SOMMAIRE

 

page  1   -  Sommaire – Bureau départemental

page  2   -  Editorial

page  3   -  Compte-rendu  AG 2010  au collège Roger Thabault de Mazières-en-Gâtine

 

NOS ACTIVITES :

 

page 10  -  Conférence : Jean Cavaillès, héros méconnu de la Résistance

page 12  -  Rallye citoyen des collèges

page 13  -  Cérémonie commémorative septembre à Saint-Maixent

 

DOSSIER :  Le patrimoine industriel niortais

 

page 14  -  Niort : une industrie en voie d’extinction

page 18  - Chronologie de la création des lycées Paul Guérin et Gaston Barré et biographie des deux personnalités

page 26  -  Emile Marot :industriel moderne et notable conservateur

page 28  -  Le groupe Rougier niortais puis africain

page 30  -  Niort, une activité qui n'a pas « manqué de peaux » et qui a dû « jeter les gants »

page 32  -  De l’auberge du Dauphin à la société Pierre Guérin.

page 34  -  Programme de l’assemblée générale 2011 et compte financier 2010

page 35  -  Liste des adhérents et des promus de l’année 2011

 

LE  BUREAU  DÉPARTEMENTAL  2011

 

Président             -  Philippe TIQUET  Inspecteur d’académie DSDEN Deux-Sèvres

Vice-présidents   - Daniel BRILLAUD  Inspecteur d’académie honoraire

                           - Alain  CHAUFFIER  IEN  Directeur IUFM honoraire

               - Françoise PRESTAT  Maire adjoint  de Parthenay

Secrétaire            - Camille SALÈTES  Chef d’établissement honoraire

Secrétaire adjoint - Catherine DAMBRINE Professeur

Trésorier              - Michel BONNAUD  Instituteur honoraire

Trésorier adjoint  - Jacques  SÉGUIN Professeur honoraire

 

Membres - Claude BOUTET  Professeur honoraire - Michel CHAUMET Directeur de CRDP honoraire

   -  Christian  CHIRAUX  Professeur honoraire - Jacques GARANDEAU  Professeur honoraire

   -  Bernard de LITARDIERE Professeur honoraire  - Jean-Pierre MANGIN  Professeur honoraire

   -  Claude MORILLON  Professeur honoraire     - Maurice MOINARD  Directeur honoraire de la

      fédération régionale du Crédit Agricole  - Noël PIÉTRI  Instituteur honoraire

   - Georges PINTAUD Chef d’établissement honoraire  - Claude QUÉTIN  Médecin retraité

   -  Roger  QUINTIN  Professeur honoraire - Maximilien RENAUD Chef d’entreprise

   - Denis ROUSSEL  Chef d’établissement - Aline SALÈTES  Professeur honoraire

 

Vérificateur aux comptes - Jean JOURDAN  CASU honoraire

 

COMITÉ  D’HONNEUR

 

Max BONNEAU  CASU honoraire

Michèle BROTHIER Chef d’établissement honoraire

Roger CORNU  Officier de gendarmerie honoraire

Simone FRANCOIS  SCASU honoraire

Paulette GAILLARD  Professeur honoraire

Simone LEGENDRE  Directrice d’école maternelle honoraire

René ROUSSEAU  Sous-préfet honoraire

 

 

 

      Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres

Diffusion gratuite réservée aux adhérents

Directeur de la publication : Michel Berthet, président national de l’AMOPA

Rédacteur en chef : Philippe Tiquet, président délégué de la section des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :   tous les membres du bureau avec l’appui logistique du collège Pierre-et-Marie-Curie

Conception et mise en forme :  le secrétariat AMOPA79

Site internet : http://amopa79.org     Contact : secretariat@amopa79.org 

 

Editorial

_______________Un vent nouveau peut souffler sur l’AMOPA ____________________

 

 

L’éditorial du bulletin 2010 lançait une alerte : l’identité et les modalités d’existence de l’association étaient en jeu. L’assemblée générale de Celles-sur-Belle avait adopté un texte formulant des observations et des propositions. Il y était écrit, notamment : « la priorité accordée au plus haut niveau aux actions de prestige donne une image peu attractive de notre association auprès des adhérents potentiels, soucieux d’humilité et, avant tout, sensibles à la promotion des valeurs de l’école». Les membres de la section souhaitaient « une inflexion de l’image donnée de notre association dans le sens d’une meilleure adéquation avec la sensibilité des adhérents» et estimaient nécessaire «un rééquilibrage dans l’utilisation des ressources liées aux adhésions ». Par ailleurs, ce précédent éditorial faisait état de la consternation des délégués deux-sévriens au congrès de Saint-Etienne, les 22 et 23 mai 2010, face à de graves carences du fonctionnement démocratique des instances nationales.

 

Naturellement, la section AMOPA 79 n’était pas la seule à s’exprimer dans ce sens. Un mouvement important se développait sur l’ensemble du territoire national.

 

En décembre 2010 et janvier 2011, les ministères de l’Intérieur et de l’Education nationale sont eux-mêmes intervenus.

 

Dès lors, le vent a tourné.

 

Le Conseil d’administration de l’AMOPA, réuni le 18 janvier 2011, a renouvelé le bureau national et a élu un nouveau président, Michel Berthet. Celui-ci s’exprimait en ces termes : « J'ai bien conscience que les eaux du fleuve AMOPA ont été très troublées, agitées ces derniers temps. Je souhaite être le président de l'union, de la confiance retrouvée, un président soucieux de faire vivre la démocratie, attentif à la rigueur d'une gestion prudente et efficace, à l'écoute de tous, toujours prêt à soutenir le monde de l'Éducation et de la Culture » ; (…) « C'est (un) idéal humaniste que nous recherchons. Nous avons rendez-vous avec vos attentes, vos espérances qui sont grandes. Dans la lucidité, la sérénité, l'estime, le partage et l'amitié. Que l'AMOPA rassemble dans le monde la cohorte de tous ceux qui, avec humilité, avec dignité, avec passion et désintéressement, servent la langue et la culture française et lui font honneur».

 

Le Congrès national de Toulouse des 11 et 12 juin 2011, auquel participait Catherine Dambrine du bureau de l’AMOPA 79, a adopté de nouveaux statuts. Il a lancé une réflexion sur la gouvernance de l’association, exprimé une volonté de déconcentration et d’efficacité fonctionnelle, de rééquilibrage dans l’utilisation des ressources.

 

Cette évolution ne peut que nous rassurer, d’une part sur la capacité des adhérents à intervenir, et, d’autre part, sur l’avenir de l’association.

 

Nous continuons à affirmer que le prestige de l’Ordre des palmes académiques ne se décrète pas ; il ne repose pas sur du paraître mais sur de l’être. Modestement, l’AMOPA 79 s’efforce d’illustrer les valeurs de l’École en mettant en lumière des éléments exemplaires des patrimoines éducatif, historique, scientifique, littéraire, artistique…

 

A Mazières-en-Gâtine et dans la Commanderie de St-Marc-La-Lande, en novembre dernier, nous avons valorisé les œuvres méconnues d’enfants du pays : Roger Thabault, pédagogue et auteur d’un ouvrage faisant autorité en sociologie, Serge Clément, sculpteur de renommée internationale, René Verriet de Litardière, grand botaniste, et son fils Bernard, remarquable bénévole, ami de l’école, qui nous a fait découvrir de multiples actions éducatives au sein de son canton.

 

A Saint-Maixent, le 11 avril dernier, Michel Chaumet nous a présenté Jean Cavaillès, né dans cette ville, reçu premier à l’ENS sans passage en classe préparatoire, héros méconnu de la Résistance, fondateur du mouvement Libération avec Lucie Aubrac, grand philosophe et logicien du XXe siècle.

 

Au lycée Gaston-Barré de Niort, en novembre prochain, nous redécouvrirons les industries qui firent la prospérité de la ville au début du siècle dernier et nous évoquerons les parcours de leurs capitaines ; au vu des ateliers actuels du lycée, nous mesurerons les avancées technologiques qui sont intervenues depuis. Dans ces lieux, nous profiterons également d’un concert et d’une exposition.

 

Quelques mots personnels pour conclure : voici neuf mois, à l’heure de cet éditorial, que j’ai rejoint et le département et l’AMOPA 79. Le travail du DSDEN que je suis ne me permet pas d’être un président autant disponible qu’il le faudrait pour notre section. J’en profite pour remercier Daniel Brillaud et Camille Salètes d’œuvrer à mes côtés, efficacement, pour sa gestion. Sachez néanmoins qu’outre le plaisir d’y rencontrer des gens de qualité, je vois dans cette présidence la manifestation de mon respect pour vos engagements.

Cordialement,

Philippe Tiquet,  IA-DSDEN des Deux-Sèvres

ENS Ecole normale supérieure

IA-DSDEN Inspecteur d’académie directeur des services départementaux de l’Education nationale

 

Compte-rendu de l’assemblée générale 2010

 

L’assemblée générale s’est tenue le 27 novembre 2010 à Mazières-en-Gâtine, au collège Roger-Thabault.

(photos Bernard de Litardière et Camille Salètes)

 

L’accueil est assuré par Delphine Nibaudeau, principale en fonction et Frédéric Chappe, principal en poste, chacun souhaitant la bienvenue aux participants et soulignant l’honneur et le plaisir qui leur échoient de recevoir au collège Roger-Thabault l’assemblée générale annuelle de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA

ci-dessous de gauche à droite : M.Bonnaud, F.Chappe, D.Nibaudeau, D.Brillaud, Ph.Tiquet, C.Salètes.

 

Philippe Tiquet, nouvel inspecteur d’académie, directeur des services de l’Education nationale des Deux-Sèvres honore l’assemblée de sa présence. Il nous fait part du plaisir qu’il éprouve à être avec nous ce jour car pour lui, « les Palmes académiques sont au cœur de la citoyenneté et de l’histoire de l’Education nationale, elles représentent aujourd’hui plus que jamais un impératif d’ambition et d’exigence, cette reconnaissance en soi est à distinguer parmi les décorations ».

 

Ouverture de l’AG par le président

 

Daniel Brillaud adresse des remerciements

- à Mme Delphine Nibaudeau et son équipe pour la part prise dans l’organisation de cette journée et pour leur accueil chaleureux,

- à M. l’inspecteur d’académie à qui nous souhaitons vivement la bienvenue parmi nous,

- à Mme Nicole Fortuné, maire de Mazières-en-Gâtine pour la mise à disposition gracieuse de cette nouvelle salle polyvalente et l’intérêt qu’elle a porté à cette manifestation,

- à M. Jean-Marie Morisset, député et conseiller général du canton, favorable à la mise à disposition de cette salle ainsi que du restaurant scolaire, et qui a fourni une contribution appréciée au dossier de présentation du canton dans notre bulletin départemental,

- à M. Pascal Olivier, maire de Saint-Marc-la-Lande et président de la communauté de communes du Pays Sud Gâtine ainsi qu’à M. Raymond Sibileau, président de la Maison du patrimoine, pour leur accueil cet après-midi dans la commanderie des Antonins,

- et à M. Bernard de Litardière, (voir l’article qui lui est consacré dans le bulletin n°22), membre de notre association, professeur honoraire de l’école des Beaux Arts de Poitiers, DDEN remarquablement productif et dévoué, à qui nous sommes très reconnaissants d’avoir établi des liens avec tous les acteurs du canton et d’avoir réalisé un très gros travail pour rendre compte, avec talent, de toutes les formidables initiatives conduites ici sur le terrain éducatif.

 

Daniel Brillaud poursuit : « A l’ouverture de cette AG, nous devons malheureusement penser aux adhérents qui nous ont quittés en cours d’année ;

- Aimé Paquereau, commandeur dans l’ordre des Palmes académiques, que nous avions entendu lors des conférences sur l’histoire des établissements scolaires niortais ; nous saluons son épouse et ses enfants qui nous font l’honneur de leur présence,

- Omer Auzaneau, premier trésorier de la section AMOPA79 en 1973, qui était venu témoigner sur sa rencontre avec Edmond Proust dans l’Oflag où ils étaient emprisonnés pendant la guerre, et dont la saga est contée par Paul Hairault dans son livre « Des Piquerelles à Nuremberg 1915-1945», nous leur rendons hommage dans le bulletin n°22, 

- Gérard Pichot, ancien Résistant, déporté, ancien président du Centre Régional Résistance et Liberté de Thouars, à qui nous avions remis les palmes en 2007,

- Gabriel Méchiche de Niort, né en 1917 à Blida, fait chevalier en 1971,

- Andrée Lourrou de St Maixent, née en 1919, faite chevalier en 1970 ».

 

« Nous avons, dans notre bulletin, ravivé la mémoire de Roger Thabault, enfant du pays, pédagogue connu pour son ouvrage faisant autorité en sociologie, « Mon village ». Roger Thabault fut instituteur, puis inspecteur d’académie et inspecteur général.

En trois ans, nous avons accompli un circuit des présidents du Conseil général : d’abord Ménigoute chez André Dulait ; puis l’an dernier, Celles-sur-Belle, chez le président actuel Eric Gauthier et aujourd’hui, nous sommes dans le canton de Jean-Marie Morisset. Clin d’œil peut-être, mais à la veille d’élections nous n’épiloguerons pas dans un grand souci de laïcité et de réserve.

Dans le bulletin 22, nous avons évoqué l’histoire locale, celle de la Commanderie en particulier, et, dans la période contemporaine, celle du renouveau économique de ce territoire

Nous avons mis en lumière la dynamique générée par la mise en réseau des écoles avec l’appui de l’IEN Bernard Cavailles et des animateurs de réseaux, en particulier à ce jour Milène Daclon.

Nous avons évoqué l’œuvre de René Verriet de Litardière, père de Bernard, botaniste français de renommée mondiale, officier des Palmes académiques et chevalier de la Légion d’honneur.

Nous n’oublions pas que Mazières est également la terre de Hamlaoui Mékachera, ministre délégué aux anciens combattants de 2002 à 2007, et de Serge Clément sculpteur reconnu au niveau international.

Sans rapport avec le canton de Mazières, je voudrais remercier Ulysse Dubois de sa présence sachant qu’il doit monter sur scène ce soir à Vouillé ; remercier également Michèle et Michel Valère pour leur bel article sur Ulysse qu’ils nous ont autorisés à rediffuser. » 

 

Daniel Brillaud remercie les élus et les personnalités qui ont répondu à notre invitation et présente les excuses de ceux qui ont été empêchés. Enfin, ses remerciements s’adressent à tous les membres de l’association présents : « J’espère que chacun trouvera la convivialité, le plaisir de saluer des figures plus ou moins familières de l’Ecole deux-sévrienne et le plaisir de découvrir quelques précieux éléments de notre patrimoine ».

 

Rapport moral

 

Rappel des objectifs de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA :

- contribuer au rayonnement de l’ordre des Palmes académiques,

- organiser des réunions et des manifestations culturelles destinées à promouvoir l’École, ses valeurs, son patrimoine, ses serviteurs, et à entretenir des relations amicales entre ses adhérents,

- contribuer au développement d'activités éducatives en faveur de la jeunesse.

Le bureau estime que le bilan d’activité présenté par Camille Salètes, même modeste, répond à ces objectifs et est respectueux des valeurs qui sont les nôtres, d’ailleurs reprécisées dans l’éditorial du bulletin : « Le prestige de l’ordre des Palmes académiques ne se décrète pas ; il ne repose pas sur du paraître mais sur de l’être ; il est chaque jour à construire, notamment auprès des nouvelles générations qui auraient vite fait de tourner en dérision certaines dérives. »

En ce qui la concerne, la section AMOPA79 offre peu d’opportunités à ses adhérents de se pousser du col même si elle valorise des parcours de vie, ceux des plus humbles comme ceux des plus éminents serviteurs de l’Ecole. 

Le bureau de la section agit avec d’autres responsables départementaux pour que ces valeurs soient plus clairement défendues au niveau national de notre association.

Rapport d’activité

 présenté par le secrétaire

   Quelques données numériques caractéristiques de notre section

-    Camille Salètes donne quelques indications sur les membres présents et transmet les excuses des absents qui ont écrit. 

-      Adhérents à jour de cotisation

1998 : 93                         1999 : 93                      2000 : 94                        2001 : 98       

2002 : 105                       2003 : 108                    2004 : 119                      2005 : 128   

2006 : 149                       2007 : 157                    2008 :  158                     2009 : 152

-      Participation à l’assemblée générale :A noter que le bulletin n° 22 a été adressé à 250 personnes dont 42 promus de 2010. Nous avons reçu 110 réponses dont 30 par courriel. Dans ce bulletin, figurent les adhérents de 2009 car les récapitulatifs de l’année envoyés par l’AMOPA nationale ne nous parviennent qu’en février de l’année suivante. Depuis fin octobre 2010, nous avons un accès intranet à la partie deux-sévrienne du fichier national ; nous pourrons donc donner dans le bulletin n°23 la liste des adhérents et promus de l’année en cours. 

 

Réunions du bureau

Elles ont eu lieu en 2010, les 22 janvier, 21 avril , 4 juin , 8 juillet , 2 septembre et 20 septembre.

Nous avons été reçus par M. Philippe Tiquet, nouvel IA DSDEN, le 20 septembre, le bureau était représenté par Daniel Brillaud, Georges Pintaud et Camille Salètes.

 

Une conférence en partenariat avec le Conseil général et les Archives départementales

Conférence-débat le lundi 22 mars 2010 « La politique de l’eau et ses enjeux sur nos territoires, d’hier à aujourd’hui et pour demain » aux archives départementales par Sébastien Dugleux, vice-président du Conseil général en charge de la politique de l’eau, de l’environnement et de l’espace rural après la présentation par Brigitte Pipon, directrice des archives départementales, de l’exposition « A la conquête de l’eau - petite histoire d’eau en Deux-Sèvres » ; en présence de soixante-dix participants.

La conférence et les débats ont été entièrement filmés et un DVD a été gravé.

 

Bulletin n°22

Comme chaque année, un important travail collectif a été fourni par les membres du bureau et les « experts » auxquels nous faisons appel. Le contenu est centré sur le canton de Mazières-en-Gâtine.

Nous n’avons plus de subvention du Conseil général et nous nous félicitons d’avoir trouvé un nouveau partenariat avec les PEP 79, ce qui nous permet d’économiser près de 500€ pour l’édition du bulletin, aussi, nous remercions vivement son président Maurice Bridier et son directeur Jacques Mozzi-Ravel, tous deux membres de l’AMOPA79. Merci aussi et à la secrétaire Stéphanie Suaud pour le travail supplémentaire occasionné.

Avec votre accord, nous proposons une adhésion de l’AMOPA 79 aux PEP 79, ce qui traduira concrètement notre volonté d’apporter une aide sociale à certains élèves.

 

Après-midi culturel

Deux éléments nous semblaient devoir être mis en lumière dans ce canton :

- le patrimoine, valorisé dans le cadre de la Maison du patrimoine animée par Raymond Sibileau, notamment autour de la Commanderie des Antonins de St-Marc-La-lande,

- l’action exemplaire d’un DDEN (délégué départemental de l’éducation nationale) en direction d’un réseau d’écoles constitué dans le cadre d’une politique départementale visant à dynamiser le service public d’éducation en milieu rural.

 

Site internet

Il est régulièrement abondé par Roger Quintin, on y trouve les derniers bulletins, les comptes-rendus des conférences et diverses informations concernant la section. Son adresse est http://AMOPA79.org  et son courriel est secretariat@amopa79.org.

Concours et actions éducatives

Participation à l’inauguration de l’exposition sur Pierre Moinot à Fressines le 5 juin 2010 ainsi qu'à celle d’un sentier jalonné de citations littéraires (maître d'oeuvre Philippe Durand et les Fressinois de l'AURA).

Participation à la manifestation commémorative de la mort en 1944 de deux anciens normaliens résistants : Paul Drevin et Paul Veillon, à St-Martin-de-St-Maixent (Claude Morillon).

L’AMOPA 79 a participé au jury du concours de poésie organisé par la Maison pour tous de Moncoutant, sous l’autorité de Noël Pietri (cf. page 21 du bulletin).

Sous le patronage de Mme la Préfète des Deux-Sèvres et avec le soutien de l’IA DSDEN, l’AMOPA 79 a participé au rallye citoyen des collégiens.

 

Organisation de la fin de matinée et de l’après-midi

10h30  Remise des décorations en présence des élus locaux

12h00  Apéritif et intervention des élus locaux

Repas au collège

15h00 A la Commanderie de St-Marc-la-Lande.

 Accueil par Pascal Olivier président de la communauté de communes « Pays Sud Gâtine »

 Visite de la Commanderie et présentation des activités éducatives proposées aux élèves par Raymond Sibileau, président de la Maison du patrimoine

 Animation proposée par Bernard de Litardière à partir d’un film vidéo « Patchwork sur le patrimoine éducatif et culturel du canton »

 

Le rapport mis aux voix est adopté à l’unanimité

 

Propositions d’activités pour 2011

 

Initiatives nationales

Programme habituel (concours, bourses…)

Attente de la mise en place d’un groupe de travail sur les statuts, suite aux décisions du congrès de St-Etienne

Le prochain congrès se tiendra à Toulouse en mai 2011 et il existerait un projet à Tokyo (pour faire simple et économique !).

 

Initiatives départementales

- Gaston Barré,

- René Caillié,

      - Jean Cavaillès, héros de la Résistance (dans le film de Jean-Pierre Melville d’après le roman de Joseph Kessel « L’armée des ombres », il est incarné par Paul Meurisse),

- Gabriel Delaunay et son épouse Alice, anciens instituteurs, lui est devenu Préfet de région d’Aquitaine et a écrit plusieurs livres, elle inspectrice des écoles maternelles,

-    Georges Bordonove, ancien élève du lycée Fontanes, auteur de nombreux ouvrages historiques,

-    Henri Clouzot, fils d’enseignant, maître imprimeur, libraire, éditeur, auteur, journaliste,

-    Gaston Chérau, romancier, membre de l’académie Goncourt,

-    Claire Sainte Soline, pseudo de Nelly Fouillet (père instituteur qui a été maire de Niort), écrivaine,

-    Georges Picard, ancien élève de l’EN de Parthenay, historien, poète, homme politique.

L’assemblée opte pour « Jean Cavaillès » ; Michel Chaumet pourrait présenter cette conférence.

 

-    Collège Raymond-Migaud à l’Absie

-    Collège Henri-Martineau à Coulonges-sur-l’Autize

-    Collège René-Caillié à Mauzé, AG 1994

-    Lycée Jacques-Bujault à Melle

-    Lycée Desfontaine à Melle

-    Collège Ferdinand-Renault à Pamproux

-    Lycée Ernest-Pérochon à Parthenay

-    Collège Louis-Merle à Secondigny

- Lycée Gaston-Barré à Niort : l’automobile club des Deux-Sèvres fête ses cent ans en 2011 ;  l’assemblée se prononce en faveur de cet établissement.

Il s’agit du document dont l’ébauche a été présentée lors de l’AG 2010 à Celles-sur-Belle. Sa version définitive vous  a été adressée par courrier postal avec le bulletin n°22.

 

Vote du règlement intérieur de la section AMOPA79 : Adopté à l’unanimité

 

Bilan financier 2009

 

Le compte-rendu de l’exercice est présenté par le trésorier Michel Bonnaud (cf. bulletin22 page 38).

Jean Jourdan, vérificateur aux comptes, donne lecture de son rapport.

« En application du mandat que votre Assemblée générale du 18 Octobre 2003 a bien voulu me donner, j'ai procédé à la vérification des comptes 2009 de la section des Deux-Sèvres de l'AMOPA en présence de Monsieur Michel Bonnaud, trésorier.

J'ai constaté la parfaite concordance tant en dépenses qu'en recettes avec les titres justificatifs et les enregistrements effectués sur les registres de comptabilité, toutes les opérations apparaissent sincères et véritables .

Le bilan définitif à la clôture de l'exercice 2009 s'établit comme suit:

Recettes  2998,00         Dépenses  2633,12        Excédent  364,88

Solde précédent  2822,51

Solde au 31 décembre 2009  3187,39

Niort, le 16 mars 2010 »

Il invite l’assemblée à voter le quitus au trésorier.

Le compte-rendu financier est approuvé à l’unanimité et le quitus est donné au trésorier.

 

Renouvellement du bureau

 

Six sièges sont à pourvoir :

Ceux de messieurs Brillaud, Garandeau, Jourdan, Morillon, Pétri, qui sont tous candidats à leur succession

Sièges vacants années antérieures : 2

Sièges vacants pour cause de départ : 2 – J.S.Magagnosc, C.Duval.

Sont candidats à une première élection : Philippe Tiquet, Catherine Dambrine , Bernard de Litardière, Véronique Meslet et Maximilien Renaud.

Cinq candidats pour quatre sièges, Véronique Meslet retire sa candidature… pour cette année.

Les quatre candidats sont élus  à l’unanimité sous un tonnerre d’applaudissements.

Composition du nouveau bureau : 24 membres

Michel Bonnaud, Claude Boutet, Daniel Brillaud, Alain Chauffier, Michel Chaumet, Christian Chiraux, Catherine Dambrine, Jacques Garandeau, Jean Jourdan, Bernard de Litardière, Jean-Pierre Mangin, Maurice Moinard, Claude Morillon, Noël Piétri,  Georges Pintaud, Françoise Prestat, Claude Quétin,  Roger Quintin, Maximilien Renaud, Denis Roussel, Aline Salètes, Camille Salètes, Jacques Séguin, Philippe Tiquet.

Les élections au sein du bureau auront lieu lors de la première réunion en janvier 2011.

Inscription au comité d’Honneur : L’assemblée générale approuve à l’unanimité la proposition  d’inscrire Michèle Brothier, chef d’établissement honoraire, commandeur des Palmes académiques, qui a assuré le secrétariat de la section de 1983 à 1998.


Remise des palmes à sept récipiendaires

 

Les sept récipiendaires (dont les noms sont soulignés) ont été nommés au grade de chevalier , promotion du 14 juillet 2009.

Ils figurent sur la photo ci-contre avec leurs parrains, on reconnaît de gauche à droite :

 - au premier rang : Camille Salètes, Monique Bonnet, Marylène Michaud, Dominique Berthomé, Dominique Barzotti, Nathalie Chenier-Izard, Denis Roussel,

- au second rang : Pascal Plantiveau, Frédéric Chappe, Georges Pintaud, Daniel Brillaud, Philippe Tiquet, Xavier Gibouin.

 

 

 

 

 

 

 

A la commanderie de St-Marc-la-Lande

 

Sur la photo ci-dessous, on voit  Pascal Olivier (debout à gauche) et Raymond Sibileau (debout à droite),

au fond, Bernard de Litardière qui se prépare à projeter son « Patchwork sur le patrimoine éducatif et culturel du canton » à un public très attentif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Jean Cavaillès, héros méconnu de la Résistance »

Compte-rendu de la conférence par Catherine Dambrine , photos : Bernard de Litardière

 

« Passionnante », est l’adjectif que nous avons été nombreux à utiliser pour qualifier la conférence à laquelle nous avons assisté, le 11 avril 2011. Ce fut l’occasion d’une rencontre pour certains, d’un enrichissement des connaissances pour d’autres.

La conférence de Michel Chaumet, agrégé de l’université, directeur de CRDP honoraire,  s’est déroulée dans un lieu marqué par l’histoire, l’hôtel Balisy … (Monsieur de Balisy, était capitaine du château de la ville, au début du XVIème siècle. Château où séjournèrent notamment le Duc de Sully puis Catherine De Médicis. Après la révolution, le site fut dédié à la « justice de paix » ; aujourd’hui il est en somme le petit théâtre de Saint-Maixent).

Léopold Moreau, maire de Saint Maixent, prend tout d’abord la parole pour nous accueillir, présenter le lieu, le contexte, et laisse ensuite à Philippe Tiquet, Inspecteur d’académie et président de l’AMOPA79 le soin d’introduire cette conférence.  Ce dernier souligne combien il est attaché à la « commémoration » relative à la Seconde Guerre mondiale, en particulier lorsqu’il s’agit de faire réfléchir les élèves. Il revient sur le fait que cette période de l’histoire « a mis à nu l’être humain », l’a obligé à choisir. Cependant, la commémoration de la Résistance et de la Déportation, ne doit pas seulement être tournée vers le passé, mais doit avoir des correspondances dans le présent, comme l’expliquait Lucie Aubrac, lorsqu’elle rencontrait les jeunes collégiens et lycéens. Philippe Tiquet conclut en soulignant toute l’importance qu’il accorde au concours national de la Résistance et de la Déportation.

 

ci-dessous de gauche à droite : L.Moreau et Ph.Tiquet  

« Méconnu », c’est ainsi que Michel Chaumet qualifie Jean Cavaillès, ce fils d'officier, né le 15 mai 1903 à Saint-Maixent , philosophe, résistant, dont la vie et la mort restent tout aussi méconnues.

Les questions posées par Michel Chaumet sont les suivantes : « Pourquoi ce personnage, résistant extraordinaire est-il si peu connu ? Pourquoi n’est –il pas l’égal de quelqu’un comme Jean Moulin » ?

  

Notre conférencier choisit de répondre en articulant son propos en trois parties :

1 - Le philosophe, les années de recherches et d’écriture

Agrégé de philosophie, Jean Cavaillès travaillera plusieurs années à l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm.

Il fait plusieurs séjours en Allemagne, où il travaille la philosophie des mathématiques et soutient sa thèse. Il rédigera de nombreux ouvrages.

S’il n’a tout d’abord pas attaché beaucoup d’importance aux propos d’Hilter en 1933, Cavaillès dénonce en revanche ensuite les agressions militaires allemandes. 

 

2 - Le résistant

Il est l’un des premiers résistants en France. Fait prisonnier au moment de l’avance allemande, il s’évade en juillet 1940. A l’origine d’un des plus grands mouvements de résistance, Libération Sud, il rejoint le réseau Libération Nord, puis dirige le mouvement Phalanx Z.O. qui deviendra COHORS à l’automne  1942. Il plongera dans la clandestinité en 1942, après avoir été arrêté puis libéré.

 

3 - Vies et mort de J. Cavaillès.

Il participe à des actions de sabotage, au sein de son réseau COHORS ; arrêté en août 1943, il sera fusillé le 17 février 1944.

 

C’est une conférence étayée de nombreux témoignages et documents que nous présente  Michel Chaumet. Pour illustrer son propos, il alterne en effet savamment extraits d’un film, interviews, photographies, s’appuie sur de nombreuses citations, références bibliographiques, alors que peu d’ouvrages ont été consacrés à Jean Cavaillès. Le livre, qui servira de fil conducteur à Michel Chaumet, est rédigé par la sœur de Cavaillès, Gabrielle Ferrières, Jean Cavaillès, un philosophe dans la guerre, 1903 – 1944, Le félin, 2003.

 

Des extraits du film L’Armée des Ombres, de J.P. Melville, adapté du roman de Joseph Kessel, servent d’appui aux propos de notre conférencier, puisque le personnage de Luc Jardie, joué par Paul Meurisse,  représente en somme la synthèse de J. Moulin et de J. Cavaillès. Un extrait du film nous laisse entrevoir les titres de cinq œuvres rédigées par Cavaillès, œuvres que tient dans ses mains le personnage de Philippe Gerbier, joué par Lino Ventura.

 

L’interview présentée, celle de Raymond Aubrac, a été réalisée par Michel Chaumet, quelques jours avant la conférence. Nous comprenons alors quels furent les liens que Cavaillès avait tissés avec Lucie Aubrac pendant les années où ils furent tous deux professeurs au lycée d’Amiens. Nous entendons Raymond Aubrac évoquer la période de La dernière colonne, « pour chasser les Allemands » selon les propos de Lucie Aubrac, et la création du journal Libération, début 1941. Raymond Aubrac raconte la scène où sa femme tenta de faire évader Cavaillès en 1942.

Michel Chaumet précise que Lucie Aubrac sera présente, après la guerre, aux côtés de Gabrielle Ferrières, pour identifier le corps de Cavaillès.

 

Pourquoi alors, malgré son engagement pendant la guerre, Cavaillès sera-t-il ainsi oublié ? Raymond Aron a évoqué le résistant Cavaillès en 1944 en le qualifiant de « Héros ».

Certes, nous rappelle Michel Chaumet (photo ci-contre),  il y a bien eu quelques commémorations, un timbre à son effigie, mais l’homme a très vite été supplanté par Jean Moulin. Pourtant, pour certains, il reste en quelque sorte un « héros pur ».

Michel Chaumet termine son intervention, en précisant qu’un nouveau regain d’intérêt semble s’affirmer aujourd’hui et il reconnaît avoir eu le plaisir, au cours de cette conférence,  de pouvoir rendre hommage à J. Cavaillès.

 

Au terme de cette intervention, le silence s’installe tout d’abord, un silence respectueux à l’égard de ce qui vient d’être dit. Puis viennent les commentaires, les questions posées par les auditeurs : sur le philosophe mathématicien, qui maîtrisait très bien les recherches de l’époque, mais dont l’oeuvre reste difficilement accessible, sur le professeur que fut Cavaillès, sur Saint-Maixent, ville de Résistance.

 

Michel Chaumet, est co-auteur de « La Résistance en Deux-Sèvres, 1940-1944 » avec Jean-Marie Pouplain (Geste édition, 1994 et 2010).

Alya Aglan & Jean-Pierre Azéma, Jean Cavaillès, Résistant ou la pensée en actes, Flammarion, 2002.

Principales publications de Jean Cavaillès :

• Méthode axiomatique et formalisme : essai sur le problème du fondement des mathématiques, Hermann,  Paris ,1938
• Remarques sur la formation de la théorie abstraite des ensembles. Etude historique et critique, Hermann, Paris, 1938
• Sur la logique et la théorie de la science, Presses universitaires de France, 1947
• Transfini et continu, Hermann, Paris, 1947
• Philosophie et Mathématiques, Hermann, Paris, 1962

Sites : http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/187.html     http://www.memoresist.org/Jean-Cavailles-Resistant-ou-la.html

 

 

Quatrième rallye citoyen des collégiens

 


                                   La philosophe Annah Harendt définissait l’éducation sous deux axes croisés complémentaires. Le premier allant de la tradition (faire découvrir aux jeunes un monde, qui leur préexiste) à l’innovation (leur donner les moyens de le faire évoluer). Le second mouvement allant du petit d’homme (dans son individualité vive), à une personne capable de participer à la vie de groupes sociaux, ceci dans un espace de liberté permettant d’opérer des choix.

 

                                  Fidèle à une tradition maintenant bien installée, ce rallye citoyen des collégiens, organisé et animé par la délégation militaire départementale et ses réservistes citoyens et opérationnels, avec le concours logistique de l’ENSOA (Ecole nationale des sous-officiers d’active), a voulu à nouveau répondre à cet objectif  éducatif majeur. Il donne l’occasion à tous ces collégiens de développer leur esprit de citoyenneté, c’est-à-dire leur civisme, leur civilité, leur sens des responsabilités et de l’effort réfléchi en équipe, en respectant des règles collectives à travers des épreuves physiques et tactiques (cohésion, sécurité civile, parcours d’obstacles, course d’orientation), des épreuves d’apprentissage et d’adresse (sarbacanes, simulation ) et des questions à choix multiples variées (citoyenneté, mémoire, connaissance des armées, secourisme Croix rouge française, prévention routière,  connaissance du département, développement durable). Cette action éducative prolonge en effet l’enseignement de défense et de sécurité, dispensé en éducation civique au collège.

                                  Cette manifestation a eu lieu le 25 mai 2011, sous une température estivale, à Saint-Maixent-l’Ecole, sur le site de la foire exposition. A cette occasion, le record des inscriptions a été battu avec 175 jeunes de 14 à 16 ans, dont une quarantaine de « cadets de la défense » ; ils représentaient neuf collèges du département (Denfert-Rochereau, Saint-André, Jean-Vilar, Emile- Zola, Louis-de-Fontanes, Léo-Desaivres, Notre-Dame-de-la-Couldre, Jean-de-la-Fontaine et Anne- Frank).

 

                                  Encadrée par un élève sous-officier, chacune des équipes avait un parcours précis à réaliser dans la journée, en temps limité, incluant des passages à plusieurs stands d’information concernant aussi bien la sécurité civile ( Service départemental d’incendie et de secours, don du sang) que la défense militaire (CIRFA (Centre d’information et de recrutement des forces armées)  terre, CIRFA marine, légion étrangère, gendarmerie nationale et police nationale). Ces pauses appréciées ont permis des échanges variés et fait évoluer nombre de représentations. 

 

                                  L’activité et la bonne humeur des participants faisaient plaisir à voir, jusqu’au moment attendu de la proclamation des résultats et de la remise des attestations, coupes et autres cadeaux (pour les équipes et pour les établissements scolaires concernés), sous le patronage de plusieurs services publics et  associations départementales, dont « Prévention MAIF » et l’ « AMOPA79 », par le secrétaire de cabinet de madame la préfète, le général D. Legrand, commandant l’ENSOA et monsieur Philippe Tiquet, Inspecteur d’académie directeur des services départementaux de l’Education nationale.

 

                                  Forts de cette expérience les organisateurs souhaitent voir renouvelée,  une 5ème édition, en mai 2012, en direction de nouveaux jeunes futurs citoyens.

 

 

Jacques Séguin, commandant de réserve citoyenne, professeur honoraire

 Denis Roussel, commandant de réserve citoyenne, principal

 

 

 

 

PARRAINAGE D'UN ACTE DE MÉMOIRE

AMOPA79 – COLLEGE DENFERT-ROCHEREAU et LYCEE DU HAUT-VAL-DE-SEVRE

DE SAINT-MAIXENT             

par Claude Morillon, (photos prises le 4 septembre 2011 par B. de Litardière)

 

Dans sa séance du 18 mai 2011, la section deux-sévrienne de l'association des membres de l'ordre des Palmes académiques présidée par monsieur l'inspecteur d'académie exprima son désir et sa volonté de s'associer au parachèvement de la pérennisation d'un moment commémoratif lié à la Résistance : celui de la double cérémonie du premier dimanche de septembre se déroulant sur les communes de Saint-Martin-de-Saint-Maixent et de Saint-Georges-de-Noisné.

            Sur les lieux-dits de Ricou et de Cathelogne les 19 et 21 août 44, à l'été de la Libération, furent tués puis inhumés clandestinement deux jeunes résistants, élèves-maîtres de l'Ecole Normale des Deux-Sèvres transférée depuis l'automne 1940 au collège Denfert-Rochereau de Saint-Maixent. Deux ans plus tard, pratiquement jour pour jour, furent inaugurés les deux monuments érigés à proximité des lieux-mêmes du drame : une foule impressionnante, comprenant les plus hautes figures de la Résistance et les plus hautes instances du département, y était rassemblée. L'hommage rendu à Paul Drevin et Paul Veillon, ainsi qu'à Rémi Boux tombé dans le Mellois au cours des mêmes semaines libératrices - tous les trois issus de la même promotion d'élèves-instituteurs dont six entrèrent au sein du réseau Eleuthère et du Triangle 16 -, fut interprété comme le symbole tragique de l'engagement de la jeunesse. Les discours célébrèrent les valeurs de l'Ecole et de la République.

Dans les décennies qui suivront leurs anciens camarades « normaliens », devenus instituteurs, professeurs, chefs d'établissement, inspecteurs de l'éducation nationale... assumèrent seuls la transmission du souvenir et l'organisation commémorative.

            Et vint, plus de soixante ans plus tard, la menace d'une rupture mémorielle ; ce fut en 2007. La mobilisation des énergies qui se développa durant deux années aboutit le 10 février 2010 à une prise en charge par les deux collectivités territoriales de la double cérémonie. Dorénavant le relais civique était assuré. Pourtant il nous est apparu, les membres de la section AMOPA79 se sentant dépositaires de cette mémoire de leurs aînés disparus à vingt ans parce qu'ils désiraient mettre en acte leur idéal de liberté, qu'une présence manquait : celle de l'institution scolaire.

C'est pourquoi nous sommes fiers de pouvoir porter et soutenir cette aspiration. Le collège de Saint-Maixent fut, au coeur de ces « années noires », un foyer remarquable de l'esprit de résistance : des élèves en furent et demeurent des exemples, à commencer par les normaliens, ainsi que des enseignants tels que mademoiselle Veillon, Marcel Chichery, Louis Sureau.

Aussi nous nous réjouissons de l'accueil immédiat et chaleureux que monsieur Alain Meyer, principal du collège, et madame Anne-Marie Borrego, proviseure du lycée, ont réservé à notre proposition que MM. Daniel Brillaud, Inspecteur d'académie honoraire, vice-président de l'AMOPA79 et Claude Morillon, professeur honoraire, leur ont transmise.

Nous n'hésitons pas à dire que nous serions heureux qu'à l'avenir une délégation d'élèves et de professeurs soit présente, voire intervenante, lors de cette cérémonie, laquelle participe aussi de l'histoire de l'établissement et de la mémoire lycéenne. Et nous serions profondément reconnaissants aux conseils d'administration du collège et du lycée de Saint-Maixent l'Ecole d'accepter cette filiation. Ces deux collectivités scolaires seraient ainsi des gardiennes des valeurs qui traversent les générations et construisent l'avenir. Elles s'appellent la liberté, l'égalité et la fraternité. L'école a pour mission de les édifier.

L'AMOPA79 s'honore de parrainer cette transmission en direction de ces deux établissements scolaires.

 

 

 

NIORT :

UNE INDUSTRIE EN VOIE D’EXTINCTION

 

par Michel Chaumet

 

 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire aujourd’hui, Niort bénéficie d’un passé industriel assez riche et varié. Cela résulte, pour une part, de l'évolution historique de cette activité car des vagues industrielles successives sont venues enrichir le patrimoine niortais.

Première dans le temps à apparaître, l'industrie des peaux remonte à l'artisanat qui, dès le milieu du Moyen Age, s'était fixé sur les bords de la Sèvre. Après bien des vicissitudes, la chamoiserie-ganterie a très nettement décliné : seules deux entreprises subsistaient en 1980. Dès les XVIIème et XVIIIème siècles, s'affirma la vocation textile de Niort : dans les petites rues de la vieille ville, de nombreux artisans taillaient des draps et cousaient des étoffes pour en faire de solides habits campagnards alors que d'autres artisans découpaient le cuir pour en faire des chaussures. Mais il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir les ateliers se muer progressivement en usines.

Dans le même temps, quelques inventeurs se lancè­rent dans la construction mécanique : ainsi Jules Marot qui, en 1857, inventa le trieur alvéolaire et qui exploita industriellement son procédé plus tard. Niort produisit des pompes, des pressoirs, des monte-paille, des loco­mobiles et même des automobiles (avec le carrossier Barré). Dans les années 1920, Christol fut le pionnier de l'industrie chimique, avec l'invention d'une huile dénommée christoléine.

Enfin, en 1930, Alexandre Rougier fonda la firme qui allait devenir la pre­mière entreprise du département et qui allait bâtir son succès sur le bois.

Mais la véritable révolution industrielle niortaise ne date que des années 1955-1965, années pendant lesquelles de nouvelles entreprises, parfois décentralisées, firent leur apparition.

Le tout culmina à la fin des années 70 qui virent l’âge d’or de l’industrie niortaise. Il peut être intéressant d’en brosser le tableau à ce moment de notre histoire récente

 

L’apogée de l’industrie niortaise

 

En 1980, la plus importante entreprise niortaise est la société Rougier, détenue majoritairement par la famille qui lui a donné son nom. Sa principale activité est la fabrication de contreplaqués et de panneaux de particules, répartie dans cinq filiales, dont plusieurs au Gabon.

L'ensemble du groupe Rougier emploie environ 5.000 salariés, dont près de 3.000 en France et 2.000 à l’étranger. En ce qui concerne la ville de Niort, Rougier occupe environ 1.500 personnes qui travaillent dans cinq unités de fabrication. Elles marquent suffisamment la ville dans les quartiers de Saint-Florent et de Romagné pour que l'on puisse parler à leur propos de « quartiers Rougier » : la vie des rues y est rythmée par les vagues d'ouvriers qui vont à l'embauche ou qui reviennent du travail, et par les camions qui véhiculent de lourdes charges de grumes.

L'usine-mère, créée en 1928, avait été installée rue Saint-Symphorien, située alors en lisière d'agglomération à Saint-Florent. Après la guerre, le développement de la ville et de l'entreprise motiva l'expansion de la firme en direction du Sud, à Romagné, tout près des embranchements ferroviaires.

Néanmoins, la grande époque de Rougier à Niort est finie et seule l'Outre-Mer offre alors, aux yeux des dirigeants de l'entreprise  des possibilités de développement.

Les autres entreprises du secteur bois-papier-carton sont bien modestes en comparaison de Rougier. La plus importante est la firme Cartorel, installée avenue de Paris sur la zone industrielle de Souché et qui fabrique des classeurs en carton.

La deuxième grande branche industrielle à Niort est constituée par le secteur de la construction mécanique et électrique qui rassemble cinq entreprises principales :

 

•          I'ECE (I'Equipement et la Construction Électrique), située à Trévins-de­Chauray, emploie 555 personnes. L'essentiel du personnel travaille à la fabrication de pièces électroniques destinées au montage de divers appareils pour les fusées, les bateaux, les avions. Les plus gros clients de l'entreprise sont Dassault et la SNIAS, ainsi que nombre de pays étrangers (10 % de la production est exportée). Mais l'usine de Niort est la partie décentralisée de l'entreprise qui conserve, à côté de son siège social, à Paris, les bureaux d'études et les ateliers de prototypes.

•          La COGEM (Compagnie Générale d'Équipement Ménager), souvent encore appelée ENO, du nom de la famille qui a créé l'entreprise (la famille Haineaux), est niortaise par les hasards de la guerre et de l'amour. A l'origine ardennaise, cette entreprise de fonderie fut, en effet, transférée pendant la dernière guerre par Albert Haineaux qui, trouvant femme dans la contrée, décida de s'y établir. La firme emploie 450 personnes au début de l'année 1978.

•          De taille comparable, la Société Pierre Guérin est d’origine mauzéenne et l’unité de Niort est spécialisée dans la production de cuves pour l'industrie alimentaire vendue dans de nombreux pays (Grèce, Algérie, Irak, Yougoslavie, Gabon, U.R.S.S., Pologne...); près de 35 % du chiffre d'affaires est ainsi réalisé à l'étranger. L'usine de Niort emploie 250 personnes dans les bureaux d'étude et les ateliers de chau­dronnerie.

•          L'usine de la RAMO (Réalisation d'Appareils et de Machines-Outils), sise dans une rue proche de la Sèvre, est spécialisée dans la production de machines-outils. Forte de 200 em­ployés, dont une douzaine pour le bureau d'étude, cette entreprise s'est hissée  aux tous premiers rangs du secteur des machines-outils et expédie près de la moitié de sa production à l'étranger (Allemagne, Espagne, Turquie...).

•          La SODELMO (Société d’Electromécanique de l'Ouest), implantée en 1977 sur la zone industrielle de Niort ­Saint-Liguaire, a connu un développement rapide de ses effectifs, puisqu'à la fin de 1979, elle emploie 280 per­sonnes. La SODELMO est spécialisée dans la production de relais électromécaniques, destinés à l'avia­tion et aux télécommunications.

 

Dans le même secteur, celui de la construction mécanique et électrique, on peut encore citer MAT Tubochrom (60 personnes), l'entreprise Redien (55 emplois), Fossier Allard (35 em­plois), EBAC (30 employés), Sellier (20 personnes), Biscara (20 emplois), et la CMDS (10 employés). En 1980, est venue s'installer, en provenance de Magné, la Sévrienne de Construction Métallique (55 emplois).

 

La confection est également une branche importante de l'activité industrielle niortaise, puisqu'elle représente près de 1.400 emplois.

La S.A. Simonnet Océane de Confec­tion, issue d'une vieille affaire nior­taise, d'abord spécialisée dans le bleu de travail, s'est constituée en 1972. Elle produit des vêtements de loisirs et de sports et des vête­ments pour les sports d'hiver.

Ces diverses fabrications ont fort bien réussi à la société qui a ainsi développé son chiffre d'affaires, sa superficie et son personnel (2e rang niortais après Rougier). La société dispose de trois usines. Au siège, situé sur la zone industrielle de Saint-Liguaire, se trouve la fabrication de la plupart des productions : on y emploie 460 personnes. L'ancienne usine de la rue de la Gare fabrique surtout des anoraks (100 employés). Et un autre atelier, situé à Coulonges-sur-l'Autize, produit des « jeans » et emploie une centaine de personnes. Au total, la société employait 660 personnes en 1979, dont 560 à Niort.

Le groupe SANDEFO, originaire de la Région parisienne, est spécialisé dans la production de lingerie féminine et tout spécialement de soutiens-gorge grâce à de la main-d'œuvre fémi­nine, peu qualifiée et peu payée dans des ateliers situés à Chef-Boutonne, à Saint-Loup­sur-Thouet et à Niort. L'usine de Niort, située sur la zone industrielle de Saint Liguaire, emploie un peu plus de 550 personnes.

Enfin, la Société Erna-Boinot, la plus petite des trois, mais qui emploie plus de 200 personnes, est, comme Simonnet, une maison niortaise. Cette société, spécialisée dans le vêtement de luxe et de demi-luxe pour enfants, emploie, comme les deux précédentes, une main-d'œuvre féminine à 90 %, et a également recours à la sous-traitance (60 % de la production). La production est assurée par deux ateliers niortais, l'un situé chemin des Coteaux, l'autre rue Basse, mais aussi par les deux usines de Chiné et de Mougon.

 

La plus ancienne et la plus renommée des industries niortaises n'a plus, aujourd'hui, qu'un rôle marginal dans l'activité de la ville. L'industrie du cuir n'emploie, avec la chaussure, qu'à peine plus de 400 salariés, répartis en sept entreprises. La plus importante d'entre elles est la Société Boinot, vieille entreprise niortaise, qui n'emploie plus que 160 personnes. Les usines sont situées dans la zone industrielle qui s'était constituée à la fin du XIXe siècle sur les rives du fleuve pour en exploiter l'énergie. L'autre chamoiserie-ganterie se trouve également près de la Sèvre, mais à La Roussille : c'est l'entreprise Rousseau. Le reste de l'activité du cuir et de la chaussure est éclaté entre quelques petites entreprises, éparpillées dans la ville.

 

En dehors de ces branches industrielles, il émerge peu d'entreprises notables. Dans l'agroalimentaire, la ville ne possède que quelques petites entreprises : Prolait, Le Petit Chamois, Clouzeau, l'abattoir.

Même situation pour la fabrication de matériaux de construction (Depoutot, SNEC).

Seule émerge vraiment une entreprise chimi­que. La Sheby emploie, en effet, plus de 100 personnes et son usine occupe une large superficie sur la zone indus­trielle de Saint-Florent, où elle voisine avec Rougier. Elle a été installée en 1960, par l'entreprise Reichhold-Beckacite, dans le cadre d'une opéra tion de décentralisation. L'usine de Niort emploie 140 personnes.

 

L’effondrement de l’industrie

 

Dans le domaine industriel, les deux dernières décennies du XXème siècle et le début du XXIème siècle ont signifié, pour Niort, une véritable crise de désindustrialisation, en grande partie liée à l’évolution des pratiques de consommation et à la mondialisation de l’économie.

Pour prendre la mesure de cet effondrement industriel, il suffit de comparer à près de trente ans de distance les effectifs des salariés dans l’industrie niortaise en 1980 et en 2008, après la disparition de la dernière entreprise importante de confection, l’usine Sandefo. Si l’on considère les entreprises de plus de 50 salariés, elles employaient 5080 personnes en 1980. Elles ne regroupent plus que 1664 emplois en 2008. La chute a été vertigineuse : 3529 emplois perdus, soit 69 % des effectifs de 1980. C’est bien d’une liquidation massive de l’industrie qu’il s’est agi et aujourd’hui, Niort n’est donc plus une ville industrielle. Tour à tour, les grands bastions industriels de la ville sont tombés, qu’il s’agisse de Rougier qui a abandonné la fabrication en 1994 ou, pour une activité plus ancienne, Boinot en 2001. Cette période est donc une période noire pour l’industrie niortaise, véritablement sinistrée.

Toute l’industrie traditionnelle de la ville a disparu : tour à tour, les deux dernières chamoiseries en activité, Rousseau et Boinot, ont fermé leurs portes, victimes de l’évolution des goûts des consommateurs et de la concurrence d’autres produits venant de l’étranger. Le secteur de la confection a totalement disparu avec la fermeture d’entreprises qui pesaient lourd autrefois dans le paysage industriel de la ville : Simonnet océane de confection, Erna-Boinot et Sandefo, dernière à s’effondrer.

Après avoir absorbé certains de ses concurrents, Rougier, devenue Rougier Océan Landex (ROL) et être passée sous la houlette de Saint-Gobain, a procédé à plusieurs vagues de suppressions d'emplois pour finir par fermer totalement ses usines niortaises. Disparaissaient ainsi non seulement une entreprise, mais aussi un quartier, des mentalités, une âme ...

La construction mécanique a également été touchée par la disparition de Mat Tubochrom et de la RAMO, victime de plusieurs dépôts de bilan, dont le dernier, mortel, en 2002.

Les entreprises qui subsistent n’ont, elles aussi, pas été épargnées par les difficultés et il n’en est pas une qui ait vu son effectif progresser de façon notable, même si les chiffres d’affaires ont pu s’envoler grâce à l’augmentation de la productivité du travail.

 

Les entreprises qui se maintiennent sont celles qui se sont orientées vers des créneaux spécialisés et porteurs, tels que les équipements électroniques pour l’aviation, l’espace ou le ferroviaire, produits par l’ECE (l’Equipement et la Construction Electrique) dont l’effectif dépasse les 600 salariés et Leach (ancienne SODELMO) qui emploie un peu plus de 250 personnes.

Dans d’autres domaines, cette période a vu progresser ou s’installer des entreprises spécialisées dans des domaines très précis, comme la fabrication de produits plastiques (Proteaux), de chaussures orthopédiques (Gabilly), de verre plat (Siglaver), voire de matelas (Ebac) ou encore d’équipements de cuisson pour le nautisme et les loisirs (Eno). Le maintien de l’activité ou sa progression sont donc passés par une augmentation notable de la valeur ajoutée des produits livrés sur le marché.

Un autre trait caractérise fortement cette période marquée par l’essor des mouvements de capitaux à l’échelle du monde entier : c’est le dessaisissement du contrôle de l’industrie noirtaise par des capitaux extérieurs à la région. Toutes les entreprises de plus de 100 salariés sont aujourd’hui sous direction extérieure : l’ECE est contrôlée par le groupe français Zodiac, alors que Leach appartient au groupe américain Esterline, Guérin au fonds d’investissement anglo-suédois Industri Kapital et la Canam (ancienne Sévrienne de constructions mécaniques) au groupe canadien du même nom. Au total, pour les entreprises de plus de 50 employés, 82 % de l’emploi dépend de décisions extérieures à la région et 43 % est contrôlé par des capitaux étrangers. Est-il besoin de souligner les risques d’une telle désappropriation, notamment lorsque les entreprises sont entre les mains de fonds d’investissement plus soucieux de rentabilité financière que de réussite et de cohérence industrielles ?

Une exception notable à ce constat : le groupe Rougier. En effet, après avoir vendu ses huit usines françaises de panneaux à Saint-Gobain en 1981, la famille Rougier réoriente totalement la stratégie du groupe qui prend alors le nom de Rougier SA en le recentrant sur le commerce international du bois tropical, mais aussi en accompagnant le commerce de bois brut (grumes), d’une valorisation sur place sous forme de sciages et de panneaux, ce qui s’apparente à un transfert d’activités vers des pays à bas coût de main d’œuvre. Dès 1952, en effet, la firme avait acquis des concessions forestières en Afrique (Gabon). Par la suite, elle obtenait des permis d’exploitation en Guyane, au Vanuatu, puis au Cameroun. Lors de la vente à Saint-Gobain, Rougier récupère deux concessions de bois de Saint-Gobain en Afrique, ce qui lui permet d’exploiter 2 millions d’hectares de forêt africaine en 2006, avec une volonté affichée de jouer la carte de l’exploitation durable, tant pour des raisons politico-économiques que par souci d’image auprès du consommateur. Parallèlement, le nombre d'usines africaines de sciage et de fabrication de contreplaqués augmente pour atteindre aujourd’hui sept, au Gabon, au Cameroun et au Congo. Le groupe produit ainsi près de 600.000 m3 de grumes par an, 120.000 m3 de sciages et 32.000 m3 de contreplaqué. Ceci lui permet de renforcer la part de ses produits transformés, à plus forte valeur ajoutée, qui représentent 68 % d’un chiffre d'affaires en constante progression (178 millions d’euros en 2007).

       Mais qu’apporte aujourd’hui Rougier à sa ville de naissance ?

                                   

 

 

Les lycées Paul-Guérin et Gaston-Barré …

quelques dates.

 

 

1917 – Création de l’école pratique de commerce et d’industrie dans l’hôtel de la Roulière, rue Saint Gelais  (actuellement collège Pierre-et-Marie-Curie)

 

1941 – L’école pratique devient collège technique

 

1942 – Le directeur du collège technique se nomme Paul Guérin (on trouvera une biographie dans les pages qui suivent)

 

1948 – Les locaux deviennent trop exigus, on envisage une nouvelle construction dans le quartier Champommier, elle s’achèvera en 1959

 

1959 – Ouverture du lycée technique d’Etat avec collège d’enseignement technique annexé. C’est la plus moderne cité technique du Centre-Ouest avec préparation aux baccalauréats techniques, économiques et arts et métiers ainsi qu’aux différents brevets de l’enseignement professionnel.

Les effectifs de l’année scolaire 60-61 sont :

            pour le lycée : 804 élèves dont 217 filles,  396 internes dont 96 filles

            pour le collège d’enseignement technique (CET) annexé : 251 élèves dont 63 filles

 

1973 – Ouverture du CET carrosserie (photo ci-dessous)

 

 

Il ouvre avec 11 professeurs, les formations sont :

CAP 3ans (certificat d’aptitude professionnelle) Tôlier réparateur,  Tôlier formeur,  Ferreur en carrosserie et Mécanicien en outils à découper et à emboutir

BEP 3ans (brevet d’enseignement professionnel) Carrosserie

CAP 1an Dessinateur en chaudronnerie et tuyauterie industrielle. L’effectif est de 125 élèves.

 

1977 – Ouverture du lycée Thomas-Jean-Main dans les locaux du lycée technique d’Etat. Cette situation ne durera qu’un an.

 

1978 – Le CET devient LEP (lycée d’enseignement professionnel) de la carrosserie et des métiers de l’automobile. Il héberge le CFA (centre de formation d’apprentis) municipal.

 

1980 – C'est le 23 juin 1980 qu'un avis favorable du Conseil municipal de la ville de Niort entérina le choix émis par le conseil d'établissement : le lycée technique d'Etat porterait désormais le nom de « Paul-Guérin ».

 

1990 – Le lycée professionnel de la carrosserie et des métiers de l’automobile prend le nom de « Gaston Barré » (on trouvera une biographie dans les pages qui suivent).

 

1994 – Le lycée Gaston-Barré est intégré à la cité technique Paul-Guérin (cette situation cessera en 2005).

 

2002 – Début de le restructuration des locaux du lycée Paul-Guérin.

 

 

 

 

 

 

 

Paul GUÉRIN

une figure éminente de la promotion de l'enseignement  technique

                                    par Claude Morillon

 

 

 Une enfance poitevine, une ascension scolaire et universitaire exceptionnelle (1906-1945).

 

Il est né le 23 novembre 1906 à Airvault (Deux-Sèvres) dans une famille d'artisans. Après une scolarité primaire brillante, Paul Guérin entre à l'Ecole normale d'instituteurs de Parthenay en 1922. Il eut, là, un professeur de Lettres qui le guida plus tard dans son orientation professionnelle, Roger Thabault (dont les historiens connaissent la grande monographie sur Mazières-en-Gâtine).         En 1926 le tout jeune instituteur, poussé par ses maîtres, décide de poursuivre ses études en préparant le concours d'entrée dans deux Ecoles Normales Supérieures, celle de Saint-Cloud et celle de l'enseignement technique. En 1929, admissible dans les deux, il choisit l'ENSET où il fut marqué par l'enseignement littéraire et humaniste de Jean Guéhenno. Il sort major de sa promotion en 1931 et devient professeur de Lettres – Histoire et Géographie.

Après son service militaire, sa carrière commence en Normandie et en Ile-de-France avant d'être interrompue par la guerre. Mobilisé en septembre 39 comme lieutenant d'infanterie, il échappe à la captivité et reprend, un temps, ses fonctions avant d'être remarqué pour ses talents d'organisateur par la Direction de l'enseignement technique.

C'est ainsi qu'en 1942 il est nommé directeur du collège technique de Niort, alors situé au cœur de la vieille ville, rue Saint-Gelais.

 

 

Un haut fonctionnaire au service de l'enseignement technique au Maroc (1945-1957).

 

C'est Roger Thabault, devenu Directeur de l'Instruction publique dans le Protectorat français, qui l'appela auprès de lui comme directeur de l'enseignement technique. Pendant une décennie leur étroite collaboration opère des réalisations spectaculaires : initiant des sections techniques dans les lycées, créant des centres d'apprentissage, des écoles d'horticulture, œuvrant pour permettre l'accès des jeunes filles à l'enseignement technique... Sa réputation est telle qu'après l'indépendance en 1955 le jeune Etat marocain lui demande de rester deux années encore.

Il revient alors en France avec son épouse, elle-même institutrice, et leurs trois enfants.

 

 

A la tête du prestigieux CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) 1957-1974.

 

Il en fut d'abord le directeur adjoint de 1957 à 1965 avant d'en être porté à la direction, jusqu'à son décès.

Fondé en octobre 1794 et installé à Paris dans les bâtiments de l'ancien prieuré Saint-Martin-des-Champs, le Conservatoire national des arts et métiers procède de la conjonction de deux ambitions révolutionnaires : établir l'inventaire du matériel scientifique et technique de la Nation et encourager les inventions et les perfectionnements techniques.

 


Paul Guérin, au cœur des « Trente Glorieuses », va y poursuivre une action entamée par son prédécesseur, Louis Ragey : en faire un « grand établissement » d'enseignement supérieur dédié à la formation « tout au long de la vie ».

S'il fallait en retenir quelques aspects :

-         le développement de centres associés, en province et dans les dom-tom,

-         la création d'un institut d'informatique,

-         la synergie entre le CNAM et l'Ecole des Mines et l'Ecole Centrale dans le domaine de la formation des ingénieurs en matériaux industriels,

-         l'apparition de cours retransmis à la télévision, ...

 

Doté d'une capacité de travail remarquable, profondément humain, celui dont les collaborateurs ont pu dire qu'il avait géré le CNAM comme « un paysan poitevin », soulignant ainsi sa rigueur et son esprit de justice, est décédé à son poste le 12 novembre 1974.

Paul Guérin avait été nommé Inspecteur général de l'Instruction publique en 1965. Il était officier de la Légion d'honneur, commandeur des Palmes académiques.


Notre établissement, dans lequel se déroulent trois cursus de l'enseignement secondaire - lycée général et technologique, lycée professionnel - est fier d'être placé sous cette personnalité éponyme.

D'après les articles de : Aimé Paquereau (manuscrit, 2004), Roger Thabault (in bull. de l'amicale des anciens de l'EN de Parthenay, 1974) et Jean-Jacques Thiercelin (in bull. du centre d'histoire des techniques du CNAM, 1984).     

 

 

 

 

Gaston BARRÉ 

son aventure industrielle, son ascension et sa chute    par Denis Roussel

 

Lorsque je m’installais  près de Niort, il y a trente-deux ans, je conduisais une Citroën et ma femme une Renault.  Je ne savais rien alors des automobiles Barré : les « Landaulet » (*1) ; « Limousine» (*2) ; « Normande» (*3) et autres « Torpédo» (*4). J’ignorais tout de cette entreprise, qui dura quarante-deux ans (de 1888 à 1930), vendant plus de 3000 automobiles de tourisme et utilitaires et produisant, comme un conte de fées, de belles satisfactions et de grands espoirs, avant de laisser, dans la région, un arrière-goût amer d’inachevé, de tristesse, de nostalgie et de regret.

 

Gaston Barré, fils d’une famille aisée de commerçants, est né en 1864, à Cholet (la même année que Louis Lumière et celle où Karl Marx créa l’Internationale socialiste). A vingt-quatre ans, il est armurier « arquebusier », à Parthenay, lorsqu’il ouvre un magasin-atelier de vélocipèdes, à l’angle de la rue Ricard et de l’avenue de la République, à Niort, comme « loueur et réparateur de cycles » (équipés de caoutchoucs pleins, creux et pneumatiques).

 

A trente ans, il les fabrique (il dépose plusieurs brevets), les vend et les loue, pour des maisons françaises et anglaises.

A trente-trois ans, ce colosse disposant d’une fortune trente fois supérieure à celle de Louis Renault, investit, fabrique des tricycles, puis des quadricycles (premier véhicule commercialisé) équipés de moteurs De-Dion-Bouton, Perfecta ou Darracq. Il fonde, en 1900, les « Etablissements Barré et Cie – Cycles et automobiles », puis les « Automobiles Gaston Barré » dont les trois ateliers (« usines ») se situent rue de Tartifume, rue Langlois et rue de la Boule d’or.

 

L’année 1898 marque, pour ce petit constructeur niortais, le début de son aventure automobile, avec la fabrication des premières voiturettes (avec le volant à droite) (*5), pour lesquelles il reçoit la médaille d’or, à l’exposition universelle de Paris, en 1900.

 

En 1902, son catalogue présente quatre voitures légères (moteur quatre temps monocylindre De Dion-Bouton / Aster / Gnome ou bicylindre Buchet,  accolé à une boîte de vitesse de trois rapports).

 

En 1904, il présente le modèle grand luxe baptisé « Tonneau» (Apparition de l’abréviation « auto »). La « Société des automobiles G. Barré, successeur » est créée en 1906.

Quatre ans plus tard, le siège social est installé à Paris.

 En 1907, il propose sept modèles (moteur monocylindre Ballot).

Les voitures sont assemblées avec des éléments provenant de divers fournisseurs). (*6)

 

En 1912 et 1913, la société remporte le tout nouveau « Tour de France automobile ». Elle produit une voiture par jour. La période est faste. Elle investit le marché des utilitaires et vend en Allemagne, en Belgique, en Espagne et … aux Etats-Unis.

 

Pendant « la Grande Guerre », ce sont quatre-vingt-dix à cent ouvriers qui assurent le tournage de millions d’obus et construisent des petits camions, pour la Défense nationale. Gaston Barré gagne alors beaucoup d’argent.

 

            En 1920, Gaston Barré s’associe avec son fils Maxime. L’enseigne de l’établissement devient : « Maxime Barré, successeur des anciens Etablissements G. Barré et Cie. » En 1923, des difficultés de trésorerie le contraignent à changer la raison sociale, qui devient « Société Barré et Lemberthon, Successeurs ».

 

Dans un contexte niortais favorable (main-d’œuvre hautement qualifiée, environnement économique dynamique, tissu industriel spécialisé), il fait travailler des sous-traitants niortais (les établissements Tirbois / Deversonne / Allard et Lardy) mais aussi des ateliers de charronnage, ainsi que des entreprises de peausserie et mégisserie. Il emploie jusqu’à deux-cent-cinquante ouvriers en 1924 pour commercialiser trois-cents voitures en 1923 et quatre-cents en 1926. En 1927, le départ de son associé Lemberthon, qui a renfloué la trésorerie, amène une nouvelle restructuration : la « SA des automobiles Barré » qui, en 1928, n’assure plus que la fabrication des cycles et les réparations automobiles. La fabrication s’arrête le 5 juin 1930.

 

La mise en liquidation de la société est prononcée  le 1er mai 1933.

 

Des réparations et la vente de pièces détachées sont assurées par des anciens de la maison, pendant quelques années, dans le « Garage Voltaire », fondé en 1929, par Louis et Auguste Cousin, rue Tartifume, près de l’ancienne usine.

           

Ce bricoleur de génie, visionnaire, ambitieux, audacieux, opportuniste, pragmatique, était persuadé, avant l’heure, que l’automobile (futur objet de première nécessité) avait un avenir prometteur et lucratif. Homme d’affaire avisé, organisé, qui avait un sens aigu du commerce, il utilisa son potentiel financier et technique et même la publicité naissante, pour innover et pour asseoir la réputation de son nom.

Il inventa le service pré-vente (il apprenait à conduire à l’acheteur. Les auto-écoles ne seront généralisées que dans les années 30) et après-vente, pour fidéliser ses clients. Il inscrivait ses voitures dans des épreuves sportives et d’endurance : les « concours de tourisme ». Avec ses ingénieurs, il inventa la carrosserie modulable (la « Voiture à la carte ») et fit du luxe et de la robustesse des maîtres-mots très vendeurs.

 

La qualité de ses productions, la fiabilité, l’endurance, (une voiture Barré, équipée d’un moteur Ballot photo ci-contre aurait parcouru un million de kilomètres), les qualités routières et les performances de ses voitures, harmonieuses et fonctionnelles, leur finition (bois précieux, dont l’acajou, soieries, stores, bavolets, glaces biseautées rentrantes, capotage et garnitures en cuir) lui ouvraient la voie du succès et des honneurs (le président de la République, Emile Loubet, l’encouragea au nom de la France, en 1903).

 

Pourtant, la médaille de la célébrité présenta rapidement son revers moins glorieux et plusieurs conditions, simultanées et conjointes, précipitèrent la chute de son entreprise. En effet, l’homme obstiné était aussi un homme autoritaire, intransigeant, qui présentait un certain manque de discernement et imposait ses directives techniques, refusant, dit-on, toute suggestion de la part de ses ingénieurs, sans se soucier de l’évolution du monde automobile. La diffusion de ses voitures fut, pour l’essentiel, régionale (il voulut rester en province).

 

Il se refusa à créer un service compétition et son catalogue était hétéroclite et trop limité (sa gamme évolua peu jusqu’en 1908). Sa production demeura artisanale et il ne voulut pas investir dans une chaîne de montage et de production en série. Le moteur Barré ne fut pas mené à terme, du fait de son opposition et faute de compétences internes.

 

Par ailleurs, il aurait été plus attiré par l’argent et les  bénéfices personnels que par le rendement et l’évolution de son entreprise. Cupide, il utilisa des bénéfices de sa société à des fins personnelles. Il eut une vie mondaine mouvementée à Paris et, lorsque la concurrence et les difficultés financières et commerciales apparurent, il dut s’associer avec l’un de ses actionnaires. Moins présent à Niort, il s’absentait dans son château du Loiret ou dans sa résidence monégasque.

           

Son association avec son fils Maxime, à qui il espérait confier la direction de l’entreprise, fut désastreuse, les employés n’appréciant pas beaucoup ce « fils à papa » qu’ils jugeaient incompétent, flambeur et jouisseur, incapable d’assurer la relève.

            Enfin, le conflit avec l’Allemagne est venu enrayer la « belle mécanique ».

L’après-guerre ne permettra pas de retrouver les cadences de production de l’avant-guerre, alors que la demande était forte. En effet, deux châssis sortaient chaque mois de l’usine, tandis que les commandes étaient de vingt à trente exemplaires par jour. Cette production « Haute couture » ne pouvait plus rivaliser avec celle du « prêt à porter ».

 

Le déclin était irrémédiable. Malgré de légers perfectionnements et l’adoption de moteurs SCAP à « soupapes en tête », les désaccords entre les associés, la suppression des véhicules utilitaires, la production de modèles incapables de rivaliser avec des véhicules de puissance similaires, construits en grande série, dans des entreprises (Peugeot, Renault, Berliet, Citroën, Panhard, Ford …) qui s’organisaient de manière réellement industrielle, (*7) conduisirent cette petite entreprise, maintes fois restructurée, à péricliter.

           

Les « années folles » (le boom parisien des années 1920) sonnèrent le glas d’une folle aventure pour un homme, une entreprise et une ville. Ce passionné de mécanique de précision, qui s’intéressait aux vélocipèdes, meurt à Cholet le 3 novembre 1944, à l’âge de quatre-vingts ans (la France sera officiellement libérée 20 jours plus tard). Il aura été un grand acteur du développement de l’automobile, à l’aube du XXème siècle, en créant des voitures originales, « sans chevaux », carrossées ou en châssis. 

           

J.M. Le Cortec (*8) écrira : « Rares sont ceux qui connaissent encore le nom de ce véritable pionnier des transports, dont on ne trouve guère de traces dans les archives de l’histoire de l’automobile et du cycle, dont il a  pourtant écrit quelques chapitres ».

De fait, les archives sont rares et l’homme est inconnu sur Internet mais il a donné son nom à une marque automobile, qui a contribué  à faire progresser cette grande aventure industrielle, économique et sociale, devenue internationale et  source de nombreuses innovations. Malgré tout, ses ateliers rue de la Boule d’or et rue de Tartifume, démolis et remplacés par des immeubles, ont témoignés à Niort, à la fois de cette formidable épopée et de ce gâchis. Gaston Barré ne deviendra pas un grand capitaine d’industrie (comme le devint Louis Renault) et Niort ne sera pas une capitale de l’automobile.

 

Aujourd’hui, il ne subsiste que trois ateliers, dans les rues Langlois et Bastard-Pradel.

 Quelques collectionneurs (*9) entretiennent amoureusement des voitures, qui ont pu traverser le XXème siècle, dont la fameuse « Torpédo de 8 H.P. » (horse power), à moteur quatre cylindres, avec magnéto Bosch, équipée de pneus niortais Bergougnan (procédé découvert en 1888 par le vétérinaire écossais Dunlop), qui fit le succès de la marque, avec son fleuron haut de gamme : la « Torpédo 16 H.P » de 1911.

Les heurs et malheurs de son parcours sont édifiants pour nous tous.

 

La succession de la célébrité et de la disgrâce nous rappelle notamment la nécessité d’interroger nos a-priori, nos pré-notions et nos certitudes ; d’étudier, de connaître et de comprendre l’évolution des organisations humaines (le changement et l’adaptation permanents de la vie) en même temps que celle du monde ; de ne pas confondre nos intérêts particuliers avec le bien commun ; de toujours considérer que la réussite est fragile par nature et éphémère par essence (le plus dur, c’est de durer !) ; d’agréger des compétences variées, complémentaires, pour constituer des équipes efficaces et réaliser des projets aboutis et… de ne pas oublier la validité universelle et pérenne des morales de fabulistes tels qu’Esope et Jean de La Fontaine, toujours d’actualité, quelles que soient notre situation et notre position sociale.

                                

 La résurgence de cette fameuse histoire se trouve à l’ « Ecole pratique de commerce et d’industrie » de Niort (créée en 1917), qui deviendra le « lycée d’enseignement professionnel de la carrosserie et des métiers de l’automobile Gaston Barré », lycée professionnel que l’on nomme aujourd’hui le « lycée des métiers de  l’automobile et de la logistique Gaston Barré ».

Celui-ci demeure partenaire de l’entreprise Heuliez, installée à Cerizay (spécialisée dans le développement et la production de modules et de sous-ensembles de carrosserie, pour les domaines automobile, ferroviaire, aéronautique, agricole et BTP et innovante en matière de production de véhicules électriques, hybrides et écologiques, comme la « Mia » ou la « Friendly »).

 

Cent ans plus tard, en ce début du XXIème siècle, l’aventure se poursuit

dans le département des Deux-Sèvres.

 

 

Notes :                                                                                                                                          

(*1) Véhicule dont les places-avant étaient découvertes et les places-arrière décapotables. (*2) Conduite intérieure à trois ou quatre portes et six vitres.

(*3) « Torpédo » à usage commercial. (*4) Véhicule de 1 à 5 places, muni d’une capote en toit repliable et de rideaux de côté (sans glaces latérales), qui doit son nom à sa forme aérodynamique, inventée par August Horch et qui rappelle celle d’une torpille ou « Torpédo », en allemand.

(*5) L. Renault promut le volant à gauche en 1920 mais cela ne fut généralisé, en France, que dans les années 40.

(*6) En 1910, deux « Landaulet » furent les premiers taxis de Niort.

(*7) Les industriels produisaient alors des Berlines, des Cabriolets, des Coachs, des Coupés, des Coupés de ville et des Faux Cabriolets.

(*8) « La folle aventure de Gaston BARRE – constructeur d’automobiles à Niort – « Les chemins de la mémoire » ; éditeur à Saintes – 2004

(*9) Un collectionneur niortais possède une automobile Barré de 1913 – Type AB2 -  « Torpédo » 2 places, à moteur Ballot.

 

 

 

Emile Marot

                           industriel moderne et notable conservateur

                                                                                                                  par Jacques Garandeau

       Emile Marot est né à Niort le 19 septembre 1857. Après des études au lycée Fontanes puis à l’université de Poitiers il obtient un diplôme d’ingénieur et rejoint l’entreprise familiale créée par son père Jules Marot qui est spécialisée dans la fabrication de trieurs agricoles.

       Cette industrie née en France, créée tout d’abord dans le but de construire des appareils  à trier et sélectionner les froments, s’est peu à peu étendue au traitement de toutes les céréales, de toutes les légumineuses et de nombreux produits, tant du sol que de l’industrie. (Photo ci-contre Dictionnaire biographique des Deux-Sèvres, 1907, ADS, VI – U)

 

L’apogée des usines Marot

       Jules Marot avait déposé le brevet d’un trieur alvéolaire à double effet en 1857 ; les premiers ateliers de l’usine de trieurs à grains sont construits rue d’Antes à Niort à partir de 1871 ; l’entreprise se développe rapidement dans les années 80. Emile et René Marot succèdent à leur père aux environs de 1880. Emile perfectionne les trieurs en déposant un brevet pour l’ensachage automatique des grains, un trieur à triple effet et une turbine à air permettant le triage des céréales par leur densité.

 

 

 

 

 

De nombreux bâtiments sont construits dans les années 1900 : trois magasins, la fonderie, la menuiserie, le bureau, la ferblanterie. L’atelier de montage date de 1914 et la fonderie est agrandie à la même époque.

 

       Une rude concurrence s’établit entre les trieurs Marot et les trieurs Clert-Biscara, fabriqués également à Niort. Les appareils sont exportés en Europe, en Afrique du nord et en Amérique. Les deux fabriques occupent environ 250 à 300 ouvriers et livrent  5 à 6000 machines par an à l’agriculture, aux brasseries, aux minoteries, rizeries, fabriques de conserves… A cette époque Niort fournit les deux tiers des trieurs fabriqués en France, tant pour les besoins nationaux que pour l’exportation.

 

A partir de 1924, Emile Marot dirige seul l’entreprise, il crée une société à responsabilité limitée en 1931. Lorsqu’Emile  se retire en 1950, son gendre Emile Taudière qui était déjà son associé reprend l’affaire et la dirige jusqu’à son décès en 1967. Mais les techniques évoluent rapidement, les débouchés se raréfient, les activités de l’usine Marot périclitent et la fermeture définitive survient en 1980. Le site est alors  racheté par la ville de Niort qui le consacre au service des eaux.( Affiche, ADS, 41 Fi 122 ci-contre)

     

       Emile Marot préside pendant plusieurs années la chambre syndicale des constructeurs français de matériel agricole. Il fonde en 1900 la chambre de commerce de Niort qu‘il préside jusqu’en 1937, ainsi que la caisse locale du crédit mutuel agricole des Deux-Sèvres. Ses présidences de la commission administrative de l’Hôpital-Hospice, de la Caisse d’Epargne, du bureau de bienfaisance, de la société musicale, de la société des fêtes de charité… font de lui un des notables les plus influents de la ville de Niort.

 

Une carrière politique en dents de scie

       Parallèlement à ces activités économiques et sociales Emile Marot mène une intense activité politique, symbolisée par plusieurs mandats électifs. Elu en 1907 il représente le premier canton de Niort au Conseil général jusqu’en 1927. Entré pour la première fois en 1892 au conseil municipal il accède aux fonctions de maire de Niort en 1904. Il remplit son mandat jusqu’en 1908, date à laquelle il doit céder la place au radical Martin-Bastard… qu’il avait évincé en 1904 ! Il redevient maire en 1919 et doit à nouveau céder la place à un radical, Louis Frère, en 1924.

 

       Dans cette vie qui présente toutes les apparences de la réussite, un drame s’est produit. Son unique fils Jean Marot, ingénieur, est tué dès les premiers combats de la guerre de 1914.

 

       En 1919 il est candidat aux élections législatives sur une liste d’Union nationale républicaine et de défense sociale. Il figure en deuxième position sur la liste composée du colonel Louis de Puineuf, tête de liste, de Gaston Deschamps, de Georges de Talhoüet-Roy et de Paul Mercier.

Voici un extrait de leur profession de foi :

« Le souvenir de ceux qui sont morts pour que la France vive, nous dicte aujourd’hui notre devoir. A l’œuvre donc, sous l’inspiration des hommes éminents qui furent les organisateurs de la victoire, contre toutes les complicités révolutionnaires qui menacent de saboter dans le désordre social cette victoire et la paix en favorisant chez nous les convoitises allemandes, les tentatives de revanche allemande, toutes les entreprises des bochisants et de bolchevisants !

A l’œuvre pour la renaissance des foyers en deuil, pour le soulagement des innombrables victimes de la guerre, pour la protection des veuves et la tutelle des orphelins, pour les revendications légitimes de nos blessés, de nos mutilés, pour la récompense de tous les vaillants auxquels nous adressons ici l’hommage d’une reconnaissance infinie »

       La liste emporte la majorité absolue et tous les sièges. Pour sa part, Emile Marot obtient 39797 voix sur 76089 suffrages exprimés. Il fait partie de la commission du commerce et de l’industrie ainsi que de celles de l’enseignement et des beaux-arts et des marchés de guerre. Il  est l’auteur de rapports sur la création d’un contingent exceptionnel de Légion d’honneur pour le centenaire de la création des écoles supérieures de commerce, sur la nationalisation de l’école d’horlogerie de Besançon, sur les propositions relatives à l’application des conventions internationales en matière de propriété industrielle, sur la création et l’organisation de chambres de métiers.

 

       En 1924 la liste d’Union des gauches obtient sa revanche sur 1919 en obtenant la majorité absolue. Emile Marot est battu, il n’obtient que 34517 suffrages sur 85944 exprimés.

En 1928 il tente à nouveau sa chance. Avec le retour du scrutin majoritaire à deux tours il fait acte de candidature dans la première circonscription de Niort. Il doit s’incliner au second tour devant le radical André Jouffrault. Pendant toute sa carrière politique les radicaux auront été ses adversaires permanents !

 

      Après cet échec, tempéré par le succès de son gendre Emile Taudière à Bressuire il se consacre à ses nombreuses activités locales et à l’exercice de sa profession qu’il n’avait d’ailleurs pas négligé pendant son mandat parlementaire. Il fait partager à ses pairs son expérience des problèmes industriels et commerciaux, qui avaient d’ailleurs inspirés ses principales interventions à la Chambre des députés. Emile Marot est élevé à la dignité de commandeur de la Légion d’honneur le 8 mars 1930 par le ministre du commerce. Il meurt à Niort le 10 avril 1952, à l’âge de 94 ans.

Son domicile, le 61 avenue de Limoges à Niort devait devenir, quelques années plus tard, le siège de l’Inspection académique des Deux-Sèvres.

 

 

 

 

Le groupe Rougier

 niortais puis africain   par Daniel Brillaud

 

 

Après la construction mécanique, l’industrie agro-alimentaire et la confection, c’est l’industrie du bois et du carton qui connut un essor important dans les Deux-Sèvres. Le bois fourni par les taillis, les forêts et par les peupleraies du Marais poitevin avait suscité l’implantation de nombreuses petites scieries. Pendant l’entre-deux-guerres, un deuxième stade d’utilisation du bois apparaît dans des entreprises plus importantes souvent situées dans la vallée de la Sèvre niortaise : le déroulage et la fabrication d’emballages (fromage, beurre) ou de panneaux de contreplaqués.

C’est ainsi qu’Alexandre Rougier et Olivier Cholet créent à Niort, en 1923, une première usine pour le déroulage du peuplier et la fabrication d’emballages légers. En 1930, une autre usine se construit pour la fabrication de contreplaqué à partir d’okoumé importé du Gabon. 400 personnes sont employées à la veille de la guerre de 1939-1945. En 1952, l’entreprise acquiert ses premiers permis d’exploitation forestière au Gabon.

La construction en 1953 d’une usine de fabrication de panneaux de particules agglomérées permet un spectaculaire essor du groupe Rougier : 800 employés en 1956, près de 5000 en 1980 (3000 en France dont 1500 à Niort, 2000 Outre-mer). Quatre nouvelles unités de production sont créées.

Les établissements Rougier et fils sont cotés en bourse à partir de 1959. Le groupe prend le contrôle d’un gros producteur concurrent, l’expansion internationale se poursuit (Gabon, Cameroun, Guyane, Vanuatu…).

En 1970 il est le premier producteur européen de panneaux contreplaqués exotiques et de panneaux de particules.

 

            Après cette période de développement suit un infléchissement de la stratégie : l’activité se recentre sur l’exploitation forestière, la transformation et le négoce international du bois tropical.

En 1981 la société ROL (Rougier Océan Landex), constituée après rapprochement des activités situées en France avec deux autres sociétés, devient vite une filiale du groupe Saint-Gobain dont Rougier et fils se désengage.

Au contraire, en Afrique, Rougier se repositionne puissamment à partir de cette date : transfert des activités de placage à Owendo (Gabon), extension des activités en République Centrafricaine, exploitation forestière et scieries au Cameroun et au nord du Congo. En 2006, le groupe Rougier détient en Afrique plus de deux millions d’hectares de concessions forestières. Il exploite 600.000 m³ de grumes par an. Avec six usines de transformation, il produit 120.000 m³ de sciages et 32.000 m³ de contreplaqué.

Il se situe parmi les premiers intervenants de la filière bois en Afrique centrale.

 

 

 

 

 

 

Dirigeants successifs

 

 

 

Jacques Rougier a présidé la Chambre de Commerce et d’Industrie des Deux-Sèvres (1995-2004)

 

Les Chambres de Commerce et d'Industrie prennent leurs racines à Marseille sous le règne de Henri IV. Un Conseil de Commerce Permanent voit le jour en 1700. Composé de marchands et de fonctionnaires, il doit débattre des grands problèmes économiques du royaume. C'est alors que sont instituées des Chambres Particulières de Commerce, ancêtres de nos établissements consulaires.

Supprimées par la Révolution, elles sont rétablies sous le Consulat en 1802. En 1898, les Chambres de Commerce acquièrent le statut d'établissements publics représentant les intérêts généraux du commerce et de l'industrie dans chaque département de France.
En 1960, l'appellation de Chambre de Commerce et d'Industrie leur est officiellement donnée.
Enfin, en 1964, sont constituées les Chambres Régionales de Commerce et d'Industrie, ainsi qu'au niveau national, l'Assemblée permanente des CCI.

La Chambre de Commerce et d'Industrie Territoriale des Deux-Sèvres, quant à elle, a été créée par décret le 11 avril 1899 et installée un an plus tard. Chargée de gérer les équipements au profit des entreprises du département, elle a mis en place des formations professionnelles par alternance.

 

 

 

Niort, une activité qui n'a pas « manqué de peaux » et qui a dû « jeter les gants » !  par Maximilien Renaud

 

 

L'industrie de Niort est à l'image de l'évolution des technologies et des moyens de transports : elle s'est convertie, et a dû abandonner des pans entiers d'activités. Parmi celles-ci, les activités ganteries et tanneries ont été prédominantes en terme d'emploi et de commerce et ont ainsi marqué le patrimoine architectural et contribué à l’essor de Niort.

Etendage des peaux de chamois ci-dessous

Les activités ganteries et tanneries, ont bénéficié d'un contexte favorable :

 - l'existence de l'eau (la Sèvre), et un débit d'eau suffisant pour activer des machines,

 - une navigabilité de la Sèvre pour aller jusqu'au port de La Rochelle,

 - la présence d'élevages,

 - l'organisation de trois foires de grande renommée durant chacune 8 jours,

 - des hommes ayant su développer leur commerce et leurs relations.

 

Ce domaine d'activité fait partie intégrante de l'histoire de la ville : on en trouve la trace depuis le début du moyen âge jusqu'à la fin du vingtième siècle.

La ville est devenue "port franc" en 1285, ce qui a permis son développement économique et commercial. Le creusement du port à la fin du Moyen Âge assure aussi l'essor commercial de la ville en la reliant à l'océan.

 

Il faut savoir qu'une importante quantité de main d’œuvre était nécessaire pour réaliser tous les stades de la fabrication des produits. Ainsi, en 1744, Niort compte 57 entreprises de chamoiserie et de ganterie qui emploient 400 ouvriers et près de 1 000 femmes et enfants ; soit environ 1/5e de la population. En début des années 1900, ce sont environ 5000 ouvriers qui sont employés. En 1921, plus de 3000 personnes sont employées, dans les établissements et à domicile, à divers travaux de chamoiserie dans la ville.

Il y eut des périodes , notamment avec l'ouverture sur le Canada et les conflits avec l'Angleterre par exemple, où ce domaine d'activité a connu des changements notables tant en terme de volume que de technologie.

 

chaussure d’enfant 1950

Une production assez diverse :

-        culottes de peau pour les régiments de cavalerie 

-        gants pour l'armée et le public

-        marteaux pour les touches de piano

-        fournitures de cuirs pour la cordonnerie (traitement et tannage des peaux)

-        chamoiserie (consiste à traiter les peaux avec de l'huile de poisson de façon à les rendre aussi souples qu'une étoffe)

 

« La grande spécialité de Niort a été jadis la préparation des peaux de bœufs et de vaches, transformées en « buffle » pour les militaires. La suppression des culottes de peaux dans  l'armée par un décret de 1815 a porté un coup mortel à cette fabrication, et les producteurs se sont alors tournés vers la ganterie. Mais ils fournissent aussi des cuirs à la cordonnerie. Les prétendus

 

souliers de  «daim » sont fabriqués avec  du veau chamoisé. Aussi la moitié seulement des produits des chamoiseries niortaises va-t-elle à la ganterie… De 33000 douzaines en 1855, la production monte à  100000 en 1921, à 210000 en 1929 » . (Annales de Géographie. 1934, t. 43, n°246. Meynier André).

 

Une architecture liée aux méthodes de fabrication : des moulins à fouler, des entrepôts, des usines, des fosses ...

 

Des hommes au fil du temps :

 - Pierre Mauduit, chamoiseur avait son atelier au 6, rue des Halles en 1727,

 - Famille MainThomas-Jean Main (né le 28 mars 1745) fils de Thomas Main manufacturier en chamoiserie et plus récemment Antoine Main. Thomas-Jean Main donna à l'industrie locale (traitement et tannage des peaux) un label de qualité en adaptant un procédé anglais de ponçage dont la technique subsista jusqu'au 20ème siècle avant d'être mécanisée. Rédacteur d'un mémoire sur la chamoiserie, celui-ci fut publié en 1787 dans l'Encyclopédie Méthodique sur les Manufactures et les Fabriques.

 - Jean-Ernest Noirot, neveu de Thomas-Jean Main

 - Monsieur Valabrègne de la société Boinot Industries à Niort, dernier chamoiseur encore en activité en France en 2004.

 

Une forte implantation à Niort

 - Tannerie Saraux  sise au 39 rue du Bas-Sablonnier

 - Chamoiseries Boinot sises au Moulin de Bessac, boulevard Main, au chemin du Moulin de Comporté, et rue Henri-Dunant

 - Chamoiserie Noirot: sise au 128 rue du Moulin de Bessac

 - Chamoiserie Martin-Bastard, puis ganterie Rousseau : sise au 70 quai de la Regratterie

 - Ganterie Emile Boyer-Proust sise au 23 rue Voltaire

 - Ganterie Floquet, puis Baujet  sise au 146 avenue de Limoges 

 - Chamoiserie, ganterie Rousseau  sise à La Roussille (St Liguaire)

 - Chamoiserie Plantiveau  sise au 51 rue Jean Macé

Triage des peaux pour la fabrication des gants ci-dessus

 

L'entreprise Boinot a assuré 55 % de la production des gants niortais ; elle est la seule à poursuivre son activité de ganterie jusqu’aux années 1980, puis de chamoiserie jusqu'à la fin des années 1990.

A ce jour tous ces lieux ne sont plus en activité et ont été transformés.

 

Les principales raisons à cet arrêt d'activités sont liées non seulement à la mutation des technologies, à la compétition industrielle internationale, à l'évolution de la mode,  mais aussi, par exemple, à la modification des contraintes dues à la protection de l’environnement : les produits utilisés tels que le sel de chrome et d’autres produits chimiques ne peuvent être déversés dans les cours d'eau lors du lavage des peaux.

 

Le sujet est vaste tant par la technologie employée que par les produits créés. Si, à ce jour, Niort n'est plus concernée par ce domaine d'activité, elle n'en reste pas moins marquée par son histoire, par ses lieux et son équipe de football qui en porte son emblème : « les chamois niortais ».

 

 

 

 

 

 

DE L’AUBERGE DU DAUPHIN

A LA SOCIETE PIERRE GUERIN

par Jacques Séguin

 

 

Aux confins de l’Aunis, de la Saintonge et du Poitou, sur un des chemins qui mène du Poitou à l’Océan, près du confluent du Mignon et de la Bretagne, s’est développé autour de son château le bourg de Mauzé à partir du XIème siècle.

 

Les vicissitudes de l’histoire de France n’épargnent pas Mauzé : rivalités féodales, conflictualités franco-anglaise et guerres de religions se succèdent. Cependant, nous retiendrons l’intérêt de ce site de passage qui va très tôt générer une activité commerciale et l’implantation de nombreuses auberges le long de la grande rue. L’une d’entre elles va retenir notre attention, sise près du pont du Dauphin ou de la Vallée, entre la Bretagne et la rue des Chateliers : l’auberge du Dauphin (l’actuel 179 grand’rue).

 

L’établissement est très ancien, mais aucun document ne permet d’en retracer l’histoire avant le 18ème siècle. Divers aubergistes sont recensés de 1686 à 1794, date de disparition de l’auberge du Dauphin.

De 1788 à 1862, ce fut un relais de poste, l’arrivée du chemin de fer en 1857 modifiant de façon importante cette activité.

Les locaux sont loués de 1886 à 1898 par la commune qui y installe une station d’étalons de l’État dans des bâtiments devenus plus tard l’atelier de mécanique de la Société, occupés aujourd’hui par l’informatique.

Avant la deuxième Guerre Mondiale, le bâtiment du 179 devient la perception.

 

De 1948, date d’acquisition par M. et Mme Pierre Guérin du 179, à 1988, cession à la Société Pierre Guérin, divers achats augmentent la superficie de l’entreprise Pierre Guérin.

1949 : Création à Mauzé de l’entreprise Pierre Guérin, issue d’une affaire familiale de machines agricoles et d’entretien de laiteries.

1951 : Construction de matériel de chaudronnerie pour l’industrie laitière.

1959 : Constitution d’une société anonyme pour une durée de 99 ans « Pierre-Guérin-SA »

1962 : Création de l’usine de Niort

1975 : L’entreprise compte 450 salariés

1978 : Pierre Guérin devient filiale de la société Fives-Cail-Babcock

                                  

 

 

1970-1980 : la société Pierre-Guérin développe ses positions commerciales à l'export, en Europe et Afrique, et devient le distributeur exclusif de la société américaine Triclover pour les pompes, vannes, systèmes de nettoyage en place.

 1980-1988 : Pierre-Guérin SA développe ses capacités d'ingénierie et devient un ensemblier spécialisé dans les process laitiers et alimentaires. En 1985, elle se lance dans les biotechnologies.

1990 : Pierre Guérin SA, un potentiel humain de 400 personnes dont 35 cadres et ingénieurs, deux unités : l’une à Niort, dotée des équipements les plus modernes et performants, l’autre à Mauzé, berceau de l’entreprise.

1993 : Acquisition de la société Moritz, spécialisée dans les techniques d'agitation et mélange.

1995 : Acquisition de Stork-Systemas-Alimentarios à Burgos (Espagne) qui devient Pierre-Guérin-Iberica et lui permet de devenir un acteur majeur sur ce grand marché.

1998 : Acquisition de Biolaffitte, référence mondiale dans le domaine des fermenteurs industriels et de laboratoire appliqués aux biotechnologies

2000 : Création de la filiale Pierre-Guérin-Ltd, pour développer ses ventes, au Royaume-Uni, dans le secteur des biotechnologies.

2002 : Acquisition de Biolaffitte-Inc aux USA, dédiée aux activités biotechnologiques.

2006 : Création de la Joint-Venture-DCI-Biolaffitte aux USA.

Alliance stratégique avec le groupe ATMI pour développer en commun des solutions globales dans les bioréacteurs et les fermenteurs à usage unique.

 

 

Spécialiste des équipements en acier inoxydable, la société Pierre-Guérin possède une gamme diversifiée de produits dédiés aux industries agro-alimentaires (fromages, produits laitiers, produits alimentaires et vins) et de la santé (biotechnologies, cosmétologie, pharmacie).

 

 

photos  :   enseigne de l’auberge, siège social de l’entreprise, usine de Niort

 

 

ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE

 

Niort – lycée Gaston-BARRÉ - samedi 19 novembre 2011

accès par la rue Jean Perrin  (cours d’honneur : entrée principale)

 

Programme  de  la  journée

 

9h à 9h30        Accueil des participants par les membres du bureau

9h30                Assemblée générale 

-       Accueil par Thierry Roul, proviseur du lycée

-    Ouverture de la réunion par  Philippe Tiquet,  président

-    Rapport moral et projets d’activités

-    Renouvellement du conseil d’administration

-    Bilan financier

-    Projets assemblée générale 2012 et bulletin n° 24

-    Nouveaux statuts de l’AMOPA et règlement intérieur de la section

-    Questions diverses

10h30              Remise des décorations

11h45              Apéritif en présence des personnalités

                        Repas amopalien au lycée - Menu du buffet : Assortiment de crudités- Terrine de saumon

                        St Jacques- Chiffonade de rôti de bœuf et blancs de volaille- Buffet de fromages- Tarte

                        feuillantine pralinée et miroir chocolat- Café- Vins assortis.   

14h30              Moment musical avec l’orchestre de chambre AMATINI

15h00              Visite commentée des ateliers du lycée

                        Exposé-débat sur le thème des véhicules électriques

                        Exposition d’une voiture électrique : le Pélican

                        Vincent Dabin (président de Deux-Sèvres Auto-Mémoire) se tiendra à notre disposition    pour commenter  l’exposition Deux-Sèvres  Auto-Mémoire

 

Fin vers 17h30              

 

 

Compte-rendu  financier 2010

 

 

Dépenses en €

 

Recettes en €

 

Assemblée générale

1251.45

Assemblée générale

1500.00

Fêtes et cérémonies

   54.88

Quote-parts cotisations

1233.00

Solidarité

   48.00

Dons

    83.00

Frais de bureau

   48.90

 

 

Affranchissements, photocopies

 501.65

 

 

Frais financiers

   20.80

 

 

Internet

 130.39

 

 

Impression bulletin

 468.74

 

 

Dons

   60.00

 

 

 

2584.81

 

2816.00

 

 

Actif
 

   Passif

 
Compte courant : 3418.58        Report : 3187.39  
Résultat exercice   231.19 A reporter  3418.58

 

 

 

Listes des adhérents 2010-2011 et des promus 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Co =Commandeur              

 

O = Officier

Ch = Chevalier

 

 

M.

ALBINA

Alfred

Ch

79400 Exireuil

 

Mme

NAUDIN

Pierrette

Ch

79230 Prahecq

 

M.

ANDRAULT

Gérard

Ch

79370 Verrines sous Celles

 

Mme

PAILLE

Marie-Thérèse

Ch

79400 Augé

 

M.

ANDRIEUX

Yves

Ch

87310 St Laurent sur Gorre

 

M.

PAIRAULT

Alain

Ch

79260 Romans

 

M.

BARLET

Jean-Henri

O

79200 Parthenay

 

M.

PANNETIER

Michel

Ch

79340 Vasles

 

M.

BAUDOIN

Bernard

Ch

79000 Niort

 

M.

PAULUS

Jean marie

O

79290 Argenton l'église

 

M.

BELY

Jean

Ch

79270 Frontenay R. R.

 

M.

PECHEY

Bernard

O

79150 Etusson

 

M.

BENOIST

Jacques

Ch

79300 Bressuire

 

Mme

PENIT-TA

Minh-Nguyet

Ch

79600 Airvault

 

Mlle

BERGER

Isabelle

Ch

79000 Niort

 

Mme

PETORIN-HEURTEBISE

Andrée

O

79000 Niort

 

M.

BERNARD

Roger

O

79000 Niort

 

M.

PIETRI

Noël

O

79320 Moncoutant

 

M.

BERNARD

Roger

Ch

79500 Melle

 

Mme

PILOT

Monique

Ch

79370 Celles sur Belle

 

M.

BILLARD

Pierre

O

79370 Celles sur Belle

 

Mme

PINEAU

Christiane

O

79000 Niort

 

M.

BJAI

Maurice

O

79000 Niort

 

M.

PINTAUD

Georges

O

79270 Epannes

 

M.

BONNAUD

Michel

O

79360 La Foye Monjault

 

M.

PISTRE

Etienne

Ch

79800 La Couarde

 

M.

BONNEAU

Max

O

79800 Exoudun

 

Mme

PLANTECOTE

Pierrette

Ch

79000 Niort

 

Mme

BOTTE

Emilienne

Ch

79000 Niort

 

M.

PLANTECOTE

Robert

O

79000 Niort

 

M.

BOUCHET

Guy

Ch

79600 Airvault

 

Mme

POHIN-CALLUAUD

Claudine

Ch

79000 Niort

 

M.

BOUCHON

Jean

O

79370 Celles sur Belle

 

M.

POUPARD

Pierre

Ch

79190 Melleran

 

Mme

BOURDOIS

Odile

Ch

79000 Niort

 

Mme

POUPLIN

Noëlle

Ch

79140 Le Pin

 

M.

BOURNEAU

Joël

Ch

79270 Sansais

 

Mme

PRESTAT

Françoise

O

79200 Parthenay

 

M.

BOUTEILLER

Pierre

Ch

79000 Niort

 

Mme

PROUST

Marylène

Ch

79260 La Crêche

 

M.

BOUTET

Claude

Co

79300 Bressuire

 

M.

QUETIN

Claude

O

79260 La Crêche

 

Mme

BOUTET

Michelle

O

79300 Bressuire

 

M.

QUEVEAU

Gérard

O

79140 Le Pin

 

M.

BOUTET

Yves

O

79100 Thouars

 

Mme

QUINTARD

Caroline

Ch

79460 Magné

 

Mme

BRENET

Jacqueline

Ch

79230 Vouillé

 

M.

QUINTIN

Roger

Ch

79460 Magné

 

M.

BRIDIER

Maurice

O

79000 Niort

 

M.

REMONDIERE

José

Ch

79000 Niort

 

Mme

BRILLAUD

Catherine

Ch

33390 Plassac

 

Mme

POUPLIN

Noëlle

Ch

79140 Le Pin

 

M.

BRILLAUD

Daniel

Co

33390 Plassac

 

Mme

PRESTAT

Françoise

O

79200 Parthenay

 

Mme

BROTHIER

Michelle

Co

79000 Niort

 

Mme

PROUST

Marylène

Ch

79260 La Crêche

 

M.

CACAULT

Lionel

O

79000 Niort

 

M.

QUETIN

Claude

O

79260 La Crêche

 

M.

CHAIGNE

André

O

79360 Beauvoir sur Niort

 

M.

QUEVEAU

Gérard

O

79140 Le Pin

 

Mme

CHAIGNEAU-GEFFARD

Marguerite

O

79000 Niort

 

Mme

QUINTARD

Caroline

Ch

79460 Magné

 

Mme

CHARTIER

Marie-Thérèse

O

79100 Thouars

 

M.

QUINTIN

Roger

Ch

79460 Magné

 

M.

CHAUFFIER

Alain

O

79270 Frontenay R. R.

 

M.

REMONDIERE

José

Ch

79000 Niort

 

Mme

CHAUFFIER

Françoise

O

79270 Frontenay R. R.

 

M.

RENAUD

Jacky

Ch

79180 Chauray

 

M.

CHAUMET

Michel

Ch

79230 Aiffres

 

M.

RENAUD

Maximilien

Ch

79000 Niort

 

Mme

CHAUVIERE

Marie-Claire

Ch

79300 Breuil-Chaussée

 

M.

ROBICHON

Franck

Ch

79500 St Martin lès Melle

 

M.

CHIRAUX

Christian

Ch

79000 Niort

 

M.

ROCHE

Paul

Ch

79260 La Crêche

 

Mme

COIRAULT

Ginette

Ch

79200 Parthenay

 

M.

ROCHER

Georges

Ch

79000 Niort

 

M.

COQ

Jean-François

Ch

79000 Niort

 

M.

ROUSSEAU

René

Co

79000 Niort

 

M.

CORBINUS

Albert

Ch

79130 Secondigny

 

M.

ROUSSEL

Denis

Ch

79410 Echiré

 

M.

CORNU

Roger

O

79500 Saint-Romans lès Melle

 

Mme

SAINT-SEVER

Andrée

Ch

79000 Niort

 

M.

COURTADET

Jean

Ch

79300 Bressuire

 

Mme

SALETES

Aline

Ch

17000 La Rochelle

 

M.

CREHIN

Jean-François

Ch

79000 Niort

 

M.

SALETES

Camille

O

17000 La Rochelle

 

Mme

DAMBRINE

Catherine

Ch

79460 Magné

 

M.

SEGUIN

Jacques

O

79270 St Symphorien

 

M.

DE LITARDIERE

Bernard

Ch

79310 Mazières en Gâtine

 

M.

SIBILEAU

Marcel

O

79160 Coulonges sur l'Autize

 

M.

DESCHEMPS

François

Ch

79480 St-Georges de Noisne

 

M.

SIMPLICIEN

Laurent

Ch

79000 Niort

 

M.

DESMIER

Michel

Ch

79410 Cherveux

 

Mme

SLIWA

Pierrette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

M.

DUBOIS

Ulysse

O

79120 Sepvret

 

Mme

SOUCHET

Jeanne Lucette

Ch

79140 Cirières

 

Mme

DUPUIS

Michèle

Ch

79000 Niort

 

M.

SOURISSEAU

Bernard

Ch

79300 Boismé

 

Mme

DUPUY

Christine

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

Mme

THIOLLET

Jeannine

Ch

79000 Niort

 

M.

DURAND

Roger

O

79410 Saint-Gelais

 

M.

TIQUET

Philippe

Ch

79000 Niort

 

Mme

DUVAL

Catherine

Ch

79270 Frontenay R. R.

 

M.

TOUCHARD

Gilbert

O

79320 Moncoutant

 

Mme

EVEN

Catherine

Ch

79250 Nueil les Aubiers

 

M.

TOURNAYRE

Jean

Ch

79420 Beaulieu sous Parthenay

 

M.

FAURY

Gilbert

Ch

79000 Niort

 

M.

VAL

Alain

O

79260 La Crêche

 

M.

FERNANDEZ

Claude

Ch

79270 Frontenay R.R.

 

M.

VALLET

Roger

O

79600 Airvault

 

Mme

FERRET

Claudine

Ch

79210 Saint-Hilaire la Palud

 

M.

VASSEROT

Charles

Co

79000 Niort

 

M.

FOUCHE

Lucien

Ch

79370 Celles sur Belle

 

M.

VENARD

Bertrand

Ch

79290 Bouillé Loretz

 

M.

FOURNIER

Gérard

Ch

79270 Frontenay Rohan R.

 

Mme

VERRET PREVOT

Bernadette

O

79210 Mauzé sur le Mignon

 

M.

FOURRE

Gabriel

O

79450 Saint-Aubin le Cloud

 

Mme

VINCENT

Martine

Ch

79240 Le Busseau

 

Mme

FRADIN

Martine

O

79320 Moncoutant

 

Mme

VOYER

Françoise

Ch

79000 Niort

 

Mme

FRANCOIS

Simone

Ch

79360 La Revêtizon

 

 

 

 

 

 

 

Mme

FREREBEAU

Gisèle

O

79170 Brioux sur Boutonne

 

 

Promotion du 1er janvier 2011

 

Mme

GAILLARD

Paulette

Ch

79000 Niort

 

Mme

PRESTAT

Françoise

O

79200 Parthenay

 

M.

GAILLARD

Robert

Ch

79000 Niort

 

M.

SEGUIN

Jacques

O

79270 St-Symphorien

 

M.

GALIVEL

Claude

O

79300 Bressuire

 

 

 

 

 

 

 

M.

GARANDEAU

Jacques

O

79000 Niort

 

Mme

BAUDRY-PARTHENAY

Marie-Pierre

Ch

86170 CHARRAIS

 

M.

GAROFALO

Julien

Ch

79007 Niort cedex

 

M.

TOURNAYRE

Jean

Ch

79420 Beaulieu sous Parthenay

 

Mme

GENDREAU-DONNEFORT

Simone

Ch

79110 St Martin d'Entraigues

 

 

 

 

 

 

 

M.

GENDRON

Christian

O

79000 Niort

 

 

Promotion du 14 juillet 2011

 

Mlle

GERRIET

Martine

Ch

79200 Parthenay

 

M.

CHAGNOLEAU

Jean-Louis

Co

44319 Nantes

 

M.

GIBOUIN

Xavier

Ch

79370 Sainte Blandine

 

 

 

 

 

 

 

Mme

GILABERT

Andrée-Jeanne

Ch

79310 Mazières en Gâtine

 

Mm

ANCEL

Muriel

O

17000 La Rochelle

 

M.

GIRARD

Jean-Luc

Ch

79300 Noirterre

 

M.

COTTET

Olivier

O

79370 Fressines

 

M.

GRIFFAULT

Guy

Ch

79370 Celles sur Belle

 

M.

FERRON

Jean-François

O

79200 Champdeniers

 

M.

GRIMAL

Denis

Co

79170 Availles/Chizé

 

M.

KEISER

Eric

O

79300 Bressuire

 

M.

GROLIER

Alain

Ch

79800 La Mothe Saint-Heray

 

Mme

PARPAILLON

Sylvie

O

85490 Benet

 

M.

GUAY

Charles

O

79000 Niort

 

Mme

PETIT

Françoise

O

79000 Niort

 

Mme

GUERIN

Monique

Ch

79140 Le Pin

 

Mlle

PROUST

Marylène

O

79000 Niort

 

M.

GUILBOT

Christian

Ch

79100 Thouars

 

M.

SATONY

Daniel

O

79140 Cerizay

 

Mme

GUYON

Huguette

Ch

79000 Niort

 

Mme

SECHET

Yolande

O

79300 Bressuire

 

M.

HAYE

Jean-Marie

O

79100 Thouars

 

 

 

 

 

 

 

M.

JEANNE

Christian

Ch

79000 Niort

 

Mme

BUREAU

Françoise

Ch

79300 Bressuire

 

M.

JOURDAN

Jean

O

79160 Ardin

 

Mme

CHARAMON-HILL

Alison

Ch

79500 Melle

 

M.

JUILLARD

Alain

Ch

79230 Vouillé

 

Mme

COLLET

Patricia

Ch

79000 Niort

 

Mme

JUILLET

Françoise

Ch

79240 L'Absie

 

Mme

COQUET

Martine

Ch

79110 Chef Boutonne

 

Mme

LAFAYE

Elisabeth

Co

79230 Fors

 

M.

DAVID

Bernard

Ch

79000 Niort

 

M.

LARDEAU

Gabriel

Ch

79180 Chauray

 

M.

FORISSIER

Alain

Ch

79403 St Maixent

 

Mme

LAROUSSI

Marie-France

Ch

79100 Thouars

 

M.

GOBIN

Thierry

Ch

79000 Niort

 

Mme

LECAS-REGIMBART

Mariannick

O

79270 Sansais

 

M.

GUERARD

Christophe

Ch

79500 Melle

 

Mme

LEGENDRE

Simone

Co

79100 Thouars

 

Mme

HURAND

Pascale

Ch

79000 Niort

 

M.

LEMOTHEUX

Didier

Ch

79220 Sainte Ouenne

 

Mme

JANCHE

Marylène

Ch

79120 Lezay

 

M.

LEVEQUE

Michel

Ch

79000 Niort

 

Mme

LAURENT-OLIVEIRA

Isabelle

Ch

79000 Niort

 

Mme

LIMOGE

Yvonne

Ch

79240 L'Absie

 

Mme

LE CORRE

Isabelle

Ch

79140 Cerizay

 

Mme

LOUCHOUARN-DEBROU

Nicole

Ch

79140 Cerizay

 

Mme

LONJOUT

Claudette

Ch

79500 Melle

 

Mme

MAGNIEN-RICHARD

Martine

Ch

79100 Ste Radegonde des Po

 

Mme

MARSAULT

Christine

Ch

79200 Parthenay

 

M.

MAGUY

Jean-Marie

O

79000 Niort

 

Mme

MONROUZEAU

Magalie

Ch

79101 Thouars

 

M.

MANGIN

Jean-Pierre

Ch

79160 Coulonges sur l'Autize

 

Mme

PASTUREAU

Christine

Ch

79230 Aiffres

 

Mme

MARCHANDIER

Josette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

Mme

PHILY

Jocelyne

Ch

17100 Saintes

 

Mme

MARCUSSEAU-GARNIER

Pierrette

Ch

79400 Saint-Maixent l'école

 

Mme

PROUST

Marinette

Ch

79390 Thenezay

 

M.

MARSAULT

Philippe

O

79420 Beaulieu sous Parthenay

 

M.

RENAUD

Jean-Philippe

Ch

79320 Moncoutant

 

Mme

MASSON

Marguerite

Ch

79000 Niort

 

Mme

RUIZ-LOPEZ

Marie

Ch

79150 Argenton les Vallées

 

M.

MATTIODA

Daniel

Ch

79000 Niort

 

Mme

SALMON

Maryse

Ch

79000 Niort

 

M.

MELON

Jean

Ch

79100 Mauzé Thouarsais

 

Mme

SALVATIERRA

Corine

Ch

79000 Niort

 

Mlle

MESLET

Véronique

Ch

79270 Sansais

 

M.

SANSAULT

Stéphane

Ch

79370 Mougon

 

Mlle

MICHAUD

Marylène

Ch

79000 Niort

 

M.

SEIGNON

Gilles

Ch

79110 Chef Boutonne

 

M.

MOINARD

Maurice

O

79510 Coulon

 

M.

SIMONET

Christophe

Ch

79300 Bressuire

 

M.

MONNET

Joël

O

79260 Sainte-Neomaye

 

Mme

SIROT

Véronique

Ch

79300 Bressuire

 

M.

MORILLON

Claude

O

79400 Azay le Brûlé

 

Mme

SUIRE

Maryline

Ch

85501 Les Herbiers

 

Mme

MOUCHEUX

Annie

Ch

79240 Le Busseau

 

Mme

TORTAT

Pascale

Ch

79260 La Crêche

 

M.

MOZZI RAVEL

Jacques

Ch

79220 Surin

 

M.

TRONCHET

Guy

Ch

79140 Cerizay

 

Mme

MUSELLI

Nelly

O

79340 Coutières

 

Mme

TRILLAUD

Jocelyne

Ch

79000 Niort

 

 

 

 

 

 

 

M.

ZEMAN

Philippe

Ch

79260 La Crêche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page quatre de couverture : Portrait de Gaston Barré et

photo d’une automobile Barré 1913 quatre cylindres 12/14 HP Collection Deux-Sèvres Auto-Mémoire.