S O M M A I R E

page 2   Composition du bureau de l’association
page 3   Editorial par Daniel Brillaud, inspecteur d’académie honoraire, président de l’AMOPA 79
page 4   Compte-rendu  AG 2007  au collège Marie de La Tour d’Auvergne
page 10 Célébration du bicentenaire des Palmes académiques
page 12 Concours de poésie de Moncoutant
page 13 Rallye citoyen des collèges

Dossier           Maurice Fombeure
page 14  -  Biographie du poète
page 16  -  Bonneuil-Matours : Village Fombeurien
page 17  -  Quand la musique rencontre la poésie
page 19  -  André Pacher

page 20 Ménigoute, un peu d’histoire… qui était Ernest Bâty ?
page 22 Mouton Village
page 23 Le site gallo-romain de Sanxay
page 24 IFFCAM et CPIE
page 25 Festival du film ornithologique
page 26 Programme de l’assemblée générale 2008 et compte-rendu financier
page 27 Liste des adhérents de l’année 2007 et des nouveaux promus 2008

Bulletin d’information de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques des Deux-Sèvres.

Comité de rédaction : tous les membres du bureau avec l’appui logistique du collège Fontanes.

Conception et mise en forme : le secrétariat AMOPA79.

  

LE   BUREAU  DÉPARTEMENTAL  2008

Président 
  Daniel BRILLAUD Inspecteur d’académie honoraire
Vice-présidents
  Max BONNEAU CASU honoraire
    Martine FRADIN Chef d’établissement
    Christian GENDRON Conservateur des musées
    Annaïck  LOISEL Inspectrice d’académie DSDEN 79
Secrétaire
  Camille SALÈTES Chef d’établissement honoraire
Secrétaire adjoint
  Maurice MOINARD Ancien directeur de la fédération régionale du Crédit Agricole
Trésorier
  Michel BONNAUD Instituteur honoraire
Trésorier adjoint
  Jacques  SÉGUIN Professeur honoraire
Membres
  Claude BOUTET Professeur honoraire
    Jean-Michel BRIAND Chef d’établissement
    Christian  CHIRAUX Professeur honoraire
    Catherine  DUVAL Chef d’établissement
    Jacques GARANDEAU Professeur honoraire
    Jean MAGAGNOSC Maître de conférence
    Jean-Pierre MANGIN Professeur
    Claude MORILLON Professeur
    Noël PIÉTRI Instituteur honoraire
    Georges  PINTAUD Chef d’établissement
    Françoise PRESTAT Maire adjoint  de Parthenay
    Claude QUÉTIN Médecin retraité
    Denis ROUSSEL Chef d’établissement
    Aline SALÈTES Professeur honoraire
Vérificateur aux comptes
  Jean JOURDAN CASU honoraire

   

Comité d’honneur

Roger CORNU
Paulette GAILLARD

 Paul DESPILHO
 Simone FRANCOIS
Simone LEGENDRE

René ROUSSEAU
 
Officier de gendarmerie honoraire
Professeur honoraire
Inspecteur d’académie honoraire
SCASU honoraire
Directrice d’école maternelle honoraire
Sous-préfet honoraire

Editorial

Un bicentenaire national.

         Une action patiente sur le terrain : Maurice Fombeure à Ménigoute

1808-2008 : nous fêtons cette année le bicentenaire des Palmes académiques. Certes, depuis Napoléon 1er, la distinction violette a évolué, mais elle est plus que jamais un fort symbole de reconnaissance pour des personnes qui ont beaucoup donné au service public d’éducation, qui ont œuvré pour faire vivre les valeurs de l’Ecole et pour contribuer au rayonnement de cette Ecole ainsi qu’à celui de la langue et de la culture françaises. Vous trouverez dans ce bulletin une histoire des Palmes académiques, et, sur le site AMOPA 79 (en voie d’élaboration), le contenu des interventions lors de la conférence du 7 mai 2008, organisée à l’IUFM à l’occasion du bicentenaire (je me permets de souligner le volumineux et précieux travail d’édition de notre secrétaire Camille Salètes, travail prolongeant celui déjà accompli sur l’histoire du système éducatif).

L’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques a été créée il y a environ cinquante ans. L’AMOPA a naturellement vocation à rassembler ses membres dans un climat chaleureux, notamment dans le cadre d’activités culturelles ; mais surtout, en rapprochant des personnes qui ont été distinguées pour leur dévouement, voire leur militantisme à l’égard de l’Ecole, l’AMOPA n’est-elle pas aussi une association singulièrement bien placée pour défendre et promouvoir les valeurs citées plus haut ainsi que le patrimoine culturel que l’Ecole est chargée de transmettre ou, plus particulièrement, celui qu’elle a généré autour d’elle?

La section deux-sévrienne agit dans la discrétion et la simplicité ; les membres de l’AMOPA 79 n’en sont pas moins fiers de leur patrimoine : dans chacune de nos communes, des enseignants ont marqué les esprits et leur époque ; certains ont été à l’initiative des structures coopératives que l’on connaît ; d’autres, tel Ernest Pérochon, ont eu un regard aiguisé sur la société de leur temps et se sont distingués dans le domaine des Lettres, des Arts, des Sciences. Beaucoup se sont investis dans des combats pour la liberté, l’égalité, la fraternité, tel le colonel Chaumette dans le cadre de la Résistance. L’Ecole deux-sévrienne a souvent joué un rôle d’ascenseur social ; aujourd’hui encore, elle reste performante.

Chaque année, l’AMOPA 79 s’efforce de faire ressortir de l’ombre une ou plusieurs personnalités du département qui se sont illustrées autour de l’Ecole et qui ont rendu des services éminents à la nation. En 2008, nous avons souhaité rendre hommage à Maurice Fombeure. C’est donc au collège de Ménigoute, qui porte son nom, que nous organiserons notre assemblée générale. Nous y offrirons un spectacle centré sur son œuvre poétique en faisant appel à des intervenants de grande qualité (Maurice Pacher, Jean-François Coq…). Merci à nos collègues Maurice Moinard et Claude Morillon de leurs démarches préparatoires.

Ce bulletin comprend naturellement une biographie de Maurice Fombeure ; il présente aussi divers éléments du patrimoine culturel ménigoutais :

- la ville de Ménigoute et son musée,
- le festival international du film ornithologique,
- l’IFFCAM (Institut Francophone pour la Formation au Cinéma Animalier en Ménigoutais),
- le centre permanent d’initiation à l’environnement (CPIE) de Coutières,
- le parc touristique « Mouton-Village » à Vasles,
et, à proximité, mais dans la Vienne, les ruines gallo-romaines de Sanxay.

Lors de l’assemblée générale du samedi 29 novembre 2008, nous choisirons un nouveau site deux-sévrien pour l’AG 2009 : nous vous invitons dès à présent à y réfléchir et, le moment venu, à faire connaître vos propositions. Il nous faudra aussi retenir un programme d’action pour l’année prochaine et, en particulier, des sujets de réflexion, des projets de conférences.

Encore une fois, je souhaite que chaque adhérent - chaque nouveau promu en particulier - puisse trouver du plaisir et de l’intérêt à participer à la vie de notre section départementale, que chacun puisse continuer à tisser des liens d’amitié dans un réseau de nouveaux ou d’anciens collègues, tous animés par le même attachement à l’Ecole.

Daniel Brillaud

                                                                                  Président de l’AMOPA 79

 

Compte-rendu de l'assemblée générale 2007

  L’assemblée générale s’est tenue le 1er décembre 2007 à Thouars, au collège Marie de La Tour d’Auvergne.

Nicolas Mazurier, principal du collège accueille les participants à l’entrée du château puis les conduit, par le grand escalier, à la salle de réception où les attend une table joliment décorée, pleine de viennoiseries et autres douceurs qui donnent le tonus nécessaire à une telle réunion.

Après quelques mots de bienvenue prononcés dans la salle de réunion, il invite notre président Daniel Brillaud à ouvrir la séance.

« Nous avons beaucoup de plaisir à être accueillis dans « le plus beau collège de France », ce beau château construit par Marie de La Tour d’Auvergne, sœur de Turenne, épouse de Henri de la Trémoille, duc de Thouars, au XVIIème siècle. Ce château est un établissement scolaire depuis 1925 : c’est aussi cela, le patrimoine de l’Ecole », déclare-t-il, puis il remercie le principal et son équipe pour la chaleur de l’accueil.

Il cite ensuite les noms des personnalités et élus invités excusés ou représentés ;

            le sous-préfet de Bressuire, Annaïck Loisel, inspectrice d’académie, directrice des services départementaux de l’Education nationale, le président du Conseil général, Jean Grelier, député de la 4ème circonscription et maire de Cerizay, Bernard Paineau, conseiller général Thouars II, Jacques Ducher, secrétaire général de l’AMOPA et Jacques Treffel, président de l’AMOPA,

puis il se réjouit de la présence de Alain Ligné, maire de Thouars, Claude Aubin, conseiller général, vice président de la commission éducation, Patrice Pineau conseiller général Thouars I, Marie-France Laroussi maire adjointe aux affaires scolaires et Gérard Pichot, grande figure de la Résistance, commandeur de la Légion d’honneur, président honoraire du CRRL, maire honoraire de Tourtenay,

et enfin, s’adressant à la salle,

« Je remercie tous les membres de l’association qui, pour beaucoup d’entre eux, ont dû faire de nombreux de kilomètres pour participer à cette journée. J’espère que chacun trouvera la convivialité, le plaisir de saluer un certain nombre de figures plus ou moins familières de l’Ecole deux-sévrienne, le plaisir de découvrir quelques précieux éléments de notre patrimoine. Des éléments, parfois trop méconnus, que nous nous efforçons de promouvoir dans notre bulletin ».

Messieurs Ligné, Aubin et Pineau prendront tour à tour la parole pour nous adresser des mots de bienvenue.

Rapport moral et d’activité

  Présenté par le secrétaire Camille Salètes qui donne des indications sur les présents et transmet les excuses de quelques absents dont Maurice Moinard et Jean-Claude Arnal pour lesquels nous avons une pensée particulière.

Quelques données numériques caractéristiques de notre association

      Adhérents à jour de cotisation :

1998 : 93
1999 93 
2000 : 94 
 2001 : 98
2002 : 105
2003 : 108
2004 : 119
2005 : 128 
2006 : 149  

      Participation à l’assemblée générale :

Le bulletin a été envoyé à 300 personnes (adhérents à jour 149, adhérents non à jour  10, promus de l’année  49, promus des deux dernières années qui n’ont pas encore adhéré  80,  invités et élus 12). Nous avons reçu 102 réponses (34%) dont 48 participations aujourd’hui et en comptant les conjoints ou accompagnants divers, 50 repas seront servis tout à l’heure. Je remercie particulièrement Nicolas Mazurier et Thierry Tessier respectivement principal et gestionnaire du collège pour leur disponibilité et leur engagement efficace dans la préparation de cette journée.

      Activité du bureau :

Le bureau s’est réuni cinq fois dans l’année (les 7 février, 4 avril, 11 juillet, 27 août et 26 septembre).Les membres plus particulièrement impliqués dans la confection et l’expédition du bulletin se sont réunis en plus les 7 et 28 novembre.

 Conférences 

      Invitation à la conférence de Jean-Claude Guillebaud, journaliste, grand reporter, au lycée P. Guérin « A quoi pouvons nous croire aujourd’hui ? » le 15 février 2007.

     « Histoires parallèles du système éducatif français et des établissements scolaires niortais » les 27 juin  et 3 octobre 2007 au lycée de la Venise Verte.

 Les intervenants ayant accepté de confier par écrit leur contribution, il nous a été possible de réaliser un fascicule rassemblant toutes les interventions. Il est ici à votre disposition et tout membre qui en fera la demande ultérieurement, pourra l’obtenir auprès de Georges Pintaud principal du collège Fontanes.

Bulletin  n°19

Cette réalisation a demandé un gros travail collectif et un engagement de tous les membres du bureau, il est un peu plus copieux que par le passé et comporte vingt huit pages. Le contenu est centré sur Thouars et son patrimoine. Nous remercions le Conseil général et en particulier Thierry Poireau, chef du service communication, pour l’aide qu’ils nous apportent.

L’AMOPA 79 a poursuivi son objectif de mise en valeur des personnalités deux-sévriennes qui ont contribué au rayonnement de l’école et apporté des contributions significatives au patrimoine culturel. L’exemple de Pierre Moinot peut être donné (cf. page 9 du bulletin) ; des contacts ont été pris avec sa famille pour envisager l’organisation d’une conférence.

 Concours

Poésie
L’AMOPA 79 a participé au jury du concours de poésie organisé jusqu’en 2006 par l’association Kancel, puis en 2007 par la maison pour tous de Moncoutant, sous l’autorité de Noël Pietri.

Nous l’Europe
Un appel à candidature a été lancé pour le concours « Nous l’Europe », organisé par le bureau national. Rappelons que la France assurera la présidence de l’Union Européenne au cours du deuxième semestre 2008.

Défense et illustration de la langue française

Bourses

L’AMOPA attribue, depuis 20 ans, des bourses à des jeunes particulièrement méritants pour la réalisation d’un projet personnel de stage ou d’études, en France ou à l’étranger, pendant les congés scolaires d’été. Un appel à candidature a été lancé au sein des établissements (retour attendu avant le 1er février 2008).

 Le rapport mis aux voix est adopté à l’unanimité                                                    

Propositions d’activités pour 2008

      Initiatives nationales : 

Préparation des manifestations du bicentenaire des Palmes académiques : le comité d’organisation, réuni à Paris le 12 octobre, invite les sections à organiser des colloques ou des conférences (HQI : haute qualité intellectuelle. Une mémoire de cette commémoration doit être réalisée ; elle devrait rassembler des informations sur les différentes initiatives conduites. Par ailleurs, un concours d’affiches a été organisé.

Une indemnité de 500 euros sera proposée aux délégués des sections qui participeront au congrès 2008 à Québec.

      Initiatives départementales : 

            Jacques Bujault (le lycée agricole de Melle porte son nom) 1771-1824 né à La Forêt sur Sèvre, avocat connu surtout par ses qualités de vulgarisateur agricole. Auteur d’un célèbre almanach, diffusé par des colporteurs à 500.000 exemplaires ! soit lu par plusieurs millions de lecteurs ; a été député des Deux-Sèvres.

René Caillié (le collège de Mauzé porte son nom) 1799-1838 fils de galérien, a réalisé le premier aller retour pour Tombouctou…n’a publié qu’un seul livre, le récit de son voyage.

Henri Clouzot  1865-1941, fils d’enseignant (son père était professeur au collège de Niort) maître imprimeur, libraire, éditeur auteur, journaliste.

Gaston Chérau 1872-1937 romancier, membre de l’académie Goncourt, a soutenu la candidature de Pérochon ancien interne du lycée de Niort son roman Champi tortu raconte ses souvenirs (amers) de potache.

Ernest Pérochon 1885-1942 pour ses « romans scolaires » son livre l’ « instituteur » et sa lettre « si j’étais ministre de l’instruction publique »…

Claire Sainte Soline 1891-1967  pseudo de Nelly Fouillet (père instituteur qui a été aussi maire de Niort) a été la belle mère de Pierre Moinot.

Roger Thabault 1895-1979 (le collège de Mazières porte son nom) ancien élève de l’école normale de Parthenay, inspecteur général de l’éducation nationale  auteur de « Mon village ».

Pierre Moinot 1920-2007 fils d’instituteurs, l’école de Fressines porte son nom académicien, auteurs de nombreux ouvrages et de série télévisées (la Laïque), voir notre dernier bulletin. Des possibilités d’action avec l’AURA et la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres.

Henri Martineau 1882-1958 (le collège de Coulonges porte son nom) spécialiste de Stendhal, fondateur de la revue « le divan ».

Georges Picard 1892-1966 ancien élève de l’EN de Parthenay, historien, poète homme politique.

Georges Bordonove ancien élève du lycée Fontanes auteur de nombreux ouvrages historiques.

Alice et Gabriel Delaunay (l’école de Saint Maixent porte leurs noms) anciens instituteurs, lui est devenu super préfet d’Aquitaine, elle inspectrice des écoles maternelles. Lui a écrit plusieurs livres.

Cette liste est loin d’être exhaustive.

- collège Raymond Migaud à l’Absie,
- collège François Albert à Celles sur Belle,
- collège Henri Martineau à Coulonges sur l’Autize,
- collège René Caillié à Mauzé,
- collège Roger Thabault à Mazières en Gâtine,
- lycée Jacques Bujault à Melle, 1992
- lycée professionnel Thomas Jean Main à Niort,

-    lycée Desfontaines à Melle,
-    collège Maurice Fombeure à Ménigoute,
-    lycée Gaston Barré à Niort,
-    collège Ferdinand Renault à Pamproux
-    lycée Ernest Pérochon à Parthenay, 2002
-    collège Louis Merle à Secondigny
-    lycée Paul Guérin à Niort,

Les membres du bureau feront le choix lors de leur première réunion, probablement en janvier 2008.

  

Renouvellement du bureau

 

Départ  : Danielle Rolland

Entrées : Annaïk Loisel, Catherine Duval et Christian Chiraux.

  

Bilan financier

Le compte-rendu de l’exercice est présenté par le trésorier Michel Bonnaud.

Rapport du vérificateur aux comptes Jean Jourdan :

  En application du mandat que votre assemblée générale du 18 octobre 2003 a bien voulu me donner, j’ai procédé à la vérification des comptes 2006 de la section des Deux-Sèvres de l’AMOPA en présence de monsieur Michel Bonnaud, trésorier. J’ai constaté la parfaite concordance tant en dépenses qu’en recettes avec les titres justificatifs et les enregistrements effectués sur les registres de comptabilité, toutes les opérations apparaissent sincères et véritables. Le bilan définitif à la clôture de l’exercice 2006 s’établit comme suit en euros : recettes 2518.00 ; dépenses 2189.60 ; excédent 328.40 ; solde exercice 2005  3113.08 ; solde au 31 décembre 2006  3441.48.  Niort, le 20 septembre 2007.  Signature.

Il invite l’assemblée à voter le quitus au trésorier.

Le compte-rendu financier est adopté à l’unanimité.

 

Remise des Palmes académiques à onze récipiendaires

 Cérémonie pleine de solennité mais au ton très convivial laissant paraître l’émotion du récipiendaire mais faisant aussi place à l’humour.

 Daniel Brillaud remet les insignes de chevalier successivement à :

Pierrette Begel
Catherine Duval
Danielle Grimaud
Eric Guérineau

 

Christine Motillon
Patricia Rossignol
Hervé Crenner
Véronique Meslet

et à …   …puis Christian Chiraux est fait chevalier par son parrain Denis Roussel,

enfin, Philippe Marsault est élevé au grade d’officier.

Gérard Pichot
Christian Chiraux
Philippe Marsault

 Jean-Claude Arnal ayant eu un empêchement de dernière minute, Daniel Brillaud ne recevra pas sa cravate de commandeur ce jour, néanmoins, pour marquer son départ à la retraite, le bureau AMOPA79 lui a réservé une surprise et c’est Ulysse Dubois qui la concrétise en déclamant quelques vers en patois qu’il a écrits pour la circonstance.

 
L’émotion et les rires se mélangent.
 

 

Apéritif puis repas

 

Servis dans l’ancienne salle des archives des Ducs de la Trémoille, où subsiste encore intactes au plafond les armoiries des Ducs et de Marie de la Tour d’Auvergne.  

 

  

Visite du Collège

 Guidée par Nicolas Mazurier, principal, celle-ci débuta par le réfectoire, aux perspectives époustouflantes, à l’extrémité duquel l’assemblée passa sous la plus grosse des dix-sept cheminées que compte le château.

La montée vers les autres niveaux se fît par l’escalier d’honneur, en marbre rose de Mayenne, puis après un passage par la salle du Palmier, le groupe découvrit la salle du Dôme, point culminant du château. Cette salle abrite une classe de l’IME de Thouars intégrée à la communauté scolaire du collège. De là, une incursion dans la mezzanine de la salle d’arts plastiques permit à chacun de se rendre compte du caractère unique de celle-ci. Le retour vers les étages inférieurs déboucha sur la grande galerie et le CDI dont les poutres, placées à plus de six mètres de hauteur, sont d’origine, à savoir du XVIIème siècle.

Le groupe fit une halte sur le balcon situé sur la façade est du château et offrant au regard de chacun un très beau panorama allant du pont des Chouans sur le Thouet à la vieille ville de Thouars.

 

 

Visite de la vieille ville

 Melle Perrine Baudoin, guide de l’Office du tourisme, conduisit alors la visite ; dans la cour d’honneur, elle rappela l’histoire du Château. Puis le groupe se dirigea vers la chapelle pour une présentation.

cité libre du vieux Thouars
hôtel des trois rois
église Saint Médard

Dans la rue du Château ; différentes explications sur la ville ancienne furent données ; en particulier la maison du XIVème siècle abritant aujourd’hui « la Cité Libre du Vieux Thouars » fit l’objet de commentaires, de même que l’hôtel des trois rois où séjournait Louis XI lorsqu’il venait chasser avec Louis Tyndo (Sénéchal de Thouars, Intendant du roi) ou Philippe de Commynes (seigneur d’Argenton-Château). L’église Saint Médard (XIème, XIIème et XVème siècles), en restauration depuis 1993, fut visitée avant un retour vers les écuries du Château par la rue de la Trémoille.

 

Visite du Centre Régional Résistance et Liberté

 Dans les anciennes écuries du château, sont aujourd’hui aménagés plusieurs centres de ressource et musées dont le CRRL (Centre Régional Résistance et Liberté). Messieurs Pichot, président, et Douarre, directeur, attendaient le groupe pour une visite de ce grand et précieux espace pédagogique très fréquenté par les élèves des écoles, des collèges et des lycées.

Bicentenaire des Palmes académiques

 Cet anniversaire a mobilisé les forces de la section des Deux-Sèvres et sa célébration s’est concrétisée lors d’une conférence (affiche ci-dessous) animée par son président Daniel Brillaud (photo du haut) et avec le précieux concours de (de gauche à droite sur la photo du bas) Claudine Béguier-Parrot, Henri Jamoneau, Annaïck Loisel et Alain Chauffier. Les débats furent animés, des anecdotes souvent savoureuses ont émaillé des propos d’une grande tenue. Cette conférence a fait l’objet d’un compte-rendu (qui sera offert aux participants de la prochaine assemblée générale à Ménigoute) dont on trouvera ci-dessous le préambule écrit par Daniel Brillaud.

 

 L’ordre des palmes académiques a été institué, dans sa forme actuelle, par un décret du 4 octobre 1955, mais sa création remonte, en fait, au décret impérial du 17 mars 1808 précisant les lois du 1er mai 1802 (Bonaparte est 1er Consul) et du 10 mai 1806 (Napoléon 1er est empereur).

 

Un bref rappel sur ces lois :

- La loi générale sur l’instruction publique du 11 floréal an 10 (1er mai 1802) organise l’instruction      publique

1- dans les écoles primaires établies par les communes (instituteurs logés par la commune mais rémunérés par les    parents),

2- dans les écoles secondaires établies par les communes ou tenues par des maîtres particuliers,

3- dans des lycées (un lycée par arrondissement de cours d’appel) ou des écoles spéciales (formations spécialisées de cadres) entretenues aux frais du Trésor public.

- La loi du 10 mai 1806 crée sous le nom d’Université impériale, une corporation publique, hiérarchisée, jouissant, en principe, du monopole de l’enseignement (en fait un enseignement privé subsiste et l’enseignement primaire ne fait pas partie de l’Université), placée sous l’autorité d’un grand maître au sein du ministère de l’intérieur ( le premier fut Louis- Marcelin de Fontanes) .

Par ailleurs, en 1808, sont créées les académies, circonscriptions permettant d’administrer plus facilement l’Université, ainsi que le baccalauréat..

Conscient qu’on ne mène pas les hommes sans leur manifester une reconnaissance proportionnelle à leurs capacités, en 1808, l’Empereur crée divers titres honorifiques afin de « distinguer les fonctions éminentes et de récompenser les services rendus à l’enseignement ». La distinction consiste en trois titres attribués aux membres de l’Université selon leur fonction : au sommet les titulaires, puis les officiers de l’Université, enfin les officiers des académies.

 

Ces titres honorifiques, donnant droit à pension et décoration, pouvaient être rattachés de droit à certaines fonctions ou, par ailleurs, conférés à des membres de l’Université « les plus recommandables par leurs talents ou leurs services ».

La décoration consistait en une double palme (palme et rameau d’olivier), brodée sur la partie gauche de la robe professorale.

En 1850 (décret du 9 décembre), la décoration devient indépendante du grade universitaire et son attribution est étendue aux personnels du primaire et de l’enseignement privé. Il n’y a plus que deux grades : officier d’académie, officier de l’instruction publique.

En 1866 (décret du 7 avril), à l’initiative du ministre Victor Duruy, est instituée une décoration portative, insigne métallique suspendu à un ruban moiré violet : palmes en argent pour les officiers d’académie, palmes en or, avec rosette, pour les officiers de l’instruction publique. Le décret du 27 décembre étend l’attribution aux savants, aux littérateurs, et aux personnes ayant bien mérité de l’instruction publique.

En 1955 (décret du 4 octobre), suite à une première proposition du député Marcel Naegelen, le Ministre Berthoin crée un Ordre comprenant trois grades :

- Chevalier pour un âge de 35 ans minimum, la jouissance des droits civiques et 15 ans d’éminents services

- Officier pour d’éventuelles promotions après 5 années au moins dans le grade de Chevalier,

- Commandeur pour d’éventuelles promotions après 5 années au moins dans le grade d’Officier.

Sont récompensés :

- des personnels, français ou étrangers, relevant du ministère de l’Education nationale.

- des personnes rendant des services importants au titre de l’une des activités de l’Education nationale,

- des personnalités éminentes qui apportent une contribution exceptionnelle à l’enrichissement du patrimoine culturel.

En 1963, l’Ordre des palmes académiques est conservé lorsque le général de Gaulle réorganise les divers ordres et crée l’ordre national du Mérite.

En 2002 (décret du 19 avril) les conditions d’attribution sont assouplies :

- Chevalier : jouissance des droits civiques et 10 années de services au moins,

- Officier : au moins 5 années d’ancienneté dans le grade de Chevalier,

- Commandeur : au moins 3 années d’ancienneté dans le grade d’Officier.

L’avancement doit récompenser des mérites nouveaux.

Le contingent annuel est fixé à 7 570 Chevaliers, 3 785 Officiers et 280 Commandeurs pour des promotions ayant lieu les 1er janvier et 14 juillet par décret pris sur proposition du ministre de l’Education nationale.

L’association des membres de l’Ordre des palmes académiques (AMOPA), présidée par l’Inspecteur général Treffel, comprend environ 30 000 membres ; elle édite une revue et diverses publications, organise des activités culturelles, participe à toutes les initiatives en faveur de la langue française et de la francophonie, aide par des dons de livres les pays scolairement défavorisés, s’efforce de développer à travers le monde les valeurs de l’humanisme et de l’éducation, le dialogue entre les générations.

 La section deux-sévrienne de l’AMOPA comprend 160 membres ; elle s’attache plus particulièrement à promouvoir le patrimoine et les valeurs de l’Ecole républicaine, à faire connaître les personnalités deux-sévriennes qui ont donné leur nom à des établissements scolaires du département, les lieux qui, à des fins pédagogiques et éducatives, gagnent à être visités par nos élèves. Elle organise des conférences et publie, un bulletin annuel.



Le traditionnel concours de prose et poésie de Moncoutant

 En 2008-2009 il s’agira de la 7ème édition de ce concours qui a pour thème : « L’eau ».

C’est maintenant la « maison pour tous »  MPT  de Moncoutant qui a la charge de cette manifestation. Ce concours trouve doucement et sûrement son « souffle de croisière » : seize adultes et quarante enfants ont présenté des textes en 2007.

Il faut dire que l’eau y mène le paragraphe,  y rythme la strophe puisqu’à Moncoutant coule la Sèvre Nantaise.

Depuis 2007, un comité d’organisation regroupe pour environ trois réunions quelques membres des associations suivantes : les amis d’Ernest Pérochon, l’AMOPA des Deux-Sèvres, l’Amuse’rime de Champdeniers, l’essor poétique de La Roche-sur-Yon, le musée-école de La Tour Nivelle et une douzaine d’amateurs  qui s’accordent avec des  responsables de la MPT locale.

Le concours est ouvert à la mi-mai, rappelé pour les scolaires en septembre et clos à l’occasion de l’exposition « L’art de la maîtrise » à la salle des fêtes de Moncoutant, exactement le 10 Janvier 2009 pour cette session.

Pour l’année en cours les réunions auront lieu à Moncoutant, Courlay et Niort Saint-Gelais

Si le thème précisé l’an passé était « l’eau, les moulins, le mystère des sources », celui choisit cette année qui fait suite à l’intervention active des amis d’Ernest Pérochon, le 13 Janvier 2008, sera  encore sous l’influence de l’écrivain  natif du Bocage et sera « L’eau : l’homme et l’eau ».

Nous sommes tous prêts à recevoir les textes, prêts à y découvrir la poésie et prêts à distribuer des prix, puisque le jury issu des associations précitées établit un choix. Cette année, les lauréats ont été particulièrement récompensés avec des livres, des jeux et des objets. Des ouvrages ont été offerts par les associations distribuant  l’eau, conservant les moulins et développant le souvenir des écrivains. Une exposition de photos des moulins de la Sèvre était offerte au public avec le  commentaire de l’auteur : un Anglais du Bocage….

Pour que prose et poésie évoquent l’eau de nos Sèvres et qu’on y rencontre autant l’homme de la Nantaise que celui de la Niortaise, la MPT de Moncoutant engage scolaires et adultes à activer leurs plumes.

Le Ruisseau - premier prix de poésie 2008

 Sous les ramures étoilées
De brume bleue encor voilées,
Parmi les fleurs, parmi les plantes,
Et sous les pâles arbrisseaux,
Où vas-tu donc ô toi qui chantes ?
Où vas-tu donc joli ruisseau ?

Sur les cailloux que tu polis,
Charmé, j’entends ton friselis,
Et sur tes bords que tu enchantes,
Bâtit son nid le bel oiseau,
Où vas-tu donc ô toi qui chantes ?           
O
ù vas-tu donc joli uisseau ?                                          

 

Abreuves-tu de ton cristal,
La demoiselle de métal,
Les fleurs aux poses nonchalantes,
Ou lisses-tu le fin roseau ?
Où vas-tu donc ô toi qui chantes ?
Où vas-tu donc joli ruisseau ?

 

Je vais où vont toutes les choses,
Où va la vie, où vont les roses :
Vers le vaste océan je serpente
Pour disparaître dans ses eaux…
Voilà poète qui déchante
Où s’en va le joli ruisseau !

Auteur : Monsieur Boucher de Grasse 

les jeunes lauréats avec Denis Roussel membre du jury

 


   Mme Maulévrier, Noël Piétri, Mme Barbaud, Roger Durand

 

Le  rallye  citoyen  des  collégiens  des  Deux-Sèvres

A l’initiative des réservistes du département des Deux-Sèvres et avec la Délégation militaire départementale, un rallye citoyen des collégiens a été organisé le mercredi 28 mai 2008 à Niort dans la prairie de Pré-Leroy. Cette manifestation constitue une des étapes du parcours de citoyenneté (enseignement de la défense dans les programmes scolaires des collèges) depuis la suspension du service national et la professionnalisation des armées, pour renforcer le lien Armée-Nation.

Les objectifs sont la promotion et le développement du sens civique, l’entretien de l’esprit de défense et du devoir de mémoire, le renforcement du lien entre la nation et ses forces armées et le développement du goût de l’effort et du travail en équipe.

Les différents acteurs de la défense civile et militaire ont participé à cette journée avec le soutien de la Préfecture des Deux-Sèvres, le Conseil général, l’Inspection académique, la direction départementale de la jeunesse et des sports, la ville de Niort, l’école nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent, l’Office national des anciens combattants et la présence de nombreux partenaires associatifs ou institutionnels dont la section AMOPA79.

Organisation

  8h30 : accueil des équipes puis informations et dernières consignes

9h00 : cérémonie des couleurs en présence des porte-drapeaux

9h10-16h15 : activités du rallye et stands d’informations des quatre armées

16h30 : lecture du palmarès et remise des récompenses

Les élèves, tous volontaires, représentent leur collège, en constituant des équipes mixtes (4ème/3ème/garçons/filles, avec au moins un garçon ou une fille ou un élève de 4ème) de six personnes. Les vingt-deux équipes de collégiens provenant de onze établissements publics et privés du département, chacune encadrée par un jeune élève sous-officier d’active de l’ENSOA, sont soumises à des épreuves intellectuelles et physiques, au cours de douze ateliers, dont le but est d’évaluer leurs connaissances et leurs compétences dans le domaine de la citoyenneté déclinée sous toutes ses acceptions.

Les ateliers

- Mémoire (histoire de France)
- Citoyenneté (éducation civique / connaissances et compétences)
- Secourisme (mise en situation  ne nécessitant pas de formation préalable mais du bon sens)
- Connaissance des armées et de la défense en général
- Topographie (type course d’orientation)
- Tir à l’arc
- Lancer  (force et adresse)
- Chiffre (messages codés)
- Sécurité et prévention routière
- Cohésion (franchir un obstacle bas avec un blessé)
- Écocitoyenneté (développement durable)
- Connaissance du département des Deux-Sèvres

 

 

Récompenses   

Monsieur le Préfet, madame Geneviève Rizzi vice-présidente du  Conseil général, le général Gérard Pecchioli, et madame Danielle Rolland, secrétaire générale de l’inspection académique, ont remis les récompenses aux équipes gagnantes (E. Zola de Prahecq, Notre Dame de Niort, J. Vilar de La Crèche) et chaque participant a reçu un  diplôme, attestant de sa participation.

Les quatre ateliers soulignés ont fait l’objet d’un classement spécifique (cohésion : J. Vilar de La Crèche ; connaissance des Deux-Sèvres : St Exupéry de Niort ; citoyenneté : Louis de Fontanes de Niort ; sécurité routière : E. Zola de Prahecq) avec remise de prix distincts.

 

MAURICE  FOMBEURE

Cent deux ans se sont maintenant écoulés depuis la naissance de Maurice Fombeure, et durant l'année scolaire 2005-2006, les élèves des classes de quatrième ont été amenés, dans le cadre d'un IDD, à se pencher sur le poète Maurice Fombeure, sur sa vie et sur son œuvre éclairée par cette dernière.

Une professeure de Lettres avait donc choisi avec soin des poèmes, regroupés selon des thèmes que les élèves devaient déterminer, élucider et illustrer en créant un cédérom. Parallèlement, d'autres élèves étaient chargés de relever les éléments déterminants de sa biographie et tous sont allés questionner une pensionnaire de la maison de retraite du canton qui avait connu Maurice Fombeure et dont le mari était un de ses amis.

C'est d'ailleurs leur fille, une professeure de Lettres retraitée, qui est à l'origine du nom du collège de ce canton… Car le poète n'est pas, contrairement à ce que vous pourriez présager avant de parcourir ce modeste récit biographique, lié à Ménigoute et à ses alentours !

Maurice Fombeure n'est pas originaire des Deux-Sèvres : il est né dans la Vienne, à Jardres, le 23 septembre 1906, près de Bonneuil-Matour, à La Rue, "un hameau à deux feux", dont l'un est celui de ses grands-parents, et l'autre celui de son oncle et de sa tante ainsi que celui de ses parents, Louis et Juliette. Maurice a une grande admiration pour son père, un républicain, un homme "qui aimait le bois pour le bois, pour ses copeaux de miel, son écorce à bateaux, sa poussière d'or", il le nomme "le Caïd". Sa mère meurt lorsqu'il n'a que treize jours et lui-même faillit faire de même chez une nourrice à Liniers… alors, ses grands-parents maternels le prennent avec eux à Ogeron _commune de Bonneuil-Matours_ et son père vient peu à peu se fixer dans cette nouvelle demeure où quatre générations vivent sous ce même toit une existence quasi patriarcale.

Dès qu'il peut marcher, il explore la forêt de Moulière toute proche ; il est "gardeur d'oies et de vaches, dénicheur d'oiseaux et de proverbes". A douze ans, il est interne au collège de Châtellerault, où "l'exil lui pèse".

Il entre à l'Ecole Normale d'instituteurs de Poitiers en 1922.

portrait pas Suzanne Vattier

 

Depuis l'âge de quatorze ans, il écrit des vers et en 1925 envoie des poèmes à André Salmon qui l'oriente alors vers Jean Cocteau et Max Jacob. Il se rend à la Faculté des Lettres de Poitiers qui est alors logée dans l'hôtel Fumé_ et prépare le concours de L'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud qu'il obtient en 1929.
Pendant ces années d'études, dès que cela lui est possible, il s'échappe vers Bonneuil-Matours ;  il ne peut vivre sans la scierie paternelle, la "rivière, les "truites de bronze" et les grenouilles "aux yeux cerclés d'or", sans ce contact renouvelé avec les eaux, la faune des eaux".
Il découvre la vie parisienne et les milieux littéraires.
En 1930, il épouse une étudiante ès-lettres rencontrée à Poitiers, Carmen Javaugues, qui se fera connaître comme poète sous le nom de Carmen Oriol.
Après son service militaire, il est nommé professeur de Lettres dans les Vosges et en 1932, publie La Rivière aux oies. Après l'avoir lu, son père lui dira "C'est bien, Maurice, tu as eu de la mémoire". Il enseignera également à Arras avant de s'installer, en 1937, dans le sixième arrondissement de Paris.
Il partage désormais son temps entre ses cours et "son établi de poète, une immense table ancienne que lui offrit sa femme pour qu'il puisse y étaler à l'aise ses manuscrits, ses bouquins et ses pipes".
La vie littéraire l'amuse, il possède une table réservée le mercredi soir à la brasserie Lipp. Il fréquente Gustave Kahn, André Salmon, Jean Cocteau, Max Jacob, Paul Valéry, Léon-Paul Fargue… Maurice Fombeure "sait entretenir autour de lui, une atmosphère joyeuse, voire gauloise" avec les bouffées de son inséparable pipe.
Il reçoit le Grand Prix de poésie de la Ville de Paris en 1958.
Il meurt à Paris le 1er janvier 1981.


Paul Claudel le couronne ainsi : "Quand on aime la bonne vieille terre française et la bonne vieille vie française (…), il faut lire Maurice Fombeure, c'est quelqu'un qui parle une certain français, un certain vers français, clair et gai comme du vin blanc, et aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine. La veine de Villon et Charles d'Orléans".

La plus grande partie de ses œuvres a été publiée aux éditions Gallimar. De nombreux poèmes ont été mis en musique par Poulenc, Florent Schmitt, Claude Arrieu, Louis Beydts…

 Et les élèves, lisent-ils toujours Maurice Fombeure?

A vous, lecteurs, de deviner leur empressement frénétique à se plonger dans les œuvres littéraires…

  biographie écrite par  Mme Dominique Righi, professeur documentaliste au collège Maurice Fombeure

 Sa carte de visite :            Maurice FOMBEURE

 Professeur de l'Université
Homme de lettres
Membre de l'Académie Ronsard
Secrétaire de la Société des Gens de Lettres
Chevalier de la Légion d'Honneur
Chevalier du Mérite Agricole
Officier de l'Instruction Publique
Commandeur du Nichan Iftikhar
Sergent de Réserve
Garde-Champêtre Honoraire de Saint Germain des Prés
Maire de la Commune libre d'Ogeron (Vienne)
Membre actif de la "Pédale châtelleraudaise"
Journaliste hebdomadaire et mensuel
Abonné au gaz et à l'électricité de France
Membre de la "Société des Antiquaires de l'Ouest"
Membre du PEN Club

   

Membre de la SACEM, de la SAD, de la SDRM
Membre d'honneur de la Société Sportive:
"Les zèbres de Saint-Germain-des-Prés"
Sociétaire de la Société des poètes français
Membre de plusieurs jurys littéraires
Membre de la Société "Les Amis des Lettres"
Lauréat de l'Académie Française
Lauréat du grand prix de l'Humour 1952
Superstitieux
Petit propriétaire terrien
Conférencier international
Père de famille
Marié
Contribuable
Résigné

 Il portait sur sa lourde épaule

Sa destinée comme un oiseau

Maintenant il dort sous les saules

En écoutant le bruit des eaux

  Peut-on imaginer plus belle épitaphe ? 

C’est celle de Maurice Fombeure gravée sur sa tombe à Bonneuil-Matours. Il l’avait lui-même écrite.

Bonneuil-Matours, Village Fombeurien   

par Jean-François Coq

Si le thème du village occupe une place importante dans l’œuvre de Maurice Fombeure, c’est en raison de son attachement, tout au long de sa vie, au village de son enfance, Bonneuil-Matours.

 Le bourg s’étend entre la grande forêt de Moulière, au sud, et la Vienne, au nord, enjambée par un élégant pont suspendu. La maison d’enfance, celle des grands-parents maternels du poète, se situe dans la côte d’Ogeron, à l’orée de la forêt, en direction de Poitiers.

 Bonneuil-Matours possède une église romane de style poitevin, en belle pierre de Chauvigny, qui se détache sur un fond de verdure, vue de la rive droite de la Vienne. A cet endroit, la rivière a perdu sa sévérité de cours d’eau du Massif Central ; c’est déjà une belle petite sœur de la Loire. Le paysage, aimable, convient à Maurice Fombeure, comme le Chinonais à Rabelais.

 Dans l’œuvre de notre poète, chaque élément symbolise quelque chose. La forêt est un ventre maternel, d’où sortent une flore très riche et une faune où Fombeure, très jeune, a su admirer la salamandre, tachée d’or et « le cerf à la ramure de noir persil ».

Mais la forêt, changeante comme la nature, apparaît aussi comme un monde de violence, un monde mâle : rudesse virile des forestiers au travail, comme Louis Fombeure, père de Maurice, fracas des orages qui font éclater les tronc colossaux des chênes, souvenirs d’hommes inquiétants du passé : charbonniers, rouliers, braconniers et brigands.

 

La rivière, l’eau, c’est le symbole de la femme : l’absente, la mère du poète, morte treize jours après la naissance de son fils, dont seule une photographie exposée au musée, fait découvrir le doux visage ; la femme aimée aussi, Carmen, l’épouse chantée dans plusieurs recueils. L’eau, c’est le monde du mystère, portant à la rêverie mélancolique. Le versant secret de Fombeure s’y rattache.

 

Autre lieu important pour Fombeure, la place de Bonneuil-Matours, vaste, ombragée de tilleuls. Chaque jour au mois d’août, il y venait, souvent avec son fils Jacques, descendant à pied, tant que ses jambes le lui permirent. Dans les années cinquante se tenaient des marchés animés ; Fombeure reconnaissait très bien les personnages les plus en relief : volaillers, maquignons, ou les plus délicatement anciens, comme les vieilles marchandes de fouaces d’Auxances, en bonnet régional.

La place représentait pour lui le théâtre d’évènements dramatiques : affichage de l’ordre de mobilisation en 1914, réquisition des chevaux en 1939, en présence de Louis Fombeure, qui prévoit la débâcle.

 Mais c’est là surtout que notre poète cultivait l’amitié, saluait les anciens camarades de classe, retrouvait, devant un petit déjeuner rustique, ceux qui, comme lui, dans d’autres domaines, représentaient la culture : le naturaliste Pierre Charenton et Pierre Massé, grand érudit en histoire. L’esprit circulait parmi ces hommes, sans aucun pédantisme.

 Maurice Fombeure repose parmi les siens au cimetière, non loin de la Vienne. Mais son souvenir demeure un peu partout à Bonneuil-Matours : à l’école maternelle qui porte son nom, des bambins récitent encore ses poèmes ; le musée le fait découvrir sous des aspects multiples : enfant des champs, normalien, soldat, Poitevin à Paris… Enfin, son ami le pâtissier a voulu aussi nourrir la flamme : il vous proposera un délicieux petit gâteau – un « Fombeure ».

 

La rencontre du poète et du musicien 

Maurice Pacher évoque Maurice Fombeure et ceux qui ont chanté ses poèmes…

 Proche de l’enfant qu’il fut, il s’amuse avec les mots comme un écolier avec ses billes… dans un monde sensuel et naïf, tendre et cocasse… (Y. Gandon)

Maurice Fombeure est né en 1906 à Jardres, dans le département de la Vienne. Il repose depuis 1981 dans son pays natal, à Bonneuil-Matours, près de la Vienne, sa « Rivière aux oies ». En poitevin, son nom signifie « la source », ce qui correspond très bien au personnage : peu démonstratif mais très présent, il sait faire entendre sa musique cristalline à qui le découvre sans être jamais abrupt ni ostentatoire. Toute son œuvre coule depuis sa source comme une rivière aux eaux tour à tour paisibles et claires, légères ou profondes, quelquefois agitées et sombres…

Tout jeune, il écrit une sorte de manifeste auquel il restera attaché toute sa vie. En voici quelques extraits :

Espèce d’art poétique

Je pressens un renouvellement, un rafraîchissement de la poésie… Nous avons pour nous servir un vieux fonds toujours jeune de complaintes et de chansons populaires… Je crois que le salut est là, en y mettant de la mesure toutefois… Il faudrait donner à la poésie une nouvelle virginité. Aujourd’hui, elle a mal à la tête… Lavons-là, brossons-là, promenons-là dans les herbes, dans le vent, dans les bois. Écoutons un peu notre cœur : la tête a joué son rôle. Elle y a failli. Nous n’en voulons plus.  Il faut un peu de fraîcheur sur la Terre : la poésie des gouttes d’eau.

Le cœur d’un village…

Lorsque vers la fin des années 60, mon frère André - de treize ans mon aîné, enseignant et Président fondateur de l’UPCP* Métives - me fit découvrir Maurice Fombeure, ce fut pour moi un véritable coup de cœur semblable à celui qu’il avait lui-même éprouvé quelques temps auparavant. Il nous était si proche ! Nous avions en commun avec ce poète la même enfance paysanne, la même langue maternelle poitevine dont il émaillait avec gourmandise et jubilation certains de ses poèmes. En outre, nous nous aperçûmes très vite qu’un bon nombre d’entre eux étaient structurés sous une forme proche de celle des chansons, il n’en fallait pas plus pour que nos âmes musiciennes se mêlent à son âme de poète et, chacun à notre manière, nous avons mis des mélodies sur les vers de Fombeure. Quelque temps plus tard, fin 1968, nous invitâmes quelques filles et garçons membres des Pibolous (groupe d’expression de musiques et danses de Poitou) à se joindre à nous pour donner le jour au groupe des Piboliens (expression de chansons de pays et poésie).   

Ci-dessus : André et Maurice Pacher en concert
 

…au cœur de Paris

En mai 1972, les Piboliens se sont produits au théâtre Mouffetard à Paris. Nous avions mis en scène un spectacle entièrement consacré à Fombeure intitulé : Le cœur d’un village au cœur de Paris. C’est là que nous avons rencontré le poète pour la première fois. Nous commencions une répétition sur la scène lorsqu’il est entré dans la pénombre de la salle, accompagné par Carmen son épouse et par son fils Jacques. Nous avons mené la répétition à son terme en nous efforçant de faire abstraction de ces présences muettes, ceci afin de garder tant bien que mal notre concentration. Enfin, nous sommes allés à la rencontre de la famille Fombeure. Bien vite, l’anxiété qui nous habitait un peu fit place à une douce émotion favorisée par la chaleur de nos échanges. Maurice Fombeure était visiblement touché. Il se montra tel qu’il était toujours : affable, modeste et ne dédaignant pas de mettre un peu d’humour dans ses interventions. « Globalement, dit-il sur un ton goguenard, j’aime beaucoup le traitement que vous avez fait subir à ma poésie. » Nous en étions fort soulagés… Imaginez que « le traitement que nous avions fait subir à sa poésie » ne lui ait pas plu… Quelle catastrophe !

Plus tard, je me suis rendu compte qu’à cet instant, nous étions déjà complices depuis longtemps sans en avoir conscience… L’espèce d’alchimie provoquée par le mélange de la musique et de la poésie - la musique des mots de Fombeure entrant en harmonie avec la musique de nos voix et de nos guitares - avait fonctionné à merveille. Il y avait là un tel partage d’amour qu’il ne pouvait en être autrement.

 

Fombeure chanté par trois générations successives

Quand je me suis adonné à mon tour à l’écriture de paroles de chansons, mon imprégnation de la poésie de Fombeure m’a beaucoup facilité la mise en forme de mes propres textes. Pour diverses raisons, les Piboliens se disloquèrent en 1974. L’année suivante, j’ai créé l’Ensemble vocal et instrumental Villages composé de deux filles et quatre garçons. Nous avons interprété de nouvelles compositions sur des poèmes de Fombeure parmi des chansons dont j’étais également l’auteur. Villages s’est arrêté en 1981 sans avoir pu procéder à un enregistrement de qualité.

 

Une douzaine d’années plus tard, en 1992, mon frère André me dit : « Il est bien dommage que nombre de tes compositions nouvelles sur des textes de Fombeure ou sur des textes dont tu es l’auteur n’aient jamais été enregistrées, ainsi que tout ce que tu as créé avec Villages… et si nous faisions un projet en ce sens avec Christian (un de ses fils musicien professionnel) et Valérie (ma compagne, musicienne également) ? »

Ainsi est né Naïf (photo du groupe ci-dessus), emprunté à un titre de poème de Fombeure. Naïf s’est produit ici et là dans la région, puis en 1995 nous avons enregistré un album chez Geste éditions. De plus, la même année, nous avons pu filmer en vidéo un extrait de notre spectacle. Il est heureux que ces traces existent aujourd’hui car André décèdera quelques mois plus tard, en 1996 ; et Valérie, opérée d’une tumeur au cerveau en 2001 à l’âge de trente six ans, est restée hémiplégique et aphasique. Ces documents ne sont plus diffusés. Ils sont seulement devenus des témoignages précieux... « Laisser des traces du vivant » : telle était la préoccupation permanente d’André.

 

En conclusion, on peut dire que si en leur temps les musiques des Piboliens, de Villages ou de Naïf sont venues se poser sur les mots de Maurice Fombeure et ses poèmes chansons, c’était à chaque fois pour faire partager le bonheur d’avoir rencontré ce poète pétri d’humanité et le plaisir de le faire connaître.

 

Ils ont composé des musiques sur des poèmes de Maurice Fombeure :

Piboliens : André, Yves et Maurice Pacher.

Villages : Jean-François Bercé et Maurice Pacher.

Naïf : Valérie Pillac, Christian et Maurice Pacher.

  • UPCP : Union Pour la Culture Populaire en Poitou-Charentes et Vendée.


ANDRÉ  PACHER                             par son ami  Jany Rouger

   (d’après sa préface de « Vilajhe a vendre », pièce de théâtre écrite par André Pacher ; Geste Editions 1997)

 La mémoire est une grande maison inachevée (Tahar Ben Jelloun)

1964. La Plainelière de Courlay, “Chez Banie”. La petite arrière-salle de café déborde de tous les côtés, de cris, de sueur, de rires, de chaleur, de musiques et chansons ... Entre deux danses, les hommes assoiffés se précipitent dans le petit  tét  voisin, où trônent pour l’occasion plusieurs barriques.

Et tandis que se huchent les refrains à  boire, l’accordéoniste, à  grand renfort de grosse caisse, prépare le moment tant attendu : car l'on va danser l'avant-deux, la danse reine du Bocage bressuirais : En place pour l’avant-deux ! Les hommes du côté de la musique ! Et en avant-deux!... Encore un coup pour la mariée !

C’est là  que je l’ai vu pour la première fois. Sa tante par alliance, couturière de la mariée, lui avait vanté la gaieté des noces de ma famille, et la qualité de ses danseurs d’avant-deux. Caméra en main, il faisait son miel de cette gaieté-là , entamant alors cette longue carrière de collecteur-militant, où il devait m’entraîner un jour, ainsi que beaucoup d’autres.

La seconde fois, ce fut encore à  Courlay, en 1967.

Un soir d’hiver, dans la nouvelle Salle des Fêtes rutilante, les Ballets Populaires Poitevins donnaient un de leurs premiers spectacles. Et quel spectacle ! Loin des clichés folkloriques, tout respirait la passion et l’exigence : fougue et jeunesse des danseurs et danseuses, qualité des costumes, force et précision des musiques.

Passion pour la culture de son pays, et exigence artistique dans sa restitution. Enthousiasme et émotion partagés : ce soir-là , ainsi que beaucoup d’autres, le public vibra à  l’unisson du Protée-prêcheur menant la danse...        Puis ce fut le début de la grande aventure commune.

 1968. Mon premier “grand” stage. Cinq jours dans une petite école rurale, cadre idéal d’une formation-initiation faite de rencontres, d’apprentissages, d’émotions indicibles, fruits de multiples découvertes, révélation d’une culture si proche qu’elle en devenait éveil à  soi-même, donnant l’impression qu’un immense océan s’ouvrait devant soi, alors que l'on ne suivait auparavant qu’un maigre ruisseau...

De ces quelques années passées à  expérimenter ces formules originales d’une formation d’un autre genre, au cœur du pays, où la vie commune, avec ses plaisirs intenses, prenait le pas sur toute envie ou prétention pédagogique, où la rencontre était bien plus porteuse d’enseignement que la leçon magistrale, où le choc affectif levait les énergies bien plus sûrement que ne l’aurait fait toute volonté de transmission, André Pacher tira la théorie de l’Université rurale, dont se réclament encore nombre d’animateurs, ici ou là , sans toujours en comprendre malheureusement ni la philosophie, ni l’intérêt.

 Ainsi fut André.

Visionnaire, son œuvre n’a pas pris une ride. Rebelle, il ne se laissa aller à  aucune récupération.
Passionné, il agaça ses ennemis et séduisit les autres...Prophète en son pays, il laisse derrière lui un bel héritage.  Et son plus bel héritage, c’est sans doute sa parole.

Combien de formules nous a-t-il laissées, qui résonnent en nous comme autant de références ou de lignes de conduite ? “Après avoir mis le peuple à  l’école, il faut se mettre à  l’école du peuple”...
Le verbe fait le monde, dit le sage.

Le verbe d’André a fait notre monde, à  nous, militants de la culture de cette région.

Histoire de Ménigoute

par Gilles Bertineau

      Rares sont les visiteurs attentifs à ne pas tomber sous le charme de Ménigoute. Regardez ! Mélusine n'est pas loin. Au chevet du petit joyau d'architecture gothique flamboyant qu'est la chapelle Boucard (photo ci-dessous), la sirène dite « enjôleuse » est bien là. Déjà, dans la dernière année du XIXème siècle, l'éminent prélat Monseigneur Xavier Barbier de Montault s'y était laissé prendre dans son texte accompagnant le porte-folio du photographe Jules Robuchon consacré au bourg.

Il écrit donc: « On observe, avec intention symbolique probablement, une sirène provoquant un chanoine qui interrompt sa lecture. » Et voilà, le bien et le mal sont inscrits dans la pierre. Cette scène se trouve de part et d'autre de la fenêtre en ogive et à meneau du chevet de la chapelle. L'attention alors se fixe pour découvrir que, derrière l'entrelacs finement sculpté de volutes et de feuillages, se dissimulent autant d'évocations de «luxure, colère, plaisir, paresse, bestialité», toujours selon Xavier de Montault.

On peut trouver plus de douceur dans le délicat travail sur la pierre. Cette chapelle a sans doute traversé quatre siècles pour apporter aussi un peu de bonheur et de bien-être à nos contemporains. En tout cas, c'était déjà une de ses vocations lors de sa construction.

C'est Jean Boucard, trésorier du chapitre de Ménigoute de 1495 à 1536 qui l'a fait édifier. Cette chapelle à vocation funéraire, en fait le tombeau ostentatoire de son commanditaire, entrait dans un aménagement urbain plus complet.

Tout autour de l'édifice, une aumônerie, dont on peut encore apercevoir des traces sur des ouvertures à accolades, avait pour fonction que « soient nourris et alimentés chaque jour audit hôpital trente pauvres » comme en témoigne une copie vidimée du testament de Jean Boucard conservée à l'actuelle Maison de retraite, place des Cloîtres. Mais, à Ménigoute, la fièvre bâtisseuse avait commencé bien plus tôt, justement sur les lieux de la place des Cloîtres, au XIVème siècle.

En effet, entre les années 1320 et 1328, un chancelier de France, professeur de l'Université de Paris et doyen de la cathédrale de Poitiers, résidant en Gâtine, Jean de Cherchemont, décide de fonder de toutes pièces un collège de chanoines. C'est vraiment à ce moment-là que commence l'essor de Ménigoute. Un impressionnant aménagement sur un hectare et demi transforme alors le petit village rural aux dimensions modestes, comme en atteste le simple porche roman de la fin du XIème siècle de la 1ère église. 

En moins de 10 ans, un logis fortifié pour le trésorier du chapitre, une collégiale, les logements des chanoines, les dépendances nécessaires comme la réserve à vivres, un réseau d'eau souterrain et des douves sont construits. D'importants restes sont encore visibles aujourd'hui et Ménigoute se découvre comme un livre ouvert dont l'histoire n'est pas encore toute écrite. En tout cas, le dynamisme du passé a été un levier déterminant dans l'évolution de la localité depuis la fin du XVIIIème siècle.

  

Ernest Bâty,  un historien local toujours présent

Le 1er janvier prochain, Ernest Bâty aura quitté ce monde depuis 90 ans. De son vivant, d'ailleurs, il ne cherchait pas à rejoindre d'autres univers tant sa vie fut bien remplie, en particulier ici à Ménigoute. Sans doute avait-il trouvé une forme de paradis terrestre dans ce petit bourg de Gâtine ! En tout cas, Ernest Bâty marqua par sa présence intellectuelle le début du XXème siècle, précisément de 1898 à 1911, dans la localité.

Pendant toute cette période, il fut l'instituteur de l'école publique. Il mit dans cette fonction un attachement profond. Par exemple, les rares personnes qui ont eu la chance de porter le regard sur les cartes murales de géographie réalisées de sa propre main sont en mesure de percevoir l'importance de son investissement auprès des enfants d'alors.

A partir de 1904, il cumula aussi la charge d'économe de l'hospice et les archives conservées par la Maison de retraite actuelle témoignent de la rigueur qu'il apportait à cette mission. Il assura aussi un  temps l'intérim au greffe de la justice de paix du canton.

Mais la passion d'Ernest Bâty pour la vie locale le conduisit à en devenir l'historien. Son  «Etude historique sur Ménigoute» de 1910, publiée par la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) fait toujours référence pour qui veut connaître les étapes successives du développement du bourg et des environs.

Excepté quelques autres articles parus dans les bulletins de la SHSDS, le reste de son oeuvre reste inédit. Elle se compose d’une monographie sur l'hospice et d'une autre sur la commune, ainsi que de deux carnets de dessins au crayon, à la plume et au pastel, consacrés aux sites et monuments du secteur. Ce volet illustré des réalisations d'Ernest Bâty reste le plus secret de ses créations. Par contre, ces illustrations révèlent bien la profonde passion que l'historien natif de la Chapelle-Thireuil portait à sa cité d'adoption, Ménigoute.

Aujourd'hui encore, les travaux de ce lettré sont un support incontournable pour les visites guidées locales organisées par le Musée Raoul Royer.

            L’hommage qui lui est rendu dans ce bulletin par la section des Deux-Sèvres de l’association des membres de l’Ordre des Palmes académiques ainsi que l’exposition présentée lors de son assemblée générale à Ménigoute sont en quelque sorte des façons d'honorer un grand aîné qui aurait pu bénéficier de cette distinction.

 

De la maternelle au lycée, le parc touristique Mouton Village propose des activités pédagogiques sur les thématiques qui touchent à l'élevage, au mouton et à ses dérivés : le lait, la laine.

 De nombreuses visites et animations, adaptées à chaque cycle, sont proposées sur le site

Le jardin des agneaux : plusieurs formules de visites éducatives, accompagnées par un animateur, dans un parc arboré de 6 ha aux 6 000 arbres où évoluent 23 races de moutons du monde entier et autres animaux à laine surprenants


La bergerie fromagère : visites et activités autour de la fabrication du fromage au lait de brebis, une activité unique en Deux-Sèvres.

A la maison du mouton : Découverte de la transformation de la laine de la tonte au produit fini : lavage, cardage, filage, feutre, teinture végétale, tissage…

Activités pédagogiques : manipulation de la laine et fabrication d'objets,

  Spectacle d’Automates, évoquant l’histoire du mouton à travers les âges,

 Diaporama Géant, présentant la vie quotidienne des éleveurs.

  

SANXAY….une énigme ?

 

A six kilomètres de Ménigoute, sitôt franchie la frontière du département, on peut découvrir le site monumental de Sanxay :

-    adossées à une verdoyante colline, les ruines  d’un  théâtre  pouvant  contenir de six àhuit mille personnes !

-         les vestiges de thermes couvrant près de sept mille mètres carrés dont la construction remonte au deuxième siècle

-         les ruines d’un temple aux dimensions impressionnantes bordé d’un déambulatoire en forme de croix grecque

-         sans doute quelques autres vestiges qui restent encore à découvrir car le site s’étend sur une superficie de vingt hectares…

 

Oubliées pendant des siècles, les ruines de Sanxay ne furent révélées qu’en 1881 lorsqu’un cultivateur découvre en labourant son champ une série de pierres sculptées dont il parle au père Camille de La Croix, archéologue travaillant alors sur les ruines de Poitiers. L’incrédulité puis des controverses animèrent longtemps (et peut-être encore ?) le monde des archéologues et des historiens .

 Comment un ensemble aussi monumental pouvait-il se trouver là, à l’écart de toutes voies importantes et loin de toute agglomération ?

Pourquoi les romains ont-ils construit à cet endroit un imposant théâtre, une station balnéaire ?

S’agit-il d’un ancien sanctuaire gaulois remis au goût du jour par les envahisseurs romains que les chrétiens ont ensuite ruiné comme étant contraire à leur foi ?

 

La date des constructions comme celle de leur destruction sont fort imprécises, on reste dans le domaine des hypothèses… l’énigme subsiste, il n’en reste pas moins que ces ruines attirent désormais les touristes et les curieux et que le théâtre est utilisé chaque année par un prestigieux festival d’art lyrique.

 


Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute

  L'IFFCAM, institut dédié aux formations au cinéma animalier, est né dans le sillage du Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute où, depuis plus de vingt ans, le documentaire animalier a trouvé un lieu de promotion privilégié.

Le Conseil général des Deux-Sèvres porte le projet IFFCAM. Il a acquis une propriété de 70 hectares située à la Grimaudière de Coutières à proximité de Ménigoute. Cet espace naturel est à la disposition des étudiants pour leur apprentissage aux différentes techniques du film animalier. L'ensemble immobilier a été adapté aux exigences d'une école de cinéma : salles de cours, studios de montage, salles de conférence et de projection.

L'IFFCAM propose des ateliers de formation spécifiques à la vidéo et à la photographie, ainsi que des formations supérieures avec l'Université de Poitiers :

- Diplôme d'Université en méthodes et techniques de réalisation du film documentaire animalier ;

- Diplôme d'Université en méthodes et techniques de la photographie nature et animalière ;

- MASTER 2 de Réalisateur de documentaire animalier.  

 

Nicole Devaux

  Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement de Gâtine Poitevine

  Aujourd’hui, l’environnement est devenu une préoccupation largement partagée : l’accumulation des déchets, la pollution de l’air, la gestion de l’eau, la dégradation des espaces naturels, autant d’exemples qui illustrent l’acuité des questions liées à l’environnement.

Sensibiliser, éduquer, informer, c’est agir jour après jour pour aller vers des comportements collectifs et individuels responsables en direction d’un développement durable.

Ainsi, l’équipe permanente du CPIE de Gâtine Poitevine conçoit avec vous les programmes d’animation en liaison avec les objectifs pédagogiques des groupes tout en privilégiant la démarche de projet et la connaissance des richesses d’un territoire.

Nous vous proposons :

·        des séjours de classes transplantées de deux à dix jours,

·        des ateliers de découverte d’une journée ou d’une demi journée selon le projet pédagogique de

      l’enseignant dans l’établissement scolaire ou au CPIE,

·        nos équipements pédagogiques :

-   l’espace éducatif jardin : le jardin des sens, le carré des enfants, la mare pédagogique vitrée et la maison des jardiniers,

-   des salles d’activités, des malles pédagogiques sur différents thèmes, des expositions,…

-  des lieux de vie : la maison avec son hébergement et sa salle de restauration  (35 personnes maximum).

 Marie Whitead  Responsable pédagogique

 Contacts : CPIE de Gâtine Poitevine 79340 Coutières   www.cpie79.fr    courriel :cpie.deux.sevres@cegetel.net

 

 

24ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORNITHOLOGIQUE

 Pour sa 24ème année consécutive, Ménigoute, 900 habitants, va accueillir pendant six jours 30 000 festiva­liers. Du 28 Octobre au 2 Novembre 2008, ce sont plus de 60 heures de projections, 27 heures de conféren­ces-débats, 80 heures de sorties et plus de 100 heures d'animations qui vont s'écouler au rythme de la nature. Ménigoute, le rendez-vous tout naturel, va offrir aux visiteurs un autre regard sur la nature. Emer­veillement, découverte, initiation et partage : autant d'approches pour comprendre et respecter la nature.

Depuis vingt-quatre ans, le festival est le rendez-vous incontournable des cinéastes animaliers, des militants de la protection de l'environnement et des amoureux de la nature. Il s’agit de réunir à la fois ces acteurs de la protection de l'environnement et un public de plus en plus concerné par les questions de développement durable. Ainsi, pendant une semaine, diverses approches sont proposées pour comprendre et pro­téger la nature :

 S'émerveiller avec le cinéma animalier

Projection de quarante films documentaires animaliers en provenance des cinq continents. Les films sont le plus souvent présentés par les réalisateurs. Parmi les plus célèbres Jacques Perrin (microcosmos, le peuple migrateur), Luc Jacquet (la marche de l’empereur) et cette année Laurent Charbonnier qui présentera son film « les animaux amoureux »

 Découvrir le patrimoine naturel et l'art de la nature

Sorties naturalistes en Gâtine et sur les hauts lieux ornithologiques du Grand Ouest. Salon d'art animalier où exposent peintres, sculpteurs, photographes. Contes et légendes de Dame Nature.

S'initier à la nature

Animations nature. Initiation au dessin animalier. Initiation au film et à la photographie naturalistes.

 Partager ses convictions pour la protection de l'environnement

Débats et conférences nature : pesticides, histoire de l'ornithologie... Forum de la nature avec 90 exposants qui œuvrent pour la protection et la valorisation de la nature. Troisième journée nationale sur la conservation des amphibiens et des reptiles.

   Autour de Ménigoute et du Pays ménigoutais, se sont mobilisées des énergies qui ont fait de ce territoire de Gâtine un creuset d'initiatives et de projets autour de la nature et de l'environnement.

     Le Festival International du Film Ornithologique est né en 1985  et est porté depuis 1993 par l'association MAINATE (Ménigoute Association Internationale Nature Environnement), il est reconnu nationalement, et même au-delà, comme un événement majeur où le monde associatif vient à la rencontre du grand public, des responsables de collectivités ou d'entreprises dans une démarche de dialogue autour de questions d'actualité environnementale.

      Le festival a obtenu le label «Eco Festival»» du Fonds Régional d'Excellence Environnementale de la Région Poitou-Charentes et de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise des Energies (ADEME). Ce label garantit que cette manifestation est gérée de façon éco-responsable. La projection publique de films documentaires anima­liers est, par nature, le meilleur vecteur de sensibilisa­tion du grand public à la nécessité de protéger la nature dans toute sa diversité.


ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE

Ménigoute - collège  Maurice Fombeure - samedi 29 novembre 2008

Programme  de  la  journée

9h15                    Accueil des participants par les membres du bureau

9h30                    Assemblée générale 

Accueil par Alain Meyer, principal du collège
Pour les personnes qui ne participent pas aux travaux de l’AG, visite de Ménigoute guidée par Gilles Bertineau
Ouverture de la réunion par  Daniel Brillaud,  président
Rapport moral et projets d’activités
Renouvellement du bureau
Bilan financier
Projets assemblée générale 2009 et bulletin n° 21
Questions diverses

 10h30                 Remise des décorations

11h30                 Visite du collège

12h00                 Apéritif  au collège : vin de pêche et son accompagnement surprise.

12h30                 Repas Amopalien à l’Auberge « La Buissonnière » de Vasles

menu : assiette paysanne avec lardons, croûtons, gésiers et cou de canard farci --lapin à la moutarde et   ses légumes -- fromage -- gâteau choc’orange et sa crème anglaise -- café

boissons : eau de source et vins assortis.

 15h00                Poésie et chansons autour de Maurice Fombeure dans la grange de l’IFFCAM                         

 On y trouvera une exposition spécialement réalisée pour la circonstance par Gilles Bertineau sur Ménigoute et Ernest Bâty,

Documents sonores et court montage vidéo,
Entretien avec Jean-François Coq et Maurice Pacher sur la vie et l’œuvre de Maurice Fombeure,
Poèmes et chants par les élèves du collège,
Récital de chants et de poésies par Colette Pacher, Annelyse Pacher-Béja et Maurice Pacher.

Fin vers 17h00                

 

Compte-rendu  financier

Dépenses en €

 

Recettes en €

 

affranchissements

   784,55

cotisations (quote part)

1 072,00

assemblée générale

1 188,00

assemblée générale

1 440,00

frais tenue compte

       6,50

 

 

fournitures

      88,60

 

 

Fêtes et cérémonies

 

 

 

Excédent

   214,35

 

 

total

2 512,00

total

2 512,00

 

Actif   Passif  
Compte courant : 3 655,83  Report :
3 441,48
    Résultat exercice  
214,35
     A reporter :   
3 655,83

 

 

Liste des adhérents 2007 et des promus 2008

Co = Commandeur
O = Officier
Ch = Chevalier

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ALBINA Alfred
ANDRIEUX Yves
ARNAL Jean Claude
AUGER Michel
BARLET Jean-Henri
BATY Olivier
BAUDOIN Bemard
BAURUELl Catherine
BELY Jean
BERNARD Roger
BERNARD Roger
BILLARD Pierre
BJAI Maurice
BONNAUD Michel
BONNEAU Max
BOTTE Emilienne
BOUCHET Guy
BOUCHON Jean
BOUILLET Noëlle
BOURDIN Jean-Marcel
BOUTET Claude
BOURDOIS Odile
BOURNEAU Joël
BOUTET Claude
BOUTET Michelle
BOUTET Yves
BRENET Jacqueline
BRIAND Jean michel
BRIDIER Maurice
BRILLAUD Catherine
BRILLAUD Daniel
BROTHIER Michelle
CACAULT Lionel
CHAIGNE André
CHARTIER Marie-Thérèse
CHAUFFIER Alain
CHAUFFIER Françoise
CHAUVEAU Rémi
CHOLLET Claudette
COIRAULT Ginette
COPINE-NICOLLET Simone
CORBINUS Albert
CORNU Roger
COURTADET Jean
COURTIN René
CREHIN Jean-François
DARRAS Hervé
DELITARDIERE Bemard
DESCHEMPS François
DESPILHO Paul
DUBOIS Ulysse
DUPUIS Michèle
DUPUY Christine
DURAND Roger
DUVAL Catherine
EVEN Catherine
FAURY Gilbert
FERNANDEZ Claude
FERRET Claudine
FOREST Jean-Georges
FOUCHE Lucien
FOURCADE Joëlle
FOURNIER Gérard
FOURRE Gabriel
FRADIN Martine
FRANCOIS Simone
GAILLARD Paulette
GARANDEAU Jacques
GAROFALO Julien
GAURIT Charlotte
GAUTRON Pierrette
GAUTRON Yves
GENDRON Christian
GERBIER Dominique
GERMAIN Claudie
GILABERT PEYRAT Andrée-Jeanne
GILBERT Henri
GIRARD Jean-Luc
GRANGER Marie-Françoise
GRIFFAULT Guy
GRIMAL Denis
GUAY Charles

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79400 Exireuil
79140 Cerizay
33370 Artigues près Bordeaux
79140 Cerizay
79200 Parthenay
79000 Niort
79000 Niort
79160Saint-Maixent de Beugne
79270 Frontenay Rohan Rohan
79000 Niort
79500 Melle
79370 Celles sur Belle
79000 Niort
79360 La Foye Monjault
79800 Exoudim
79000 Niort
79600 Airvault
79370 Celles sur Belle
49700 Doué la Fontaine
79400 Saint-Maixent l'école
79300
79000 Niort
79270 Sansais
79300 Bressuire
79300 Bressuire
79100 Thouars
79230 Vouillé
72205 La Flèche cedex
79000 Niort
33390 Plassac
33390 Plassac
79000 Niort
79000 Niort
79360 Beauvoir sur Niort
79100 Thouars
79000 Niort
79000 Niort
79230 Fors
79230 Aiffres
79200 Parthenay
79100 Thouars
79130 Secondigny
79500 Saint-Romans lès Melle
79300 Bressuire
79000 Niort
79000 Nion
79340 Ménigoute
79310 Mazières en Gãtine
79480 Saint-Georges de Noisne
79360 La Foye Monjault
79120 Sepvret
79000 Niort
79400 Saint-Maixent l'école
79410 Saint-Gelais
79270 Frontenay Rohan Rohan
79250 Nueil les Aubiers
79000 Niort
79270 Frontenay Rohan Rohan
79210 Saint-Hilaire la Palud
79200 Pompaire
79370 Celles sur belle
17700 Surgères
79270 Frontenay Rohan Rohan
79450 Saint-Aubin le Cloud
79320 Moncoutant
79360 La Revêtizon
79000 Niort
79000 Niort
79000 Niort
79000 Niort
79400 Exireuil
79400 Exireuil
79000 Niort
79000 Niort
79200 Parthenay
79310 Mazières en Gâtine
79000 Niort
79300 Noirterre
86000 Poitiers
79370 Celles sur Belle
79170 Availles/Chizé
79800 La Mothe Saint-Heray

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GUILBOT Christian
GUYON Huguette
HUBERT Anne marie
JOURDAN Jean
JUILLARD Alain
JUILLET Françoise
LABARRIERE Marguerite
LAFAYE Elisabeth
LARDEAU Gabriel
LAROUSSI Marie-France
LECAS-REGIMBART Mariannick
LEGENDRE Simone
LEGERON Solange
LETANG Micheline
LEVEQUE Michel
LEVIONNOIS Louis
LHUILLIER Odile
LIMOGE Yvomie
LOISEL Annaïck
LOUCHOUARN-DEBROU Nicole
LOURROU Andrée
MAGAGNOSC Jean
MAGUY Jean-Marie
MANGIN Jean-Pierre
MARCI-IANDIER Josette
MARCUSSEAU-GARNIER Pierrette
MARSAULT Philippe
MASSON Marguerite
MATTIODA Daniel
MAY Jean-Jacques
MECHICHE Gabriel
MELON Jean
MEYER Alain
MOINARD Josette
MOINARD Maurice
MONNET Joël
MORILLON Claude
MOUCHEUX Annie
MOZZI RAVEL Jacques
NAUDIN Pierrette
PAILLE Marie-Thérèse
PAQUEREAU Aimé
PAULUS Jean Marie
PECHEY Bernard
PENIT-TA Minh-Nguyet
PERRIN GRIGNON Danièle
PETORIN-HEURTEBISE Andrée
PICHELIN Corinne
PICHOT Gérard
PIETRI Noël
PINTAUD Georges
PLANTECOTE Pierrette
PLANTECOTE Robert
POHIN CALLUAUD Claudine
POUPARD Pierre
POUPLIN Noëlle
PRESTAT-MASSY Françoise
QUETIN Claude
QUEVEAU Gérard
RE Michel
ROCHER Georges
ROUSSEAU René
ROUSSEL Denis
SAINT-SEVER Andrée
SALETES Aline
SALETES Camille
SCHMITT Jacques
SEGUIN Jacques
SIBILEAU Marcel
SLIWA Pierrette
SOUCHET Jeanne Lucette
TARDIF Marie-Claude
THOLOTTE-COLIN Yvette
TOUCHARD Gilbert
TRANGER Gérard
VAL Alain
VALLET Roger
VASSEROT Charles
VERGNAUD Yvette
VERRET PREVOT Bernadette
ViILLE Nicole
VOYER François

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79100 Thouars
79000 Niort
79420 Saint Lin
79160 Arclin
79230 Vouillé
79240 L'Absie
79000 Niort
79000 Niort
79180 Chauray
79100 Thouars
79270 Sansais
79100 Thouars
79500 Melle
79220 Saint Christophe du Roc
79000 Niort
79000 Niort
79000 Niort
79240 L'Absie
79000 Niort
79140 Cerizay
79400 Saint-Maixent l'école
79400 Saint-Maixent l'école
79000 Niort
79160 Coulonges sur l'Autize
79400 Saint-Maixent l'école
79400 Saint-Maixent l'école
79420 Beaulieu sous Parthenay
79000 Niort
79000 Niort
79370 Mougon
79000 Niort
79100 Mauzé Thouarsais
79340 Menigoute
79510 Coulon
79510 Coulon
79260 Sainte-Neomaye
79400 Azay le Brûlé
79240 Le Busseau
79220 Surin
79230 Prahecq
79400 Augé
79000 Niort
79290 Argenton l'ég1ise
79150 Etusson
79600 Airvault
79500 Saint-Romans les Melle
79000 Niort
79000 Niort
79200 Tourtenay
79320 Moncoutant
79270 Epannes
79000 Niort
79000 Niort
79000 Niort
79190 Melleran
79140 Le Pin
79200 Parthenay
79260 La Crêche
79140 Le Pin
79000 Siecq
79000 Niort
79000 Niort
79410 Echiré
79000 Niort
17000 La Rochelle
17000 La Rochelle
79300 Noirterre
79270 Saint Symphorien
79160 Coulonges sur l'Autize
79400 Saint-Maixent l'école
79140 Cirières
79500 Saint-Martin lès Melle
79210 Mauzé sur le Mignon
79320 Moncoutant
79250 Nueil les Aubiers
79260 La Crèche
79600 Airvault
79000 Niort

79450 Saint-aubin le Cloud
79210 Mauzé sur le Mignon
79150 Moutiers sous Argenton
79000 Niort

Promotion du 1er janvier 2008
Promotion du 14 juillet 2008
M.
M.
M.
M.
M.
M.
Mme

BOURNEAU Joël
CHIARO Jean-Yves
GAILLARD Robert
JEANNE Christian
PISTRE Etienne
RENAUD Maximilien
ROBERT Isabelle

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Ch
Ch
Ch

79270 Sansais
79000 Niort
79000 Niort
79000 Niort
79800 La Couarde
79000 Niort
79000 Niort
Mme
Mme
Mme
M.
Mme
Mme
Mme
M.
M.
M.
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M.
Mme
Mme
Mme
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M
Mlle
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M.
M.
Mlle
Mme
Mme
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M.
M.
M.
DUPUY Anne-Marie
EVRARD Edith
Gabilly Maryse
HUREL Christian
LAMPERT Danièle
FRAPPIER Lucette
MATHE Françoise
MONNET Joël
TROCME Bernard
BEZET Christian
BORDEAU Evelyne
CASTRO Pierre
CHRETIEN Lucette
COURDE Marie-Christine
DAMBRINE Catherine
DELAVAULT Michelle
DELOUVEE Didier
EGRETEAU Michelle
GERRIET Martine
GROLIER Alain
LANDREVIE Sylvie
LENOIR Lydie
LOISEAU Martine
MALLET Michèle
MAR Gilbert
MARTIN Bernard
MAUBERT Marc
MERCERON Josépha
NURDIN Henri
PAIRAULT Alain
PERONNET Patrick
PRAUD Annette
PUBERT Christine
QUINTARD Caroline
QUINTIN Roger
RAIMONDIERE José
ROCHE Paul
SULLET René
VEILLON Didier

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Ch
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Ch
Ch
Ch

79000 Niort
79230 Vouillé
79160 ARdin
79170 Brioux sur Boutonne
79260 La Crèche
79500 Melle
79000 Niort
79260 Sainte-Neomaye
79000 Niort
79000 Niort
79340 Ménigoute
79410 Saint Gelais
79000 Niort
79000 Niort
79460 Magné
79400 Saint-Maixent
79220 Chamdeniers
79400 Saint-Maixent
79200 Parthenay
79800 La Mothe Saint-Heray
79100 Thouars
79400 Saint-Maixent
79150 Voultegon
79370 Vitré
79000 Niort
79160 Coulonges sur l'Autize
79800 LaMothe Saint-Héray
79320 Moncoutant
79330 Saint-Varent
79260 Romans
79390 Doux
79310 LaBoissière en Gâtine
79200 Parthenay
79460 Magné
79460 Magné
79000 Niort
79260 La Crêche
79000 Niort
79400 Saivres

[1] Biographie et citations extraites de Rousselot Jean, Maurice Fombeure : présentation, choix de textes, bibliographie, Poitiers : Brissaud, 1983, 157 p.  Jean Rousselot a rencontré Maurice Fombeure en 1925 lorsque ce dernier était surveillant à Poitiers. Il portait alors un "caillon (…) et une pipe au bec".

[2] Un musée retraçant la vie de Maurice Fombeure se trouve 1, rue du 8 Mai 1945 à Bonneuil-Matours, 86300.

 [3] La rivière aux oies, 1932.  A dos d'oiseau, 1942.  Pendant que vous dormez, 1953.  Une forêt de charme, 1955.