S O M M A I R E

 

- Page 2        Editorial par l’Inspecteur d’académie, Président de l’AMOPA

- Page 4        Composition du bureau 

- Page 5        Assemblée générale à Saint-Maixent et bilan financier 2003

- Page 8        Personnage des Deux-Sèvres dont le nom est donné à un établissement scolaire


- Roger Thabault -

 

- Page 13      Conseils à propos de la vie privée de l’instituteur en 1879

- Page 15      La « Petite Eglise »  en Deux-Sèvres

- Page 18    Centre pour les enfants diabétiques  « Les terrasses »

- Page 21      Assemblée générale 2004, programme de la journée

- Page 22      Bibliographie

- Page 23      Liste des adhérents de l’AMOPA

 

 

Bulletin d’ information de l’ Association des Membres de l’ Ordre des Palmes Académiques des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :  Michel Bonnaud,  Max Bonneau, Jean Jourdan,  Maurice Moinard ,  Aline Salètes ,  Camille Salètes , avec la collaboration de Monique Bonnet.

 

Remerciements à Madame  Maria Bardon, principal du collège Roger Thabault de Mazières en Gâtine, à Monsieur Roger Cornu pour leur collaboration.

 

 

 

Edité avec le concours du Conseil Général des Deux-Sèvres.

 

 

 

Editorial

 

 

rendez vous à Pescalis le 13 novembre  2004    

 

 

La section deux-sèvrienne de l’AMOPA a réactivé en 2003 la publication d’un bulletin départemental ; les observations des adhérents que nous avons pu recueillir nous ont semblé encourageantes et nous nous sentons désormais engagés dans la poursuite d’une démarche visant plusieurs objectifs :

-         créer un trait d’union périodique entre tous les adhérents,

-         rendre compte des -modestes- activités de l’association,

-         faire connaître les actions programmées au cours de l’année scolaire,

-         rendre hommage à quelques célèbres Deux-Sèvriens, et particulièrement à des personnalités qui ont illustré les valeurs de l’Ecole,

-         promouvoir certains aspects du patrimoine local, notamment des éléments du patrimoine culturel que l’Ecole est chargée de transmettre ou qu’elle a générés autour d’elle,

-         bien sûr, honorer les nouveaux promus dans l’ordre des palmes académiques.

Naturellement, le bulletin doit être celui de tous les adhérents et nous attendons beaucoup des propositions de chacun : l’assemblée générale est un lieu privilégié pour s’exprimer ; par ailleurs, les communications adressées à l’un ou l’autre des membres du bureau sont toujours examinées avec attention.

 

Quelques orientations ont été retenues pour 2004-2005 : d’une certaine manière, elles structurent le contenu de cette publication.

Notre assemblée générale aura lieu cette année au site de Pescalis, à Moncoutant ; plusieurs éléments ont donné sens à ce choix.

D’abord, ce site de Pescalis fera l’objet, en marge de notre assemblée, d’une visite guidée intéressante ; il devrait nous inciter à aborder un thème qui aura un retentissement particulier à partir de la rentrée 2004 : celui du développement durable (1) ; dans notre département, en particulier, la gestion de la ressource en eau est à elle seule une question majeure, qui, d’ailleurs, fait l’objet d’un axe de travail prioritaire des services de l’Etat dans le cadre du nouveau PASED 2004-2006 (projet d’action stratégique de l’Etat dans le département).

Le repas sera pris au collège Jacques Prévert de Moncoutant.

Enfin, l’après-midi, nous pourrons nous rendre dans une ancienne école de Courlais, fréquentée jadis par Ernest Pérochon (élève puis instituteur) et transformée aujourd’hui en « Musée de la Tour-Nivelle » ; au-delà de la visite des différentes salles, nous aurons la surprise de nous retrouver …en classe -mais dans une époque bien révolue !

 

Le programme des visites et conférences de l’année sera arrêté lors de l’assemblée générale ; d’ores et déjà, le bureau propose :

-         une conférence de M. Jean Magagnosc

-         une conférence débat sur l’histoire du système éducatif et sur ses incidences niortaises (je présenterai les grandes étapes de l’évolution générale et, sur la base de vos documents et de vos témoignages, les évolutions niortaises seront examinées) ; un groupe de travail pourra se réunir ultérieurement pour prolonger la réflexion ;

-         une visite du petit musée du collège (et ancien lycée de garçons) Fontanes.

 

Encore une fois, je souhaite que chaque adhérent -chaque nouveau promu en particulier- puisse trouver du plaisir et de l’intérêt à participer à la vie de notre section départementale ; que chacun puisse continuer à tisser des liens chaleureux avec un réseau de nouveaux ou d’anciens collègues, tous animés par le même attachement à l’Ecole.

 

                                                                                  Daniel Brillaud

                                                                                  IA DSDEN, Président de l’AMOPA 79

 

 

(1)   Le concept de développement durable a une histoire de plus de trente ans. Au début des années 70, la question des conséquences sociales, économiques et écologiques d’une croissance illimitée croise la prise en compte de l’idée d’éco-développement : nous sommes individuellement et collectivement responsables du foyer de l’humanité. En 1987, le rapport Brundtland, « Notre avenir à tous », avance que le développement durable devrait « permettre de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». A Rio en 1992, 173 nations dont la France s’engagent à mettre en œuvre un plan global visant à rompre avec « les politiques actuelles qui perpétuent l’écart économique dans les pays et entre eux, qui augmentent la pauvreté, la faim, la maladie et l’analphabétisme dans le monde et qui causent la détérioration continue des écosystèmes dont nous dépendons pour survivre sur terre ».

 

A la rentrée 2004, l’éducation à l’environnement vers un développement durable est généralisée dans les écoles, collèges et lycées français. Il ne s’agit en aucun cas de créer une nouvelle discipline mais d’ancrer cette préoccupation sur les programmes, de s’appuyer sur les dispositifs pluridisciplinaires et sur les actions éducatives conduites en partenariat ; l’académie de Poitiers avait été désignée académie pilote en 1993 pour l’expérimentation de l’EEDD (3 écoles, 3 collèges, 3 lycées).

 

 

 

 

LE  BUREAU DÉPARTEMENTAL

 

Président

Monsieur Daniel BRILLAUD

Vice-Présidents

Monsieur Max BONNEAU
Madame Martine FRADIN
Monsieur Christian GENDRON 

Secrétaire

Madame Aline SALÈTES

Secrétaire Adjoint

Monsieur Maurice MOINARD

Trésorier

Monsieur Michel BONNAUD

Trésorier Adjoint

Madame Danielle ROLLAND

Membres du bureau

Monsieur Claude BOUTET
Monsieur Jean MAGAGNOSC          
Monsieur Jean-Pierre MANGIN         
Madame Françoise PRESTAT         
Monsieur Claude QUÉTIN
Monsieur Camille SALÈTES

Vérificateur aux comptes

Monsieur Jean JOURDAN

 

 

 
Comité d’honneur

 

 

Monsieur Roger CORNU, Officier de Gendarmerie honoraire

 

Monsieur Paul DESPILHO, Inspecteur d’Académie honoraire

 

Madame Simone FRANCOIS, SCASU honoraire

 

Madame Paulette GAILLARD, Professeur honoraire

 

Monsieur Maurice GROLLEAU, Président DDEN honoraire

 

Madame Simone LEGENDRE, Directrice d’école maternelle honoraire

 

Monsieur Henri MINAULT, Principal et Maire honoraire

 

Monsieur René ROUSSEAU, Sous-préfet honoraire

 

 

 

 

 

Compte-rendu de l’assemblée générale 2003

 

L'assemblée générale de l'AMOPA 79 s'est tenue le 18 octobre 2003 au Lycée Haut Val de Sèvre de Saint -Maixent  l'Ecole.

 

-   L'accueil de Monsieur Jean-Philippe Terracol, proviseur du lycée fut très chaleureux.

Il nous fit une présentation du lycée et nous exposa toutes les filières proposées aux élèves, et en particulier celles du bâtiment.

Une visite organisée plus tard dans la matinée nous fit découvrir les ateliers, les machines et tous les moyens mis à la disposition des lycéens pour assurer l'excellence des différentes formations de cet établissement.

 

-   C'est en présence d'une assemblée nombreuse que Monsieur Daniel Brillaud, inspecteur

     d'Académie et président de l'association ouvrit la réunion.

Avec une grande émotion Monsieur Brillaud évoqua le souvenir de Monsieur Vidon tragiquement disparu et de son souhait de relancer notre association.

 

Avant d'aborder l'ordre du jour, les membres de l'AMOPA ont pu se prononcer sur la qualité du premier bulletin conçu par le groupe de travail  du bureau ; l'accueil fut très favorable et unanime.

 

Ce fut un grand encouragement et une motivation supplémentaire pour la conception des numéros suivants.

 

Nous avons souhaité ouvrir notre équipe à tous les membres qui voulaient nous rejoindre, soit en participant aux réunions de travail, soit en nous confiant des articles à y insérer.

Cette revue se veut un outil d'informations, d'expression mis à la disposition de tous, mais aussi, permettant à chacun d’apporter "sa pierre à l'édifice".

 

En présence de M. Léopold Moreau, maire de Saint-Maixent, Conseiller Général et représentant le Président Jean-Marie Morisset, l'ordre du jour fut abordé :

 

-          le budget

 

Présenté par Michel Bonnaud et certifié par Jacqueline Brenet, vérificateur aux comptes, il est adopté à l'unanimité.

 

-          le compte-rendu d'activités

 

Il met en évidence le souci de relancer l'association, de la dynamiser, de l'ouvrir à tous ses adhérents, de favoriser l'engagement des nouveaux membres, de l'insérer dans un cadre départemental.

Le compte-rendu est adopté à l’unanimité.

 

-          le renouvellement du bureau

 

Après la démission de Jacqueline Brenet, vérificateur aux comptes, Jean Jourdan, CASU honoraire, a bien voulu accepter cette mission et nous le remercions vivement.

Jean  Magagnosc a rejoint les membres du bureau.

C'est donc une équipe confortée et renforcée qui va continuer et développer les activités de l’AMOPA 79.

Accord de l’assemblée générale à l’unanimité.

 

 

LES PROJETS 2004 

 

Trois grands axes doivent être développés :

 

1) la réalisation du bulletin

-          nos activités

-          mémoire et inventaire des membres de l'AMOPA 79

-          accueil des nouveaux promus

-          les personnalités des Deux-Sèvres, les faire connaître

-          promotion du patrimoine culturel de l'école

 

2) le musée d'Agesci

En chantier actuellement, nous envisageons avec Monsieur Christian Gendron de contribuer à en assurer sa promotion au sein de notre association.

 

3) organisation de conférences et de visites : au rythme de 1 ou 2 fois par an

 

Grande richesse de propositions :

Claude  Quétin : le centre de jeunes diabétiques de Niort

 

Jean-Pierre Mangin : le musée des mines de Faymoreau

 

Michel Bonnaud : le zoorama de Chizé

 

Jean Magagnosc : Présentation du pôle des risques

 

Daniel Brillaud : le système éducatif dans le second degré et l’évolution des valeurs de l'école depuis le début de la 5ème république.

 

Robert Proust : les archives départementales

 

-   Notre prochaine assemblée générale 2004 est prévue dans le nord du département près de Bressuire à la Tour Nivelle.

 

-  Puis vient le moment de la remise des insignes de Chevalier et d’Officier des palmes académiques. C'est au cours de cette cérémonie protocolaire, mais néanmoins conviviale, chaleureuse et sympathique que plusieurs membres de l’assemblée, nouvellement promus, ont reçu des mains de leurs parrains respectifs leurs insignes de chevalier ou d’officier.

Si le parcours de chacun est différent, ils ont tous en commun leur engagement sans faille au sein de notre système éducatif et pour la défense de l’école publique et des enfants.

 

 

-   Un déjeuner a été servi au restaurant scolaire du lycée.

La qualité du repas et du service ont encore une fois mis en valeur les qualités du chef et de son équipe qui ont travaillé à son élaboration.

Encore mille mercis à toutes ces personnes, qui font partie de l'équipe éducative du lycée du Haut Val de Sèvre.

 

 

 

-  Après ce repas de qualité, nous nous sommes tous retrouvés à Bougon pour une visite du musée et du site archéologique des Tumulus. Le musée a pour vocation la présentation des cultures néolithiques qui, il y a 6000 ans, ont érigé ces monuments mégalithiques.

Ce bâtiment moderne a été construit par le Conseil Général il y a 10 ans autour des vestiges d'un prieuré cistercien appartenant à l'abbaye des Châtellins.

Nous avons pu, entre autres, découvrir l'exposition exceptionnelle concernant le "1er Or de l'humanité". Ces objets en or découverts à Vama en Bulgarie sont les plus anciens au monde jamais découverts à ce jour.

 

-  La visite guidée des tumulus nous a permis de découvrir un parc de 16 hectares situé entre deux vallées où coulent le Pamproux et la Sèvre niortaise. La douceur du temps et les explications de notre guide nous ont permis d’imaginer ce que fut la vie de nos lointains ancêtres en Deux-Sèvres.

Les monuments ont été construits entre le milieu du 5ème millénaire et le début du 4ème millénaire avant J.-Christ.

Nous invitons tous ceux qui ne connaissent pas ce site ou qui l'ont visité il y a fort longtemps, à s’ y rendre et à se laisser envahir et rêver à cette époque fort lointaine.

 

 

 

 

 

 

ROGER THABAULT

 

 

Roger Thabault est né le 20 mai 1895 à Mazières en Gâtine. Son père y était sabotier avant d’ouvrir un petit commerce de graines et de gérer un portefeuille d’assurances.

Après ses études primaires, Roger Thabault entre à l’Ecole Primaire Supérieure de Parthenay puis à l’Ecole Normale.

Réformé en 1914, il est nommé instituteur adjoint à Secondigny, puis muté à l’E.P.S. de Parthenay en 1915.

 

Après la guerre, il enseigne à l’Ecole Normale de Parthenay et, en 1923, il devient inspecteur primaire à Montluçon. En 1929 il est nommé directeur de « l’enseignement primaire européen et israélite » au Maroc.

En 1941, il manifeste son opposition à la politique antisémite du gouvernement de Vichy qui le rappelle en France et le nomme inspecteur d’académie à Bourges.

A la Libération, il est nommé inspecteur d’académie à Bordeaux puis, dès 1945 il occupe le poste de Directeur Général de l’Enseignement au Maroc jusqu’en 1955 ; c’est véritablement lui qui met en place le système éducatif du Protectorat.

 

De retour en France, il est nommé Inspecteur Général au Ministère de l’Education Nationale, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1965. Pour faire face aux problèmes posés par la démocratisation de l’enseignement, il propose des solutions qui vont faire de lui le père des « classes de transition ».

Tout en menant une brillante carrière dans la fonction publique, il continue ses études et devient docteur ès lettres.

 

Il publie plusieurs plaquettes sur le Maroc, pays auquel il reste fidèlement attaché. Il est aussi l’auteur de nombreux rapports et d’ouvrages scolaires : « Méthodes et exercices de langue française » en six volumes, « l’enfant et la langue écrite » où il écrit notamment « il faut entrer et rester en contact avec les enfants réels qu’on a devant soi. Il faut les aimer ; il faut discerner et aimer l’humanité qui dort en eux. Il faut pour tout dire être un éducateur ».

 

Cependant, son ouvrage le plus remarquable est la monographie qu’il a consacrée à Mazières en Gâtine. Ecrit en 1938, cet ouvrage a été publié en 1943 sous le titre : « Mon village, ses routes, son école » et porte en sous titre : « 1848-1914, l’ascension d’un peuple » qui donne tout son sens au livre de Roger Thabault.

 

Dans la préface de la première édition, André Siegfried écrit : « je trouve dans le tableau détaillé de cette commune des Deux-Sèvres le reflet des transformations sociales formidables qui bouleversent le monde depuis un siècle. Ainsi votre étude, dont la base est géographiquement étroite, nous ouvre des vues sur un immense horizon ».

 

 

Eugen Weber, universitaire américain, précise pour sa part dans une édition suivante : « par ce livre, pour la première fois je pris conscience du profond bouleversement qui affecta le monde rural français dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Par lui, à travers l’histoire du petit village de Mazières en Gâtine, je m’avisai que cette transformation était plus profonde encore que n’en pouvait me laisser percevoir ce que je savais de l’histoire politique de la France. Car la modernité qui fait irruption dans ce petit village ne fait pas que le transporter d’une période historique à une autre, elle l’introduit à une nouvelle ère de l’humanité, à une nouvelle civilisation ».

 

Dans l’avant-propos de l’une des premières éditions, écrit à Bourges, dans la France occupée, où le gouvernement de Vichy l’avait affecté, Roger Thabault écrit : «  Ce livre pourra sans doute aider à mieux voir sur un exemple précis pourquoi la France de 1870 à 1914 a, somme toute, été solide, quel rôle a joué l’école dans cette solidité, par quelle miraculeuse convergence des faits les plus divers les grands problèmes qui avaient si dangereusement agité le pays depuis la Révolution, et avant tout celui de la légitimité du gouvernement, s’étaient trouvés résolus. Et par ailleurs, mettant en relief les réserves profondes d’idéalisme et d’énergie du peuple de France, réserves qui surgissent, spontanées, inépuisables, quand on sait trouver dans le chaos des circonstances quotidiennes l’accent qui les suscite et les rassemble, il peut donner au fond même de la misère et de l’angoisse où nous sommes, quelques motifs de croire, quelques raisons d’espérer »…Rappelons-le ces lignes ont été écrites en janvier 1944 !

 

La monographie de Roger Thabault a été saluée par les historiens, les géographes et les sociologues comme un modèle du genre, elle demeure encore aujourd’hui un ouvrage de référence.

 

Monsieur Michel Bertrand, alors principal du Collège de Mazières en Gâtine avait proposé de donner le nom de Roger Thabault à l’établissement mais ce n’est qu’en 1985, après son décès survenu le 2 mai 1979 à Neuilly que cela fut rendu possible, à titre « d’hommage public » comme le précise l’arrêté préfectoral.

La cérémonie officielle s’est déroulée le 20 décembre 1985 sous la présidence de Monsieur Christian Tracou, Préfet, Commissaire de la République en Deux-Sèvres, en présence du fils de Roger Thabault, Monsieur Albert Thabault, alors ambassadeur de France auprès de l’O.N.U.

Monsieur Gabriel Bianciotto, recteur de l’académie de Poitiers a retracé à cette occasion la vie et l’œuvre de Roger Thabault. Les parlementaires et les personnalités départementales assistaient à la cérémonie parmi lesquelles on peut citer Madame David, principale du Collège, Madame Principaud, Inspecteur d’Académie, Monsieur Cantet, Maire de Mazières….

Monsieur Michel Bertrand qui était alors principal honoraire avait lors de la cérémonie présenté son ouvrage : « Une commune rurale, Mazières en Gâtine, quarante ans d’évolution 1914-1954 »  ouvrage publié par le CDDP des Deux-Sèvres sous la direction de Jean Combes et de Michel Luc.

  

Dans « Mon village » Roger Thabault relate les évènements qui se sont déroulés à Mazières entre 1848 et 1914. Il fait une large place à l’école considérée comme l’élément majeur de l’évolution économique sociale et morale qu’il résume d’ailleurs parfaitement par l’expression « l’ascension d’un peuple », sous-titre qu’il donne à son ouvrage.

Son étude s’appuie sur des souvenirs personnels mais aussi sur des documents authentiques comme les délibérations du Conseil Municipal. C’est ainsi qu’il cite une délibération du 29 décembre 1901 que nous reproduisons ci-après car elle nous semble refléter le climat d’une époque. On goûtera au passage l’élégance du style, la fermeté du propos…Peut-être suffirait-il d’en changer quelques mots pour lui donner un caractère tout à fait actuel.

Le Maire de Mazières, Monsieur Proust, était un notable, républicain convaincu, anticlérical affirmé mais il avait affaire à un curé particulièrement agressif d’où sans doute la vigueur exprimée dans la délibération.

C’est aussi Monsieur Proust qui a fait construire dans la commune voisine de Saint Marc la Lande le château de la Ménardière, aujourd’hui maison de retraite, après avoir abrité dans les années cinquante « l’Ecole Ménagère » qui fut ensuite installée à Sainte Pezenne, avant de devenir le Lycée Professionnel Horticole.

 

 

Délibération du conseil municipal (29 décembre 1901)

 

 

Le curé faisait toujours campagne contre le maire ; celui-ci refusait des réparations urgentes au presbytère. Mais la guerre éclata de nouveau en 1895 lors de l’ouverture d’une école congréganiste de filles. Le maire avait été battu en 1884 parce qu’il s’était montré intolérant et sectaire. En 1895, c’est le curé qui eut le dessous parce qu’à son tour il voulut abuser de son autorité morale.

 

Une délibération du Conseil municipal en date du 19 décembre 1895 évoque « la décision prise par M. le Curé de ne plus recevoir les filles de l’école laïque sur les bancs qu’elles occupaient ordinairement à l’église et qui seraient réservés désormais aux seules élèves de l’école congréganiste ». Elle propose « de louer dans l’église un emplacement suffisant pour recevoir les filles de l’école laïque, la commune faisant les frais de ce banc ». De telles mesures devaient détourner la population du curé. Par ailleurs, il refusait l’absolution aux mères de famille qui ne voulaient pas envoyer leurs petites filles à l’école congréganiste ; il éloigna ainsi du confessionnal pour de longues années d’excellentes chrétiennes.

 

Lorsqu’en 1901 le préfet des Deux-Sèvres demande au Conseil municipal d’exprimer son avis sur l’opportunité d’accorder aux sœurs de Saint-André l’autorisation d’enseigner à Mazières, celui-ci répond par une longue délibération du 29 décembre 1901, qui est assez significative pour être citée in extenso.

 

 

« Avis du Conseil sur l’opportunité d’accorder aux sœurs de Saint-André l’autorisation d’enseigner à Mazières. »

 

Le Conseil appelé à donner son avis sur l’opportunité de l’établissement dans la commune de Mazières de la maison d’éducation congréganiste des filles de la Croix de Saint-André :

-  Considérant que cette entreprise qui fonctionne déjà depuis un couple d’années, sans autorisation, a donné les résultats qu’on devait attendre, c’est-à-dire qu’elle a créé la dissension dans les familles, obligées par le curé, patron de cette œuvre, de choisir entre l’instruction prétendue chrétienne et celle dite « impie » donnée par l’Etat laïque ;

 

-  Considérant, que de ce fait, une antipathie profonde, autrefois inconnue, existe aujourd’hui entre les parents et diviserait encore plus les enfants si cet état de choses se perpétuait ;

 

-  Considérant que le rôle de plus en plus important tenu par la femme dans la société moderne rend la question de son éducation d’un intérêt palpitant et qu’il est nécessaire que, compagne de l’homme et son associée dans la vie, elle partage ses sentiments et ne soit pas, entre les mains du clergé, un instrument de discorde et de domination ;

 

-  Considérant au surplus, dénombré par les examens périodiques que l’instruction donnée dans les établissements de cet ordre, dépourvus de maîtresses capables, en assez grand nombre du moins, ne peut rivaliser avec celle donnée dans les établissements laïques et que, en tout cas, il est bien connu que les enfants y sont élevés dans la haine et le mépris de leurs camarades des autres écoles ;

 

-   Considérant que cette éducation est de nature à exciter les citoyens les uns contre les autres, au grand préjudice de la société, mais au grand avantage des gens qui, n’ayant pas de patrie bien définie, aspirent à la domination universelle ;

 

-  Considérant que ce danger, qui est grand, a nécessité l’adoption par l’Etat de mesures préservatrices énergiques récemment prises et dont l’application doit être poursuivie sans faiblesse sous peine de voir l’opinion publique la réclamer impérieusement :

 

est d’avis à la majorité de huit voix contre deux sur dix membres présents que l’autorisation demandée par les dames congréganistes de Saint-André pour continuer à entretenir la jeunesse de Mazières dans l’ignorance et la pratique de sentiments de discorde et de haine, leur soit absolument refusée. »

 

 

Malgré cette délibération, les sœurs de Saint-André continuèrent à enseigner et surent, par leur tolérance et leur bonté, gagner l’estime affectueuse d’une grande partie de la population, même celle des familles qui ne voulaient pas leur donner leurs filles à instruire. Nous dirons, par ailleurs, la lutte des deux écoles : l’école libre et l’école laïque.

 

 

Résumons-nous : les changements intervenus dans la manière de vivre des habitants de la commune avaient modifié leur état d’esprit, mais sans les détacher des choses au milieu desquelles ils vivaient ; leur monde était demeuré très clos. Et cela se retrouvait dans la manière dont ils accueillaient les idées nouvelles qui cherchaient à pénétrer leur milieu ; ils ne se passionnaient point pour des idées, pour des faits qui se passaient loin d’eux ; ils n’attachaient véritablement de l’intérêt qu’aux retentissements locaux des luttes d’idées dont la France était le théâtre et les habitudes auxquelles ils tenaient étaient parfois en opposition avec les idées que les dirigeants qu’ils s’étaient choisis voulaient leur imposer.

Cependant, peu à peu, les idées morales sur lesquelles bon nombre d’entre eux asseyaient leur vie changeaient.

 

 

dessin extrait de la revue « l’assiette au beurre » du 20 juin 1903

 

 

 

 

 

 

CONSEILS A PROPOS DE
LA VIE PRIVEE

DE L’INSTITUTEUR EN 1879

 

 

 

- L’intérieur de l’instituteur doit répondre en tout point à sa position modeste et en même temps à sa condition et à l’éducation qu’il a reçue. La propreté et l’ordre sont les deux ornements de sa maison.

- L’administration elle-même a tracé le programme de son mobilier. Il faut qu’il se maintienne dans ce cadre modeste. Ce qu’il peut ajouter à ce mobilier doit s’y rapporter complètement. Nous regrettons dans le mobilier de l’instituteur l’absence d’un petit meuble : bureau ou bibliothèque.

 

 

dessin extrait de la revue « l’assiette au beurre » du 20 juin 1903

 

- Ce meuble est indispensable et nous en conseillons l’acquisition. Il est convenable que le lit de l’instituteur soit garni de rideaux, ainsi que les fenêtres de son logement. Il n’est pas non plus défendu de garnir la cheminée et les murs de sa chambre : pour se plaire chez soi, il faut y être commodément. Une pendule fort simple, deux petits flambeaux et deux vases en porcelaine suffisent pour orner une cheminée.

- Un papier simple gris foncé tapisserait bien la chambre et ferait ressortir le modeste mobilier qui la garnit. Nous n’avons pas besoin d’ajouter que cette pièce ainsi meublée et décorée serait la chambre de réception de l’instituteur, son cabinet de travail. Les autres pièces seraient encore plus modestement garnies au lait de chaux. La femme de l’instituteur est toujours digne de lui, nous le supposons du moins. Elle a de l’instruction, de l’éducation et surtout de la simplicité en toutes choses, et beaucoup de réserve. Elle n’excite ni l’envie, ni la jalousie par la recherche de sa toilette ; et sa mise, conforme à la modeste position de son mari n’a rien qui choque, rien de ridicule.

- La plus grande union règne dans la famille, les enfants sont bien élevés ; tous les membres concourent à donner au chef cette autorité qui impose plutôt par l’influence de la bonté que par l’autorité du commandement.

- L’instituteur doit occuper utilement les quelques loisirs que lui laissent ses fonctions et l’éducation de ses propres enfants par l’étude, la lecture, le dessin, la musique (orgue) et le jardinage.

- On ne le verra jamais désœuvré, traînant son ennui de commune en commune les jours de congé. Ce désœuvrement, cette inaction produisent le plus mauvais effet sur l’esprit des populations ; il ne prendra pas non plus part aux divertissements bruyants des gens du village ; il ne se mêlera jamais à eux dans ces circonstances ; il n’y gagnerait absolument rien et il courrait risque d’y perdre son autorité, sa dignité, sa considération.

- Est-ce à dire qu’il sera entièrement privé de toute espèce d’amusements, de distractions ? Non évidemment, mais ses distractions sont d’une autre nature : une promenade dans les champs avec quelques jeunes gens, ses anciens élèves, avec ses propres enfants, une visite aux grands propriétaires dont les jardins lui seront toujours ouverts s’il sait être discret ; un entretien avec un ou plusieurs collègues, avec le curé, une course à la ville voisine ; mais là encore, il ne faut pas que l’instituteur se conduise comme un campagnard que les futilités de la foire amusent, que les trompettes et les tambours des baladins attirent, que les sornettes, les farces grossières des pitres et des jocrisses désopilent.

- On ne le verra pas entrer dans ces baraques où sont exhibés des monstres réels ou imités, les nains, les géants, les enfants à grosse tête, etc.

- Il ne fréquentera pas davantage le théâtre des marionnettes. Il n’assistera pas au combat de l’ours, aux luttes des hercules, mais il pourra visiter une ménagerie, un appareil d’optique. Il connaîtra la ville sous ses rapports les plus intéressants ; il visitera les monuments, les églises surtout ; il étudiera, il lira les monographies qu’y s’y rapportent ; il admirera les statues, les jardins publics, il passera une partie de ses instants dans les bibliothèques, dans les musées. Ces derniers établissements sont inépuisables, ce sont des richesses, des jouissances offertes gratuitement à qui sait les apprécier. Il ne sera pas défendu à un instituteur d’assister à un concert où des artistes de talent se font entendre, mais il doit consulter sa bourse.

- La bibliothèque d’un instituteur ne sera ni très riche, ni bien nombreuse, mais elle sera morale, instructive, éducative et religieuse. Les livres saints formeront le fonds de cette modeste collection, ils seront une garantie de sa bonne composition.

- Un journal se reconnaît aux mêmes signes et aux mêmes caractères que les livres. Le choix en est difficile, car il est plus spécieux, plus habilement écrit, si l’on peut s’exprimer ainsi. Il faut non seulement qu’il défende les intérêts de tous, mais qu’il s’inspire pour cela des idées des gens de bien et des majorités.

- Le manuel général et le journal des instituteurs présentent utilement un résumé politique assez complet. Les publications périodiques qui traitent de l’enseignement offrent toujours quelque chose de bon ; il est indispensable que l’instituteur voie une de ces publications, non seulement pour se tenir au courant des méthodes des progrès de l’enseignement, mais aussi pour avoir connaissance des lois, décrets, arrêtés, décisions, circulaires qui concernent la profession.

- C’est surtout au point de vue du prêt des livres, de l’abonnement aux journaux que les rapports entre les instituteurs de même canton sont utiles : ils établissent des liens de confraternité que consolide la caisse de secours mutuel ; les rapports de deux ou trois instituteurs voisins sont les plus agréables et souvent les plus fructueux ; les réunions plus nombreuses ou conférences ont besoin d’être organisées, il est indispensable qu’elles soient présidées par un homme d’influence et de savoir. Elles ne sont utiles que dans ces conditions.

Cours de pédagogie de l’élève-instituteur Emile Louchet 1877-79 au cours normal de Dohem. Collection de M. Beaubaton, instituteur à Hesmond.

 

dessin extrait de la revue « l’assiette au beurre » du 20 juin 1903

LE MAITRE D’ECOLE, ancien sous-off. – Que f…..-vous là ?…N…de D…. ! Carapatez-vous au tableau ! Allons, houste !…Grouillez-vous ou je vous fourre au bloc, sale moucheron !

 

 

 

 

La "Petite  Eglise"

La « Petite Eglise » des Deux-Sèvres est un phénomène religieux peu étendu géographiquement. Elle se concentre aujourd'hui dans le Nord-ouest des Deux-Sèvres , essentiellement à Courlay, Cirières et Montigny.

Cependant, ce culte, dont les membres sont désignés sous le nom de « dissidents » (eux-mêmes se désignent par des périphrases comme : « ceux qui partagent nos opinions »… ou « ceux qui pensent comme nous »…), a participé depuis plus de 200 ans à l'histoire du Bocage laissant son empreinte au niveau de la mentalité, de la culture locale comme de la politique.

ORIGINE

 

L'origine de cette Église se trouve dans la politique religieuse de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul. Ayant besoin de la paix religieuse, il signe en 1801, un Concordat qui met fin à l'anarchie qui règne depuis la Révolution dans l'Église de France, partagée entre prêtres constitutionnels et prêtres insermentés ou réfractaires.

Le pape Pie VII reconnaît la République française et le gouvernement reconnaît le catholicisme comme la religion « de la grande majorité des Français ». Le Saint siège laisse à Napoléon la possibilité de nommer lui-même les évêques et archevêques qui devront prêter serment de fidélité au gouvernement établi. On procède également à une nouvelle distribution des diocèses.

 

Les dispositions du Concordat promulguées en avril 1802 sont inacceptables pour un certain nombre d'évêques dont Mgr de COUCY, évêque de La Rochelle (1789 - 1801) qui s'exile en Espagne. Il dénonce entre autres, par l'intermédiaire de son vicaire l'abbé BRION, curé de Cirières (entre Cerizay et Bressuire) :

 

-  l'intégration des curés et évêques constitutionnels,
-  l'abandon des fêtes religieuses d'obligation (fêtes chômées d'avant la Révolution qui passent d'une trentaine à quatre),
-  l'autorisation de donner la bénédiction nuptiale qu'après avoir contracté le mariage civil à la Mairie,
-  l'allégeance des curés prêtée au préfet,
-  les biens nationaux qui sont conservés par leurs acquéreurs…

L'idée que la Religion était « changée » se répand alors rapidement dans le Bocage qui passe sous l'autorité de l'évêque de Poitiers selon les nouvelles dispositions concordataires. Le clergé réfractaire et ses fidèles « composés de métayers et de bordiers, pauvres agriculteurs qui labourent les champs d'autrui » selon le préfet DUPIN, soutenus par Mgr THEMINES, évêque de BLOIS (1776 - 1801), s'enfoncent résolument dans l'opposition. Des communautés de dissidents se localisent dans les cantons de Cerizay, Bressuire, Moncoutant, Mauléon, Argenton-Château. Forte d'une communauté de 20 000 personnes en 1820, la « Petite Église » voit le nombre de ses fidèles diminuer au fur et à mesure des décès successifs du clergé dissident.

En 1830 la mort de leur dernier prêtre va provoquer un bouleversement spirituel et culturel considérable. En effet, les dissidents vont désespérément rechercher des prêtres capables de conduire leur communauté. Après de malheureuses expériences : prêtres aux mœurs douteuses, alcooliques, abbés aventuriers, ils décident de confier la gestion des offices à des responsables issus de la communauté des laïcs.

La laïcisation du culte est une des particularités essentielles de cette Église à partir de 1847. Les critères de sélection des responsables de la communauté se basent non sur la richesse ou des quartiers de noblesse mais sur la dévotion religieuse, les liens familiaux et l'instruction. Ainsi les responsables de Courlay sont systématiquement choisis dans la famille TEXIER du fait de sa parenté avec le dernier prêtre dissident : l'abbé Pierre TEXIER (1758 - 1826). Les femmes « les sœurs » ont également des responsabilités dans les écoles dissidentes mais également au niveau du culte comme Thérèse DROCHON à Cirières vers 1850.

La particularité « de la Petite Église » est de ne pas essayer de recruter de nouveaux adeptes et les tracasseries administratives, les pressions, les persécutions morales de la part des différents gouvernements vont entraîner une baisse régulière des effectifs. La dissidence en 1958 ne concerne dans le Bocage qu'environ 3150 personnes et n'est plus majoritaire qu'à Courlay (quartier de la Plainelière). Cette communauté va se replier sur elle-même et sa survie nécessite le refus de toute influence étrangère. C'est l'esprit conservateur, l'anonymat et la discrétion qui vont lui permettre de se maintenir jusqu'à aujourd'hui.

LE FONCTIONNEMENT DU CULTE

-  Les cérémonies religieuses : le culte se pratique dans les chapelles pour ce qui est des cérémonies de groupe mais il est possible de les faire chez soi en famille dans les maisons particulières. Il se prépare sans consécration d'hosties depuis la disparition des prêtres. Le responsable de la communauté se place à coté de l'autel, lit la messe en latin d'après l'ancien rituel. Celle-ci dure environ 2 heures. Les dissidents suivent la messe le dimanche et célèbrent toutes les fêtes supprimées lors du Concordat. La FÊTE-DIEU en l'honneur du Saint Sacrement est particulièrement respectée. Ils respectent rigoureusement le jeûne durant le Carême (sans viande ni œuf). La rigueur vestimentaire lors des cérémonies est imposée. À l'image de la Vierge par laquelle les dissidents vouent un culte particulier, et qui portait un voile, les femmes n'entrent dans une chapelle qu'avec la tête couverte. Pour tous, il est interdit d'être jambes et bras nus. La séparation sexuelle est toujours de mise dans la chapelle.

-  le baptême est le seul vrai sacrement donné par le responsable de la communauté.

-  le mariage : depuis le XIXème siècle, le gouvernement français tolère que le mariage religieux dissident soit célébré avant le mariage civil. Aujourd'hui célébré dans la chapelle de la Plainelière, seuls les mariés, leurs parents et les témoins pénètrent dans la sacristie pour échanger leurs consentements devant le responsable.

-  la confession se fait directement à Dieu et les dissidents s'imposent eux-même la pénitence.

-  le catéchisme : le jeune dissident apprend les principes de sa religion à l'occasion du catéchisme à partir du « Petit catéchisme du diocèse de la Rochelle d'avant 1789 ». La communion a lieu le jeudi de la FÊTE-DIEU

-  les enterrements : dans les communes où la communauté dissidente est importante, le cimetière est divisé entre deux parties,: une pour les catholiques et l'autre pour les dissidents. Les tombes ne sont pas orientées de la même façon, celles des dissidents sont tournées vers  l'ouest.

Les dissidents sont différents des catholiques car ils pratiquent un culte tel qu'il existait avant la Révolution française mais cette distinction se retrouvait également dans la vie sociale, culturelle et politique. L'opposition aux concordataires comme l'esprit communautaire étaient forts et poussaient les dissidents à envoyer leurs enfants à l'école publique. Le groupe exerçait des pressions sur ceux qui voulaient quitter ses rangs, assimilés à des traîtres. Les mariages, les fêtes, les loisirs, le travail, les achats, les locations de fermes se faisaient au sein du groupe. Les partis de gauche avaient leurs suffrages.

Certes, aujourd'hui, la position des dissidents est moins tranchée et les jeunes générations rejoignent celle des catholiques dans leur quotidien. Les mariages mixtes entre catholiques et dissidents finissent par créer une osmose sans pour autant faire disparaître ce particularisme qui trouve sa source profondément ancrée dans ses concepts religieux.

Sources :

Religioscope

ROUGER (Jany), NEVEU (Jean-Louis) (Ss. la dir. de), « La Petite Église, deux siècles de dissidence », Parthenay, Ed. UPCP/Geste Paysanne, 1987, 115 p.

PAINEAU (Pascal), "Vendée : les derniers survivants de la Petite Église", L'Histoire, N°169, p. 68-71.

 

« LES TERRASSES »

 

Les enfants diabétiques dans le milieu scolaire

 

 

C’ETAIT A NIORT IL Y A QUARANTE ANS…

 

En ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de voitures à Niort, pas de feux tricolores ; on faisait le tour de la Place de la Brèche dans les deux sens et au milieu se tenait chaque année la Foire.

 

Les Mutuelles, comme la Sécurité Sociale, siégeaient  en centre ville ; Fontanes et Jean Macé étaient des lycées de garçons et de filles ; il n’existait pas encore de CES ni d’ailleurs de CMPP, de CDES, de CCPE ni même de CDDP et pourtant on enseignait à Niort y compris le samedi matin mais pas le jeudi. Les bons élèves des lycées étaient récompensés lors de la distribution solennelle des prix à l’Olympia où des Professeurs en robe écoutaient le discours fort bien construit du plus jeune agrégé avant de partir en vacances le 14 juillet et jusqu’à fin septembre.

Cette année-là, le 1er mai 1964, s’ouvrait l’établissement des Terrasses qui recevait ses premiers pensionnaires diabétiques, enfants et adolescents venus pour une année scolaire de presque tous les départements y compris la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et même de la Nouvelle-Calédonie et de Madagascar.

Cet établissement appartenait et était géré par la Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Limoges qui est devenue depuis la CRAM, dans le cadre de son Action Sanitaire et Sociale, en accord avec les Associations de diabétiques en particulier l’Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) et l’Association Française des Diabétiques (AFD).

Le diabète concernait environ 7000 jeunes en France et il y avait environ 500 nouveaux cas chaque année ; presque tous pouvaient rester dans leur milieu familial et scolaire normal (c’était le cas pour neuf sur dix d’entre eux).

 

Il convient de rappeler que les problèmes médico-sociaux du jeune diabétique étaient récents : jusqu’à la découverte de l’insuline en 1921 et son utilisation dans les mois qui ont suivi un enfant diabétique n’avait, à la découverte du diabète,  que quelques jours ou quelques semaines à vivre ; il a fallu ensuite la découverte des antibiotiques et les progrès de la réanimation médicale vers 1945-1950 pour améliorer le pronostic et éviter une mort prématurée à l’occasion d’une infection ou d’un accident métabolique (cétose ou hypoglycémie)

 

Mais c’est la mise au point par des pédiatres français avec Henri Lestradet d’une technique de surveillance et de traitement considérée à l’époque comme révolutionnaire, qui a permis de diminuer d’une manière spectaculaire le nombre et la durée des hospitalisations ainsi que l’absentéisme scolaire : ils avaient démontré qu’un enfant diabétique avait les mêmes besoins nutritionnels que ses camarades et qu’un régime restrictif n’avait que des inconvénients et devait être remplacé par une éducation diététique pour que l’alimentation soit suffisante, correctement équilibrée et bien répartie dans la journée.

 

Le traitement par l’insuline a été lui aussi considérablement modifié ; une adaptation quotidienne des doses à des besoins très changeants a remplacé la dose fixée mensuellement, basée sur un dosage unique de la glycémie au laboratoire.

A partir de là tout a été basé sur une véritable éducation médicale du jeune diabétique et de sa famille pour lui permettre d’acquérir son autonomie thérapeutique ; les consultations médicales régulières permettant de faire les corrections et mises au point nécessaires et surtout de parfaire cette éducation.

La création de l’AJD, la publication d’un Bulletin d’information envoyé à toutes les familles ainsi qu’aux médecins traitants permettait de coordonner cette action éducative ; des « colonies sanitaires » fonctionnant l’été permettaient aux enfants d’avoir des activités de vacances comme les autres enfants de leur âge sous surveillance éducative et médicale ; ces colonies ont permis de faire de grands progrès pour une meilleure connaissance du diabète en observant 24h/24 ce qui se passait dans des conditions plus proches de la réalité que ce que l’on pouvait constater à l’hôpital.

 

Pourquoi alors créer un établissement permanent spécialisé pour diabétiques ?

 

En fait, les médecins et les assistantes sociales en prise avec la réalité quotidienne s’étaient rendu compte que, si le maintien dans le milieu familial était très souvent possible dans de bonnes conditions, il restait un certain nombre de cas particuliers d’enfants et d’adolescents, peu nombreux, ayant besoin pour des raisons personnelles ou familiales, médicales, médico-sociales ou médico-scolaires, d’être accueillis quelques mois dans une structure conçue pour eux et capable de les aider :

-          à assurer au quotidien la surveillance et le traitement du diabète,

-          à recevoir une éducation médicale leur permettant d’acquérir progressivement leur autonomie thérapeutique,

-          à poursuivre normalement leur scolarité en tenant compte de leurs désirs et de leurs possibilités.

 

Les jeunes diabétiques admis aux Terrasses étaient donc ceux qui avaient le plus de difficultés : diabète particulièrement instable, milieu familial et social défavorisé, association au diabète d’une autre affection (épilepsie, maladie coeliaque, dysthyroïdie) compliquant la surveillance et le traitement, mais aussi troubles sensoriels (malentendants ou malvoyants) ou de l’efficience intellectuelle.

 

 

L’existence, à proximité des Terrasses de classes spécialisées a été un élément important pour la scolarisation de ces jeunes, complétée ultérieurement par la création d’un CMPP et des équipes de psychologues scolaires.

 

Aux Terrasses, les enfants menaient la vie d’un internat normal avec comme contraintes supplémentaires, trois analyses quotidiennes d’urine à la recherche du glucose et des corps cétoniques et une ou deux injections d’insuline ; il faut se souvenir qu’à l’époque il n’était pas possible de doser soi-même la glycémie comme aujourd’hui en quelques secondes, que les seringues n’étaient pas à usage unique, chaque enfant gardant la sienne dans l’éthanol à 90°, seringue qu’il devait faire sécher avant chaque injection ; les aiguilles n’étaient pas jetables et devaient être aiguisées et stérilisées chaque jour…

 

L’accent était mis sur les activités physiques et sportives nécessaires tant sur le plan physique que médical et psychologique en montrant que tous les sports individuels et collectifs pouvaient être pratiqués en adaptant correctement l’insuline et l’alimentation en fonction des dépenses.

 

La scolarité était poursuivie régulièrement ou reprise pour ceux qui avaient dû l’abandonner avec un absentéisme inférieur à celui de leurs camarades.

Dès l’ouverture de l’établissement, nous avions pris le parti de l’intégration scolaire et refusé la proposition d’avoir un enseignement sur place assuré par des instituteurs détachés ; sinon comment aurions-nous pu expliquer aux parents et aux enfants qu’ils pouvaient aller à l’école comme les autres et comment scolariser correctement 50 enfants d’âge et de niveaux si divers (6 à 17 ans) ?

 

Tous nos pensionnaires ont donc été inscrits dans les écoles élémentaires, les collèges et les lycées de la ville de Niort afin de leur permettre de vivre dans la journée avec leurs camarades non-diabétiques et de bénéficier de tout l’éventail des classes et des sections.

 

L’intégration scolaire de ces enfants a nécessité une prise de contact avec les autorités académiques et tout un travail d’information et de liaison avec les chefs d’établissement et les enseignants, sans oublier les services médico-scolaires.

 

L’intégration sociale a aussi été favorisée avec la possibilité d’inscription à des clubs sportifs ou de loisirs, à la fréquentation des bibliothèques municipales ou des maisons de quartier, de la piscine et plus tard de la patinoire.

 

Les rapports avec l’école ont été très riches ; ils nous ont permis de prendre mieux conscience des difficultés pratiques de l’intégration et d’aider les familles et les enseignants à mieux les surmonter ; il a d’abord fallu rassurer les uns et les autres, leur apprendre à connaître la conduite à tenir en cas d’incident, les assurer que nous serions toujours rapidement disponible , en cas de besoin ; les plus jeunes étant inscrits à l’école Jules Ferry voisine (école d’application de l’école normale proche) nous pouvions intervenir en quelques minutes.

 

Dans les établissements secondaires, la collaboration des infirmières scolaires a été précieuse et des relations de confiance se sont vite établies, comme d’ailleurs avec tous les chefs d’établissement ; les inspecteurs d’académie qui se sont succédés nous ont toujours aidés à régler les problèmes les plus difficiles et je leur en suis très reconnaissant.

 

Dans le cadre d’une étude de l’alimentation de l’adolescent une enquête diététique a été menée au lycée Fontanes en 1966 permettant, entre autres, de constater qu’il ne suffisait pas de proposer une alimentation équilibrée et en bonne quantité pour que les apports soient corrects, les facteurs de groupe entraînant souvent des comportements de rejet de certains plats.

 

Des interventions ont été faites à la demande du Rectorat pour contribuer à la formation permanente des infirmières d’établissement et au niveau national lors d’une journée de Médecine scolaire et Universitaire ; à celle-ci a participé le principal du collège P. et M. Curie qui recevait dans son établissement de nombreux élèves des Terrasses ; il a pu expliquer comment s’était passée l’intégration de ces élèves de CES et à la SES annexée.

 

L’expérience niortaise a fait l’objet de toute une série de publications dans les revues de Pédiatrie françaises et internationales : elle a contribué à la mise au point par l’AJD d’une lettre aux enseignants que les parents d’enfants diabétiques pouvaient remettre directement au professeur ; nous avons également donné des conseils aux parents sur la manière de favoriser la compréhension  mutuelle entre eux et le corps enseignant car si les relations sont faciles lorsqu’on est médecin et que les enfants concernés ne sont pas les vôtres, ils deviennent souvent beaucoup plus difficiles avec des parents anxieux, parfois surprotecteurs et des enseignants inquiets d’avoir dans leur classe et surtout à l’extérieur un enfant diabétique.

 

L’établissement des Terrasses a reçu, entre 1964 et 1996, 1324 enfants et adolescents diabétiques dont plus de la moitié âgés de 10 à 15 ans et un quart de 15 à 18 ans sans qu’aucun accident grave ne se soit produit dans le cadre scolaire ou péri-scolaire, y compris lors des sorties pédagogiques à la campagne ou à Paris et des séjours en classe de mer ou de neige.

 

Que toutes les personnes qui ont permis cette intégration scolaire bien longtemps avant qu’elle ne soit officialisée en soient ici remerciées.

 

Docteur Claude Quétin  

Médecin directeur de 1964 à 1996

 

 

 

Assemblée Générale

 

Samedi 13 novembre 2004

 

  PESCALIS  -  Moncoutant

 

Programme   de  la   journée

 

9h15 - 9h30         Accueil des participants

9h30                        Assemblée Générale

 

-  Accueil par Monsieur le Maire,

 

-  Ouverture de la réunion par M. Daniel Brillaud ,

 

-  Rapport moral et projets d ‘activités,

 

-  Bilan financier,

 

-  Questions diverses.

 

10h30                      Remise des décorations

11h30                 Découverte du site de « Pescalis »

13h                           Repas AMOPIEN au collège Jacques Prevert de Moncoutant

15h                           Visite guidée du musée de la Tour Nivelle à Courlay

 

 

 

Bibliographie

 

Sur Bressuire et ses environs

 

Barbaud Raymond, Le château de Bressuire en Poitou, Paris, Gastinger, 1903.

Bressuire en bande dessinée, éditée par la Jeune Chambre Economique de Bressuire avec la participation des amis du Vieux Bressuire, Bressuire, 1985.

Ledain Bélisaire, Histoire de la ville de Bressuire, 1880, 2ème réédition (réimprimé en 1994).

Merle Charles, Itinéraires d’un historien bressuirais, recueil d’articles sur Bressuire et son histoire, Association histoire et patrimoine du bressuirais, 2004

Merle Charles, La révolution française, 1789-1799 à Bressuire, Poitiers, Projet Editions, 1988.

 

Ernest  Pérochon

 

            Poésies : 1908, Chansons alternées ; 1909, flûtes et bourdons.

            Romans : 1913, Les creux-de-maisons ; 1920, Le chemin de plaine ; 1920, Nêne (Prix Goncourt) ; 1922, La parcelle 22 ; 1923, Les ombres ; 1924, Les gardiennes ; 1925, Huit gouttes d’opium ; 1925, Les hommes frénétiques ; 1927, Bernard l’Ours et la torpédo-camionnette ; 1929, Le crime étrange de Lise Bazlan ; 1931, Marie-Rose Méchain ; 1932, L’eau courante ; 1932, Les fils Madagascar ; 1933, Barberine des Genêts ; 1934, Les endiablés ; 1936, Milon ; 1939, Babette et ses frères ; 1943, Le chanteur de Villanelles.

            Essai : cf. ci-dessous.

            + 7 romans scolaires

Rouger Jany, Neveu Jean Louis, La petite Eglise, deux siècles de dissidence, Parthenay, éditions UPCP/Geste Paysane, 1987.

 

Sur l’histoire de l’Ecole dans les Deux-Sèvres

 

Betus M et A, Il était une fois l’école, des Gaulois au milieu du XXè s, Gestes Editions

Combes Jean, L’école primaire sous la 3ème République, Editions Sud ouest, 2002

Hervier Roselyne, professeure chargée du service éducatif aux archives départementales des Deux-Sèvres, Les écoles rurales des Deux-Sèvres, 1815-1914, réalisé en 2003.

Jammoneau Henry, L’école normale de Parthenay, Gestes Editions,2002

Pérochon Ernest, L’Instituteur, Essai, Hachette (« les caractères de ce temps »), 1927.

 

 

 

Compte-rendu  financier année 2003

 

 

Solde au 01/01/2003                                  2186,29 €

 

Dépenses

Recettes

 

Achat de Médailles Assemblée générale
Frais de bureau

Total

122,49
1336,00
306,57

1765,06

 

Cotisations

Assemblée générale

Total

812,00

1150,00

1962,00

 

Résultat                                            1962,00 – 1765,06  = 196,94     

Solde au 31/12/2003                      2186,29 + 196,94 =  2383,23 €

 

 

Liste des adhérents à l'AMOPA section des Deux-Sèvres

M.

ALBINA Alfred

Ch

79400 Exireuim

M.

GUAY Charles

O

79000 Niort

M.

ANDRIEU Alain

O

79960 Nd de Bondeville

M.

GUERIN Jacques

O

79210 Mauze sur le Mignon

M.

ANDRIEUX Yves

Ch

79140 Cerisay

M.

GUILBOT Christian

Ch

79100 Thouars

M.

ARNAL Jean Claude

 

79000 Niort

Mme

HERBRETEAU Monique

Ch

79000 Niort

Mme

AYME Josette

Ch

79230 Vouillé

M.

JOURDAN Jean

O

79160 Ardin

M.

AYME Yvon

Co

79230 Vouillé

M.

JUILLARD Alain

Ch

79230 Vouillé

Mme

BAILLY Paulette

O

79260 La Crêche

Mme

LABARRIERE Marguerite

Ch

79000 Niort

M.

BARLET Jean-Henri

O

79200 Parthenay

M.

LACAM André

Ch

79410 Saint Gelais

M.

BARREAU Claude

Ch

79000 Niort

Mme

LACAM Danièle

O

79410 Saint Gelais

M.

BATY Olivier

O

79000 Niort

M.

LACOUA Robert

Ch

79460 Magné

M.

BEGET Armand

O

79230 Le Rétail

Mme

LAFAYE Elisabeth

Ch

79000 Niort

M.

BERNARD Roger

O

79000 Niort

M.

LARDEAU Gabriel

Ch

79180 Chauray

M.

BERNARD Roger

Ch

79500 Melle

M.

LE COURTOIS Serge

O

79400 Saint Maixent l'Ecole

M.

BILLARD Pierre

O

79370 Celles sur Belle

Mme

LEGENDRE Simone

Co

79100 Thouars

M.

BJAI Maurice

O

79000 Niort

Mme

LEGERON Solange

Ch

79500 Melle

M.

BONNAUD Michel

O

79360 La Foye Monjault

Mme

LETANG Micheline

Ch

79220 Saint Christophe du Roc

M.

BONNEAU Max

O

79800 Exoudun

M.

LEVEQUE Michel

Ch

79000 Niort

Mme

BOTTE Emilienne

Ch

79000 Niort Cédex

M.

LEVIONNOIS Louis

O

79000 Niort

M.

BOUCHET Guy

Ch

79600 Airvault

M.

LHOSTE Alain

Ch

37000 Tours

M.

BOUCHON Jean

Ch

79370 Celles sur Belle

Mme

LIMOGE Yvonne

Ch

79240 l'Absie

Mme

BOUILLET Noëlle

Ch

79800 Saint Eanne

Mme

LOUCHOUARN-DEBROU Nicole

Ch

79140 Cerizay

M.

BOURDIN Jean-Marcel

O

79400 Saint Maixent l'école

Mme

LOURROU Andrée

Ch

79400 Saint Maixent l'Ecole

M.

BOUTET Claude

Co

79300 Bressuire

M.

LUCAZEAU Jacques

O

79290 Brion près Thouet

Mme

BOUTET Michelle

O

79300 Bressuire

M.

MAGAGNOSC Jean

Ch

79400 Saint Maixent l'Ecole

Mme

BRENET Jacqueline

Ch

79230 Vouillé

M.

MAGUY Jean-Marie

O

79000 Niort

Mme

BRIDIER Maurice

O

79000 Niort

M.

MANGIN Jean-Pierre

Ch

79160 Coulonges sur l'Autize

Mme

BRILLAUD Catherine

Ch

79000 Niort

Mme

MARCHANDIER Josette

Ch

79000 Niort

M.

BRILLAUD Daniel

O

79000 Niort

Mme

MARCUSSEAU Pierrette

Ch

79400 Saint Maixent l'Ecole

M.

BROCHARD René

O

79000 Niort

M.

MARSAULT Pierre

Ch

79000 Niort

Mme

BROTHIER Michelle

Co

79000 Niort

M.

MATTIODA Daniel

Ch

79000 Niort

M.

BROUSSE Pierre

Ch

79100 Thouars

M.

MAY Jean-Jacques

Ch

79370 Mougon

Mme

BUREAU Jackie

Ch

79370 Fressines

M.

MECHICHE Gabriel

Ch

79000 Niort

M.

CACAULT Lionel

Ch

79000 Niort

M.

MELON Jean

Ch

79100 Mauze Thouarsais

M.

CAILBAULT Albert

Ch

79370 Fressines

M.

MINAULT Henri

Ch

79190 Sauze Vaussais

M.

CAILLAUD Claude

Ch

79230 Aiffres

Mme

MOINARD Josette

Ch

79510 Coulon

Mme

CHAGNON  Louise

Ch

79000 Niort

M.

MOINARD Maurice

O

79510 Coulon

M.

CHAIGNE André

O

79360 Beauvoir sur Niort

M.

MORIN Jean-Pierre

Ch

79500 Saint Génard

Mme

CHARTIER Marie-Thérèse

O

79100 Thouars

Mme

MOUCHEUX Annie

Ch

79240 Le Busseau

M.

CHAUVEAU Rémy

Ch

79230 Fors

M.

MOZZI RAVEL Jacques

Ch

79220 Surin

Mme

COIRAULT Ginette

Ch

79200 Parthenay

Mme

MUSSAT Ginette

Ch

79000 Niort

Mme

COPINE-NICOLLET Simone

O

79100 Thouars

M.

NAUD Pierre

Co

79000 Niort

M.

CORBINUS Albert

Ch

79130 Secondigny

Mme

NAUDIN Pierrette

Ch

79230 Prahecq

M.

CORNU Roger

O

79500 Saint Romans lès Melle

M.

NOURIGEON Maurice

Ch

79230 Prahecq

M.

COURTIN René

Ch

79000 Niort

Mme

PAGE Jacqueline

Ch

79100 Thouars

Mme

DAFFIS VAYSSETTES Josiane

O

79500 Melle

Mme

PAILLE Marie-Thérèse

Ch

79400 Auge

M.

DELAND Paul

Ch

79000 Niort

M.

PAQUEREAU Aimé

Co

79000 Niort

Mme

DEMAY Madeleine

Ch

79000 Niort

M.

PAULUS Jean marie

O

79290 Argenton l'Eglise

Mme

DEVIGNES  PUCHAULT Marie Thérèse

Ch

79100 Vrines

Mme

PENIT-TA  Minh-Nguyet

Ch

79600 Airvault

Mme

DONNEFORT Simone

Ch

79110 Saint Martin d'Entraigues

M.

PENTELCOUTEAU Jean-Luc

Ch

79230 Vouillé

M.

DRUET André

Ch

79410 Saint Gelais

Mme

PERRIN GRIGNON Danièle

O

79500 Sant Romans lès Melle

M.

DUPONT Pierre

O

79000 Niort

Mme

PETORIN-HEURTEBISE Andrée

O

79000 Niort

Mme

DUPUIS Christine

Ch

79400 Saint Maixent l'école

Mme

POHIN CALLUAUD Claudine

Ch

79000 Niort

Mme

DUPUIS Michèle

Ch

79000 Niort

M.

POUGNARD Robert Jacques

Ch

79400 Saint Maixent l'Ecole

M.

DURAND Roger

O

79410 Saint Gelais

Mme

POUPLIN Noëlle

Ch

79140 Le Pin

M.

DURON Hubert

Ch

79005 Niort Cédex

Mme

PRESTAT-MASSY Françoise

Ch

79200 Parthenay

M.

DUSART Yves

O

79000 Niort

M.

PRINCE Alain

Ch

79150 Argenton Château

Mme

EVEN Catherine

Ch

79250 NUEIL les AUBIERS

M.

QUETIN Claude

O

79260 La Crêche

M.

FAURY Gilbert

Ch

79000 Niort

M.

QUEVEAU Gérard

O

79140 Le Pin

Mme

FERRET Claudine

Ch

79210 Saint Hilaire la Palud

M.

RE Michel

Ch

79000 Siecq

M.

FOREST Jean-Georges

Ch

79200 Pompaire

Mme

RIMBAULT Marguerite

Ch

79500 Saint Génard

M.

FOUCHE Lucien

Ch

79240 l’Absie

Mme

RIMBAULT Marguerite

Ch

79500 Saint Génard

Mme

FOURCADE Joëlle

Ch

79000 Niort

M.

ROCHER Georges

Ch

79000 Niort

M.

FOURNIER Gérard

Ch

79270 Frontenay Rohan Rohan

Mme

ROLLAND Danielle

Ch

79000 Niort

M.

FOURRE Gabriel

O

79450 Saint Aubin le Cloud

M.

ROUSSEAU René

Co

79000 Niort

Mme

FRADIN Martine

Ch

79320 Moncoutant

Mme

ROUX Lucette

Ch

79100 Thouars

M.

FRECHET Jacques

Ch

79000 Niort

Mme

RUBILIANI LENNE Sylvie

O

79410 Cherveux

Mme

FREREBEAU Gisèle

O

79170 Brioux sur Boutonne

Mme

SALETES Aline

Ch

79000 Niort

Mme

GAILLARD Paulette

Ch

79000 Niort

M.

SALETES Camille

O

79000 Niort

M.

GARANDEAU Jacques

O

79000 Niort

M.

SIBILEAU Marcel

O

79160 Coulonges sur l'Autize

Mme

GARCONNET Yvonne

O

79160 La Chapelle Thirieul

M.

SICRE Michel

Ch

79410 Saint Gelais

M.

GARLANDAT René

O

79000 Niort

Mme

SLIWA Pierrette

Ch

79400 Saint Maixent l'Ecole

M.

GAROFALO Julien

Ch

79000 Niort

Mme

SOBOTA Lucette

Ch

79270 Frontenay R. Rohan

Mme

GAURIT Charlotte

O

79000 Niort

Mme

SOUCHET Jeanne Lucette

Ch

79140 Cirières

Mme

GAUTRON Pierrette

Ch

79400 Exirieul

Mme

TAFFOIRIN Madeleine

Ch

79220 Germond Rouvre

M.

GAUTRON Yves

Ch

79400 Exirieul

Mme

TARDIF Marie-Claude

O

79500 St Martin lès Melle

M.

GENDRON Christian

O

79000 Niort

Mme

THOLOTTE-COLIN Yvette

Ch

79210 Mauzé sur le Mignon

Mme

GERBIER Dominique

Ch

79000 Niort

M.

TOUCHARD Gilbert

O

79320 Moncoutant

M.

GERNOUX Francis

Ch

79340 Menigoute

M.

TRANGER Gérard

Ch

79250 Nueil les Aubiers

M.

GIFFARD Amédé

Ch

79290 Bouille Saint Paul

Mme

VALLADE Marie-Claude

O

79000 Niort

Mme

GILABERT PEYRAT Andrée-Jeanne

Ch

79310 Mazieres en Gâtine

M.

VALLET Roger

O

79600 Airvault

M.

GILBERT Henri

Ch

79000 Niort

M.

VASSEROT Charles

Co

79000 Niort

M.

GIRRE Pierre

Ch

79100 Thouars

Mme

VERGNAUD Yvette

O

79450 Saint Aubin le Cloud

M.

GRIFFAULT Guy

Ch

79370 Celles sur Belle

Mme

VERRET PREVOT Bernadette

O

79210 Mauze sur le Mignon

Mme

GRIGNON épouse PERRIN Danielle

O

79500 Saint Romans lès Melle

Mme

VILLE Nicole

O

79150 Moutiers sous Argenton

M.

GRIMAL Denis

Co

79170 Availles/Chizé

Mme

VIMAL Paule

O

79100 Saint Jean de Thouars

Mme

GROLLEAU Anémone

O

79000 Niort

M.

VIVIER Roland

Ch

79000 Niort

M.

GROLLEAU Maurice

Co

79000 Niort

 

 

 

 

 

Promotion du 1er janvier 2004

Promotion du 14 juillet 2004

Co = Commandeur

O = Officier

Ch = Chevalier

M.

PIETRI Noël

O

79320 Moncoutant

 

 

 

 

M.

BELY Jean

Ch

79270 Frontenay RR

M.

MOREAU Jean-louis

Ch

79000  Niort

Mme

RAYNAUD Sylvie

Ch

79400  Saint-Maixent

 

 

Mme

BRION Jeanne-Marie

O

79000  Niort

M.

CAMUS Jean

O

79300 Bressuire

M.

CAVAILLES Bernard

O

79450 Saint Aubin le Cloud

M.

CHAUFFIER Alain

O

79270 Frontenay-RR

Mme

ROLLAND Danielle

O

79000  Niort

       

Mme

ALLEAU Martine

Ch

79370 Celles sur Belle

Mme

CHOLLET Claudette

Ch

79230 Aiffres

Mme

CHOUAN Viviane

Ch

79000 Niort

M.

CREHIN Jean-François

Ch

79000 Niort

M.

DAVID Rémi

Ch

79160 Coulonges sur l'Autize

Mme

DELHOMME Michèle

Ch

79000 Niort

M.

DOIDY Gérard

Ch

79180 Chauray

M.

ERHART Serge

Ch

33450 Saint Loubes

M.

FAQUET Norbert

Ch

79800 La Mothe Saint Héray

M.

FAUQUEMBERGUE Franck

Ch

86420 Monts Sur Guesnes

M.

GIRARD Jean-Luc

Ch

79300 Noirterre

Mme

GIRAUD-COCHOT Michelle

Ch

79140 Cerizay

Mme

HERAUD Malika

Ch

79000 Niort

Mme

JAMMET Françoise

Ch

79200 Chatillon sur Thouet

Mme

JOLLIET Annie

Ch

79230 Vouillé

Mme

JUILLET Françoise

Ch

79240 L'Absie

Mme

KOLODZIEJCZYK Anne-Mie

Ch

79400 Saint Maixent L'école

M.

LABRUNIE Lucien

Ch

79300 Noirterre

Mme

MOURROUX Liliane

Ch

79000 Niort

Mme

MUSSAT Danielle

Ch

79300 Bressuire

Mme

PAOLINI Maryse

Ch

79270 Frontenay-RR

Mme

PENAUD Fernande

Ch

79000 Niort

Mme

PETIT Françoise

Ch

79000 Niort

Mme

ROUGER Elisabeth

Ch

79000 Scieq

Mme

RULIER Nathalie

Ch

86240 Ligugé

Mme

SAMPEDRO-ROSER Elvire

Ch

93150 Le Blanc Mesnil

M.

SCHLEIFFER Philippe

Ch

79308 Bressuire Cedex

Mme

SECHET Christine

Ch

79150 Etusson

M.

SEGUIN Jacques

Ch

79270 Saint Symphorien

Mme

VIGE Christiane

Ch

79000 Niort

Mme

VOYER Françoise

Ch

79000 Niort