S O M M A I R E

 

 

-         Page  2    Editorial par  Monsieur Daniel Brillaud, Inspecteur d’académie

-         Page  3    Historique des palmes académiques et structure de l’AMOPA 

-         Page  4    Hommage à Henry-Julien Vidon

-         Page  6    Assemblée générale 2002 à Parthenay

-         Page  8    Dossier, les hommes célèbres en Deux-Sèvres : Ernest Pérochon

-         Page  13  Composition du bureau

-         Page  14  Bilan financier

-         Page  15  Assemblée générale 2003, programme de la journée 

-         Page  16  Liste des adhérents de l’AMOPA depuis 1998

 

 

Bulletin d’ information de l’ Association des Membres de l’ Ordre des Palmes Académiques des Deux-Sèvres

Comité de rédaction :  Michel Bonnaud,  Max Bonneau,  Maurice Moinard ,  Aline Salètes ,  Camille Salètes , avec la collaboration de Monique Bonnet.

Edité avec le concours du Conseil Général des Deux-Sèvres.

 


 

Editorial

 

 

Donner du sens à notre adhésion à l’AMOPA

 

Ayant pris mes fonctions dans les Deux-Sèvres au début de cette année civile suite au tragique événement que l’on connaît, l’émotion me gagne en évoquant la mémoire de celui qui présidait avant moi notre section départementale de l’AMOPA (voir la page ci-après « Hommage à Henry-Julien VIDON »).

M. VIDON avait souhaité que les membres du bureau de la section des Deux-Sèvres s’engagent dans la rédaction d’une plaquette ; je ne sais si la modeste publication que nous vous adressons aujourd’hui répondrait à son attente ; nous avons, quoi qu’il en soit, voulu reprendre son projet, en signe de fidélité, en signe de nouvel engagement.

 

Mais quel sens peut-on donner à un engagement au sein de l’AMOPA ?

Le mot « engagement » lui-même est-il convenable dans le cadre d’une association aussi paisible ?

Tout en restant très mesuré et très réaliste dans mes ambitions, je souhaiterais que chaque adhérent puisse avoir le sentiment que ce mot n’a rien d’incongru : certes, l’AMOPA a d’abord vocation à rassembler, dans un climat chaleureux, notamment dans le cadre d’activités culturelles ; mais au-delà, quelque chose de fort peut être construit en rapprochant des personnes qui ont été distinguées pour leur dévouement, voire leur militantisme à l’égard de l’Ecole. L’AMOPA n’est-elle pas un espace « béni des dieux » pour la défense et la promotion des valeurs de l’Ecole, du patrimoine culturel que l’Ecole est chargée de transmettre et de celui qu’elle a généré autour d’elle ?

Ces valeurs ont des racines profondes dans les Deux-Sèvres : dans chacune de nos communes, des instituteurs ont marqué les esprits et leur époque ; ensemble, certains ont été à l’initiative des structures coopératives que l’on connaît ; d’autres, tel Ernest Pérochon, ont eu un regard aiguisé sur la société de leur temps et se sont distingués dans le domaine des Lettres, des Arts, des Sciences…

 

Concrètement, comment faire ?

Bien entendu, ce sont les adhérents eux-mêmes qui doivent prendre en main la vie de leur association. Ils ne manqueront pas de s’exprimer lors des assemblées générales et nous attendons beaucoup de leurs propositions et de leurs initiatives.

Dès à présent, il appartient au bureau de prendre ses responsabilités (la liste des membres est jointe ci-après). Une réunion a eu lieu le lundi 19 mai 2003 : elle a permis de dégager des axes de travail prioritaires :

-          La rédaction de ce bulletin constituait la première priorité afin de recréer un lien entre nous et de faire connaître les informations essentielles (nouveaux promus, vie de l’association…) et les projets fédérateurs ; vous ne manquerez pas de nous indiquer vos observations et vos propositions : ces pages vous sont ouvertes. M. Camille Salètes, Principal du collège Fontanes coordonne le comité de rédaction composé de Michel Bonnaud, Max Bonneau, Maurice Moinard et Aline Salètes  son épouse, secrétaire départementale, ils seront vos premiers interlocuteurs.

-          La préparation de l’assemblée générale est un deuxième axe de travail important. La date du samedi matin 18 octobre 2003 a été retenue : réservez-la dès à présent. Un cadre convivial sera choisi (au lycée de Saint-Maixent probablement) et, après le repas, une visite commentée du Musée de Bougon sera proposée.

-          La participation, sous la direction de M. Gendron, à la mise en place du musée de l’Ecole, section du grand et beau musée qui ouvrira en 2004 dans les anciens locaux, totalement restructurés, du lycée Jean Macé. M Moinard propose aussi de participer au projet de maison des écrivains, porté par la ville de Niort, sur le site de la maison d’Ernest Pérochon.

-          Enfin deux ou trois conférences ou visites vont être organisées. Messieurs Boutet, Moinard, Quétin, Gendron, Mangin s’y emploient d’ores et déjà.

 

Je souhaite que chaque adhérent puisse trouver du plaisir et de l’intérêt à participer à la vie de notre section départementale ; j’espère que, dès lors, de nouveaux promus dans l’ordre des palmes académiques sauront venir nous rejoindre ; enfin, l’affirmation de l’amitié entre les membres de l’AMOPA permettra à coup sûr à ceux qui peuvent se sentir isolés, voire oubliés, de se retrouver et de tisser à nouveau des liens chaleureux avec d’anciens collègues ou amis.

 

                                                                                  Daniel Brillaud

                                                                                  Inspecteur d’académie DSDEN des Deux-Sèvres

 

 

 

 

HISTORIQUE

 

de l’association des membres de l’ordre des palmes académiques

 

 

C'est une longue histoire que celle des Palmes académiques.

C'est en effet le 17 mars 1808 que Napoléon signa le décret traitant de l'organisation de l'Université, de la composition des facultés, des grades, des rangs, des titres,  obligations, fonctions, attributions, costumes… de tous les fonctionnaires de l'Université.

Le décret fondateur visait au premier chef à établir une distribution méthodique des agents du service national de l'instruction publique et une hiérarchie de ses dignitaires et non point à fournir un appât aux amours propres…

Insensiblement l'usage et les textes nouveaux contribueront à élargir des catégories de personnes aptes à recevoir les Palmes. Napoléon III décidera en 1866 de faire des Palmes académiques une véritable décoration qui gardera son statut jusqu'en 1955, à savoir une double palme d'or suspendue à un ruban violet foncé portant rosette pour les officiers de l'Instruction publique et une double palme d'argent suspendue à un ruban violet pour les officiers d'académie.

Ces deux décorations indépendantes du costume succèdent aux palmes brodées directement sur la tenue universitaire et se différencient complètement des autres titres attachés aux fonctions de l'Université Impériale.

En octobre 1955 est institué au ministère de l'Education nationale un Ordre des Palmes académiques se substituant alors aux distinctions honorifiques précédemment attribuées.

Il était en effet logique d'accroître le prestige d'une distinction dont l'ancienneté égale à peu près celle de la Légion d'Honneur et qui récompense des mérites parmi les plus précieux et souvent parmi les plus éminents.

L'institution d'un Ordre implique la mise en place de grades accessibles à tous selon des règles déterminées : Chevalier - Officier - Commandeur.

Il est rappelé que ces décorations (ne pas dire médailles) sont remises lors de cérémonies officielles afin de maintenir le prestige de ces récompenses.

Mentionnons qu'il existe 2 promotions par an, celle du 1er janvier pour les personnes n'appartenant , ni à un établissement de l'Etat, ni à un service du ministère de l'Éducation nationale et celle du 14 juillet pour le personnel rétribué sur le budget du ministère de l'Éducation.

Si l'histoire de notre ORDRE vous intéresse je vous conseille la lecture d'un ouvrage très complet sur l'histoire des Palmes Académiques par Emile Foëx*. On comprend mieux comment des choses superfétatoires peuvent posséder un étonnant pouvoir.

 

                                                                                              Claude BOUTET

                                                                                              Commandeur des Palmes académiques

* ouvrage à commander à l'AMOPA Paris.

 

 

 

STRUCTURE DE L’AMOPA

 

C’est en 1962 que les médaillés de l’Ordre des Palmes Académiques ont créé à Paris l’AMOPA

Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques

Il s’agit d’une association « loi 1901 » . Par décret en date du 26 septembre 1968 elle est reconnue d’utilité publique et a également reçu l’agrément de tourisme le 2 novembre 1998 .

L’AMOPA est placée sous le haut patronage de monsieur le Président de la République, de Monsieur le Ministre de l’Education nationale et du Grand Chancelier de la Légion d’Honneur .

Forte de plus de 32000 adhérents elle comporte 157 sections dont 108 en métropole et est présente sur les 5 continents. Chaque section est dirigée par un bureau élu.

L’AMOPA est avant tout une association d’amitié, où ses membres, de générations diverses, peuvent se rencontrer et échanger autour d’activités culturelles. L’AMOPA dispose d’un site internet national fort complet et d’excellente qualité artistique et technique que nous vous convions à visiter à l’adresse suivante : www.amopa.asso.fr

 

 

Hommage à Henry-Julien Vidon

par Daniel Brillaud, Inspecteur d’ académie

 

 

Henry-Julien Vidon, Inspecteur d’académie, dirigea les services départementaux de l’Education nationale des Deux-Sèvres, et présida la section départementale de l’AMOPA jusqu’à cette tragique matinée du 5 novembre 2002 où, avec son chauffeur Eric Chartron, il fut victime d’un terrible carambolage sur l’autoroute A10.

Il avait 59 ans et était père de trois enfants.

Tous ceux qui l’ont côtoyé ont vu en lui un homme affable et cultivé, plein d’humour, profondément humain ; le jour de ses obsèques, Monsieur Luc Ferry, Ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, a rendu hommage à un grand serviteur du service public, un grand serviteur de l’Etat.

 

Je n’ai pas eu la chance de le rencontrer. Cependant, depuis ce début de janvier où j’ai pris mes fonctions à Niort, je recueille des témoignages à son sujet, j’ouvre des dossiers qui me rappellent constamment son souvenir ; et puis il y a ce classeur rouge rassemblant tous les courriers reçus à l’époque et toutes les coupures de presse, qui m’a été remis par Suzy Dubois, responsable du cabinet ; avant mon arrivée, avec l’appui de Madame le Recteur, Monsieur le Préfet, Madame Rolland, Secrétaire générale, et ses collaborateurs, avaient conduit l’organisation de la cérémonie du 13 novembre et un ensemble d’actions visant à accompagner les personnels dans le deuil.

 

« Toute la carrière de M. Vidon a été dominée par deux engagements, par deux passions : celle de la langue allemande et celle de l’Education » a déclaré le Ministre.

De fait Henry-Julien Vidon, après un CAPES, obtient un doctorat de linguistique allemande en 1976. Il  enseigne pendant douze ans dans l’Ain. Il renoue avec la culture germanique en devenant en 1985 proviseur du lycée français de Vienne en Autriche. Il y remplit brillamment sa mission jusqu’en 1991 en rénovant le lycée et en développant sensiblement la coopération franco-autrichienne. Il devient ensuite, jusqu’en 1994, conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France en Allemagne où il est particulièrement chargé du réseau de l’enseignement français à l’étranger (11 établissements) et où il suit l’ensemble des affaires éducatives dans le cadre de la politique bilatérale (entre autres, délivrance simultanée du Baccalauréat et de l’Abitur). Inspecteur d’académie adjoint à l’IA DSDEN de Moselle à partir de 1995, il suit les dossiers culturels et internationaux de l’enseignement de l’allemand. Les distinctions qui lui ont été attribuées par l’Allemagne et par l’Autriche manifestent avec éclat la reconnaissance des deux Etats et l’ampleur de son action.

 

Henry-Julien Vidon a par ailleurs su prendre et assumer d’importantes responsabilités au sein du service public d’Education. Il devient principal de collège dans l’Aisne en 1979 puis dans le Jura en 1981, Proviseur « vie scolaire » au rectorat de Dijon en 1983, responsable de la formation initiale et continue des personnels de direction et de la mission académique d’action culturelle. C’est après une dernière mission à l’étranger, de 1996 à 2000, comme conseiller adjoint pour l’enseignement français près l’Ambassade de France au Maroc, qu’il rejoint l’Inspection académique des Deux-Sèvres. On sait combien il y a été apprécié, gagnant l’estime de chacun. M. le Préfet Laisné pouvait dire : « C’était un homme de dialogue, tout en rondeur, auquel la sensibilité, la finesse et l’intelligence donnaient une très bonne perception des personnes et des situations : en toute circonstance il savait trouver et mettre en avant les accords et les consensus. Animé d’une haute conscience de sa mission, il avait traduit avec attention et justesse, tout au long de sa très riche carrière, les impératifs du service public de l’Education nationale dans les contextes locaux ». Et M. le Ministre d’ajouter : « Toute la carrière d’Henry-Julien Vidon semble marquée par cette capacité à relever des défis, à privilégier l’expérimentation et l’innovation, à mobiliser ceux qui l’entourent pour atteindre des objectifs qu’il sait traduire concrètement, à changer les choses pour rendre constamment plus efficace et meilleur notre système éducatif. ».

 

Henry-Julien Vidon était commandeur dans l’ordre des palmes académiques ; dans l’ordre national du mérite, il était chevalier en France et en Allemagne, officier en Autriche.

Sa disparition nous attriste ; restant présent dans nos mémoires, il continue d’honorer la section départementale des Deux-Sèvres de l’AMOPA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de notre assemblée générale 2002 à Parthenay, après avoir marché dans la vieille ville, le groupe a visité le musée. Maria Cavaillès et Christian Gendron nous ont fait apprécier des oeuvres d’art : les  faîences.       Suivez nous…………

 

Visite au Musée de Parthenay

 

 

A l'origine, le musée se construit principalement autour de la collection Turpin, composée d'estampes, sceaux, objets d'ethnographie régionale, armes et costumes militaires, archives et affiches locales, faïences d'origines variées, et de la donation Cordier, à base d'objets d'ethnographie exotique.

 

A partir de 1943, provenant d'églises environnantes détruites, des donations lapidaires, telles que chapiteaux, piliers, statues… garnissent les salles municipales. La même année, la donation Amelin permet d'enrichir de façon déterminante la collection de faïences du musée de Parthenay.

Avec le projet d'un musée des Beaux-Arts défendu par le Maire Robert Bigot, se succèdent des dépôts de l'Etat en 1938 et en 1945 -peintures et sculptures - et des musées de Poitiers et d'Angers lors de l'après-guerre -peintures et dessins-. A partir du milieu des années 80, de nombreux achats enrichissent les collections, principalement le fonds photographique et de faïences de Parthenay..

 

C'est ainsi que le musée acquiert la collection de cartes postales dite Tricoire et des plaques de verre -notamment d'Eugène Cordier - issues des fonds Poignat et Guyonnaud en 1988 et 1989. La donation familiale en 1988 du fonds photographique d'Eugène Cordier (plaques et épreuves stéréoscopiques) par ses enfants et petits-enfants, constitue un événement sans précédent pour le patrimoine iconographique local.

 

Les achats réguliers de faïences de Parthenay durant ces deux dernières décennies sont marqués par l'entrée au musée de la collection de faïences dite Tricoire et surtout, en 1995, par l'acquisition de l'exceptionnel "reliquaire" de Jouneau, présenté à l'Exposition Universelle de Paris en 1889 (photo ci-dessus).

 

Le fonds permanent

 

Les collections du musée sont présentées sur deux niveaux, autour de deux maquettes animées, qui restituent, grâce à une mise en scène assistée par ordinateur, l'histoire et l'évolution de la ville de Parthenay du Moyen-Age au XXe siècle.

Au premier étage, se trouvent les collections archéologiques (céramique, monnaie, lapidaire) issues principalement des fouilles entreprises dans la ville, ainsi que les objets d'art religieux (sculpture), chasuble, peinture) provenant des églises de Parthenay ou des environs.

Au second niveau, sont exposées les faïences de Parthenay (fin XIXe-début XXe) accompagnées de peintures, photographies ou estampes les restituant dans le contexte de l'histoire de la ville à la Belle Epoque.

 

Animations

 

Les expositions temporaires

 

Régulièrement proposées au rez-de-chaussée, elles sont d'accès libre et gratuit.

 

Le service éducatif

 

Le musée de Parthenay possède un service éducatif qui accueille les groupes constitués, sur rendez-vous, toute l'année.

La scénographie des maquettes animées et le parcours de découverte des collections permanentes s'adressent tout particulièrement à un public jeune.

Différents supports pédagogiques sont proposés par ailleurs : fiches, maquettes à étudier ou à manipuler, diaporamas, etc… Un atelier de numismatique, avec frappe de monnaies, est notamment proposé.

Chaque exposition temporaire est enfin l'occasion d'un nouveau parcours pédagogique.

L'accueil des jeunes, pour une simple visite ou un atelier éducatif, est assuré par l'enseignant responsable du service éducatif, ou par les guides-conférenciers du Pays d'Art et d'Histoire de Parthenay.

Ci-dessous : Deux pots et une jardinière. Edouard Knöpflin 1905.  Page suivante : Aiguière et Vasque. Henri Amirault 1891-1902.

 

Maison des Cultures de Pays

1, rue de la Vau Saint-Jacques

79200 PARTHENAY

Tél : 05.49.64.53.73 Fax. : 05.49.94.90.71

Email : MUSEE@district-parthenay.fr

 

                                                                                                                                             Maria CAVAILLES
Archéologue municipale Parthenay

 

 

Les faïences de Parthenay par Christian Gendron Conservateur en Chef des Musées de Niort

 

Même si la production de faïences fut abondante en France au XIXe siècle, les productions issues des ateliers de Parthenay forment un cas tout à fait à part. En effet, la complexité des techniques utilisées pour les décors, les étapes fort nombreuses pour exécuter chaque exemplaire et la variété des procédés utilisés (incrustation de terres de couleur, pâtes d'application, etc…) constituent donc une exception dans les arts céramiques français. Réalisées à partir d'une terre blanche fine, ces productions extrêmement précieuses, s'inspiraient très fortement des modèles très célèbres fournis par les faïences dites "Henri II" ou "de Saint-Porchaire" dont le lieu de fabrication et les auteurs qui se situent en plein XVIe siècle restent encore, en grande partie, mystérieux pour nous. L'ambition des faïenciers de Parthenay fut aussi de retrouver les secrets de la décoration de ces vases de la Renaissance fébrilement collectionnés au XIXè siècle et dont les grands musées du monde se disputaient déjà, il y a plus de cents ans, les quelques exemplaires disponibles sur le marché. Les faÏences de Parthenay ne furent jamais véritablement rentables. Leur très grande qualité repose sur le talent de trois maîtres véritables. Les musées deux-sévriens, et spécialement de Parthenay et de Niort, s'attachent à mieux faire connaître ces productions qui forcent l'admiration.

 

Les Faïenciers

 

 

 

 

Henri Amirault : Faïencier (1834-1914)

Habile dessinateur , il exerce d'abord ses talents en effectuant de nombreux croquis de voyages durant sa carrière d'officier de marine et vient prendre sa retraite à Parthenay. Il entreprend alors de peindre, surtout des paysages, stimulé en cela par un autre habitant de la région, le peintre Charles le Roux.

 

Il s'associe, dès 1882, à Prosper Jouneau pour créer la Société des "Faïences d'art de Parthenay". Celle-ci se propose de produire des faïences fines et des porcelaines à décors d'application d'après les procédés de Jouneau

 

Une faïencerie est rapidement construite dans le quartier de la gare où elle subsiste encore.

Amirault la dirige de 1891 à 1902. Le nombre de personnes qui y travaillent n'atteint pas la dizaine.

 

Henri Amirault signe de nombreuses pièces au décor éclectique exécuté au moule et par incrustation, généralement inspirées de la Renaissance, des cache-pots parfois de grandes taille et certains vases d'apparat comme le grand vases aux armes de Parthenay orné d'anses en forme d'animaux fantastiques et aux décors inspirés de l'antiquité.

Prosper Jouneau : Faïencier et sculpteur

(1852-1921)

 

Né à parthenay, il passe sa jeunesse à Niort puis devient élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Poitiers. Il obtient une première médaille en 1869. Peu de temps après (1872), il entre à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris où il reste six ans dans l'atelier de Dumont.

 

Dès 1874, il envoie ses premières œuvres au Salon des Artistes Français. C'est en 1878 qu'il ressent une véritable passion soudaine pour la céramique en visitant l'Exposition Universelle. Il suit alors les cours de la Manufacture Nationale de Sèvres et travaille assidûment le manuel de Brogniart qui constitue alors la référence en la matière. Sa formation initiale de sculpteur lui permet néanmoins d'affirmer son style très plastique et architectural.

 

Il dirige la faïencerie de 1882 à 1891 puis s'installe rue Thiers de 1891 à 1893. Ses pièces les plus fines sont souvent constituées par des petits temples à colonnettes, des pièces à motifs incrustés de terres colorées aux fers de relieurs, grandes aiguières souvent ornées de rinceaux en pâtes d'application, avec anses en serpent ou à personnage féminin.

 

Il se fait aussi une grande réputation par sa création de plaques ovales, parfois rondes, en porcelaine dure et portant en pâtes d'application sur fond bleu, vert ou brun, des figures allégoriques (les saisons d'après Prud'hon), Psyché, la Vierge, le Christ.

 

Son chef-d'œuvre reste le plafond à caissons avec coupole centrale à personnages, réalisé pour l'Exposition Universelle de 1889 et désormais au Musée d'Agesci de Niort.

Edouard Knoëpfin : Faïencier

(1861-1945)

 

Elève à l'Ecole des Arts décoratifs et formé dans les célèbres ateliers Haviland, il suit aussi les cours de l'Ecole Nationale d'Arts décoratifs de Limoges. Excellent dessinateur et coloriste, il crée de nombreux modèles pour les porcelaines de Limoges.

 

Il participe à beaucoup d'expositions (exposition universelle de Chicago 1893). Il remplace Prosper Jouneau en 1902 à l'Ecole de Dessin de Parthenay et à la direction de la faïencerie (jusqu'en 1907) où il développe aussi le style Henri II. Directeur de l'école de 1907 à 1916, il y organise des cours de céramique et y fait construire un four en 1907.

 

Il quitte Parthenay pour Paris en 1916 où il garde des amis, ayant souvent exposé à la Société Nationale des Beaux-Arts et à la Société des Artistes Français. Il y est récompensé en 1914, 1932, 1935, et y expose encore en 1943 à quatre-vint un ans !

 

On lui connaît de nombreuses pièces imitées des faïences Henri II avec des variantes : cruches, "biberons", baguiers, salières, bougeoirs et aussi originales créations d'inspiration Art Nouveau : vases, soliflores, etc… Il réalise aussi quelques plaques de porcelaine à décor de pâtes d'application.

 

 

 

 

 

 

LES  PERSONNALITÉS  ET  HOMMES CÉLÈBRES

 

DES  DEUX-SÈVRES

 

 

Ernest PÉROCHON

 

1885 -1942

 

Ernest Pérochon est né en 1885 à Courlay, à la ferme du Tyran. Il fréquente l’École publique de la Tour-Nivelle puis l’École Primaire Supérieure de Bressuire et l’École Normale de Parthenay. L’instruction publique est pour lui la voie de la justice sociale et du progrès..

 En 1907 il épouse Vanda Houmeau, institutrice, tous deux sont nommés à Saint Paul en Gâtine.

 En 1908 et 1909 il publie à ses frais chez Clouzot à Niort deux recueils de poèmes. Son premier roman « les Creux de Maisons » paraît en feuilleton dans le journal de Jean Jaurès « l’Humanité ». Ce roman obtient trois voix au prix Fémina. En 1914 le couple Pérochon est nommé à Vouillé.

 

Mobilisé, Ernest Pérochon est victime d’un malaise cardiaque sur le front de Lorraine, il retrouve sa classe à Vouillé, c’est là qu’il écrit « Nêne » publié à compte d’auteur chez Clouzot…Son ami Gaston Chéreau lui conseille d’envoyer son roman au jury du Goncourt…il obtient le prix et la célébrité ! En 1921 il quitte l’enseignement , le couple vit et travaille à Niort. Pérochon publie un roman presque chaque année, il y en aura vingt huit au total traduits dans dix langues.

 

En 1940, il est dénoncé auprès de la Gestapo comme Gaulliste, propagandiste et agitateur de la jeunesse ; convoqué par le Préfet celui-ci l’informe de cette dénonciation dont il souligne les conséquences tout en lui suggérant de collaborer avec la presse et le gouvernement de Vichy, ce qu’il refuse énergiquement. Il meurt une semaine après d’une crise cardiaque, le 10 février 1942. L’administration de Vichy interdit aux enseignants et aux élèves d’assister aux obsèques, deux de ses livres sont interdits : « A l’ombre des ailes », roman scolaire, parce qu’il y est question d’un aviateur anglais et « la Parcelle 32 » parce qu’on y trouve le terme de « boche ».

 

Dans un article publié dans « Ouest - Eclair » en 1932, Jacques Nanteuil écrit à propos des premiers romans :

« Cette comédie, cette tragédie rurale –il y a de l’une et de l’autre- Pérochon nous les développe avec un art très fin et très sûr, qui joue tour à tour de l’humour, du pittoresque et de la mélancolie, il sait développer dans son œuvre une atmosphère de probité, de poésie et de sympathie. »

Outre les romans qui décrivent la vie des humbles et la mutation du monde agricole, Pérochon  écrit en 1925 « les hommes frénétiques » salué comme l’un des grands classiques de la science-fiction française. Bergier, physicien français déclare : « J’ai été bouleversé, l’auteur a prévu les systèmes physiques découverts seulement en 1953. Il est bouleversant d’avoir prévu cela dès 1925 et je suis étonné de son extraordinaire documentation scientifique »

 

Ernest Pérochon a aussi écrit tout un cycle de livres de lectures pour  les enfants des écoles primaires, qu’il appelait d’ailleurs des « Romans scolaires » ; Il précise son objectif dans la préface du « Livre des Quatre Saisons » : j’ai essayé de raconter dix histoires pour les enfants ; des histoires telles que j’aurais voulu en entendre lorsque j’avais dix ou douze ans.

A cet âge on me proposait des livres instructifs qui n’étaient pas gais, des livres moraux qui m’ont peut-être éloigné de la morale, ou bien, on me proposait des contes abracadabrants et, alors, je me demandais pour qui l’on me prenait.

Au cours de ma carrière d’instituteur, j’ai toujours rêvé d’un livre à la fois sage et gai où l’observation contiendrait la fantaisie, d’un livre instructif certes, mais où l’émotion, l’humour et la poésie garderaient une belle place.

En racontant ces dix histoires de bêtes, c’est un livre de ce genre que j’ai essayé de faire. Mon programme était trop ambitieux pour que je l’aie complètement réalisé. Puissent d’autres écrivains profiter de mes erreurs et faire mieux que je n’ai fait ! Nos enfants méritent que l’on s’intéresse à eux Ils ont des droits sur nous. »

 

Pédagogue, souvent en avance sur son temps, Pérochon n’hésite pas à brocarder les méthodes d’enseignement qu’il juge archaïques et inadaptées. Un texte écrit dans les années 30 en porte témoignage. Le Figaro Littéraire, en 1970, le publie en le faisant précéder des remarques suivantes :

Ernest Pérochon, à qui fut décerné en décembre 1920 le prix Goncourt pour son roman Nêne, était de ces écrivains qui, très proches de leur terre natale y puisèrent leur inspiration, mais qui, trop modestes et trop fidèles à leur province, ne vinrent pas à Paris recueillir la renommée qu’ils méritaient.

Peintre original des paysans de notre Sud-Ouest vers la fin de sa vie, c’est dans l’évocation des guerres de religion et de la chouannerie que Pérochon renouvela son inspiration. Sans cesser de demeurer romancier, il devint historien. Son style déjà sobre se simplifie à l’extrême et cette forme volontairement  dépouillée a donné à ses œuvres, notamment celles consacrées à la guerre de Vendée et qu’il voulait réunir sous le titre général de Au cri du Chouan, un déroulement précipité quelque peu halluciné qui conduit ses héros dans une succession de faits et de mouvements impitoyables jusqu’au supplice de la mort.

Ernest Pérochon qui était instituteur avait écrit entre les deux guerres un article pour une si petite revue qu’il peut être considéré comme presque inédit. Tout en plaisantant, l’auteur n’en devance pas moins un certain nombre de réformateurs d’aujourd’hui. Voici cette charmante chronique, illustrée par Cabu.

 

Contact : Association « Les amis d’Ernest Pérochon » 12 rue Joseph Cugnot 79000 NIORT

Site Internet : www.mairie-niort.fr Rubrique Patrimoine, Personnalités niortaises.

 

 

Si j'étais Ministre de l'Instruction publique

 

D'abord, entendons-nous bien ! Je ne veux pas être ministre en France sous la Troisième République.

 

Vous me dites : le ministre est logé, souvent nourri et qu'il se fait de bons mois … D'accord, mais il n'a pas ses dimanches ! Reconnaissez aussi qu’il a trop  de patrons pour être heureux. Il ne saurait fouetter un chat sans soulever les protestations de l'un ou de l'autre . Dans de pareilles maisons, le garçon le plus débrouillard est gêné aux entournures.

 

Je serais volontiers ministre de l'Instruction publique, mais en un temps et en un pays où rien ne viendrait entraver l'exercice de ma profession. Je serais un ministre absolu, ayant droit de vie et de mort et sachant la façon de s'en servir ; un grand ministre ! Les historiens ne seraient pas en peine pour saluer en moi un nouveau Richelieu et découvrir - après coup - mes trois grands projets.

 

Aurais-je vraiment trois grands projets ? Je n'en suis pas sûr. Au fait mon programme serait d’une agréable simplicité; il tiendrait en quelques mots que je ferais graver en lettres d'or sur tous les monuments du pays et projeter dans tous les cinémas : Que l'enfant ne soit pas en proie aux hommes !

 

Mes sujets devraient s'enfoncer cette formule dans la tête ; s'il s'en trouvait de particulièrement récalcitrants, je la leur ferais enfoncer par le bourreau à l'aide d'un marteau et d'un coin bien acéré.

 

N'est-ce pas une honte pour l'humanité, qu'en plein vingtième siècle de progrès et de liberté, l'enfant soit toujours et plus que jamais, en proie aux hommes ?

 

Qui songerait chez nous à consulter l’enfant sur un point de pédagogie ou de législation scolaire ? Parmi tous les pédagogues , il ne s'en est pas trouvé un jusqu’ici pour faire entendre la seule voie vraiment autorisée, la voie des écoliers.

 

Alors quoi ? nous n’avons donc pas pris la Bastille ?

 

C'est déplorable !  Ce n'est pas  sérieux !

 

Si j’étais ministre absolu, les écoliers occuperaient au Conseil supérieur de l’Instruction publique les places auxquels ils ont droit, c’est à dire la moitié des places plus quelques unes . Ils auraient voix délibératives sur toutes les questions les intéressants directement. Pendant que l’on discuterait les autres questions, ils feraient une partie de ballon ; mais comme à la fin du compte, c’est toujours sur le petit que ça retombe, ils auraient droit de veto.

 

Grâce à ce rajeunissement de l'assemblée, grâce aussi aux moyens de persuasion que je me réserverais le droit d'employer, vis à vis de quelques vieux tardigrades obstinés,  j'obtiendrais assez vite une majestueuse unanimité.

Et alors, la préparation des lois organiques ne serait qu'un jeu.

 

La première de ces lois - assise d'autant plus inébranlable qu'elle serait fort large - s’intitulerait, vous le pensez bien : Loi relative aux vacances grandes et petites, avec congés ordinaires et extraordinaires, aux récréations fixes et flottantes".

 

Il y aurait obligatoirement des congés imprévus. Un beau matin, alors que les enfants arriveraient à l'école, l'âme tout embrumée à l'idée de réciter les clauses des traités de Westphalie, le garde-champêtre ferait son apparition et d'un grand geste montant la porte :

 

-          Au nom de la loi, je vous donne campos ! dirait-il.

 

Le représentant de l'autorité aurait licence d'ajouter, quitte à se débrouiller ensuite avec sa conscience, quelque pieux mensonge explicatif tel que :

 

-          Votre maître s'est cassé une jambe !

 

L'expérience prouve qu'un jour de congé accordé dans de semblables conditions vaut, à lui seul, une semaine à quatre jeudis : et cela n'a jamais été démenti par la statistique.

 

Une loi spéciale organiserait l'enseignement à l'école buissonnière. Cet établissement, dont les élèves se comptent par milliers parmi les notabilités des arts et de la politique, mérite mieux que le dédain, l'ingratitude, voire la sourde hostilité du monde officiel. Je n'hésiterais pas à le faire bénéficier d'une consécration légale et solennelle. Je ne laisserais à personne le soin de le visiter ; les meilleurs élèves passeraient à ma droite et ils auraient des évêchés, ou des monastères importants.

 

L'école des maris et l'école des femmes conserveraient leur autonomie ; tout de même l'Ecole de section. Je subventionnerais largement l'école de toutes les vertus ; des cours obligatoires et gratuits y seraient organisés.

 

Au contraire, l'école du vice et l'école du crime que de louches influences ont, jusqu'à ce jour, préservées seraient immédiatement fermées et tout le personnel livré aux bêtes.

 

Un enseignement digne de ce nom ne pouvant être donné aux enfants du peuple que dans des lieux et sites appropriés, je rassemblerais une grande commission des palais scolaires. Cette commission se composerait de quelques hommes sages nommés par moi, de jeunes champions du jeu de barres et enfin d'une équipe de gens à tout casser, anarchistes, galefretiers, claque-patins, anarchistes illettrés, aptes au lancement des bombes.

 

Tout établissement portant sans l'avoir volé le nom de "boîte" serait ouvert, disloqué, fracassé projeté aux quatre vents du ciel ; et le laboureur pensif pousserait  sa charrue où la place où le bonnet d'âne attrista ses jeunes ans.

 

Pendant que l'on reconstruirait, suivant des plans nouveaux, je donnerais au monde étonné mes instructions sur les jeux scolaires et j'instituerais le Grand Concours général de la gaieté enfantine.

 

Afin de compléter les lois organiques, j'enverrais une circulaire relative à l'éducation morale de la jeunesse. Enfin, dans une lettre aux Recteurs, j'arrêterais net les programmes d'enseignement concernant l'orthographe, la couture, l'arithmétique et les autres matières accessoires.

 

Surtout, je soumettrais les maîtres en exercice à des épreuves pédagogiques sérieuses. Ceux qui s'avèreraient impuissants à appliquer mes méthodes, ceux qui ne sauraient admettre que l'on ne doit jamais embêter un enfant à moins de nécessité absolue et démontrée, ceux-là seraient pendus. Je ferais remettre les autres en liberté provisoire.

 

L'enseignement à tous ses degrés serait contrôlé par des Inspecteurs impitoyables choisis par mes soins sur une liste dressée par mon Conseil Supérieur.

 

Tout professeur convaincu d'avoir empiété, ne fût-ce qu'un peu, sur le temps légal des récréations et des vacances serait appréhendé ; on le mettrait aux fers pour un nombre d'années proportionné à la gravité de son crime.

 

Je ferais décapiter les lascars  qui, sous couleur de perfectionnement, voire de simplification, introduiraient sournoisement dans leur programme quelque chinoiserie nouvelle .

 

Celui qui, chargé d'enseigner le calcul par les procédés honnêtes, se donnerait la gloire d'inventer le calcul mental et qui, trouvant sans doute que cela lui va bien, inventerait encore le calcul mental écrit, celui-la serait roué d’ abord, puis longtemps après, brûlé à feu doux.

 

J'attendrais au coin d'un bois les malins qui dictent leur cours, ceux qui accablent leurs élèves de devoirs interminables, les professeurs de gymnastique, de couture ou de chant qui imposent des compositions écrites.

 

Je me ferais présenter de temps en temps les livres destinés aux écoliers. Si je tombais sur une grammaire - comme il en existe aujourd’hui - sur une grammaire destinée à des enfants de onze ans et refermant cependant des pages où, moi, ministre de l'Instruction Publique , je n'arriverais pas à comprendre une seule ligne, si je tombais sur un bouquin pareil mes yeux  lanceraient des éclairs meurtriers et ma voix roulerait comme le tonnerre.

 

Je ferais scier le grammairien entre deux planches - en long, bien entendu.

 

Puis, je couvrirais tout ça de ma soutane rouge et tout serait dit.

 

 

Ernest Pérochon

 

 

 

BUREAU DEPARTEMENTAL   2003 - 2004

 

 

Président

Monsieur Daniel BRILLAUD

Vice-Présidents

Monsieur Max BONNEAU     
Madame Martine FRADIN                             
Monsieur Christian GENDRON    

Secrétaire

Madame Aline SALÈTES

Secrétaire Adjoint                       

Monsieur Maurice MOINARD

Trésorier

Monsieur Michel BONNAUD             

Trésorier Adjoint

Madame Danielle ROLLAND            

Membres du bureau

Monsieur Claude BOUTET
Monsieur Jean-Pierre MANGIN
Madame Françoise PRESTAT
Monsieur Claude QUÉTIN
Monsieur Camille SALÈTES             

Vérificateur aux comptes

Madame Jacqueline BRENET

           

*****
Comité d’honneur

 

 

Monsieur Roger CORNU, Officier de Gendarmerie honoraire

 

Monsieur Paul DESPILHO, Inspecteur d’Académie honoraire

 

Madame Simone FRANCOIS, SCASU honoraire

 

Madame Paulette GAILLARD, Professeur honoraire

 

Monsieur Maurice GROLLEAU, Président DDEN honoraire

 

Madame Simone LEGENDRE, Directrice d’école maternelle honoraire

 

Monsieur Henri MINAULT, Principal et Maire honoraire

 

Monsieur Emile TOUZEAU, Conseiller Général honoraire

 

 

 

 

 

Compte - rendu  financier année 2002

 

 

 

Solde au 1/01/2002                                   1784,88 €

 

 

Dépenses

Recettes

 

Achats de médailles

Frais de bureau       

Assemblée générale

Gerbe                       


146.00
145.31
667.00
60.00

 

 

Cotisations                  Assemblée générale                

 


744.72
675.00

 

 

Total


1018,31

 

 

   Total                 


1419.72

 

                                   

Résultat                                             1419,72  - 1018,31 = 401,41 €

 

Solde au 31/12/2002                     1784.88 + 401,41 = 2186,29 €

 

 

 

Assemblée Générale

 

Samedi 18 octobre 2003 -  Lycée Haut Val de Sèvre -  Saint Maixent

 

P r o g r a m m e   de  la   j o u r n é e

 

9h15 - 9h30          Accueil des participants

9h30                         Assemblée Générale

 

-  Accueil par Monsieur Terracol , Proviseur du lycée,

-  Ouverture de la réunion par M. Daniel Brillaud ,  Président,

-  Rapport moral et projets d ‘activités,

-  Bilan financier,

-  Election du nouveau bureau,

-  Questions diverses.

 

11 h                          Remise des décorations

12 h                     Apéritif Repas AMOPIEN

15 h                          Départ pour la visite guidée du musée et du site archéologique de Bougon.

 

* * * * *

 

M E N U

 

 

Apéritif

Assiette de fruits de mer

Tournedos Rossini

Pommes de terre Sarladaises

Plateau de fromages

Salade

Omelette Norvégienne et son coulis

Café

 

Vins :  Muscadet sur lie

Bordeaux rouge