaire à Bressuire, ex-responsable de Libé-Nord pour le Bocage ; une zone comprenant Niort et ses environs, sous la responsabilité de René Pairault (pseudo Henry), instituteur à l'école Paul Bert de Niort et compagnon de Chaumette du temps de l'OCM  ; enfin, la zone du Mellois et du Saint-Maixentais confiée à son ancien responsable pour Libé-Nord, Joseph Pineau, lui aussi inspecteur primaire.

On peut le noter, les cadres sur lesquels s'appuyait Edmond Proust pour structurer l'AS étaient issus du même milieu que lui, celui de l'enseignement.

 

Président du Comité départemental de Libération

 

Créé au début 1944, le Comité départemental de Libération avait pour mission de préparer les lendemains de la Libération en organisant la prise en main par les nouvelles autorités de la France libérée. Son premier président fut Edmond Proust, par ailleurs chef militaire de l’A.S.

Mais les communistes tentèrent d'écarter Edmond Proust (image ci-contre) de la direction du CDL en organisant un simulacre de réunion du CDL qui, le 30 mars 1944, réorganisa cette structure au profit du Front National et écarta de la présidence Edmond Proust, qui, recherché, devait se cacher.

 

Ce dernier réagit vivement et provoqua une réunion décisive qui, tenue en mai 1944, avec une représentation conforme aux directives d’Alger, fit capoter la tentative de prise de contrôle par les communistes.

 

Reconnaissant néanmoins: «s'être rendu compte trop tard que sa double fonction au lieu d'être profitable à l'organisation de l'AS, lui a[vait] peut-être été nuisible en raison de la confusion qu'elle a[vait] créée.», il décida d’abandonner la présidence du CDL et de proposer à sa place Joseph Pineau ou Henri Lambert.

(Rapport de Edmond Proust au CDL de mai 1944, Archives Proust-Chaumette, ADDS) 

Joseph Pineau, refusa la présidence qu’on lui proposait pour la raison qu'il n'habitait pas Niort et que Henri Lambert, qui résidait à Sainte-Pezenne, serait mieux placé que lui pour assumer cette charge.

 

C’est donc Lambert qui devint le nouveau président du CDL, en remplacement de Proust. Mais son action et son rôle à la tête du CDL furent de courte durée puisqu’il fut arrêté le 19 juin 1944, dans le cadre d'une opération de police qui visait les réseaux de renseignement et le mouvement Résistance.

 

Lambert arrêté, puis déporté en Allemagne (il fut déporté successivement à Dachau, Neckarelz, puis Vaihingen. Il fut libéré le 13 avril 1945 et revint à Sainte-Pezenne, mais gravement malade), il fallut doter, à nouveau, le CDL d'un président. Cette fois, Joseph Pineau ne put refuser le titre et c'est lui qui assura la présidence de cet organisme jusqu'à sa disparition, bien après la Libération.

 

 

La Libération, et après

 

A la tête du CDL, Joseph Pineau participa à la grande manifestation-cérémonie qui, le 6 septembre 1944, marqua, à Niort, la Libération des Deux-Sèvres.

 

Les troupes se rassemblèrent le matin à la caserne Duguesclin. A 14 heures, elles s'embarquèrent dans les véhicules, plus ou moins hétéroclites (voitures, camionnettes, camions, voire véhicules récupérés sur la Wehrmacht) qu'ils avaient pu réunir et se dirigèrent, par la place de la Brèche, la poste et la place Saint-Jean, vers la préfecture.

 

Là, les FFI, en tenue militaire ou le brassard à croix de Lorraine au bras gauche, à la tête desquels venait de prendre place leur chef, le colonel Edmond Proust qui fit là sa première apparition publique depuis plus de six mois, saluèrent le nouveau préfet, René Hudeley, qui venait d'être officiellement investi par le CDL sous la présidence de Joseph Pineau. Sur le perron de l'hôtel de ville, quelques moments après, Emile Bèche et le nouveau conseil municipal furent, à leur tour, investis de la responsabilité de gérer la ville jusqu'aux élections à venir.

Niort le 6 septembre 1944, un drapeau nazi brûle

Quant à Joseph Pineau, sa carrière publique se prolongera par la suite lorsqu’il sera élu maire de Melle en 1947 et restera pendant vingt ans à la tête de la municipalité.

 

Il est décédé le 30 août 1984 à Périgné.

 


René Hudeley, Emile Bêche et Joseph Pineau le jour de la Libération de Niort

 

  

Jacques BUJAULT,

                  dit Maître Jacques :

avocat, laboureur, moraliste en sabots, vulgarisateur agricole.

      par Camille Salètes

 

Maître Jacques n’est ni un écrivain, ni un agronome, mais un original, un observateur attentif du monde rural et de l’agriculture qui a réfléchi avec intelligence et bon sens aux problèmes de son époque.

 

L’homme jeune

Jacques-Pierre est né et baptisé le 1er janvier 1771 à La Forêt sur Sèvre (écriture de l’époque : La Forest sur Sayvre), petit fils d’un avocat au parlement, sénéchal de la baronnie de La Forêt sur Sèvre et fils du lieutenant du sénéchal de cette baronnie qui fut en 1789 délégué par les habitants de la paroisse à l’Assemblée provinciale de Poitiers, puis, Procureur syndic du district de Châtillon sur Sèvre, sous la Constituante où il travailla à la mise en place des départements.

 

Il fut, à La Forêt sur Sèvre, un écolier d’un caractère doux, aux manières gentilles, soumis et respectueux à l’égard de ses parents et de ses maîtres et, à Angers, un collégien aimable par ses qualités et ses succès.

Il prend les armes lors des troubles de 1791 à Châtillon et à Thouars, pour défendre les administrateurs de ces districts, dont son père. Il en sort indemne de justesse.

Cette même année, il devient imprimeur et libraire à Niort, associé à Louis Averti, ancien professeur et proche de Thomas Jean Main.

 

Il s’installe à Niort où il épouse le 26 juin 1792 Catherine Rosalie Delavault, fille d’un marchand chamoiseur.

Les deux associés s’engagent le 4 juillet 1792 pour répondre à « l’Appel de la Patrie en danger ».

Ils reprennent leurs activités en 1794, puis Louis Averti laisse Bujault seul et l’imprimerie sera vendue en 1798.

En 1795, il entreprend des études de droit, là, il pourra exercer son intelligence et surtout donner libre cours à sa débordante imagination.

 

L’avocat

Il devient donc avocat, plus précisément avoué, enfin dans la lignée paternelle, défenseur officieux devant le tribunal de Niort puis devant celui de Melle dont le volume d’affaires traitées est le plus important du département.

Sa notoriété, grâce à sa fermeté, sa franchise, sa probité et sa légendaire ténacité croît rapidement et s’étend bientôt à tout le sud des Deux-Sèvres, mais il n’aime pas les procès, il préfère, souvent gratuitement, trouver des accords amiables entre les plaideurs. Il refuse la nomination de conseiller-auditeur à la Cours d’Appel de Poitiers pour ne pas s’éloigner des paysans du Mellois. Il les connaît de mieux en mieux et les comprend, il dit perdre son temps quand il n’est pas avec eux. Il publie son « Projet d’amélioration de l’agriculture » qu’il signe « Jacques Bujault, avocat à Melle ». Il s’adresse au Roi, aux ministres, à la chambre des pairs et à celle des députés : « c’est un plan en harmonie avec la division du territoire, avec nos institutions politiques, avec le caractère de la Nation, les vœux du monarque, les vues du gouvernement et l’état de la civilisation. L’exécution en est facile, les dépenses seront modérées et les résultats devront être avantageux ».

 

Le politique

Ses engagements politiques le distraient quelques temps de ses études agronomiques, il est député en 1815 pendant les Cent Jours, puis plus tard en 1822. Il jouit d’une grande considération auprès de ses pairs grâce à ses talents d’orateur et ses écrits de qualité, et il espère, mais en vain, améliorer la condition des paysans, ceux qu’il nommait les hommes qui vivent de leur industrie agricole.

Elu conseiller général de la circonscription Niort-Melle en 1822, il intervient notamment à propos de la loi de finance sur le « droit des sels » pour le maintien du droit sur les huiles et pour la diminution de l’impôt sur le sel qui pèse lourdement sur l’agriculture.

Dans un discours qualifié de brillant et incisif mais pathétique, s’adressant au gouvernement, il dit :

 « Je demande quelles primes vous avez accordées à l’agriculture, quel impôt de protection vous lui réservez ? Aucun. C’est à ses dépens que vous en accordez, c’est sur elle que vous voulez réserver les impôts qui pèsent sur les villes et, comme si cela ne suffisait pas encore à sa ruine, on tire des blés de l’étranger et on repousse les siens… ».

puis, s’adressant aux parlementaires :

« Vous connaissez tous son état. Venus de tous les coins de France, aucun de vous, messieurs, ne peut nier qu’elle n’ait des besoins pressés, qu’elle ne soit dans une situation déplorable. Vous  savez tous que, loin qu’elle puisse se surcharger des impôts qui pèsent sur le luxe, il faut modérer ceux qui l’accablent. Payons ou brisons les taxes nécessaires, mais ne souffrons pas qu’on puisse dire qu’arrivés dans la capitale, nous perdons la mémoire, nous oublions ce que nous avons vu de partout, ce que nous reverrons à notre retour : la misère au sein des campagnes ».

Ce sera le dernier discours de sa vie parlementaire.

Il émet l’idée novatrice (qui ne se réalisera que bien plus tard) de la création d’une Académie d’agriculture qui serait chargée d’envoyer des messagers auprès des commissions départementales avec les objectifs ambitieux : « d’encourager l’agriculture par ses écrits et par ses commissaires, de rectifier les erreurs, de résoudre les difficultés, d’analyser les amendements, de procurer à juste prix les modèles d’instruments, les plantes, les semences, les arbres, … ».

 

Le laboureur écrivain

Ses trois métairies de St Médard, La Forêt et Chaloüe, achetées en 1810 sont en friche, elles serviront de terres d’expérimentation pour observer, essayer puis tirer des leçons pratiques de toute situation. "Ce n’est ni dans les villes, ni avec des discours que l’on fait de l’agriculture ; c’est dans les champs, par le travail qu’on doit y opérer ».

 En 1825, il s’installe à Chaloüe et revendique son nouvel état de cultivateur, laboureur et paysan « Mes amis, j’ai été « Mossieu » et ça n’allait pas. Je lisais et je voulais apprendre l’agriculture uniquement dans les livres ; j’ai bientôt vu qu’il fallait aussi travailler sur le terrain…. Alors je me suis fait cultivateur, laboureur et paysan. … Je me trouve fort bien dans mon nouvel état et ne crois pas en valoir un sou de moins ».

Il comprend très vite au contact des agriculteurs que pour qu’ils travaillent autrement que dans l’ignorance et dans la routine, il convient de les instruire,à commencer par leurs enfants, c’est à cette tâche qu’il va consacrer plus de vingt ans.

Pour cela, il va écrire des lettres, qu’il va publier et adresser aux autorités et à la population. Elles  abordent tous les sujets qui lui semblent responsables des difficultés de l’agriculture et de la misère des agriculteurs. Il fustige, il juge, il s’indigne, il conseille dans tous les domaines. Il explique pourquoi il utilise des proverbes : « je les ai multipliés, beaucoup sont connus ; mais la plus grande partie est de moi. Tous ne sont pas heureux, mais il y en a d’excellents. Je crois que quelques-uns resteront … celui-ci par exemple : « on ne récolte qu’une fois l’an et chaque jour il faut de l’argent ». Pourquoi tant de proverbes ? Parce que l’habitant de la campagne les aime : qui a peu d’idées parle brièvement. Puis l’un plaît à celui-ci, l’autre à celui-là. Un seul proverbe passe inaperçu ; plusieurs enfoncent l’idée dans la tête ».

Il publiera, à la suite de son Projet d’amélioration de l’agriculture, deux plaquettes sur l’emploi de la pomme de terre comme nourriture économique, un mémoire sur le produit des céréales dans les Deux-Sèvres, une lettre sur l’économie agricole et commerciale relative à la race mulassière, aux mules et au haras de Saint-Maixent, une lettre à tout le monde sur l’amélioration des mœurs, des cultures et des animaux domestiques, un guide des comices et des propriétaires et… l’almanach !


Le grand almanach du cultivateur

Ce sera le vecteur d’instruction et de moralisation du cultivateur.

Bujault était conscient que la difficulté n’est pas d’écrire mais d’être lu, « ces livres populaires qui pénètrent dans la chaumière comme dans un château … ces petits traités si profondément médités, si spirituellement écrits, que tout le monde connaît ». Aussi, il décide d’amuser pour instruire, la gravité des préceptes sera masquée par un dialogue gai. Il fait vivre, sous des noms évocateurs, des personnages typiques semblables à ses concitoyens. La routine, ennemi de tout progrès, est représentée par M.Routinet, l’ivrognerie par Boissansoif ou Jamaissou, la paresse par Pierre Peaulâche, etc .. et il n’hésite pas à utiliser des termes de patois poitevin.

« J’ignore si j’ai créé le style populaire. N’ayant point de devancier, je n’ai imité personne et pourtant j’ai réussi ; le succès de mes almanachs va toujours croissant ».

Les agronomes les plus éminents de l’époque n’hésitent pas à le féliciter ; l’un d’entre eux, Mathieu de Dombasle déclarait : « Vous avez pris le bon parti. Plût à Dieu qu’il y eut en France vingt almanachs de la nature du vôtre. Avant dix ans, la révolution de l’agriculture serait générale. On critique votre style !...On est bien difficile dans notre pays !... Vous avez été formé à l’école de Rabelais; je vous fais mon compliment ».

Tiré à 500 000 exemplaires, l’almanach est le compagnon quotidien, tout est dedans, les phases de la lune, l’heure du lever et du coucher du soleil, les horaires des marées, les dates des foires, les travaux saisonniers, etc.

Maître Jacques disait : « Je veux un almanach du cultivateur partout. Vingt millions d’hommes en France n’ont pas de livre. Il leur en faut au moins un.

L’homme des champs a du sens et du jugement parce qu’il est forcé d’observer continuellement la nature ».

 

 

Par testament signé le 8 décembre 1842, Jacques Bujault laisse à la commune de Sainte Blandine, trois hectares de terres labourables pour y construire une école double, le surplus des trois hectares devant être cultivé par l’instituteur, auquel il impose le port du costume paysan, une somme importante pour la réédition de ses proverbes et adages, un don aux pauvres et il fonde un prix annuel (600 Fr) pour la continuation des almanachs.

Il est enterré au cimetière de Mougon le 26 décembre 1842.

En 1881, la commune de Sainte Blandine lui éleva un buste devant le groupe scolaire.

ci-contre : pages 1 et 4 de couverture de l’almanach de 1887

 

 

Sources :

- Jeanne Philippe-Levatois et Jacques Renaud : « Jacques Bujault Avocat et Laboureur » - E.Comte Niort 1943

- Jacques Fouchier : « Jacques Bujault, un moraliste en sabots ». Auteurs célèbres en Deux-Sèvres. Deuxième édition 1997 - Conseil Général des Deux-Sèvres et Geste Editions.

- Marguerite Morisson : « Jacques Bujault, avocat et laboureur ». Brochure du Cercle généalogique des Deux-Sèvres.

 

 

 

 


 

Bienvenue au Lycée Jacques Bujault

 

par Jean-Michel Bobineau, proviseur.

 

Depuis le 1er janvier 2011, le Lycée Jacques Bujault est intégré dans un EPLE de dimension significative, suite à la fusion avec le pôle horticole de Niort.

Afin d’afficher une identité unique sous un même toit, le nouvel établissement a choisi l’appellation « Terres et Paysages Sud Deux Sèvres ».

 

Cette nouvelle entité administrative est composée de six centres constitutifs :

-         le Lycée Agricole Jacques Bujault à Melle,

-         l’Exploitation Agricole de Melle,

-         le Lycée Horticole Gaston Chaissac à Niort,

-         l’Exploitation Horticole de Niort,

-         le Centre Départemental de Formation d’Apprentis Agricoles,

-         le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole.

 

Les apprenants peuvent accéder aux différentes filières qui nous caractérisent :

-         l’agriculture – élevage,

-         l’environnement et la gestion des espaces naturels,

-         l’horticulture,

-         l’aménagement paysager,

-         l’analyse biologique et biotechnologique,

-         la vente des produits horticoles et de jardinage.

  Les parcours de formation débutent en 3ème et permettent, en fonction des parcours, d’acquérir des diplômes allant du C.A.P. au B.T.S.

 

De nombreux équipements spécifiques répondent aux besoins des apprenants, en particulier, les deux exploitations servant de fait de supports pédagogiques et accueillant de nombreux stagiaires, permettant ainsi une ouverture sur le champ expérimental.

 

Le projet d’établissement s’appuie sur quatre valeurs importantes : le travail d’équipe, la réussite, le respect, la rigueur. Il développe des axes de réflexion sur les cinq missions confiées à l’enseignement agricole :

-         Formation initiale et continue,

-         Animation et développement des territoires,

-         Insertion scolaire, sociale et professionnelle,

-         Développement, expérimentation et innovation,

-         Coopération internationale.

 


Ce projet met l’accent sur :

+ les parcours de formation et la carte scolaire, avec des approfondissements sur

-         l’accompagnement et le soutien scolaire,

-         l’innovation pédagogique,

-         la poursuite d’études.

+ l’orientation sur le concept de développement durable

-         agriculture biologique

-         biodiversité

-         autonomie alimentaire

-         circuits courts (maraîchage par exemple)

-         gestion diversifiée des haies

-         gestion des déchets

conduisant à l’élaboration de projets d’exploitations agricole et horticole

+ la coopération internationale

-         stages à l’étranger

-         partenariat

+ l’animation et le développement

-         participation aux manifestations agricoles,

-         expérimentation sur les cheptels de ruminants,

-         adhésion aux filières en partenariat avec les acteurs des filières.

 



Un établissement en projets et des projets au service des apprenants et du territoire.

Site du Lycée Jacques Bujault de Melle : http://www.lycee-agricole-regional-jacques-bujault.fr/

 

  

 

ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE

 

 

Melle – lycée agricole Jacques BUJAULT    Route de la Roche

samedi 30 novembre 2013

 

Programme  de  la  journée

 

9h à 9h15        Accueil des participants par les membres du bureau

9h15                Assemblée générale 

*      Accueil par Jean-Michel Bobineau, proviseur du lycée

*      Ouverture de la réunion par  Philippe Tiquet,  président de la section

*      Rapport moral et projets d’activités

*      Renouvellement du conseil d’administration

*      Bilan financier

*      Projets pour l’assemblée générale 2014 et le bulletin n° 26

*      Questions diverses

10h15              Remise des décorations

11h45              Apéritif en présence des personnalités suivi du repas au restaurant du lycée

                       

14h15              Après-midi entièrement piloté par Jean-Michel Bobineau et ses collaborateurs :

Présentation de l'exploitation agricole in situ (visite des différents lieux)

Conférence sur l’enseignement agricole en général et les spécificités de l'établissement, (démarche innovante concernant la biodiversité, recherche de l'autonomie alimentaire pour les troupeaux, etc…).

17h15              Fin de la journée, sauf pour les élus au bureau.

17h15              Réunion du nouveau bureau pour élections des président, trésorier et secrétaire.

 

 

Compte-rendu  financier 2012

 

 

 

Dépenses en €

 

Recettes en €

Assemblée générale

1679,90

Assemblée générale

1905,00

Photocopies

340,05

Quote-part cotisations

1728,00

Dons

85,00

Dons

250,00

Frais de bureau

91,02

Subvention AMOPA

1000,00

Affranchissements, photocopies

422,71

 

2,00

Frais financiers

10,40

 

 

Internet

99,75

 

 

Impression affiches

362,40

 

 

Marque pages

641,06

 

 

Fêtes et cérémonies

70,13

 

 

 

3802,42

 

4885,00

 

 

 Actif

Dépenses en €

 Passif

Compte courant :

4807,04

Report :

3724,46

Résultat exercice

1082,58

A reporter 

4807,04

 

Remarque du trésorier :

L’impression des bulletins a été réglée en février 2013, ce qui réduit le résultat réel de 2012 de 450€

 

 

Listes des adhérents et des promus 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Co = Commandeur                  O = Officier                  Ch = Chevalier

M.

ALBINA

Alfred

Ch

79400 Exireuil

 

Mme

MOUCHEUX

Annie

Ch

79240 Le Busseau

M.

ANDRAULT

Gérard

Ch

79370 Verrines sous Celles

 

M.

MOZZI RAVEL

Jacques

Ch

79220 Surin

M.

ANDRIEUX

Yves

Ch

87310 St Laurent sur Gorre

 

Mme

NAUDIN

Pierrette

Ch

79230 Prahecq

M.

ARNAL

Jean Claude

Co

33370 Artigues près Bx

 

Mme

PAILLE

Marie-Thérèse

Ch

79400 Augé

M.

AUZANNEAU-FOUQUET

Jean-Marie

Ch

79800 Exoudun

 

M.

PANNETIER

Michel

Ch

79340 Vasles

M.

BARLET

Jean-Henri

O

79200 Parthenay

 

M.

PAULUS

Jean marie

O

79290 Argenton l'église

M.

BELY

Jean

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

 

Mme

PENIT-TA

Minh-Nguyêt

Ch

79600 Airvault

M.

BENOIST

Jacques

Ch

79300 Bressuire

 

Mme

PETORIN-HEURTEBISE

Andrée

O

79000 Niort

Mme

BERGER

Isabelle

Ch

79000 Niort

 

M.

PIETRI

Noël

O

79320 Moncoutant

M.

BERNARD

Roger

Ch

79500 Melle

 

Mme

PINEAU

Christiane

O

79000 Niort

M.

BILLARD

Pierre

O

79370 Celles sur Belle

 

M.

PINTAUD

Georges

O

79270 Epannes

M.

BLONDELLE

Jean-Marc

Ch

79101 Thouars cedex

 

Mme

PLANTECOTE

Pierrette

Ch

79000 Niort

M.

BONNAUD

Michel

O

79360 La Foye Monjault

 

M.

PLANTECOTE

Robert

O

79000 Niort

M.

BONNEAU

Max

O

79800 Exoudun

 

Mme

POHIN

Claudine

Ch

79000 Niort

Mme

BOTTE

Emilienne

Ch

79000 Niort

 

M.

POUPARD

Pierre

Ch

79190 Melleran

M.

BOUCHET

Guy

Ch

79600 Airvault

 

Mme

POUPLIN

Noëlle

Ch

79140 Le Pin

M.

BOUCHON

Jean

O

79370 Celles sur Belle

 

Mme

PRESTAT-BERTHELOT

Françoise

O

79200 Parthenay

Mme

BOURDOIS

Odile

Ch

79000 Niort

 

Mme

PROUST

Marylène

O

79260 La Crêche

M.

BOURNEAU

Joël

Ch

79270 Sansais

 

M.

QUETIN

Claude

O

79260 La Crêche

M.

BOUTEILLER

Pierre

Ch

79000 Niort

 

M.

QUEVEAU

Gérard

O

79140 Le Pin

M.

BOUTET

Claude

Co

79300 Bressuire

 

Mme

QUINTARD

Caroline

Ch

79460 Magné

Mme

BRENET

Jacqueline

Ch

79230 Vouillé

 

M.

QUINTIN

Roger

Ch

79460 Magné

M.

BRIDIER

Maurice

O

79000 Niort

 

M.

REMONDIERE

José

Ch

79000 Niort

Mme

BRILLAUD

Catherine

Ch

33390 Plassac

 

Mme

RENARD

Marie-Christine

O

79260 La Crêche

M.

BRILLAUD

Daniel

Co

33390 Plassac

 

M.

RENAUD

Jacky

Ch

79180 Chauray

Mme

BROTHIER

Michelle

Co

79000 Niort

 

M.

RENAUD

Maximilien

Ch

79210 Arçais

M.

CACAULT

Lionel

O

79000 Niort

 

M.

ROUILLON

Ludovic

Ch

79000 Niort

M.

CHAGNOLEAU

Jean-Louis

Co

44319 Nantes cedex

 

M.

ROUL

Thierry

Ch

79010 Niort cedex

M.

CHAIGNE

André

O

79360 Beauvoir sur Niort

 

M.

ROUSSEAU

René

Co

79000 Niort

Mme

CHAIGNEAU-GEFFARD

Marguerite

O

79000 Niort

 

M.

ROUSSEL

Denis

Ch

79410 Echiré

Mme

CHARTIER

Marie-Thérèse

O

79100 Thouars

 

Mme

SAINT-SEVER

Andrée

Ch

79000 Niort

M.

CHAUMET

Michel

Ch

79230 Aiffres

 

Mme

SALETES

Aline

Ch

17000 La Rochelle

Mme

CHAUVIERE

Marie-Claire

Ch

79300 Breuil-Chaussée

 

M.

SALETES

Camille

O

17000 La Rochelle

M.

CHIRAUX

Christian

Ch

79000 Niort

 

Mme

SECHET

Yolande

O

79130 Neuvy-Bouin

Mme

COIRAULT

Ginette

Ch

79200 Parthenay

 

M.

SEGUIN

Jacques

O

79270 Saint Symphorien

M.

COLAS

David

Ch

79300 Bressuire

 

M.

SIBILEAU

Marcel

O

79160 Coulonges sur l'Autize

Mme

COPINE-NICOLLET

Simone

O

79100 Thouars

 

M.

SIMONET

Christophe

Ch

79300 Bressuire

M.

COQ

Jean-François

Ch

79000 Niort

 

Mme

SLIWA

Pierrette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

M.

CORBINUS

Albert

Ch

79130 Secondigny

 

Mme

SOUCHET

Jeanne Lucette

Ch

79140 Cirières

M.

COTTET

Olivier

O

79370 Fressines

 

M.

SOURISSEAU

Bernard

Ch

79300 Boismé

M.

COURTADET

Jean

Ch

79300 Bressuire

 

M.

TANTIN

Dominique

Ch

79000 Niort

Mme

DAMBRINE

Catherine

Ch

79460 Magné

 

Mme

THIOLLET

Jeannine

Ch

79000 Niort

M.

DE LITARDIERE

Bernard

Ch

79310 Mazières en Gâtine

 

M.

TIQUET

Philippe

Ch

79000 Niort

M.

DESCHEMPS

François

Ch

79480 St-Georges de Noisne

 

M.

TOUCHARD

Gilbert

O

79320 Moncoutant

M.

DESMIER

Michel

Ch

79410 Cherveux

.

M.

TOURNAYRE

Jean

Ch

79420 Beaulieu sous Parthenay

M.

DUBOIS

Ulysse

O

79120 Sepvret

 

Mme

VACHON

Colette

Ch

79011 Niort cedex

Mme

DUPUIS

Michèle

Ch

79000 Niort

 

M.

VAL

Alain

O

79260 La Crêche

Mme

DUPUY

Christine

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

M.

VASSEROT

Charles

Co

79000 Niort

M.

DURAND

Roger

O

79410 Saint-Gelais

 

M.

VENARD

Bertrand

Ch

79290 Bouillé Loretz

M.

FAURY

Gilbert

Ch

79000 Niort

 

Mme

VERRET PREVOT

Bernadette

O

79210 Mauzé sur le Mignon

Mme

FERCHAUD

Pascale

Ch

79300 Bressuire

 

Mme

VINCENT

Martine

Ch

17000 La Rochelle

M.

FERNANDEZ

Claude

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

 

Mme

VOYER

Françoise

Ch

79000 Niort

Mme

FERRET

Claudine

Ch

79210 Saint-Hilaire la Palud

 

 

 

 

 

 

M.

FERRON

Jean-François

O

79200 Champdeniers

 

 

 

 

 

 

M.

FOURNIER

Gérard

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

 

Promotion du 1er janvier 2013

 

 

Mme

FRADIN

Martine

O

79320 Moncoutant

 

 

néant

 

 

 

Mme

FRANCOIS

Simone

Ch

79360 La Revêtizon

 

 

 

 

 

 

Mme

GAILLARD

Paulette

Ch

79000 Niort

 

Promotion du 14 juillet 2013

 

 

M.

GAILLARD

Robert

Ch

79000 Niort

 

 

 

 

 

 

M.

GALIVEL

Claude

O

79300 Bressuire

 

 

Commandeurs

 

 

 

M.

GARANDEAU

Jacques

O

79000 Niort

 

M.

PAULUS

Jean-Marie

Co

79290 Argenton l'église

M.

GAROFALO

Julien

Ch

79007 Niort cedex

 

Mme

PINEAU

Christiane

Co

79000 Niort

Mme

GENDREAU-DONNEFORT

Simone

Ch

79110 St Martin d'Entraigues

 

 

 

 

 

 

Mme

GERRIET

Martine

Ch

79200 Parthenay

 

 

Officiers

 

 

 

M.

GIRARD

Jean-Luc

Ch

79300 Noirterre

 

Mme

CAYRE

Marie-Claude

O

79200 Parthenay

M.

GOUBEAU

Jacques

Co

79000 Niort

 

M.

CHARTIER

Jean-Luc

O

79000 Niort

M.

GRIFFAULT

Guy

Ch

79370 Celles sur Belle

 

Mme

COUTURAS

Marie-Hélène

O

79000 Niort

M.

GRIMAL

Denis

Co

79170 Availles/Chizé

 

M.

VOLLEAU

Philippe

O

79000 Niort

M.

GUAY

Charles

O

79000 Niort

 

 

 

 

 

 

Mme

GUERIN

Monique

Ch

79140 Le Pin

 

 

Chevaliers

 

 

 

M.

GUILBOT

Christian

Ch

79100 Thouars

 

Mme

AGENET-SANIS

Joëlle

Ch

79000 Niort

M.

HAYE

Jean-Marie

O

79100 Thouars

 

M.

BIGOT

Michel

Ch

79110 Chef-Boutonne

M.

JOURDAN

Jean

O

79160 Ardin

 

Mme

BOUFFARD

Ginette

Ch

79230 Vouillé

M.

JUILLARD

Alain

Ch

79230 Vouillé

 

Mme

BOURGUIGNON

Anne-Marie

Ch

79000 Niort

Mme

JUILLET

Françoise

Ch

79240 L'Absie

 

M.

CADUC

Denis

Ch

79300 Bressuire

M.

LARDEAU

Gabriel

Ch

79180 Chauray

 

Mme

CASTANIER

Maryvonne

Ch

79000 Niort

Mme

LAURENT-OLIVEIRA

Isabelle

Ch

79000 Niort

 

M.

COUROT

Sébastien

Ch

79140 Cerizay

Mme

LAVANCHE

Cathy

Ch

79120 Lezay

 

M.

DEBUT

Dominique

Ch

79000 Niort

Mme

LECAS-REGIMBART

Mariannick

O

79270 Sansais

 

Mme

GILA

Stéphanie

Ch

79000 Niort

Mme

LEGENDRE

Simone

Co

79100 Thouars

 

M.

GRELLIER

Dany

Ch

79140 Cerizay

M.

LEVEQUE

Michel

Ch

79000 Niort

 

Mme

GRINSPAN

Ida

Ch

75012 Paris

M.

LOBSTEIN

Jean-Louis

Co

79160 La Chapelle Thireuil

 

Mme

LASSAIS

Françoise

Ch

79140 Cerizay

Mme

LONJOUT

Claudette

Ch

79370 Thorigné

 

M.

MATEAU

Michel

Ch

79300 Bressuire

M.

MAGUY

Jean-Marie

O

79000 Niort

 

M.

MEILLAUD

Hervé

Ch

79230 Prahecq

Mme

MARCHANDIER

Josette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

Mme

PHELIPPEAU

Monique

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

Mme

MARCUSSEAU-GARNIER

Pierrette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

Mme

PINTAUD

Murielle

Ch

79000 Niort

M.

MARSAULT

Philippe

O

79420 Beaulieu sous Parthenay

 

M.

PINTAUD

Tony

Ch

79000 Niort

Mme

MASSON

Marguerite

Ch

79000 Niort

 

M.

PLUYAUT

Rémy

Ch

79140 Cerizay

M.

MELON

Jean

Ch

79100 Mauzé Thouarsais

 

M.

PRAT

Jean-Louis

Ch

79000 Niort

Mme

MESLET

Véronique

Ch

17000 La Rochelle

 

M.

QUILLEVERE

Jean-François

Ch

Bouillé-Loretz

Mme

MICHAUD

Marylène

Ch

79000 Niort

 

Mme

REMERAND

Laurence

Ch

79300 Bressuire

M.

MOINARD

Maurice

O

79510 Coulon

 

M.

ROBIN

Pierre-Jean

Ch

79000 Niort

M.

MONNET

Joël

O

79260 Sainte-Neomaye

 

M.

THIBAULT

Laurent

Ch

79140 Cerizay

M.

MORILLON

Claude

O

79400 Azay le Brûlé

 

M.

THUILIER

Emmanuel

Ch

79200 Parthenay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture : Montage photo par Bernard de Litardière