SOMMAIRE

 

page  1   -  Sommaire – Bureau départemental

page  2   -  Editorial

page  3   -  Compte-rendu  AG 2011  au lycée professionnel Gaston Barré de Niort

 

NOS ACTIVITES :

page 11  -  Notre contribution au cinquantenaire de l’AMOPA

page 15  -  Conférence : Louis Perceau, poète clandestin, chansonnier libertin, résistant, amoureux

      des mots, par Maurice Moinard

page 16  -  Notre ami Maurice Moinard : portrait

page 18  -  Les cadets de la défense

page 20  -  Achèvement de la reconstruction d'un moment commémoratif : mémoire scolaire, figures,

     valeurs de la Résistance et action éducative

            page 22   -  Hommage à Madeleine Lemberton : une pédagogue engagée

 

DOSSIER :  PARTHENAY

page 23  -  Parthenay : une histoire millénaire

page 27  -  Ecole normale d’instituteurs

page 29  -  Les normaliens dans la Résistance

page 32  -  Georges Picard : historien, poète, professeur, homme politique

page 34  -  Henri Thomas grand prix de Rome

page 36  -  Quand les trains Paris-Bordeaux passaient à Parthenay

 

page 38  -  Programme de l’assemblée générale 2012 et compte financier 2011

page 39  -  Liste des adhérents et des promus de l’année 2012

 

LE  BUREAU  DÉPARTEMENTAL  2012

Président             -  Philippe TIQUET  Directeur académique des services de l’éducation nationale des  Deux-Sèvres

Vice-présidents   - Daniel BRILLAUD  Inspecteur d’académie honoraire

                           - Alain  CHAUFFIER  IEN  Directeur IUFM honoraire

               - Françoise PRESTAT  Maire adjoint de Parthenay

Secrétaire            - Camille SALÈTES  Chef d’établissement honoraire

Secrétaire adjoint - Catherine DAMBRINE Professeur

Trésorier              - Michel BONNAUD  Instituteur honoraire

Trésorier adjoint  - Jacques  SÉGUIN Professeur honoraire

Membres - Michel CHAUMET Directeur de CRDP honoraire - Christian CHIRAUX  Professeur honoraire

   - Jacques GARANDEAU  Professeur honoraire  -  Bernard de LITARDIERE Professeur honoraire 

               - Véronique MESLET Conseillère principale d’éducation - Claude MORILLON  Professeur honoraire

   - Maurice MOINARD  Directeur honoraire de la fédération régionale du Crédit Agricole 

   - Noël PIÉTRI  Instituteur honoraire  -  Georges PINTAUD Chef d’établissement honoraire

   - Marylène PROUST Chef d’établissement  -  Claude QUÉTIN  Médecin retraité

   -  Roger  QUINTIN  Professeur honoraire  -  Maximilien RENAUD Chef d’entreprise

   - Denis ROUSSEL  Chef d’établissement  -  Aline SALÈTES  Professeur honoraire

Vérificateur aux comptes - Jean JOURDAN  CASU honoraire

 

COMITÉ  D’HONNEUR

Max BONNEAU  CASU honoraire

Michèle BROTHIER Chef d’établissement honoraire

Roger CORNU  Officier de gendarmerie honoraire

Simone FRANCOIS  SCASU honoraire

Paulette GAILLARD  Professeur honoraire

Simone LEGENDRE  Directrice d’école maternelle honoraire

René ROUSSEAU  Sous-préfet honoraire

 

 

      Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres

Directeur de la publication : Michel Berthet, président national de l’AMOPA

Rédacteur en chef : Philippe Tiquet, président délégué de la section des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :   tous les membres du bureau avec l’appui logistique du collège Pierre et Marie Curie

Diffusion gratuite réservée aux adhérents            Conception et mise en forme :  le secrétariat AMOPA79 

Site internet : http://amopa79.org     Contact : secretariat@amopa79.org 

Editorial

_______________1962 – 2012 : l’AMOPA a Cinquante ans ! ____________________

 

 

Le 30 octobre 1962, dans les salons du ministère de l’Éducation nationale, était signé l’acte de naissance de l’AMOPA. Le ministre, Louis Joxe, était représenté par l’inspecteur général Jean Auba, actuel doyen des membres de notre association. Le président fondateur était César Santelli (1889-1971), inspecteur d’académie puis inspecteur général et conseiller culturel en Allemagne, père de Claude Santelli (1923-2001), réalisateur, scénariste et producteur de télévision bien connu.

 

Jean Auba, à 94 ans, nous rappelle que ce qui a motivé la création de l’AMOPA était « le désir de rassembler des personnes qui ont beaucoup œuvré pour l’Éducation nationale, des enseignants mais aussi des personnalités qui se sont investies dans le domaine de l’éducation. Dès l’origine, l’AMOPA formait un milieu qui se voulait ouvert, partageant les mêmes valeurs de culture, au sens large du terme, animé d’un idéal, on peut parler d’un idéal de vie, d’une vie consacrée aux autres, aux enfants, à la jeunesse. »

 

Aujourd’hui, ces motivations sont encore les nôtres, à Niort comme à Paris, dans les établissements scolaires et au dehors.

 

Modestement, l’AMOPA 79 s’efforce d’illustrer les valeurs de l’École en mettant en lumière des éléments exemplaires des patrimoines éducatif, historique, scientifique, littéraire, artistique…

 

Ainsi, au lycée Gaston-Barré de Niort, en novembre dernier, nous avons redécouvert les industries qui firent la prospérité de la ville au début du siècle dernier et nous avons évoqué les parcours de leurs capitaines ; au vu des ateliers actuels du lycée, nous avons mesuré les avancées technologiques qui sont intervenues depuis. Dans ces lieux, où une ancienne voiture de marque Barré côtoyait une Mia de chez Heuliez, nous avons également profité d’un concert avant d’écouter une conférence du chef des travaux sur la motorisation électrique.

 

Plus récemment, Maurice Moinard et quelques artistes amateurs nous ont fait apprécier le poète deux-sévrien Louis Perceau, bibliographe des Enfers, chansonnier libertin, historien des archives secrètes, Résistant, amoureux des mots.

 

Voulant fêter le cinquantenaire à notre manière, nous nous sommes engagés dans deux actions présentées dans ce bulletin, sur notre site, dans les établissements scolaires et, nous l’espérons, dans une publication nationale.

 

D’une part, nous avons réalisé une affiche interactive présentant vingt deux-sévriens qui se sont illustrés dans le domaine des arts et des lettres, de la philosophie, des sciences et des techniques, de l’histoire, de l’ethnologie, de l’économie, de l’action politique et de la Résistance, chacun d’entre eux étant, d’une manière ou d’une autre, en lien avec notre École. Naturellement, la « liste des vingt » n’est pas exhaustive ; elle représente simplement un florilège des personnalités exemplaires que nous avons mises en lumière au cours des dix dernières années et qui ont souvent donné leur nom à des établissements scolaires.

 

D’autre part, nous avons souhaité mettre en valeur une action pédagogique impliquant des élèves du premier et du second degré, ouverte sur l’environnement, au sein de laquelle des membres de notre association (Bernard de Litardière et Catherine Dambrine) ont joué un rôle significatif aux côtés des enseignants et personnels d’encadrement. Cette action a notamment permis aux élèves de s’initier à la création d’images virtuelles en trois dimensions.

 

Notre prochaine assemblée générale sera organisée au lycée professionnel Les Grippeaux à Parthenay le samedi 24 novembre 2012. C’est dans cette ville que se trouve l’ancienne École Normale d’instituteurs dont l’histoire vous est présentée dans ce bulletin, ainsi que celle de la ville à l’occasion de son millénaire.

 

Après l’assemblée générale et la traditionnelle remise de décorations, des conférences et une visite commentée seront offertes aux participants, les musées seront ouverts aux intéressés. J’aurai beaucoup de plaisir à partager ces moments conviviaux avec vous.

 

Je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt, sous une forme ou sous une autre.

 

Philippe Tiquet

Président de la section AMOPA Deux-Sèvres

 

 

 

Compte-rendu de l’assemblée générale 2011

 

L’assemblée générale s’est tenue le 19 novembre 2011 à Niort, au lycée Gaston-Barré.

(photos Bernard de Litardière, Camille Salètes et Thierry Roul)

 

 

M. Thierry Roul, proviseur, adresse quelques mots de bienvenue aux amopaliens et cède la parole à

Philippe Tiquet, inspecteur d’académie, directeur des services de l’Education nationale des Deux-Sèvres et président de l’AMOPA79.

 

Des remerciements sont adressés

- à M Thierry Roul et son équipe pour la part prise dans l’organisation de cette journée et pour leur accueil chaleureux,

- à Mme la Présidente de la région et à M. Duforestel, Conseiller régional, pour la mise à disposition des locaux,

- à M. Vincent Dabin, président de Deux-Sèvres Auto-Mémoire pour la présentation de l’exposition et à M. Bernard de Litardière, toujours productif et dévoué, à qui nous sommes reconnaissants d’avoir établi des liens avec M. Dabin,

- à l’orchestre de chambre AMATINI pour le petit concert qui sera donné cet après-midi.

- à M Marty pour l’exposé-débat sur le thème de la voiture électrique,

- à M. Jouannetaud président de l’automobile club des Deux-Sèvres.

 

Le président présente les excuses de :

Monsieur Michel Berthet, Président de l’AMOPA,  qui a néanmoins indiqué son intention de venir à Niort ultérieurement, Mme Christiane Barret, préfète des Deux-Sèvres, (représentée par M. Laurent Simplicien, directeur de cabinet et membre de l’AMOPA79), Mme Geneviève Gaillard, députée maire de Niort, M. Alain Mathieu, président de la CAN et M. Henry René, secrétaire général de l’AMOPA.

Et adresse ses remerciements aux personnalités qui ont répondu à notre invitation  ainsi qu’à tous les membres de l’association présents.

 

 
  

 

De gauche à droite :

Françoise Prestat,

Catherine Dambrine,

Philippe Tiquet,

Camille Salètes,

Alain Chauffier ,
Daniel Brillaud et

Michel Bonnaud.

 

 

A l’ouverture de cette AG, nous devons malheureusement penser aux adhérents qui nous ont quittés en cours d’année ;

Mme Charlotte Gaurit, de Niort, née à Coulonges en 1918, chevalier en 1990 puis  officier en 2001

M. Henri Gilbert, de Niort, né à La Chaize-le-Vicomte en Vendée en 1908, chevalier en 1987.

M. Georges Rocher, de Niort, né en avril 1921, chevalier en 1981.

 

Quelques années après avoir rendu hommage à Jean-François Cail, à Chef-Boutonne, après la littérature, la poésie, la sociologie, l’histoire ou l’architecture, nous avons voulu cette année profiter du 100ème anniversaire de l’automobile club des Deux-Sèvres pour célébrer l’enseignement technique et professionnel industriel, celui des métiers de l’automobile en particulier. 

 

Nous avons, dans notre bulletin, ravivé la mémoire :

-         de Paul Guérin, figure éminente de la promotion de l’enseignement technique qui a terminé sa carrière comme directeur du CNAM,

-         de Gaston Barré, pionnier de la construction de véhicules automobiles,

-         de plusieurs autres pionniers de l’industrie niortaise. 

Nous avons évoqué l’histoire des deux établissements d’enseignement technique et professionnel industriel : le lycée Gaston-Barré et son grand frère, le lycée Paul-Guérin.

Chacun mesure la place qu’occupent ces établissements et les personnalités évoquées au sein du patrimoine éducatif de notre département.

 

Sans doute sera-t-il également opportun d’évoquer un jour l’histoire du mutualisme et de l’économie tertiaire ainsi que l’enseignement qui y est associé.

 

Le compte rendu de l’AG 2010 (page 4 à page 9 du bulletin n°23) est approuvé à l’unanimité.

 

Rapport moral présenté par le président

 

Rappel des objectifs de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA :

- contribuer au rayonnement de l’ordre des Palmes académiques,

- organiser des réunions et des manifestations culturelles destinées à promouvoir l’École, ses valeurs, son patrimoine, ses serviteurs, et à entretenir des relations amicales entre ses adhérents,

- contribuer au développement d'activités éducatives en faveur de la jeunesse.

Le bilan d’activité présenté par Camille Salètes, même modeste, répond à mon avis à ces objectifs et est respectueux des valeurs qui sont les nôtres, d’ailleurs reprécisées dans l’éditorial du bulletin. 

La section AMOPA 79 se félicite par ailleurs des évolutions intervenues au niveau national suite aux interventions des adhérents et à celles des ministères de l’Education nationale et de l’Intérieur. Les orientations retenues lors du Congrès de Toulouse, le renouvellement des instances dirigeantes sont autant de signes encourageants. La volonté du Président de venir dans les sections pour rencontrer et entendre les acteurs de terrain est également de bon augure.

 

 

 

Rapport d’activité présenté par le secrétaire

 

Camille Salètes fournit quelques données numériques caractéristiques de notre section, se félicite de la forte participation à cette assemblée générale (136 adhérents à jour de cotisation, 138 réponses pour 215 envois, 75 présents, 80 convives au repas de midi, 18 remises de décoration dont un commandeur).

Le bureau s’est réuni cinq fois en 2011.

La section a participé au congrès de Toulouse. En effet, Catherine Dambrine, secrétaire adjointe, a représenté la section les 11 et 12 juin 2011 ; elle a été séduite par la qualité des débats et s’est mobilisée dans la mise en œuvre de projets nationaux.

Une Conférence (voir bulletin 23 page 10) a été organisée avec le concours de Michel Chaumet qui a évoqué la brève mais brillante carrière de Jean Cavaillès (le fascicule relatant l’intégralité des débats a été édité, on le trouvera sur notre site internet, et un DVD, film de la conférence et des débats, a été produit par Bernard de Litardière).

Bulletin 23

Comme chaque année, un important travail collectif a été fourni par les membres du bureau et les « experts » auxquels nous faisons appel. Le contenu était donc centré sur l’industrie mécanique à Niort au XXe siècle et sur les établissements Gaston Barré et Paul Guérin.

Nous nous félicitons encore d’avoir trouvé un partenariat avec les PEP 79 pour l’édition du bulletin ; nous remercions à nouveau le président Maurice Bridier et le directeur Jacques Mozzi-Ravel, tous deux membres de l’AMOPA79. Merci aussi à la secrétaire Stéphanie Suaud pour le travail supplémentaire occasionné.

Une adhésion de l’AMOPA 79 aux PEP 79 formalise notre partenariat tout en exprimant notre volonté de nous associer aux diverses actions de solidarité vis-à-vis d’élèves connaissant des difficultés.

           Attention pour rester conformes à la législation, nous mentionnerons désormais :

 

Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres

Diffusion gratuite réservée aux adhérents

Directeur de la publication – Michel Berthet, président national AMOPA

Rédacteur en chef – Philippe Tiquet, président de la section des Deux-Sèvres

Comité de rédaction – tous les membres du bureau, avec l’appui logistique du collège Pierre et Marie Curie de Niort

Conception et mise en forme – le secrétariat AMOPA79

Site internet : http://amopa79.org      Contact : secretariat@amopa79.org

 

 

Site internet

Il est régulièrement abondé par Roger Quintin ; on y trouve les derniers bulletins, les comptes-rendus des conférences et diverses informations concernant la section.

 

Concours et actions éducatives

Sous le patronage de Madame la préfète des Deux-Sèvres et avec le soutien de l’IA DSDEN, l’AMOPA 79 a participé au rallye citoyen des collégiens. Merci à Jacques Seguin et Denis Roussel de leur implication dans cette action.

Une part importante est prise par Claude Morillon, membre du bureau, dans la reconstruction d’une manifestation commémorative suite à la mort en 1944 de deux anciens normaliens résistants : Paul Drevin et Paul Veillon, à St-Martin-de-St-Maixent. Au préalable, rencontre avec les responsables du collège et du lycée de Saint-Maixent pour les sensibiliser et inviter les communautés éducatives à participer aux manifestations (voir bulletin 23 page 13).

 

Approbation du rapport moral et du rapport d’activité à l’unanimité


Bilan financier 2010

 

 

Rapport du vérificateur aux comptes.

En application du mandat que votre assemblée générale du 18 octobre 2003 a bien voulu me donner, j’ai procédé à la vérification des comptes 2010 de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA en présence de monsieur Michel Bonnaud, trésorier.

J’ai constaté la parfaite concordance tant en dépenses qu’en recettes avec les titres justificatifs et les enregistrements effectués sur les registres de comptabilité, toutes les opérations apparaissent sincères et véritables.

Le bilan définitif à la clôture de l’exercice 2010 s’établit comme suit :

Recettes 2816,00   Dépenses  2584,81     Excédent  231,19   Solde précédent  3187,39

Solde au 31 décembre 2010  3418,58

 

Approbation du rapport financier et vote du quitus à l’unanimité

 

Renouvellement du Bureau

 

Pour être en conformité avec les statuts, il convient de mettre aux voix de l’Assemblée générale un quart des mandats tous les ans. Je précise que le bureau ne doit pas dépasser 24 membres.

Six sièges sont à renouveler, ceux de Claude Boutet, Christian Chiraux, Jean-Pierre Mangin, Georges Pintaud, Denis Roussel et Jacques Séguin.

Sont candidats à leur succession : Christian Chiraux, Georges Pintaud, Denis Roussel et Jacques Séguin.

Sont candidates à une première élection : Véronique Meslet et Marylène Proust.

Sont élus : tous à l’unanimité.

 

Un hommage appuyé est rendu à Claude Boutet et Jean-Pierre Mangin qui quittent le bureau.

Jean-Pierre Mangin, nommé chevalier en 1999 a rejoint l’équipe formée par Henry-Julien Vidon, IA DSDEN et président de la section, en novembre 2002.

Claude Boutet, nommé chevalier en 1971, promu officier en 1980 puis commandeur en 1998 a toujours œuvré pour la section, c’est donc une très longue collaboration qui s’achève.

 

 ci-dessous un public manifestement ravi de participer à cette assemblée générale 


 

Propositions d’activités pour 2012

 

Initiatives nationales

 

Programme habituel (concours, bourses…).

Nous proposons un seul concours : celui qui concerne le 1er degré.

Nom du référent pour recueillir les textes : Jacques Séguin.

 

Le cinquantenaire

Catherine Dambrine a pris contact avec le bureau national, en octobre, afin de savoir comment notre section pouvait s’associer aux différents projets, niveaux national et départemental.

Deux projets sont envisagés :

 

1.      Un projet innovant concernant un réseau d’acteurs et piloté par Bernard de Litardière.

Il s’agit d’un « Projet 3D » conçu  avec l’outil informatique et réalisé par des écoliers, intitulé « initiation à la géométrie et aux arts plastiques ».

Lieu : la place de Mazières ; thème général : l’arbre et l’eau.

Bernard de Litardière et Catherine Dambrine travailleront sur la trame et la proposeront aux membres du bureau.

 

2. Un 2ème projet : présentation d’une frise autour du thème « Les passeurs en Deux-Sèvres »

Valorisation et synthèse de quelques articles rédigés par les membres du bureau et diffusés dans des bulletins précédents :

quatre thématiques dominantes :

- Littérature et culture, Ernest Perochon, Pierre Moinot,

- Economie sociale, Edmond Proust,

- Sciences, René Verriet de Litardière,

- Technologie, Jean-François Cail, Gaston Barré, Paul Guérin,

Présentation éventuellement aussi de Roger Thabault.

 

Pour ce travail, un groupe de rédacteurs est constitué : Daniel Brillaud, Alain Chauffier, Catherine Dambrine, Véronique Meslet, Claude Morillon, Camille Salètes, Jacques Séguin.

 

Il sera procédé à la validation des deux projets lors de la réunion du bureau de février 2012.

 

 

Initiatives départementales

 

Assemblée générale de novembre 2012

Proposition de Françoise Prestat et du bureau : faire en sorte de concevoir l’AG en lien avec les manifestations du millénaire de Parthenay, pour lesquelles toutes les associations de Parthenay seront concernées.

Un événement : semaine du 8 au 16 septembre,  autour de St Jacques de Compostelle, avec la venue de pèlerins d’outre-Atlantique. Une sculpture représentant une statue de pèlerin sera érigée à Parthenay.

Mise en valeur des chemins de St Jacques autour de la partie de la ville médiévale.

Pour la prochaine assemblée, un animateur pourrait prévoir un parcours, avec une visite guidée pour les membres de l’AMOPA.

L’assemblée générale pourrait avoir lieu au collège du Marchioux, ancienne EN de garçons.

Le dossier de la section serait alors axé sur l’histoire de la ville (qui fête son millénaire), l’histoire de l’école normale.

 

Autres possibilités :

-    Collège Raymond Migaud à l’Absie,

-    Collège Henri Martineau à Coulonges-sur-l’Autize,

-    Collège René Caillié à Mauzé, AG 1994,

-    Lycée Jacques Bujault à Melle,

-    Lycée Desfontaine à Melle,

-    Collège Ferdinand Renault à Pamproux,

- Collège Louis Merle à Secondigny.

 

Conférences possibles proposées par les membres du bureau :

 

- Pierre Arches, historien du XIXème siècle, serait un référent très pertinent. (possibilité d’intégrer le portrait de Georges Picard, élève de l’école normale). Une ou plusieurs personnalité(s) serai(en)t présentée(s).

- Maurice Moinard, conférence sur Louis Perceau.

- Denis Roussel propose d’aborder la thématique de l’évolution de l’enfance.

 

Autres possibilités :

- Gabriel Delaunay et son épouse Alice, anciens instituteurs ; lui est devenu Préfet de région d’Aquitaine et a écrit plusieurs livres, elle inspectrice des écoles maternelles,

-    Georges Bordonove, ancien élève du lycée Fontanes auteur de nombreux ouvrages historiques,

-    Henri Clouzot, fils d’enseignant, maître imprimeur, libraire, éditeur, auteur, journaliste,

-    Gaston Chérau, romancier, membre de l’académie Goncourt,

-    Claire Sainte Soline, pseudo de Nelly Fouillet (père instituteur qui a été maire de Niort), écrivaine.

Avis de l’AG sur ces propositions … très favorable

 

 

Questions diverses

 

 

- Les statuts, au niveau national, n’étant pas encore validés par le ministère de l’Education nationale, il ne sera pas possible d’arrêter le règlement intérieur de notre section lors de l’AG. Alain Chauffier y travaille.

Par ailleurs, nous nous proposons de déposer notre règlement intérieur à la Préfecture, une fois arrêté, afin que la préfète soit informée officiellement de l’existence de l’AMOPA 79.

 

            - Le projet de lettres d’information en plus du bulletin serait réalisable à condition de procéder par courriel. La liste actuelle d’adresses électroniques ne représente que 60% des adhérents, elle doit être étoffée.

 

 

Remise des décorations aux récipiendaires (tous sur la photo qui suit)

 

Onze chevaliers :

Françoise Bureau parrain Eric Keiser, Patricia Collet marraine Marie-Christine Renard, Michel Pannetier parrain Philippe Marsault, Jean-Philippe Renaud parrain Philippe Tiquet, Corine Salvatierra parrain Daniel Brillaud, Gilles Seignon parrain Philippe Tiquet, Christophe Simonet parrain Philippe Tiquet, Véronique Sirot parrain Philippe Tiquet, Maryline Suire parrain Philippe Marsault, Pascale Tortat parrain Denis Roussel, Philippe Zeman parrain Denis Roussel.

 

Six officiers :

Olivier Cottet parrain Philippe Tiquet, Eric Keiser parrain Philippe Tiquet, Françoise Prestat, parrains Daniel Brillaud et Philippe Tiquet, Marylène Proust parrain Philippe Tiquet, Yolande Sechet parrain Philippe Tiquet, Jacques Séguin parrain Georges Pintaud.

 

Un commandeur : Jean-Louis Chagnoleau parrain Daniel Brillaud

 

Un apéritif en présence d’élus locaux précède le repas, servi dans les locaux du lycée.

L’après-midi culturel et récréatif commence par un moment musical avec l’orchestre de chambre AMATINI dans un atelier du lycée (fiche de présentation jointe au bulletin 23), au menu :

Six extraits de King Arthur de Henry Purcell

Adagio du concerto pour hautbois et violon BWV 1060 de Johann Sebastian Bach

Bourrée, sarabande et rigodons 1 et 2 extraits de Water Music de Georg Friedrich Haendel

 

ci-dessous la salle de concert avec au premier plan la Torpédo Gaston Barré 1929

 

 

 

 

Ce concert fort apprécié par les amopaliens se poursuit par la visite des ateliers sous la conduite de Thierry Roul (photo ci-contre) qui profite de la présence d’anciens proviseurs du lycée, Jean-Claude Arnal et Jean-Michel Briand, pour les faire intervenir sur des questions concernant l’histoire de l’établissement

 

 

 

Le véhicule électrique Heuliez MIA (photo ci-dessous) est présenté et essayé.

Le groupe termine la visite en salle de réunion où le chef des travaux du lycée, M Marty (photo ci-dessous à gauche) fait un exposé sur les véhicules électriques.

La journée s’achève par une intervention de  Roland Jouannetaud (photo ci-dessous à droite) président de l’Automobile club des Deux-Sèvres, pour célébrer les cent ans de l’association.

Voir : http://lyceegastonbarre.free/spip.php?article447

Cinquantenaire de l’AMOPA

 

 

1 - MARQUE-PAGE

 

Nous avons décidé de célébrer le cinquantenaire en produisant un outil de communication simple, un marque-page qui rappellera l’existence de l’AMOPA aux utilisateurs en leur donnant des renseignements utiles et l’envie de nous rejoindre (ci-contre, photo recto verso du marque-page)

 
       

2 - FLORILÈGE

  

Quelques grands Deux-Sévriens proches de l’Ecole

 

Le document ci-joint présente de manière très synthétique un certain nombre de Deux-Sévriens qui se sont illustrés dans le domaine des arts et des lettres, de la philosophie, des sciences et des techniques, de l’histoire, de l’ethnologie, de l’économie, de l’action politique et de la Résistance (la liste n’est pas exhaustive). Chacun d’entre eux est, d’une manière ou d’une autre, en lien avec notre Ecole

La section deux-sévrienne de l’AMOPA  qui s’attache à promouvoir le patrimoine et les valeurs de l’Ecole républicaine, souhaite valoriser les parcours de ces Deux-Sévriens exemplaires, souvent tombés dans l’oubli même s’ils ont parfois donné leur nom à un établissement scolaire.

Elle présente ces parcours par le canal de son bulletin ou dans le cadre de différentes manifestations (conférences, spectacles…), en liaison avec les territoires plus particulièrement concernés.

À l’occasion du cinquantenaire de l’AMOPA, elle diffuse ce document afin de mieux faire connaître les résultats de ses travaux (une action est également conduite avec des élèves à Mazières-en-Gâtine dans le champ de l’architecture et de l’informatique).

 Elle garde en mémoire les biographies et les contenus des conférences et les met à la disposition du public à l’aide de son site http://amopa79.org que nous vous invitons à consulter.

 

3 - LA PLACE DE MAZIÈRES EN 3D

 

Les écoliers de Mazières-en-Gâtine se mobilisent pour l’aménagement du centre bourg de leur village

 

par Catherine Dambrine et Bernard de Litardière

 

 

À l’origine du projet, la réalisation d’une déviation1 qui permet à la municipalité de réaménager le village de Mazières-en-Gâtine.

Nous l’avions écrit dans un précédent article « les territoires de Gâtine sont propices à l’innovation » 2 et le projet réalisé avec les écoliers au cours de cette année scolaire 2011-2012 en est une nouvelle fois l’illustration.

Bernard de Litardière, délégué départemental de l’Education nationale (DDEN) auprès des écoles de ce secteur, ancien enseignant « Images de synthèse » à l’Ecole des Beaux Arts de Poitiers, propose en effet, dès la rentrée, de travailler avec les enfants de l’école, tous les lundis après-midi. Son projet : faire en sorte que les écoliers imaginent le travail d’aménagement du territoire, autour de la place des Marronniers, au cœur de leur village, et conçoivent une maquette en 3D.

L’innovation consiste à exploiter, avec les jeunes de l’école primaire, le logiciel  SKETCHUP, utilisé habituellement par les élèves des écoles d’architecture et à les initier à la 3D.

 

Changer le cœur de son village ...

 

Imaginer son cadre de vie quotidien sous un autre jour, n’est déjà pas chose aisée lorsqu’on est adulte,  mais le concevoir et le réaliser de façon concrète, pour un écolier…

C’est le défi qu’ont relevé les enfants de l’école, aux côtés de Bernard de Litardière, féru de nouvelles technologies et spécialiste de l’image, sous toutes ses formes et couleurs.

Ils ont travaillé, des mois durant, à la réalisation de cet aménagement du territoire, le leur, pour lui donner un autre aspect, l’agencer selon leurs envies.

Bernard de Litardière s’est impliqué avec passion dans ce projet, aux côtés des enseignants, faisant en sorte de faciliter la tâche aux jeunes architectes en herbe, afin qu’ils puissent surtout s’investir dans les réalisations, développer leur dextérité, leur créativité dans la réalisation des maquettes, et prendre du plaisir à imaginer de nouvelles structures, à agencer les façades des maisons, et les devantures des commerces de leur village.

Au cours de leur réflexion, les enfants ont souhaité animer le bourg et ont donc imaginé un « mur de lumière », réalisé à partir de panneaux lumineux, reflet de leurs expressions graphiques,  sur le thème du monde végétal ;  panneaux animés depuis le réseau informatique de l’école et envoyé sur le pignon d’un des commerces.

En lien avec les programmes scolaires de chaque niveau, le travail a été jugé intéressant par les professeurs de l’école qui se sont pleinement investis dans le projet et qui ont su travailler en réseau, au-delà même des deux écoles, puisque ce projet a trouvé progressivement un prolongement en associant le collège de secteur à un travail sur la lumière.

La mairie de Mazières-en-Gâtine est bien entendu impliquée, ainsi que le cabinet d’architectes qui s’appuiera sur ces réalisations pour travailler à son tour sur l’aménagement du centre bourg. Citons également la communauté de communes du pays sud Gâtine qui a favorisé la mise en œuvre du programme numérique rural dans les écoles du canton.

 

Les étapes du projet conçu au cours de l’année 

1. Relevé de l’existant : plans, photos, cadastre sur un secteur de 120 mètres sur 120

2. Initiation à la 3D par la réalisation des différents bâtiments de ce secteur

3. Réalisation d’une maquette à l’échelle du 1/150ème

4. Projet en Arts Plastiques : création d’une composition sur la place des Marronniers.

 

Le projet final comprendra 

- Une quinzaine de planches (format A3)

- Une maquette en carton (85x85cm), avec des jeux de lumière

- Une animation avec images de synthèse transférées sur DVD

- Une présentation sur le site de l’école de l’ensemble de l’expérience

- Un livret pédagogique explicatif rédigé par les professeurs des écoles concernées

 

Entièrement réalisées avec le concours bénévole des différents acteurs, les productions ont fait l’objet d’une exposition à la mairie de Mazières-en-Gâtine, le 14 avril 2012 à l’occasion de l’assemblée générale des DDEN, et ont été présentées au congrès national des DDEN à Poitiers,  du 22 au 24 juin 2012, à l’Ecole supérieure des ingénieurs de Poitiers.

 

1.        Le canton de Mazières-en-Gâtine est traversé par la route départementale 743, ancienne route nationale « Route d’ Or » de Calais à Bayonne, Mazières est le chef-lieu de canton le plus haut (210 mètres) sur cet axe. Le passage de cette nouvelle voie (la Sévrienne) coupe une ancienne voie romaine au niveau de l’ancienne RD2 qui est également la ligne de partage des eaux du bassin de la Loire et du bassin Aquitain.

2.        Bulletin 2010-2011 n° 22 Des écoles en réseau à Mazières-en-Gâtine

"Lire la suite sur le site  http://amopa79.org : présentation des productions des élèves".

 

 

Conférence : Louis Perceau,  « poète clandestin, bibliographe des Enfers, chansonnier libertin, historien des archives secrètes, Résistant et paillard, un amoureux des mots.»

par Maurice Moinard

 photos : Bernard de Litardière et Camille Salètes

 

Vendredi 20 avril 2012, à 18h, dans la salle Alizé de notre partenaire la MAIF, Maurice Moinard a présenté Louis Perceau (dessin de P.Gandon, 1935)

 

Avez-vous lu Perceau ?

Louis Perceau est né à Coulon ; la médiathèque de cette commune porte son nom, de même qu’un immeuble des services du Conseil général. Mais il reste inconnu du public, sauf peut-être des lecteurs des « Contes de la Pigouille » chronique amusante des maraîchins d’autrefois.

Brillant élève de l’école communale, son parcours scolaire s’est toutefois arrêté au certificat d’études. Son père aurait voulu qu’il soit instituteur mais Louis a préféré épouser le métier familial d’artisan tailleur qui lui donnait davantage de liberté. À 18 ans il part à Paris où il trouve du travail et où il rencontre des chansonniers, dont Gaston Couté. Il s’engage politiquement et écrit dans la « guerre sociale », journal révolutionnaire ; il signe une affiche de l’association internationale antimilitariste des travailleurs, ce qui lui vaut six mois de prison à la Santé ; il découvre alors les poètes libertins du XVème et du XVIIème siècles. À la Bibliothèque nationale où il peut retrouver ces auteurs, il fait la connaissance de Fernand Fleuret et de Guillaume Apollinaire et dresse avec eux le catalogue des ouvrages interdits par la censure : L’Enfer de la Bibliothèque Nationale, édité en 1913 au Mercure de France. Toujours militant, il devient après l’assassinat de Jaurès le principal collaborateur de Pierre Renaudel qui dirige « L’Humanité ». Il prend une part active dans la campagne du Front populaire avec son journal « La Lumière » dont il est rédacteur en chef.

Poète clandestin, bibliographe des Enfers, chansonnier libertin, historien des archives secrètes, résistant et paillard, Louis Perceau est un amoureux des mots. Il est en particulier le spécialiste reconnu des contrepèteries dont il analyse les différentes formes dans un ouvrage paru en 1935, « La Redoute des contrepèteries »

Auteur de plus de soixante ouvrages, Louis Perceau mérite d’être davantage connu, même s’il a sa vie durant cultivé une étrange discrétion.

 

Les propos de Maurice Moinard ont été illustrés par Michel Martin (ci-dessous à droite) et Claude Morillon (ci-dessous à gauche), qui ont lu des textes et par Denis Soulisse, s’accompagnant à la guitare, pour quelques chansons.

 

 

Notre ami Maurice Moinard,  

portrait par Paulette Gaillard et Daniel Brillaud

  

C’est avec une grande agilité d’esprit qu’il nous a présenté Louis Perceau. Maurice s’est un peu révélé à cette occasion. Nous sommes tellement habitués à sa discrétion… Il nous pardonnera de mettre ici un peu plus en lumière son parcours.

 

Maurice Moinard est un pur maraîchin, né dans une famille d’agriculteurs. Ayant perdu son père prématurément, il doit d’abord aider sa mère à la ferme. Cette mère courageuse et affectueuse, de son côté, lui donne beaucoup. Accueillant deux enfants juifs pendant la guerre, elle lui montre un chemin. Bon élève à l’école de Coulon, Maurice peut poursuivre ses études au lycée Fontanes (1942-1950), puis à l’université, en droit.

 

En 1951, il entre dans la vie active au service de Louis Tardy (1875-1961), « Père du Crédit Agricole », de retour sur sa terre natale pour administrer à Niort la caisse des Deux-Sèvres. Maurice accomplit tous les travaux que lui commande M. Tardy, du classement du courrier à la gestion de la bibliothèque : des liens étroits se tissent entre les deux hommes. Maurice poursuivra un brillant parcours professionnel au sein de la caisse deux-sévrienne du Crédit Agricole, à la direction du service économique de la caisse régionale (il y connaîtra un jeune stagiaire nommé Claude Guéant) avant de devenir directeur de la Fédération régionale. Reconnu pour ses compétences et son investissement auprès du monde rural, il est élu par le collège des salariés, travaille au groupement de vulgarisation des techniques de gestion et donne des cours dans les établissements agricoles. Directeur de l’association de l’économie rurale du Poitou-Charentes et de la Vendée, il assure des conférences au centre de gestion de l’Aire des Ruralies. À la fin de sa carrière, il représente le Crédit agricole au Conseil régional

 

Avec son épouse, Josette, « sans qui rien n’aurait été possible », il a quatre enfants. Il s’investit au sein de l’association des parents d’élèves FCPE et assume un moment les fonctions de président départemental. Il suit alors avec attention l’évolution des établissements scolaires. Il pose notamment la première pierre du collège de Moncoutant.

 

Élu à Coulon aux côtés d’André Cramois, gendre de Louis Tardy, il devient à son tour maire de sa commune en 1971 et assure trois mandats dans cette fonction. Soucieux de son environnement, il s’intéresse très tôt à la maîtrise de l’eau et crée une charte intercommunale du Marais Poitevin qui ouvre la voie à la création d’un parc régional. Son ami René Gaillard, maire de Niort, fait appel à lui lors des élections législatives de 1973 pour être son suppléant. Maurice prononcera un poignant discours d’adieu à René lors de ses obsèques, le 30 décembre 1985.

Président de la Ligue des Droits de l’Homme, il se distingue entre autres par l’organisation d’une brillante soirée  « Liberté, libertin, libertaire » et par la présentation objective des « mutineries de la guerre 14-18 ».

Grand animateur de la vie locale, il organise plusieurs spectacles centrés sur l’école dans la Maison des Marais mouillés. La Fédérations des Œuvres Laïques apporte un précieux soutien à ses initiatives. Ainsi est présenté « Monseigneur voyage » de Gaston Chérau en présence de Mme Py-Chérau. Une classe du début du siècle est reconstituée à l’occasion de la présentation de toutes les œuvres dont les ouvrages scolaires d’Ernest Pérochon. Maurice devient alors trésorier de l’association des Amis de l’écrivain. Il réalise, au bord du canal du Grand Coin, un spectacle autour des « Gardiennes » : malgré un temps « maraîchin », beaucoup de monde s’y presse. D’une manière générale, avec Jeanne Debenest et Roger Durand, Maurice travaille au dépouillement, à la classification et à la promotion de l’œuvre de Pérochon.

 

Membre de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, il intervient pour mettre en lumière des personnalités  locales perdues de vue dans le monde d’aujourd’hui : Louis Tardy, bien sûr, Louis Perceau, également né à Coulon, Claude Durand (1801-1895), né à Mauzé, « chanteur populaire populeux » compagnon d’exil de Victor Hugo… Son ouvrage sur le Marais Poitevin connaît une large diffusion.

 

Toujours fidèle à l’Ecole, il est président jusqu’en 2012 de l’association des Anciens élèves du lycée Fontanes et membre du conseil d’administration de notre section AMOPA 79.

 

Il a été élevé au grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur et d’officier dans l’ordre des Palmes académiques et du Mérite agricole.

Maurice n’étale pas sa grande culture, il la met au service d’actions comme celle organisée autour de Louis Perceau, avec modestie.

Sans doute Maurice retrouve-t-il chez les personnalités qu’il aime présenter ce sens de la liberté qui l’anime personnellement, liberté de conscience en particulier, associée à un profond respect de l’autre et, simultanément, à une fermeté des convictions.

Nous savons également qu’il y a chez Maurice le cœur de quelqu’un qui a souffert de perdre des proches, ce cœur qu’il évoquait lors des obsèques de René Gaillard, et surtout celui d’une grande générosité.

 

A gauche, croquis de Pich lors du passage de François Mitterand en 1965 au colloque régional de la Convention des institutions républicaines de Poitou-Charentes, on reconnaît Maurice Moinard au premier plan

A droite, Maurice Moinard dans la presse vers 1973

ci-dessous, chez lui à Coulon

 

 

Des collégiens « Cadets de la défense », en Deux-Sèvres

 

par Denis Roussel et  Jacques Séguin

 

 

            Dans le cadre du « Plan égalité des chances » et de la lutte contre les exclusions, du ministère de la Défense, partie intégrante de la dynamique « Espoirs banlieues », le dispositif des « Cadets de la défense » vise à permettre à des jeunes, particulièrement ceux issus de milieu modeste, de progresser dans la société, en conjuguant Education et Promotion sociale.

L’objectif général est de faciliter localement la mixité sociale, par des contacts entre jeunes de 14 à 16 ans, issus de milieux différents, à travers des activités sportives, éducatives et de découverte du monde de la Défense, au sein de formations militaires et en partenariat étroit avec l’Education nationale.

 

            Cette action contribue à faciliter l'intégration des collégiens dans la société, à favoriser le développement d’un comportement qui réponde aux exigences qui sont celles d’un citoyen et d’un futur professionnel, quel que soit son domaine d’exercice, à travailler sur les valeurs recherchées dans nos missions respectives (engagement, discipline, affirmation et dépassement de soi, goût du travail, respect des personnes et des biens, des fonctions et des institutions, solidarité, ouverture d’esprit…), à aider les « Cadets » à pratiquer un transfert de ces savoir-être et de ces valeurs humaines, démocratiques et républicaines, dans leur propre environnement social.

 

Il s’agit aussi de répondre à une demande de jeunes qui veulent connaître l’armée, avant l’âge de préparation militaire, et de disposer d’un réseau de jeunes portant témoignage, par leur comportement en participant au lien armée-nation, à partir d’une approche nouvelle de la découverte de l’environnement de la Défense

 

            Depuis le 8 octobre 2008, date de la signature d’un protocole d’accord entre l’Education nationale (madame le Recteur étant déléguée du « Trinôme académique ») et la Défense, plusieurs chefs d’établissements scolaires publics et privés, situés près de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active, travaillent en lien avec elle, pour informer les collégiens, les inscrire et les accompagner.

 

En 2008, 31 collégiens, issus de 3 collèges, étaient inscrits.

            En 2009, 51 élèves, issus de 7 collèges et un lycée professionnel, leur succédaient, en sus des 9 « Cadets II » volontaires de la promotion précédente (ce que le dispositif n’avait pas prévu. Il existe même des « Cadets III » depuis deux ans !).

Depuis 2010, ce sont 45 collégiens qui participent à cette action éducative innovante, unique et gratuite. Ces adolescents ont l’occasion de s’initier à des activités culturelles, ludiques et sportives, pendant vingt demi-journées, au rythme d’un mercredi après-midi sur deux avec, en final, un camp sous toile de cinq jours, début juillet, dans les quartiers de l’Ecole militaire.

 

            Le programme est constitué de quatre composantes qui s’inscrivent dans le parcours de Citoyenneté, prévu par la loi du 28 août 1997 :

- Mémoire et patrimoine (visite d’un site mémoriel,  d’un musée…) 

- Activités physiques et sportives (escalade, karaté, natation, parcours d’audace…) 

- Civisme (secourisme, chant, séances éducatives…)

- Découverte des métiers de la Défense (visite d’un régiment…)

Ainsi, les collégiens, équipés d’un costume spécifique (pantalon ou jupe grise et blazer ou blouson avec insignes) participent à des cérémonies officielles de baptême de promotion et de remise de galons, aux cérémonies commémoratives du 11 novembre, du 8 mai et même du 14 juillet, au Rallye citoyen des collégiens des Deux-Sèvres (cinq depuis 2008).

Chaque année, les « Cadets » font un déplacement sur un site historique ou institutionnel majeur (défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées et réception à l’Elysée, visite et cérémonie aux Invalides, visite commentée du village martyr d’Oradour-sur-Glane et du musée, encadrée par les autorités militaires (dont leurs formateurs, des principaux, des enseignants, des élus et des membres d’associations patriotiques ; réception officielle au ministère de la Défense, en présence du ministre, du chef d’Etat-major des armées et des généraux des corps d’armée de Terre, de Mer et de l’Air, avec lesquels, à leur grande surprise,  ils ont eu l’occasion d’échanger).

Nous observons, chaque année, avec le major Guy Mousnier, responsable très apprécié des jeunes, que la cohésion du groupe est rapide. Avec lui, les collégiens ont élaboré un « Code de la défense », écrit des chants, créé un insigne, planté des arbres et organisé un gala public de fin d’année scolaire où ils montrent ce qu’ils ont appris.

Nous constatons que, dans ce cadre, les collégiens « Cadets de la défense » améliorent leur estime d’eux-mêmes et leur motivation, pour faire de nouveaux apprentissages, en équipe. Ils (re)découvrent leur capacité à prendre des responsabilités (être ponctuel et assidu ; répondre à des consignes et à des propositions d’actions…) et à se dépasser. Ils développent leur curiosité et leur plaisir d’apprendre et de réussir. Ils aiment témoigner de leur expérience et convaincre leurs pairs.

Lorsqu’ils achèvent cette expérience enrichissante et singulière, la devise de l’ENSOA, inscrite sur l’attestation qui leur est remise personnellement, le soir du gala,  par son commandant (cette année le général Thuet), « S’élever par l’effort » prend davantage de sens.

Malheureusement, comme trop souvent, un dispositif chasse l’autre et celui-ci (après une année d’expérimentation à l’Ecole d’application de l’infanterie à Montpellier en 2007-2008, puis quatre années d’existence dans cette ville, ainsi qu’à Saint-Mandrier et à Fort-de-France (Marine), à Cambrai (Air) et à Saint-Maixent-l’Ecole, avec le projet de création d’un « Centre de  Cadets » dans chacune des  « Bases de défense » se trouve déjà remis en cause (au profit de « Classes de défense »), pour des questions de contraintes budgétaires notamment.

 

Gageons que, dans ce dispositif national, le site de l’ENSOA soit préservé  et que cette expérience partenariale fragile, basée essentiellement et nécessairement sur la qualité des relations entre les cadres de nos deux ministères, devienne pérenne.

 

Nous le savons, il faut chaque année remettre l’ouvrage sur le métier. Il reste à entretenir collectivement ce beau projet, à le faire vivre ensemble, chacun avec nos ressources, à notre niveau de responsabilité et de compétences et à inviter les jeunes, qui en ont le plus besoin, à l’emprunter avec nous puis avec d’autres, sans nous.

 

 

Notes :    Informations complémentaires sur le site internet de l’ENSOA, dans la rubrique « Cadets de la Défense » et dans le « Rapport Plan égalité des chances 2009 » – Ministère de la Défense ; Pages 42 et 43.

 

 

 

 

AMOPA section des Deux-Sèvres 

Collège Denfert-Rochereau et Lycée du Haut-Val-de-Sèvre

de Saint-Maixent-l'Ecole

 

Achèvement de la reconstruction d'un moment commémoratif :

mémoire scolaire, figures, valeurs de la Résistance et action éducative

par Claude Morillon (photos Bernard de Litardière)

Le temps de l'AMOPA demeure celui du temps scolaire. On mesurera ici, espérons-le, les bienfaits de cette respiration !

            En effet, entre mai et juillet 2012, a abouti une démarche initiée au dernier trimestre de l'année scolaire 2010-2011 par le bureau de l'AMOPA 79 [merci de se reporter à l'article « parrainage d'un acte de mémoire » in bulletin n° 23 p 13]. Tour à tour, et de manière concertée, Alain Meyer, Principal du collège, et Anne-Marie Borrego, Proviseure du lycée, ont adressé chacun à notre Président Philippe Tiquet, une réponse positive et officielle sous la forme d'une convention liant l'AMOPA à leur établissement saint-maixentais. Le texte de celle-ci souligne d'abord la filiation mémorielle autour de deux figures emblématiques de l'engagement de la jeunesse dans la Résistance, Paul Drevin et Paul Veillon, élèves-maîtres de l'Ecole Normale des Deux-Sèvres ; cette dernière fut transférée dès l'automne 1940 sur décision de Vichy au collège Denfert-Rochereau.

Les directions du collège et du lycée affirment également par cette convention, et c'est fortement empreint de symbole, la volonté d'être représentées à la double cérémonie commémorative. Dans un avenir proche (probablement dès 2013 et avec l'assentiment déjà acquis des autorités municipales), un glissement de la date, jusque-là traditionnellement fixée au 1er dimanche de septembre, vers le dernier dimanche de ce même mois ou le 1er dimanche d'octobre permettra à une délégation d'élèves d'y prendre part.

            Les échanges que nous avons eus avec des membres des équipes pédagogiques d'Histoire-Géographie, respectivement le 10 mai pour le lycée et le 6 juin 2012 pour le collège en présence des chefs d'établissement, témoignent de l'identité des points de vue, à la fois sur « pourquoi commémorer ? », bien évidemment et, surtout, « pour transmettre quoi ? ». Ces deux établissements ne sont-ils pas liés par une mémoire commune ! Le « nouveau lycée » est l'héritier des générations lycéennes du « vieux collège » Denfert-Rochereau. L'un et l'autre aujourd'hui sont porteurs d'une mémoire « lycéenne et enseignante » de la Résistance, si remarquable et tellement significative dans ce pays saint-maixentais [cf. ci-après l'article consacré aux normaliens dans la Résistance]. Parmi les convictions pédagogiques fortes que l'auteur de ces lignes conserve à l'esprit, il y a celle-ci : la mémoire historique d'un établissement scolaire peut contribuer à la cohésion d'une communauté éducative et ainsi projeter les élèves vers la création, la participation à des initiatives civiques, culturelles autour des valeurs de liberté, de fraternité, d'ouverture sur la Cité et sur le monde d'aujourd'hui.

Et comment alors ne pas penser que dans un avenir proche, sous une forme ou sous une autre, la devise de cette promotion 1940-43 de l'EN, « Viens donc, viens, il est temps, tardive liberté » [cf. article « Hommage à Aimé Paquereau » in bulletin n° 22 pp 13 à 17], pourrait inspirer des élèves et les conduire vers de telles créations ! On ne peut en douter quand on sait ce que sont déjà les implications de ces deux communautés scolaires tant dans le travail sur « la mémoire et l'histoire » que dans des actions d'éducation à la citoyenneté.

            Et si, parmi nos lecteurs, il se trouve des historiens ou/et des historiens-géographes (sic)... qu'ils soient rassurés ! L'AMOPA 79 n'entend pas promouvoir un enseignement de l'histoire à « pilotage mémoriel », dans lequel l'acte de commémoration répondrait à une injonction, venue de surcroît de l'extérieur. La liberté pédagogique  de l'enseignant est capitale. Mais parce qu'il a la certitude que le local mène à l'universel, le professeur sait qu'à partir d'exemples (des faits, des figures, des lieux) venus de l'espace proche, c'est-à-dire de l'espace vécu – le territoire où il enseigne ! - il peut faire s'incarner ou se matérialiser aux yeux, aux oreilles, à l'intelligence de ses élèves ce qu'est le temps de l'histoire. Ce que Marc Bloch appelait « la chair humaine ». Donner à voir, à entendre et à comprendre ceux qui furent des êtres vivants !

Quant à l'acte de présence – c'est effectivement faire acte de présence au sens plein de l'expression que commémorer – non seulement de l'institution scolaire mais aussi d'élèves volontaires, il est primordial qu'il fasse sens. La politique de la mémoire appartient, certes, aux élus de la Nation, aux collectivités territoriales. Pour autant la pratique commémorative « sur le terrain » doit correspondre aux attentes des jeunes générations, de telle sorte que la cérémonie puisse leur parler, ainsi qu'à l'ensemble bien sûr de nos concitoyens. Et permettre aux élèves d'exprimer leur créativité, par leurs paroles et leurs gestes, est la condition première de la réussite du passage de témoin entre les générations.

Les mots qui suivent seront doublement ceux d'une conclusion parce que s'achève ainsi, par cette action de notre section amopalienne, une entreprise de reconstruction mémorielle. Celle-ci est née hors de l'AMOPA, en 2008-2009 [cf. bulletin n° 22 pp 15-16], mais c'est bien le parrainage qu'elle a proposé aux deux établissements secondaires de Saint-Maixent qui constitue le troisième étage de l'édifice. Le premier, vital, fut la prise en charge en 2010 par les édiles municipaux des communes de Saint-Martin-de-Saint-Maixent et de Saint-Georges-de-Noisné de la double cérémonie. La pérennisation était alors assurée. Le second, concomitant, se réalisa autour d'une sensibilisation des élus du pays saint-maixentais et du sud gâtine – trois cantons donc, avec l'appui des deux députés et du Conservatoire de la Résistance et de la Déportation – autour de la pratique commémorative sur ce territoire. Et maintenant, avec ce troisième palier, se trouvent fixés dans la mémoire scolaire de deux établissements des faits et des figures historiques. Ceux-ci et celles-là proviennent peut-être du « local » mais les valeurs qu'ils ou qu'elles illustrent sont d'une portée exemplaire.

Que soient profondément remerciés la direction, les enseignants et d'ores et déjà les élèves du collège Denfert-Rochereau et du lycée du Haut-Val-de-Sèvre.

René Voisin, le seul survivant aujourd'hui de ce « groupe de normaliens » (trois furent tués à l'été de la Libération, Rémi Boux ne doit pas être oublié) leur adresse ici, à nos côtés, un salut fraternel et sa reconnaissance au nom de ses camarades.

 

"Déjà présents, ou représentés, l'an dernier Anne-Marie Borrego, proviseure du lycée, et Alain Meyer, principal du collège, ont assisté à la double cérémonie de ce dimanche 2 septembre 2012, introduite dès cette année par l'intervention de deux collégiens (Arthur V. et Hugo P.). Quatre professeurs des deux établissements saint-maixentais, Estelle Drillaud-Gauvin, Cécile Gaultier, Laurent Couvrat et Benoit Sancé les accompagnaient. Assistait également à la double cérémonie Marie-Christine Bariat, principale du collège de Mazières. Philippe Tiquet, Directeur académique et président de l'AMOPA79 était représenté par Nicolas Paquet, IEN du saint-maixentais. A la veille de la rentrée scolaire, cette présence de l'Ecole fut fortement soulignée par les intervenants. On remarquait dans l'assistance élus locaux et départementaux. Des gerbes furent déposées au nom de Mme la ministreDelphine Batho et du député Jean-Luc Drapeau au monument de Ricou et de Jean-Marie Morisset au monument de Cathelogne.".

 

 

Madeleine Lemberton 

une pédagogue engagée

par Alain Chauffier, IEN adjoint-IA & directeur IUFM (h)

 

16 septembre 1925 (Pamproux)

28 janvier 2012 (St-Maixent-l’école)

 


Madeleine Lemberton nous a quittés et des hommages appuyés ont  été adressés à cette femme d’honneur et de courage, une belle personne droite et engagée, volontaire et discrète. Son activité de Résistante, impliquée  auprès de son mari Camille, est largement reconnue (1). L’AMOPA tient ici à saluer de façon particulière la pédagogue accomplie qui a milité sans relâche pour une école républicaine ouverte à tous dès le plus jeune  âge.

Entrée dans le métier par la petite porte des suppléances, cette fille et petite-fille d’instituteurs, rencontre vraiment sa vocation en école maternelle, à Saint-Maixent où elle arrive en 1958. Madeleine s’investit totalement comme enseignante puis en devient Conseillère Pédagogique Départementale  en 1971. Ce fut une des pionnières de l’AGIEM (2) où elle s’engage dès 1965 pour rapidement présider la section des Deux-Sèvres et prendre des responsabilités au  niveau national où elle est de tous les congrès et occupe les fonctions de secrétaire puis de vice-présidente. Son implication dans la rédaction du bulletin national et les articles auxquels elle contribue témoignent d’options pédagogiques qui n’ont pas pris une ride : pédagogie du projet, valorisation de l’expression et de la créativité…  avec une attention particulière à la lecture et au livre, au langage et au graphisme, à l’expérimentation dans le domaine du vivant.

Madeleine nous a quittés mais les amis fidèles qui ont accompagné son parcours témoignent encore aujourd’hui de la force, de l’authenticité et de la constance des relations qui les unissaient depuis leur jeunesse. Madeleine Lemberton avait écrit, d’une plume simple et alerte, un ouvrage documenté et sensible sur la vie en Deux-Sèvres durant la dernière guerre mondiale (3). Décorée des plus hautes distinctions (4), elle était aussi, à juste titre,  officier des palmes académiques. Je suis heureux de mettre en valeur dans les colonnes du bulletin de l’AMOPA, une femme exemplaire qui a toujours choisi d’agir pour offrir un avenir plus lumineux à tous les hommes et à chacun de leurs enfants.

               

                                                                             

(1)    Madeleine n’avait pas dix-huit ans quand elle s’est engagée auprès de Camille qui faisait partie du groupe des normaliens. Ces derniers ont joué un rôle essentiel dans la Résistance locale, au sein du triangle 16 qui opérait sur le Saint-Maixentais et constituait un des petits groupes armés des Deux-Sèvres qui harcelaient les Allemands. Madeleine, aux côtés du sous-lieutenant Lemberton assurait un rôle d’agent de liaison.

(2)    Née en 1926, l’AGIEM devient AGEEM en 2006 (Association Générale des Enseignants des Maternelles publiques).  Le «E» remplace le «I», mais l’esprit ne change pas : l’association milite pour la scolarisation précoce, les pédagogies actives, les apprentissages identifiés, la recherche et l’innovation.

(3)    Les racines de la gloire, Editions du Quéré, 1993.

(4)    Chevalier de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre National du Mérite, croix de combattant volontaire de la Résistance, croix du Combattant 39-45, titre de la reconnaissance de la Nation 39-45, médaille des combattants de moins de 20 ans, médaille commémorative 39-45, médaille commémorative de la Résistance.

 

DOSSIER

Parthenay, une histoire millénaire

par Pierre Arches 

Riche d’au moins 1000 ans d’histoire, la capitale de la Gâtine a su conserver de remarquables vestiges de l’architecture médiévale. Au point d’avoir été appelée la « Carcassonne de l’Ouest ». De quelle façon ce patrimoine s’est-il constitué et a-t-il pu être en partie sauvegardé? Quels autres atouts la ville a-t-elle pu exploiter au cours de dix siècles dont nous ne prétendons évidemment pas ici résumer l’histoire ?

La richesse de son patrimoine, la ville la doit avant tout à son passé féodal et à l’importance de ses fonctions militaires au cours du Moyen-Âge. Celles-ci ont déterminé le choix d’un site naturel : un éperon rocheux qui domine la vallée du Thouet.

Remarquablement fortifiée, la cité médiévale était entourée d’une triple enceinte qui correspondait à ses trois parties constitutives : le château, le bourg castral (la citadelle), l’ensemble de la ville étant entouré d’une troisième muraille.

Les remparts étaient ponctués de tours et de portes fortifiées dont ne subsistent que l’impressionnante porte Saint-Jacques, érigée sur la rive droite du Thouet à l’entrée de la basse ville, et celle de l’Horloge, qui donnait accès à la citadelle.

Au-delà de la ville close, des faubourgs et un bourg s’étaient constitués. Les fortifications sont dues à une lignée de puissants seigneurs, les Parthenay-Larchevêque, qui régnaient sur un très vaste territoire, la baronnie de Parthenay s’étendant au sud jusqu’à la forteresse militaire du Coudray-Salbart. Ils surent jouer habilement des luttes opposant les Plantagenêts aux Capétiens. Ainsi, ce sont les Anglais qui ont financé la construction des remparts au XIII e siècle. Deux cents ans plus tard, le renforcement des défenses du château est à mettre à l’actif, d’Arthur de Richemont, connétable de France, qui avait pris la tête de la baronnie de Parthenay.

L’empreinte du christianisme est particulièrement forte dans cette cité, qui n’avait pas moins de huit églises paroissiales et plusieurs autres édifices cultuels. Et en ces temps où la foi était vive, la petite ville profitait de sa situation sur l’un des itinéraires des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Elle devait son essor à ses activités artisanales (en particulier textiles et tanneries) et à ses échanges commerciaux. Dans sa partie basse, la rue de la Vau-Saint-Jacques devint le grand axe artisanal et commercial nord-sud. Les marchés et les foires étaient prospères, notamment grâce à la situation géographique de la localité, au contact du bocage et de la plaine, dont les productions agricoles étaient complémentaires. La ville se structure peu à peu à la fin du Moyen-Âge. Elle n’échappe pas aux troubles des guerres de religion, avec leur cortège d’exactions.

Comment allait-elle s’adapter aux multiples transformations apportées dans tous les domaines  par les siècles suivants?

 

Les nouvelles techniques de guerre avaient rendu obsolètes les puissantes fortifications de jadis. Quant au château, d’après un état des lieux établi en 1774, il n’en reste alors « que quelques vestiges de tours, de donjons et de murs dont tout le monde en enlève des pierres et s’en sert dans les bâtisses particulières qui se font dans la ville ».

En effet, le château seigneurial avait été déserté depuis très longtemps. En 1641, le maréchal de la Meilleraye avait acheté la baronnie de Parthenay (ses terres de Gâtine furent érigées en duché-pairie en 1663), mais il séjournait dans le château qu’il avait fait construire non loin de Parthenay, et que son fils, devenu duc de Mazarin, transforma en une somptueuse demeure.

La Révolution de 1789 allait-elle permettre à la ville de profiter de la réorganisation administrative? Les Parthenaisiens l’espéraient. Aussi firent-ils tout ce qui était en leur pouvoir pour qu’elle devînt le chef-lieu du département créé en 1790.  Peine perdue. Quelque trois mille habitants environ ne faisaient pas le poids face à la population de Niort. En revanche, d’autres moments de la Révolution laisseront une empreinte durable.

Parthenay est en 1793 à la limite de la Vendée militaire. Elle sert dans le camp des républicains, les Bleus, alors que la Gâtine est en partie dans celui de l’anti-révolution. La vente des biens nationaux donne lieu à un vaste transfert de propriétés. Les bâtiments religieux sont mis en vente. Le préjudice sera grand pour la ville médiévale. Seules deux églises demeureront des lieux de culte. Les autres seront en partie ou totalement détruites, à moins qu’elles ne deviennent grange, remise ou caserne, ce qui s’avérera plus tard un moindre mal.

En 1800, sous le Consulat, la nouvelle réorganisation du pays est encore décevante pour Parthenay, qui devra se contenter d’être l’une des quatre sous-préfectures des Deux-Sèvres. Elle n’en sera pas moins favorable à l’Empire. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, elle est dans le camp libéral. Aussi adhère-t-elle à la Révolution de 1848, et le maire qu’elle choisit en 1864, Louis Ganne, est un ancien quarante-huitard ! Il ambitionne de faire entrer Parthenay et ses 5000 habitants dans la modernité industrielle.

La capitale de la Gâtine ne doit pas se laisser distancer par d’autres petites villes proches et rivales, comme Bressuire et Thouars. Ne faudrait-il pas s’inspirer des grands principes du préfet Haussmann qui voulait un Paris « assaini, agrandi, embelli » ? Louis Ganne est prêt à les appliquer, ce qui entraînerait des destructions considérables dans le quartier de la Citadelle. Ce médecin ami du progrès est-il donc un vandale, comme le crient les défenseurs de la ville ancienne, qui sont aussi pour la plupart ses adversaires politiques ? C’est oublier les tristes réalités des décennies passées. Sous la monarchie de Juillet, on avait continué de détruire le château, cette fois pour fournir du travail aux chômeurs.

Et afin de lutter contre la concurrence d’une autre voie de circulation née à l’est avec la construction du Pont neuf en 1840, les commerçants et artisans d’une partie du centre ancien avaient demandé l’élargissement de la voirie.

En définitive, le plan de Louis Ganne n’eut pas de suite. L’extension de la ville fut comme ailleurs le moyen de répondre à la croissance démographique. Un quartier neuf fut construit entre le rempart ouest et la voie ferrée.

C’est dans les années 1880 en effet que le train arrive enfin à Parthenay qui va pouvoir s’ouvrir sur l’extérieur, étant au croisement des lignes Nantes-Poitiers et surtout Paris-Bordeaux ! Et en complément du train, on met en place les Tramways des Deux-Sèvres. C’est le désenclavement depuis longtemps espéré. Parthenay pourra dès lors diversifier ses activités et cessera d’être une morne sous-préfecture.

À des services traditionnels, au nombre desquels une Ecole normale d’instituteurs (depuis 1837) ou la présence d’une garnison (jusqu’en 1923), s’ajoutent différentes industries. Les Ateliers de la Chaînette, créés dans l’entre-deux-guerres par Maurice Bernard, sont l’une des plus importantes.

Mais Parthenay vit toujours au rythme du marché-foire du mercredi, lequel se développe d’autant plus qu’à la même époque la Gâtine tire profit d’une révolution agricole qui fait oublier l’origine peu flatteuse de son nom.

 

Aussi, malgré les crises, la population est-elle passée de 4778 habitants en 1872 à 7544 en 1911. Des quartiers d’habitation continuant de se développer à la périphérie, la ville ancienne a pu, sauf exception, être préservée, et elle est redécouverte par tous ceux qui veulent sauver son patrimoine architectural. Les Paysages et monuments du Poitou de Jules Robuchon en révèlent en 1886 toute la richesse.

 

Les cartes postales éditées par le pharmacien Eugène Cordier popularisent les vues de Parthenay. Celles de la Vau-Saint-Jacques (photo ci-contre) ont d’autant plus de succès que la rue semble ne pas avoir changé depuis la fin du Moyen-Âge. Sept maisons à pans de bois seront inscrites en 1926 à l’Inventaire des Monuments historiques. Précieux témoignages certes mais qui font entrevoir aussi des conditions de vie souvent misérables.

Il faudra beaucoup de temps pour améliorer ces logements insalubres. La Ville prend conscience alors du capital touristique que représente ce passé. Toutefois, elle ne le mettra en valeur que plus tard, vu l’ampleur des dépenses à engager.

De 1946 à 1975, Parthenay profite des Trente Glorieuses, cette «Révolution invisible» pour reprendre l’expression de Jean Fourastié. Elle aura près de 13 000 habitants en 1975 et aura connu elle aussi pendant cette période une sorte d’âge d’or industriel. Aux Ateliers de la Chaînette, il faut ajouter la Briqueterie Ayrault, l’entreprise Panzani, en face de la gare, les établissements Hervé Thermique, la bimbeloterie en gros Edmond Fillon, l’usine d’engrais Aubrun, ou encore, dans une commune voisine, Etal-Mobil.

Mais l’activité majeure reste la foire du mercredi. Elle est l’une des premières de France pour les bovins, voire la première certaines années. Ce sont en effet des milliers de personnes qui affluent à Parthenay ce jour-là. On peut y venir en famille car, privilège rare qui s’étend à six cantons voisins, le jour du congé hebdomadaire était déjà pour les classes primaires non pas le jeudi, mais le mercredi. Le champ de foire jouxtant le centre-ville, celui-ci vit de ce miracle hebdomadaire. Il en profitera moins à partir de 1973, le foirail ayant été transféré bien au-delà, près de la voie ferrée à laquelle le voici désormais relié directement.

Mais d’autres difficultés apparaissent : Panzani quitte la ville, la briqueterie Ayrault arrête ses activités en 1981. Autre signe d’un déclin qui s’amorce : le transfert de l’École normale à Niort en 1976. Et conséquence redoutée de la concurrence du transport automobile, le trafic- voyageurs sur les lignes SNCF cesse en 1980, la fin de la liaison Nantes-Poitiers étant particulièrement aberrante.

Le grand bâtisseur que fut le maire socialiste Armand Jubien (1965 à 1978) s’efforça cependant de dynamiser la ville. Ainsi, il inaugura en 1970 un Palais des Congrès (dû aux architectes Léon Le Sauter et Jacques Maréchal) qui fait maintenant partie du patrimoine de la ville. Son successeur, Michel Hervé, socialiste comme lui, mit tout en œuvre pour sauver l’héritage médiéval de Parthenay. Celui qui dirigea la commune de 1979 à 2001 était alors le patron de l’une des entreprises les plus florissantes de Parthenay : Hervé Thermique. Sous son mandat, la ville ancienne et ses abords deviennent en 1991 un «  secteur sauvegardé » et deux ans plus tard, Parthenay  acquiert le label « Ville d’art et d’histoire ».

 

Parallèlement, le maire engage la commune dans l’ère numérique. Il la veut à l’avant-garde des nouvelles technologies de l’information, afin de lui donner aussi un nouvel atout en matière de développement économique. En 1995, le journal Le Monde peut titrer l’un de ses reportages « Parthenay la mutante ».

Pour renforcer l’attractivité de la ville, des festivals sont créés, dont le plus célèbre est le FLIP (festival international du jeu), inauguré en 1986 et dont le succès ne cessera de croître d’année en année. À cette époque, l’activité industrielle est encore importante.

Les entreprises familiales de jadis sont devenues des sociétés anonymes, des PME dynamiques, qu’il s’agisse du secteur de la métallurgie, de l’industrie aéronautique ou de la transformation des produits agricoles.  Michel Hervé n’en est pas moins battu aux élections municipales de 2001.

Son successeur, Xavier Argenton, d’un autre bord politique, continue son œuvre, dans la mesure des possibilités financières d’une ville qui ne compte maintenant que près de 11 000 habitants et qui fait face à des difficultés économiques.

Les projets de développement sont conçus désormais à une autre échelle, celle de la Communauté de communes de Parthenay.        D’autre part, si le passé médiéval reste un atout majeur, comme l’ont confirmé cette année les fêtes du Millénaire, la municipalité cherche aussi à redynamiser le « cœur de ville », qui ne bat plus, comme tant d’autres, qu’au ralenti.

Dans le passé, Parthenay a joué le rôle d’un pôle urbain pour la Gâtine dont elle est la capitale. Cet ancrage rural continue d’être un trait important de son identité. Ce qui peut expliquer aussi la qualité de la vie locale et de l’environnement.

Si la mise en valeur de son patrimoine historique contribue beaucoup à son attractivité, celle-ci doit s’exprimer aussi en termes de développement économique et d’emploi, dans un monde où la concurrence est acharnée pour attirer des entreprises dans les petites villes ou y créer de nouveaux services.

Mais la capitale de la Gâtine, qui vient de reprendre la fière devise d’Arthur de Richemont, est bien décidée à relever les défis du temps présent.

 

DOSSIER

 

L’Ecole Normale d’Instituteurs

par Henri Jamoneau, promotion 1954-1958

 

            En ce début du XIXème siècle, l’enseignement primaire en Deux -Sèvres n’est guère brillant et ce ne sont pas les « classes normales » établies par le décret de 1808 qui vont le faire progresser. Il faudra attendre la loi Guizot du 28 juin 1833, rendant obligatoire la création et l’entretien, dans chaque département, d’une Ecole Normale Primaire de garçons, pour voir avancer les choses. Les villes de Niort, St-Maixent, Melle, Airvault, Bressuire ou Thouars,  n’ayant pu ou voulu l’accueillir, l’école prendra ses quartiers  à Parthenay.

            Les premiers cours sont dispensés au sein du collège dirigé par M. Dassier, dans le quartier du Sépulcre, mais la ville de Parthenay va très rapidement acquérir, dès le 15 septembre 1835, l’ancien couvent des Capucins, confisqué comme bien national à la Révolution. Les travaux entrepris permettent l’aménagement du logement du directeur et des services en bordure de la rue du Marchioux, et la transformation de la chapelle (offerte par la Maréchale de la Meilleraye) en salle de classe.

            Le rapport d’inspection du 5 août 1843 précise que l’école compte 20 élèves-maîtres (15 entretenus aux frais du département, 2 boursiers d’Etat et 3 pensionnaires libres), et 3 professeurs (dont le directeur de l’école). L’éducation religieuse est donnée par  l’abbé Echeneau et le pasteur de l’église réformée de Moncoutant, alors que le procureur du roi près le tribunal de Parthenay enseigne la rédaction des actes d’Etat civil, préparant ainsi les élèves-maîtres à la fonction de secrétaire de mairie.

            La loi Falloux (1850) et le décret de 1851 perturbent largement la vie et l’ambiance de l’école et assurent, avec l’aide du Conseil de Surveillance, l’emprise religieuse et sociale, expurgent bibliothèque et manuels, durcissent la discipline. Eviter la sortie de l’établissement pour se rendre en stage  à l’école communale est même l’un des objectifs de la création de l’Ecole Annexe jouxtant l’EN, en 1852. Le retour vers un régime plus acceptable et surtout vers la laïcité sera encore long et semé d’embûches malgré les actions de Victor Duruy, Jean Macé et la Ligue de l’Enseignement, puis Jules Ferry.

            Les locaux deviennent de plus en plus insuffisants et inadaptés, mais il faut attendre la délibération du Conseil général de 1882, les pourparlers du financement et enfin des travaux d’importance pour que l’Ecole Normale présente, en 1887, l’aspect extérieur qu’elle offre encore aujourd’hui. Cela ne signifie aucunement que la vie et les études y sont devenues faciles et agréables. Les souvenirs laissés par Ernest Pérochon (1900-1903) ou Georges Picard (1908-1911) nous le rappellent.

            Après les malheurs de la Première guerre mondiale, suivis de l’abandon de l’uniforme traditionnel, l’Ecole Normale va former des centaines d’instituteurs jusqu’à la secousse suivante, l’arrivée des promotions ardennaises de Charleville-Mézières, puis la fermeture de l’Ecole sous le régime de Vichy, son occupation par l’armée allemande, alors que les élèves-maîtres poursuivent leurs études au collège de St-Maixent et y affrontent les épreuves du Baccalauréat.

 

 

Le retour à l’Ecole Normale ne put se faire qu’en 1946, sous la direction de Henri Géron, alors que le Brevet Supérieur était définitivement relégué aux oubliettes.

            L’établissement devait connaître encore quelques belles années d’activité, et les normaliens en ont le plus souvent gardé des souvenirs chaleureux parmi lesquels nous citerons, pêle-mêle, le sport, la musique, le théâtre, les soirées dansantes, les voyages de promo, le banquet annuel des anciens élèves, mais aussi la préparation intensive des épreuves du baccalauréat, la formation pédagogique sous toutes ses formes, la consolidation des idéaux de solidarité, de laïcité et l’ouverture vers la vie associative.

            Il reste à évoquer la disparition de cette vénérable institution. Les menaces de 1935, les exactions du régime de Vichy avaient échoué, l’évolution sociale et politique des années 70 allait réussir à faire disparaître progressivement les activités de l’école en 1976, l’arrêté du 30 janvier 1978 mettant fin, officiellement, à l’existence de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Parthenay. Les locaux laisseront  la place, au fil des années, à l’actuel collège du Marchioux.

            Outre la liste impressionnante de noms gravés sur le Monument aux morts qui se dresse toujours derrière les grilles d’entrée, l’impasse ne peut être faite sur les 146 promotions accueillies dans l’école, soit, si nos calculs sont exacts,  le nombre respectable de 2365 normaliens encadrés par 20 directeurs. Et pour la petite histoire, on se souviendra que le jeune Jean Béguin, né le 10 mai 1819 à la Mothe-St-Héray fut le premier inscrit sur le registre matricule, et que  Jean-Pierre Magnan, de la Chapelle Pouilloux sera le dernier deux-sévrien de la liste.

 

Ci-dessous, la façade de l’Ecole Normale vue par Maurice Caillon

 

 

 

 

DOSSIER

Les normaliens dans la Résistance

par Michel Chaumet

Si les instituteurs ont apporté à la Résistance deux-sévrienne un nombre remarquable de ses cadres, leurs jeunes cadets, les normaliens, n’ont pas été en reste. Parmi eux, le groupe dit « des normaliens » tient une place à part en raison de leur engagement et de leur nombre. Regroupés autour de Saint-Maixent où avait été transférée l’Ecole normale d’instituteurs, ils ont notamment travaillé à la recherche de renseignements militaires, puis participé aux combats de la Libération.

 

 

Le réseau Eleuthère

 

À la fin de l'année 1943, André Dupuis, dit Jean-Claude, employé au génie rural, est recruté par le réseau Eleuthère, et en particulier par Louis Sureau (Delmont), répétiteur au collège de Saint-Maixent, pour faire du renseignement dans tout le département des Deux-Sèvres.

Pour parvenir à ses fins, il a besoin d'aide. C'est alors qu'il contacte Paul Drevin. Normalien, Drevin appartient à la promotion 1940 et il a obtenu son baccalauréat à la session de juin 1943. Il recrute quelques camarades sûrs qu'il enrôle sous la bannière d’Eleuthère. Ils sont cinq à le rejoindre, à partir de la rentrée de l'automne 1943, dans la recherche du renseignement : Rémi Boux, Marc Rainard, René Robin, Paul Veillon et René Voisin.

Un peu plus tard, en avril 1944, deux autres compères de la promotion 1941, renforcent les effectifs : ce sont Camille Lemberton et Marcel Ricard. Tous ont le sentiment que «dans la grisaille de l'Occupation, au-delà des études, du sport, des chamailleries d'adolescents et des flirts, il y a des chemins secrets et dangereux où l'on entrait par amitié autant que par conviction». Sous la conduite de Paul Drevin, «intelligent, audacieux, prudent, fraternellement compréhensif», ils montent une filière qui collecte, code et envoie à Londres les renseignements les plus importants.

Les secteurs sont répartis entre les différents normaliens. C’est ainsi que René Robin , alias Jacques Berger , s'occupe du nord du département avec Bressuire, Thouars et Parthenay, que Marc Rainard, alias Hubert Ledoux, travaille sur Niort et René Voisin, alias Robert Vanin, en Vendée dans les villes de Fontenay-le-Comte, la Roche-sur-Yon et Luçon. D'autres agents sont aussi utilisés pour des missions ponctuelles.

Les renseignements sont centralisés à Verrière, près de Saint-Maixent chez André Dupuis, qui fait coder par Drevin et Veillon avant leur transmission à Poitiers ou leur remise aux « radios » qui viennent en prendre livraison à Saint-Maixent.

Les missions de renseignements commandées par le réseau concernent les côtes de Vendée, les aérodromes de Charente, la base sous-marine de La Pallice, les transports de troupes et de matériels, voire les mouvements de bateau de la région du Verdon, sensiblement plus éloignée.

Ce réseau fonctionne donc avec un nombre assez important d'agents et, à partir du moment où les hommes sont accaparés par d'autres actions, au moment de la Libération, la plupart des liaisons sont assurées par des femmes. On y retrouve, là encore, des normaliennes telles Emilie Rouillon ou Anémone Gaillochet.

 

 

Du renseignement à l’action

 

Peu avant le débarquement, en mai 1944, le groupe des normaliens se mue en groupe d'action, noyau d'un maquis en cours de constitution. Pour ce faire, les bâtiments de la famille Dupuis, situés à Verrière, commune de Saivres, sont mobilisés pour servir de poste de commandement.

 

Il n'est pas encore question d'y établir un maquis fixe et permanent : ce serait une imprudence. Il s'agit plutôt d'un point de ralliement où l'on passe pour recevoir les ordres et constituer des équipes en vue de telle ou telle action.

Dès ce moment, le noyau initial s'étoffe par la juxtaposition d'un petit groupe recruté par Jean-Claude. Mais l'action est difficile à conduire, tant que l'on ne dispose pas d'armes, ni de munitions ; encore moins d'explosifs et de détonateurs.

C'est Lemberton qui permet de débloquer la situation. En effet, rescapé d'un groupe Front National de Saint-Maixent décapité par l'arrestation de Charles Coutant en avril 1944, il a gardé des contacts avec les FTP de la Vienne, et en particulier le groupe Maurice de Sanxay. Par leur intermédiaire, il peut donc récupérer du matériel de sabotage.

Arrive le Débarquement. Tout se transforme au sein du groupe. Le sabotage vient doubler le renseignement. Pour cela, une partie des normaliens part faire un stage au sein du maquis Fernand, installé dans le Mellois, pour apprendre, auprès de Jousseaume (Fernand), le maniement délicat des explosifs et pour rapporter quelques armes.

Revenus à Verrière (sauf Rémi Boux qui reste avec Fernand et qui tombera au maquis), ils constatent que leur groupe, devenu le triangle 16 et transféré à Couture de Saivres, dans une autre maison Dupuis, bascule de plus en plus du renseignement à l'action militaire et que le poids des «militaires» y est chaque jour un peu plus fort. Le triangle 16 recrute de plus en plus : encore un normalien en la personne de Niveault, mais surtout les six garde-voies de Mazières entraînés par Archambault.

Enfin, en août, renforcé d’anciens militaires, le triangle 16 a pris son extension maximale en comptant près d'une centaine de résistants, mieux armés et dotés de véhicules récupérés chez les paysans de la région. Beaucoup de jeunes réfractaires du STO sont venus se joindre à ce corps franc particulièrement dynamique. Et le maquis s’est installé dans le fond d’une vallée bien abrité, à Cathelogne.

On est bien loin du petit noyau des huit normaliens du début de l'année.

 

 

Drevin et Veillon, le drame

 

Au sein des groupes de résistance, un débat oppose partisans de la prudence et de l'attentisme aux partisans de l'action immédiate. Ainsi, à l'intérieur du triangle 16, son chef André Dupuis et l'un de ses cadres Camille Lemberton sont-ils des adeptes de la prudence, alors que les jeunes normaliens qui suivent Drevin, et qui ont fait leurs preuves dans le renseignement et au maquis Fernand, souhaitent immédiatement lancer des opérations de sabotage.

Des altercations assez vives les opposent parfois : «Au maquis de Cathelogne, Jean-Claude, avec Lemberton, le commandant Antonin et les adjudants garde-voies Hugget et Archambault s'opposait à Paul Drevin, Veillon et nous (Rainard, Robin, Ricard, Voisin) qui étions partisans de l'action alors que Jean-Claude, obéissant peut-être à des ordres supérieurs était contre. Ce différend rendait inévitable l'écartement de l'adjoint de Jean-Claude, qui était Drevin depuis 1943, au profit d'autres, plus orthodoxes ou plus opportunistes. Drevin en était très amer.»

Mais, peu à peu, les partisans de l'action immédiate, même désavoués par certains chefs, l'emportent, car progressivement, la situation militaire des Alliés s'améliore et l’aspiration à la liberté se renforce chaque jour.

Le mois de juillet 1944 et le début août apportent donc leur lot, quasi-quotidien, de sabotages : sabotages de lignes et de matériel ferroviaires, sabotages sur les routes, et coupures de lignes électriques ou téléphoniques.

Mieux équipés grâce aux parachutages décidés à Londres, certains groupes, dont celui du triangle 16, disposent bientôt de matériel anglais ultrasophistiqué, tel le flog-signal que la simple déformation du rail sous le poids du train suffit à déclencher.

 

 

C'est un matériel performant, mais sensible, que les résistants n'installent pas sans un pincement au cœur : « À genoux sur les traverses, nous dégagions le ballast à la jonction de deux rails, sous les éclisses. Placer la charge explosive, le détonateur et le cordon ne demandait que quelques minutes. Dès la mise à feu, nous filions. À l'abri d'un mur, nous attendions l'explosion avec une certaine angoisse. Elle était brutale, fracassante. On ne s'y habituait pas.»

Le 16 août 1944, René Robin, accompagné de Paul Drevin, pose un engin explosif à Ricou, près d'Azay-le-Brûlé, sur la voie Poitiers-Niort. L'engin ne fonctionne pas.

Deux jours après, Drevin, accompagné de Veillon, Michelet et Ricard, retourne à Ricou poser un autre engin à une trentaine de mètres du premier.

En attendant le passage annoncé de plusieurs trains, Drevin et Veillon, laissant Michelet et Ricard garder le pont, s'approchent du premier engin pour savoir pourquoi il ne s'est pas déclenché.

 Et c’est le drame. Atroce, affreux. Un quart d'heure après le départ de leurs deux camarades, Ricard et Michelet entendent une formidable explosion.

Deux corps déchiquetés, en lambeaux, gisent de part et d'autre de la voie, plus ou moins loin de la-dite voie. L'un, retrouvé le soir même, enroulé dans une couverture, déposé sur un lit de paille, est veillé toute la nuit par ses camarades de combat. L'autre, caché par une haie, n’est retrouvé que le lendemain matin, en morceaux.

Images insoutenables, images terribles, qui hantent encore les vivants. Le lendemain, tous deux sont inhumés dans un verger voisin en présence d'Edmond Proust, le chef de la Résistance.   

 

 

DOSSIER

Georges Picard,

historien des Deux-Sèvres, poète et conteur

 

 

Pour présenter cet ancien normalien, nous nous sommes permis de citer des extraits de la biographie écrite par Maurice Poignat dans l’ouvrage « Auteurs célèbres en Deux-Sèvres » édité par Geste Editions avec le soutien de la Bibliothèque départementale et le Conseil général.

Ci-contre : Portrait de Georges Picard exécuté par Me Robert Bigot pendant une séance du conseil municipal

 

« Georges Picard naquit en 1892 à Bouillé-Loretz où ses parents étaient instituteurs. Son père appartenait à une famille paysanne du canton de Brioux. Sa mère avait vu le jour à Usseau, aux confins des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. (…)

 

À la Mothe-Saint-Héray puis à l’école de hameau de la Millancherie de Verruyes, enfin à Clavé où s’écoula son enfance parmi de petits paysans, Georges Picard suivit ses parents. « Mon amour des champs et des bois, conte-t-il, est né de ces premiers contacts avec les arbres, avec les plantes, avec les fleurs et avec les oiseaux. A la Millancherie, je passais trois années de ma vie au milieu des feuillages, enfermé dans une petite cour d’école entourée de champs, de haies et d’où l’on apercevait des coteaux verts et bleus… Quelquefois, nous allions, toute la famille, dans ces villages que l’on ne distinguait jamais de loin et qui s’accrochaient à des coteaux, à des pierres rudes. Leurs maisons étaient petites, enfoncées dans le sol, sans lumière. Même le jour, pour y voir vraiment, il fallait laisser la porte ouverte car la fenêtre n’avait souvent que de petits carreaux de rien du tout. C’est dans ces cours au milieu des champs que j’ai vraiment aimé la campagne de notre pays. C’est elle qui m’a façonné… »

 

Élève, à 13 ans, du collège de Parthenay, puis de son Ecole Normale, il découvrit la vieille ville et ses monuments. C’est là, sans doute, qu’il se prit de passion pour l’histoire locale.

Longtemps professeur à l’Ecole Primaire Supérieure rattachée au collège, il termina sa carrière, en 1965, à Courbevoie, comme directeur du collège Paul-Lapie.

 

Georges Picard appartenait à une famille d’enseignants. Son père, sa mère –qui vécut jusqu’à cent cinq ans- étaient, nous l’avons dit, instituteurs, de même que sa sœur ; son frère, qui enseigna à l’Ecole Normale de Poitiers, sa fille et son gendre étaient professeurs, de même que son beau-frère, Roger Thabault (…), qui termina brillamment sa carrière comme Inspecteur Général au ministère de l’Education nationale.

(…)

À partir de 1910, et pendant plus d’un demi-siècle, Georges Picard qui habitait alors une tranquille petite maison cachée au fond d’un jardin de l’avenue de la Gare, publia plusieurs centaines d’articles et d’études historiques, (…) dans Le Travail, dans La France de Bordeaux, La Petite Gironde, Le Bocage et la Plaine, Le Mémorial des Deux-Sèvres, Le Courrier de l’Ouest, L’Echo de Parthenay, L’éveil agricole de la Vienne, le Bulletin de la Société Historique des Deux-Sèvres, Vent Nouveau, La Revue du Bas-Poitou et le Bulletin des Amis des Antiquités de Parthenay qui, en 1967, lui a consacré un numéro spécial.

 

Au délicat poète et au conteur que fut Georges Picard, on doit Bramefarine (1930), L’âme de la Gâtine (1931), La Fontaine du val d’Amour (1932), La Dame de Chambrille (1937), etc. et un roman, en partie autobiographique, La Charmille et l’Ecole (1958) dans lequel il évoque ses souvenirs de normalien.

 

Historien, Georges Picard a publié, entre autres, en 1930 La vie de Louis Aguillon, compagnon du Tour de France, maire de Parthenay, sénateur des Deux-Sèvres, en 1934 Tout un passé, cent lectures d’histoire locale illustrées de vignettes de Maurice Bénezech, une Géographie des Deux-Sèvres à l’usage des Ecoles, plusieurs fois rééditée, une Histoire de Parthenay pendant la Révolution (…), en 1936 Saint-Denis Puyraveau, qui relate le passé oublié d’une bourgeoise demeure proche de Champdeniers et de la vallée de l’Egray que hante encore l’ombre du sénateur Louis Tribert et de son amie Marie d’Agoult - Daniel Stern en littérature - et, en 1962, quatre ans avant sa mort, Deux-Sèvres et Deux-Sévriens, plaisant mélange de légendes, de chroniques gastronomiques , de poèmes, de chansons et de nostalgiques souvenirs de son pays natal.

 

Résultat de patientes recherches à travers les archives et les journaux de l’époque, son Histoire du département des Deux-Sèvres de 1790 à 1939, rééditée en 1979, demeure (…) l’ouvrage le plus important de Georges Picard (…).

Le 3 mai 1966, sans avoir connu l’angoisse des longues agonies, Georges Picard s’éteignit à la clinique d’Hyères où il était en traitement. Il fut inhumé dans le petit cimetière de Bormes–les-Mimosas (…). Ses dernières pensées, à n’en pas douter, furent pour la Gâtine, cette Gâtine où il avait laissé une partie de son cœur. »

Une place de Parthenay, l’ex-place de l’Horloge, porte aujourd’hui son nom.

 

 

Photos : Ecole normale, promotion 1908-1911

Collection privée Paulette Gaillard

 

 

DOSSIER

 

Henri Thomas grand prix de Rome

   par André Chaigne

« Le grand prix de Rome de peinture a été attribué à Henri Thomas, 26 ans, pour son tableau « les jeunes filles sortant de la mer ». Il est fils d’une famille paysanne des Deux-Sèvres et, comme jeune garçon, il gardait le bétail ».  Ceci est

le  communiqué d’Interpress le 25 juin 1956.

 

Jeunes filles sortant de la mer : nues , elles sont quatre sur cette huile sur toile de 130x162, avec un cheval, un solide percheron parce que, connaissant tout le talent de son élève pour représenter cet animal tant par le dessin que par la peinture, Maurice Briançon, son maître aux Beaux Arts de Paris lui a dit : « et surtout Thomas, mettez un cheval et vous verrez » ; parce que les chevaux lui rappellent la ferme paternelle avec les travaux auxquels il participe et le grenier dont il a recouvert les murs de fresques où Moka et Margot, les deux percheronnes tiennent la première place.

Obtenir ce prix devant plus de cent concurrents est l’un des grands moments de la vie d’Henri Thomas.

Né en 1930 à Pamproux, il passe enfance, adolescence et une partie de sa jeunesse à l’Epine de Rouillé où ses parents, bretons d’origine, sont fermiers. Ils ont connu bien des difficultés et ils veulent pour leurs fils – Henri a un frère de deux ans son cadet – une vie meilleure. Ils seront élèves au cours complémentaire de Pamproux distant d’une dizaine de kilomètres. Chaque jour, marchant, courant, ils font le trajet suivant la voie ferrée. En 1947, Henri est admis à l’école normale de Parthenay - promotion 1947-1951 de onze élèves seulement. Il s’y rend à bicyclette par Ménigoute, Vausseroux, Pompaire.

Il est sportif accompli : footballeur, athlète – il est champion des Deux-Sèvres du 800 mètres. Et c’est avec la même envie de vaincre qu’en 1969 il participe à Cavalier seul, émission de télévision animée par Pierre Bellemare qui mêle le savoir au sport. La tête et les jambes. S’il réussit avec la tête, il échoue au lancer de poids en troisième semaine. Il est reconnu des téléspectateurs… et des gendarmes qui, sur la route de Lisieux, l’arrêtant pour excès de vitesse, le laissent continuer.

C’est à l’Ecole Normale que se décide son avenir. En 1951, Maurice Benezech, le professeur de dessin lui confie la décoration du réfectoire. Il copie sur un grand panneau de 4x5 la voix de Pan, une œuvre d’Emile Aubry, grand prix de Rome en 1907. Pour Henri, ce tableau est une révélation, un déclic : il ne sera pas instituteur, il sera peintre !

En 1952, il est aux Beaux Arts de Poitiers, mais sans bourse pour subsister il se fait caricaturiste et la Nouvelle République le publie. Il croque les acteurs du procès de Marie Besnard.

 

 

Il monte à Paris et est reçu à l’école nationale des Beaux Arts. Il travaille du matin au soir, décroche le prix Chenavard avec déjà un percheron dans son tableau.

En 1956, c’est le grand prix de Rome et une toute nouvelle vie avec des rencontres inoubliables. Le 6 décembre, les lauréats des différents Prix de Rome sont reçus à l’Elysée et le peintre déjeune à la même table que le président Coty. Le 3 janvier 1957, il est à Rome pensionnaire de la villa Médicis. Il y reste 3 ans. Trois années riches de visites, de créations, d’échanges avec les autres artistes, architectes, sculpteurs, graveurs, peintres, musiciens ou gens de lettres qui, en juin 1959, le choisissent pour accueillir le général de Gaulle. Impressionné, il a du mal à aligner quelques mots et le général voyant sa gêne lui dit avec gentillesse et d’une voix forte : « détendez-vous jeune homme et racontez-moi la vie ici ». Malraux, Gronchi, président de la république italienne, Pie XII recevant les familles des Prix de Rome - Henri Thomas y est présent avec Jacqueline son épouse et Jean-Marc et Olivier ses deux premiers fils – sont autant de rencontres mémorables.

Il revient à Paris. Le succès escompté se fait attendre et la famille agrandie par la naissance d’Eric en 1962 connaît quelques difficultés malgré deux nouvelles distinctions : prix Eugène Carrière et grand prix des jeunes de la Nationale des Beaux Arts.

En 1963, il est normand. Professeur à l’école régionale des Beaux Arts de Caen, il le sera jusqu’en 1994. En 1966 son épouse décède, victime d’une cruelle maladie. Il reste seul avec ses trois enfants. Il bénéficie de la loi Malraux qui veut que 1% du budget de la construction soit réservé à l’art pour décorer divers établissements scolaires : Raincy, Champigny-sur-Marne, Vitry-sur-Seine, Caen, Frontenay-Rohan-Rohan, Niort à l’école maternelle du Clou Bouchet…

La Normandie l’inspire : Un dimanche à Etretat, le clocher de Bayeux, l’Abbaye aux hommes à Caen, les falaises d’Yport, une vieille maison dans le pays d’Auge, les chalutiers à Port en Bessin, Barfleur à marée basse… pour ne citer que quelques titres.

Et les chevaux bien sûr : ceux de la ferme, ceux des courses, ceux des concours d’attelage, ceux de Deauville ou de Chantilly, ceux de la promenade dans la baie du Mont Saint-Michel… ils sont dans une bonne centaine de tableaux.

Nus, portraits, natures mortes sont les autres facettes d’une œuvre, ô combien féconde.

Et c’est du moulin Foulon qu’Henri Thomas signe la plupart de ses œuvres. Le moulin  Foulon ! En ruines lorsqu’en 1972 il le découvre tout près de Tully, un village d’à peine 200 habitants entre Caen et Arromanches. Il défriche, reconstruit ; il est maçon, architecte, sculpteur. En 40 ans, avec Viviane sa seconde épouse, il en fait son chez lui. L’eau du petit ruisseau, les talus du jardin, le vert des prairies voisines, la lumière normande… autant d’éléments pour constituer un lieu propice à l’activité de l’artiste.

Dans un herbage il trouve des pierres oubliées ; l’une d’elles porte une date : 1172. Elles sont les restes d’un cloître du XIIe siècle et enquêtant dans les abbayes de Royaumont et de Noirlac afin de comprendre le double arc brisé, il en reconstruit le réfectoire.

Thomas aime la pierre. Il sculpte. Un petit cheval, bien sûr. Les communes proches s’enorgueillissent de ses œuvres : une fresque représentant Guillaume le Conquérant à Creully, le monument aux morts de Lantheuil, celui en hommage aux Anglais du débarquement à Bourguebus.

Et le plus visité, le Totem pour la Paix dans les jardins du mémorial de Caen, œuvre imposante, haute de 2,30 m pesant 1 tonne.

Et conclure avec les dernières lignes de Pierre Cavret dans son livre Henri Thomas « l’univers fantastique d’un prix de Rome de peinture » : « Henri Thomas est fier de son menhir qui à des millénaires semble faire écho à celui de Kergonan érigé par les ancêtres celtes du Morbihan natal de son père, petit paysan de Languidic ».

 

« Quand j’étais enfant, lui et ma mère s’inquiétaient pour moi. Là-haut ils doivent être contents de mon travail. »

 

 

DOSSIER

Quand les trains Paris-Bordeaux

passaient à Parthenay

 par Yves Drillaud, qui fut professeur d'histoire au lycée Pérochon 
 

 

         Une première ligne Paris-Bordeaux  a été ouverte en 1853 par la compagnie du Paris -Orléans. Elle passe par Les Aubrais, Saint-Pierre-des-Corps (Orléans et Tours ont refusé le chemin de fer), Poitiers  (atteint en 1851) et Angoulême. Mais les Chemins de fer de l’État souhaitent avoir leur propre ligne passant par Chartres, Saumur, Niort et Saintes, elle sera ouverte en plusieurs fois (Parthenay sera desservi en 1882) car la construction d’un grand viaduc pour traverser la Dordogne à Saint-André-de-Cubzac en retarde l’ouverture.

         Des trains « mettront en communication directe les villes de Paris, Versailles, Rambouillet, Chartres, Château-du-Loir, Saumur, Niort, la Rochelle, Rochefort, Saintes, Royan, les Sables d’Olonne et Bordeaux. Deux trains express, l’un de jour et l’autre de nuit, desserviront rapidement ces diverses localités. Les départs de Paris (Montparnasse) auront lieu à 7 h 55 et à 19h55. Ceux de Bordeaux (St-Jean) à 6 h 10 et à 15 h 30 ». Ces trains vont desservir Parthenay.

         Le dimanche 7 juillet a lieu l’inauguration de la ligne. Un journaliste du Mémorial des Deux-Sèvres est à bord du train officiel qui transporte outre le ministre des Travaux publics, M. Baïhaut, celui de l’Instruction publique M. Goblet et le sous-secrétaire d’ État à la Marine, M. de la Porte qui est deux-sévrien,   plus une pléiade d’élus et de responsables de tous ordres, il relate l’évènement :

          De Paris à Chartres nous parcourons la ligne de l’Ouest qui désormais servira de liaison entre la capitale et le réseau de l’État. On arrive à Chartres à 8h30. Beaucoup de monde à la gare. Les autorités sont venues saluer les représentants du gouvernement.

Á Chartres, on quitte la ligne de l’Ouest pour rentrer sur le réseau de l’État. Après un arrêt à Courtelain, on arrive à Château-du-Loir à 11 h 25. C’est sous une véritable voûte d’arcs de triomphe, de fleurs et de feuillage que les ministres, précédés d’une brigade de gendarmes à cheval, sont arrivés à la mairie, où des paroles de bienvenue ont été échangées entre les ministres et M. Lemonnier, sénateur, maire de Château-du-Loir. Les invités se sont ensuite dirigés vers  la salle des banquets. Admirablement servi sous les halles de la ville, très brillamment décoré pour la circonstance, le banquet de 350 couverts a recueilli les approbations de tous les gourmets présents. Le train d’inauguration est reparti à 14h25 de Château-du-Loir, au milieu des cris de  vive la République ! il est arrivé à Saumur  à 16h09. Sur tout le parcours les populations se sont portées en foule pour saluer les représentants du Gouvernement qui ont remercié, à chaque station, les représentants municipaux des communes”.

Mais après Saumur le train officiel file comme le vent. Il n’est plus question en effet d’inaugurer une nouvelle ligne et il faut être à Niort à 19h30 où un banquet de 500 couverts attend les voyageurs. Ainsi le train va-t-il “brûler” la gare de Parthenay, préférant s’arrêter à Champdeniers ! Pourquoi ?

Parce que le maire M. Fayard est selon le ministre : “un vieux lutteur ; vous représentez le passé républicain dans ses héroïsmes et dans ses douloureux enfantements mais vous êtes aussi le présent et vous avez derrière vous une génération, qui a conquis la République et qui est bien décidée à la garder”.

Désormais deux lignes sont en concurrence. Celle par Parthenay n’est plus longue que de 36km mais, en temps, le parcours est nettement plus long car le profil de la ligne est beaucoup plus dur avec de fortes rampes et des courbes plus serrées. Le meilleur temps Paris-Parthenay est accompli par l’express de nuit desservant  la capitale de la Gâtine à 2h12 du matin. Les 371 km sont parcourus en 7h37, à la vitesse de 66 km/h. Le train, 1ère, 2ème et 3ème classes, qui s’arrête à Chartres, Château-du-Loir, Saumur et Thouars “ne prend entre Paris et Parthenay que les voyageurs  pour Parthenay et au-delà”. Certes le rapide Paris-Royan circule à 82 km/h de moyenne mais il fait Paris-Thouars sans arrêt et franchit la gare de Parthenay à pleine vitesse ! Les trains les plus rapides ne s’arrêtent pas à Parthenay mais changent tous de locomotive et d’équipe à Thouars.

 Dans les années trente ces trains sont tractés par des « Pacific 231», célébrées par Arthur Honegger dans sa symphonie du même nom. Le dépôt de Thouars en possède, capables de faire Paris-Thouars sans arrêt en 3h55 soit 83 km/h malgré des rampes de 10 à 15 mm par mètre et grâce à des prises d’eau en marche.

         Le 4 septembre 1937 la 231-643 de Thouars, remorquant 10 voitures (450 t) a effectué les 40 km de Saumur à Thouars en 29mn. Ces machines tractaient leur convoi à 120 km/h en palier et pouvaient gravir la rampe de St-Loup-sur-Thouet à Gourgé (11mm/m, une des  plus dures de la ligne) à 82 km/h de moyenne.

         Mais la nationalisation des chemins de fer le 1er janvier 1938 va sonner le glas de la ligne de l’État. Pourquoi conserver cette ligne alors que celle par Poitiers a un profil plus facile et est en cours d’électrification ? Malgré les démarches entreprises auprès du ministère des Travaux publics par diverses municipalités dont celles de Thouars et de Parthenay, la liaison Paris-Niort  par Parthenay sera supprimée. L’Écho de Parthenay, journal de droite, en profite pour dénoncer, dans son édition du 13 août 1938, le Front populaire qui a nationalisé les chemins de fer et qui est donc rendu responsable de cette disparition.  La dernière liaison Paris-Niort via Thouars a lieu le 1er octobre 1938 par le train n° 781 partant de Paris Montparnasse à 21h50. Dans l’autre sens le train 780 partant de Saintes à 20h41 et de Niort à 23h23  sera le dernier train Bordeaux-Paris par Parthenay. En décembre 1938 la ligne Tours-Bordeaux est entièrement électrifiée  et les trains Paris-Royan ne passent plus par Niort mais par Angoulême.

         Désormais Parthenay n’a plus de relations directes ni avec Paris, ni avec Bordeaux. Quelques trains scolaires relieront encore Parthenay à Paris dans les années 70-90.

         Le dernier circulera en juin 1994. 

 

ci-dessous la Pacific 231

 

 

 

ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE

Sous la présidence de Michel Berthet, président national de l’AMOPA

 

Parthenay – lycée professionnel Les Grippeaux    1 rue Edouard Herriot

samedi 24 novembre 2012

 

Programme  de  la  journée

9h à 9h15  Accueil des participants par les membres du bureau
9h15

Assemblée générale 

- Accueil par Eric Guérineau, proviseur du lycée

- Ouverture de la réunion par  Philippe Tiquet,  président de la section

- Intervention de Michel Berthet, président national de l’AMOPA puis dialogue avec les adhérents

- Rapport moral et projets d’activités

- Renouvellement du conseil d’administration

- Bilan financier

- Projets assemblée générale 2013 et bulletin n° 25

- Questions diverses

10h30 Remise des décorations
11h30  Apéritif en présence des personnalités suivi du repas au restaurant d’application du lycée
Réunion des présidents avec Michel Berthet (à partir de la fin du repas jusqu’à 15h30)
14h45 Conférence « Parthenay de la Révolution à nos jours » par Pierre Arches à la mairie, salle du conseil, (déplacement en voitures, un plan sera fourni)
15h45 

Deux groupes : 1 - Visite de la partie médiévale de la ville

                       2 -  Visite du musée

16h45   Permutation des deux groupes
17h45 Fin de la journée

             

 

Les non adhérents pourront, le matin, avec Noël Piétri, faire une visite dans le vieux Parthenay du magasin et de l’atelier de l’artiste Jean-Claude Bessette

 

 

Compte-rendu  financier 2011

 

 

 

Dépenses en €

 

Recettes en €

Assemblée générale

1713,46

Assemblée générale

1920,00

Photocopies

160,20

Quote-part cotisations

1190,00

Dons

60,00

Dons

250,00

Frais de bureau

102,80

 

 

Affranchissements, photocopies

427,32

 

 

Frais financiers

8,60

 

 

Internet

85,39

 

 

Impression bulletin

496,35

 

 

 

3054,12

 

3360,00

 

 

Actif                                                                           Passif

Compte courant :          3724,46                                    Report                     3418,58                                                                                                               Résultat exercice       305,88                                                                                                                 À reporter                 3724,46          

 

 

 

Page quatre de couverture : affiche officielle du millénaire de Parthenay, avec l’aimable autorisation du comité d’organisation

 

 

Listes  des  adhérents  et  des  promus  2012
Co = Commandeur                         O = Officier                         Ch = Chevalier
M. ALBINA Alfred Ch 79400 Exireuil M. MORILLON Claude O 79400 Azay le Brûlé
M. ANDRAULT Gérard  Ch 79370 Verrines sous Celles Mme MOUCHEUX Annie Ch 79240 Le Busseau
M. ANDRIEUX Yves Ch 87310 St Laurent sur Gorre M. MOZZI RAVEL Jacques Ch 79220 Surin
M. BARLET Jean-Henri O 79200 Parthenay Mme NAUDIN Pierrette Ch 79230 Prahecq
M. BELY Jean Ch 79270 Frontenay Rohan Rohan Mme PAILLE Marie-Thérèse Ch 79400 Augé
M. BENOIST Jacques Ch 79300 Bressuire M. PAIRAULT Alain Ch 79260 Romans
Mme BERGER Isabelle Ch 79000 Niort M. PANNETIER Michel Ch 79340 Vasles
M. BERNARD Roger Ch 79500 Melle M. PAULUS Jean marie O 79290 Argenton l'église
M. BILLARD Pierre O 79370 Celles sur Belle Mme PENIT-TA  Minh-Nguyêt Ch 79600 Airvault
M. BJAI Maurice O 79000 Niort Mme PETORIN-HEURTEBISE Andrée O 79000 Niort
M. BONNAUD Michel O 79360 La Foye Monjault M. PIETRI Noël O 79320 Moncoutant
M. BONNEAU Max O 79800 Exoudun Mme PILOT Monique  Ch 79370 Celles sur Belle
Mme BOTTE Emilienne Ch 79000 Niort Mme PINEAU Christiane O 79000 Niort
M. BOUCHET Guy Ch 79600 Airvault M. PINTAUD Georges O 79270 Epannes
M. BOUCHON Jean O 79370 Celles sur Belle Mme PLANTECOTE Pierrette Ch 79000 Niort
Mme BOURDOIS Odile Ch 79000 Niort M. PLANTECOTE Robert  O 79000 Niort
M. BOURNEAU Joël  Ch 79270 Sansais Mme POHIN Claudine Ch 79000 Niort
M. BOUTEILLER Pierre Ch 79000 Niort M. POUPARD Pierre Ch 79190 Melleran
M. BOUTET Claude Co 79300 Bressuire Mme POUPLIN Noëlle Ch 79140 Le Pin
Mme BOUTET Michelle O 79300 Bressuire Mme PRESTAT-BERTHELOT Françoise O 79200 Parthenay
Mme BRENET Jacqueline Ch 79230 Vouillé Mme PROUST Marylène O 79260 La Crêche
M. BRIAND Jean michel O 33800 Bordeaux M. QUETIN Claude O 79260 La Crêche
M. BRIDIER Maurice O 79000 Niort M. QUEVEAU Gérard O 79140 Le Pin
Mme BRILLAUD Catherine Ch 33390 Plassac Mme QUINTARD Caroline Ch 79460 Magné
M. BRILLAUD Daniel Co 33390 Plassac M. QUINTIN Roger Ch 79460 Magné
Mme BROTHIER Michelle Co 79000 Niort M. REMONDIERE José Ch 79000 Niort
M. CACAULT Lionel O 79000 Niort Mme RENARD Marie-Christine O 79260 La Crêche
M. CHAIGNE André O 79360 Beauvoir sur Niort M. RENAUD Jacky Ch 79180 Chauray
Mme CHAIGNEAU-GEFFARD Marguerite  O 79000 Niort M. RENAUD Maximilien Ch 79210 Arçais
Mme CHARTIER Marie-Thérèse O 79100 Thouars M. ROUSSEAU René Co 79000 Niort
M. CHAUFFIER Alain O 79270 Frontenay Rohan Rohan M. ROUSSEL Denis Ch 79410 Echiré
Mme CHAUFFIER Françoise  O 79270 Frontenay Rohan Rohan Mme SAINT-SEVER Andrée Ch 79000 Niort
M. CHAUMET Michel Ch 79230 Aiffres Mme SALETES Aline Ch 17000 La Rochelle
Mme CHAUVIERE Marie-Claire Ch 79300 Breuil-Chaussée M. SALETES Camille O 17000 La Rochelle
M. CHIRAUX Christian Ch 79000 Niort Mme SECHET Yolande O 79130 Neuvy-Bouin
Mme COIRAULT Ginette Ch 79200 Parthenay M. SEGUIN Jacques O 79270 Saint Symphorien
Mme COPINE-NICOLLET Simone O 79100 Thouars M. SIBILEAU Marcel O 79160 Coulonges sur l'Autize
M. COQ Jean-François Ch 79000 Niort M. SIMPLICIEN Laurent Ch 79000 Niort
M. CORBINUS Albert Ch 79130 Secondigny Mme SLIWA Pierrette Ch 79400 Saint-Maixent l'école
M. CORNU Roger O 79500 Saint-Romans lès Melle Mme SOUCHET Jeanne Lucette Ch 79140 Cirières
M. COTTET Olivier O 79370 Fressines M. SOURISSEAU Bernard Ch 79300 Boismé
M. COURTADET Jean  Ch 79300 Bressuire Mme THIOLLET Jeannine Ch 79000 Niort
Mme DAMBRINE Catherine Ch 79460 Magné M. TIQUET Philippe Ch 79000 Niort
M. DE LITARDIERE  Bernard Ch 79310 Mazières en Gâtine M. TOUCHARD Gilbert O 79320 Moncoutant
M. DESCHEMPS François Ch 79480 Saint-Georges de Noisne . M. TOURNAYRE Jean Ch 79420 Beaulieu sous Parthenay
M. DESMIER Michel Ch 79410 Cherveux M. VAL Alain O 79260 La Crêche
M. DUBOIS Ulysse O 79120 Sepvret M. VASSEROT Charles Co 79000 Niort
Mme DUPUIS Michèle Ch 79000 Niort M. VENARD Bertrand Ch 79290 Bouillé Loretz
Mme DUPUY Christine Ch 79400 Saint-Maixent l'école Mme VERRET PREVOT Bernadette O 79210 Mauzé sur le Mignon
Mme DUVAL Catherine Ch 79230 Vouillé Mme VINCENT Martine Ch 17000 La Rochelle
Mme EVEN Catherine Ch 79250 Nueil les Aubiers Mme VOYER Françoise Ch 79000 Niort
M. FAURY Gilbert Ch 79000 Niort
M. FERNANDEZ Claude  Ch 79270 Frontenay Rohan Rohan Promotion du 1er janvier 2012  
Mme FERRET Claudine Ch 79210 Saint-Hilaire la Palud  
 Néant
M. FERRON Jean-François O 79200 Champdeniers
M. FOURNIER Gérard Ch 79270 Frontenay Rohan Rohan
   Promotion du 14 juillet 2012
   
Mme FRANCOIS Simone Ch 79360 La Revêtizon   Officiers      
Mme FREREBEAU Gisèle O 79170 Brioux sur Boutonne Mme BESSAI Idelette O 79100 Thouars
Mme GAILLARD Paulette Ch 79000 Niort M. CHAINTRIER Jean  O 79170 Brioux
M. GAILLARD Robert Ch 79000 Niort Mme GUERIN Monique O 79140 Cerizay
M. GALIVEL Claude Co 79300 Bressuire Mme LANDREAU Brigitte O 79000 Niort
M. GARANDEAU Jacques O 79000 Niort          
M. GAROFALO Julien Ch 79007 Niort cedex   Chevaliers      
Mme GENDREAU-DONNEFORT Simone Ch 79110 Saint Martin d'Entraigues M.  AUDONNET Thierry Ch 86250 Charroux
M. GENDRON Christian O 79000 Niort M. BLONDELLE Jean-Marc Ch 79000 Thouars
Mme GERRIET Martine Ch 79200 Parthenay Mme BONNEAUDEAU Liliane Ch 79260 La Crèche
M. GIBOUIN Xavier Ch 79370 Sainte Blandine Mme BORIES Muriel Ch 79000 Niort
M. GIRARD Jean-Luc Ch 79300 Noirterre Mme BORREGO Anne-Marie Ch 79400 Saint-Maixent l'école
M. GRIFFAULT Guy Ch 79370 Celles sur Belle Mme BOYER Mireille Ch 79000 Niort
M. GRIMAL Denis Co 79170 Availles/Chizé Mme BURON Violeta Ch 79000 Niort
M. GUAY Charles O 79000 Niort M. COLAS David Ch 79300 Bressuire
Mme GUERIN Monique Ch 79140 Le Pin Mme COUSSEAU Lisianne Ch 79130 Secondigny
M. GUILBOT Christian Ch 79100 Thouars M. DEBONNAIRE Pascal Ch 79130 Secondigny
Mme GUYON Huguette Ch 79000 Niort Mme FERCHAUD Pascale Ch 79300 Bressuire
M. HAYE Jean-Marie O 79100 Thouars Mme GARETIER Michelle Ch 79000 Niort
M. JOURDAN Jean O 79160 Ardin Mme GODET Anne-Marie Ch 79290 Bouillé Loretz
M. JUILLARD Alain Ch 79230 Vouillé Mme JAROUSSEAU Chantal Ch 79140 Cerizay
Mme JUILLET Françoise Ch 79240 L'Absie Mme JOANNIS Dominique Ch 79140 Cerizay
M. LARDEAU Gabriel Ch 79180 Chauray Mme LAUBIE Dominique Ch 79450 St Aubin le Cloud
Mme LAROUSSI Marie-France  Ch 79100 Thouars Mme LAVANCHE Cathy Ch 79120 Lezay
Mme LAURENT-OLIVEIRA Isabelle Ch 79000 Niort M. MARTY Dominique Ch 79000 Niort
Mme LECAS-REGIMBART Mariannick O 79270 Sansais M. MAZURIER Nicolas Ch 16260 Chasseneuil sur B
Mme LEGENDRE Simone Co 79100 Thouars Mme MOREAU Bérangère Ch 79000 Niort
M. LEVEQUE Michel Ch 79000 Niort M. PAIN Christophe Ch 79390 Thénezay
Mme LIMOGE Yvonne Ch 79240 L'Absie Mme PATOUR Nadia Ch 79290 Bouillé Loretz
M. LOBSTEIN Jean-Louis O 79160 La Chapelle Thireuil Mme PORTET Marie-Françoise Ch 79200 Parthenay
Mme LONJOUT Claudette Ch 79370 Thorigné M. ROUILLON Ludovic Ch 79000 Niort
Mme MAGNIEN-RICHARD Martine Ch 79100 Ste Radegonde des Pommiers M. ROUL Thierry Ch 79000 Niort
M. MAGUY Jean-Marie O 79000 Niort M. SABADELLO Pascal Ch 79260 La Crèche
Mme MARCHANDIER Josette Ch 79400 Saint-Maixent l'école Mme SCHAFER Chantal Ch 79000 Niort
Mme MARCUSSEAU-GARNIER Pierrette Ch 79400 Saint-Maixent l'école M. TANTIN Dominique Ch 79000 Niort
M. MARSAULT Philippe O 79420 Beaulieu sous Parthenay Mme VACHON Colette Ch 79000 Niort
Mme MASSON Marguerite  Ch 79000 Niort Mme VALENTINI Catherine Ch 79000 Niort
M. MATTIODA Daniel Ch 79000 Niort Mme VERGNAULT Laurence Ch 79150 Argenton les Vallées
M. MELON Jean Ch 79100 Mauzé Thouarsais Mme YAR Sandrine Ch 79150 Argenton les Vallées
Mme MESLET Véronique Ch 17000 La Rochelle
Mme MICHAUD Marylène Ch 79000 Niort
M. MOINARD Maurice O 79510 Coulon
M. MONNET Joël O 79260 Sainte-Neomaye